‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 518 sur 622 · Cusani, p · texte numérisé non relu

Cusani, p

et sa probité.... plein d'amour de son pays et tout dévoué à ridée de lindépendance de l'Italie' ».

Melzi et Resta rencontrèrent Bonaparte le 13, àMelegnano-. Melzi qui parlait français, bel homme, aux grands yeux, au large front, au nez busqué', élégant, de manières distinguées, orateur plein d'une heureuse faconde, séduisit Bonaparte, fort peu enclin déjà à seconder les démocrates du genre de Salvador. L'élocution facile de Melzi fit impression sur le jeune général qui se rasséréna en l'entendant, et promit de respecter la religion et les i)ropriétés, et de laisser aux citoyens le droit de choisir leur gouvernement, à l'exclusion toutefois de la maison d'Autriche.

La hardiesse des démocrates n'avait fait que croître dans Milan, à mesure qu'approchaient les républicains français, et une fois l'archiduc en fuite, ils renoncèrent au mystère dont ils avaient dû s'entourer. Dès le lendemain de la fugue de Ferdinand, le 10 mai, pendant que grondait le canon de Lodi, la foule ameutée par les clubistes, « la masse dupeuple remuée par l'attrait de l'égalité* », avait arraché et souillé de boue les écussons impériaux; traîné par les rues un mannequin représentant l'archiduc et finalement l'avait brùlé^. Ala porte du Palazzo Reale, elle avaitaccroché l'écriteau « Maison à louer. S'adresser au commissaire Saliceti* ». Des

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