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Article 9 de l'arrêté du 19 mai

6. Le chimiste Paolo Sangiorgio était le fils de l'illustre chimistre Gian Ambrogio Sangiorgio, (né à Biassono, près Monza, en 1708, mort en 1782) ; Paolo était préparateur de chimie à l'hôpital de Milan, professeur de chimie et d'histoire naturelle au lycée San-Alessandro ; il mouiut le 26 octobre 1816.

MILAN 'Cia

Giuscppe Piollini ; tous loin d'èlre exagérés et plusieurs de grande situation. Trois autres membres se rapprochaient davantage du paiti démocratique : l'avocat milanais Gesare Pellegata ; un avocat de Lodi, Giovanni-Batista Somniariva, issu d'une famille pauvre', qui fut secrétaire général du Directoire cisalpin, et le j)lus avancé peut-être de tous, un ingénieur de talent, Antonio Caccianino -. C'était pour la première fois constituer en Italie des gouvei-nements italiens et placer des Italiens au pouvoir^; riionneur en revient à Bonaparte. Toutefois il imposait a la municipalité ainsi régénérée, la présidence, pour tenir l'office de syndic abrogé, du commandant delà place de Milan, avec droit d'exercer militairement la haute police et tous les pouvoirs résultant de l'état de siège *. C'est le général Despinoy qui allait user et abuser de celte prépotence quelque peu injurieuse pour les municipaux milanais. Francesco Cesati fut secrétaire de la municipalité*^.

Nobles ou roturiers, la plupart de ces municipaux, ))ien qu'imbus d'idées libérales, animés surtout du désir de créer l'Italie une et grande, étaient à l'abri des basses convoitises et des convictions démagogiques. Ce n'étaient ni djs rebelles, ni des mécontents, et plusieurs, Pietro Verri notamment, avaient occupé do hauts emplois dans l'administration, ou accepté les faveurs impériales. Il est vrai que certains voulaient l'oublier, Serbelloni par exemple, qui déposait sa clé de chambellan qu'il répudiait comme un insigne de servitude "'.

Au boutde cinq jours, il apparut cependant à Bonaparte que cetle municipalité comptait trop d'hommes enclins à verser dans l'exagération et pour en corriger l'esprit, il y introduisit, le ïJ4mai, une fournée de 14 nouveaux membres recrutés dans la

1. Né à San-Ançrelo Lodiçi;ino, le 24 mai 1*02, d'uu pauvre cliapelicr, élevé aux frais des comtes Bolognini, il accourut de Lodi à Milan et se lança avec fougue et uue aml)ltion pleiue de ruse dans le mouvement (Cusani, t. IV, p. 366 ; t. V, p. 43).

2. Artii'lc il de l'arrêté du 19 mai; Cusani, p. 366; Tivaroni, p. 98. Caccianino, né le 18 juillet 1764, à Jlilan, où il mourut le 21 février 1838. devint en 1800, colonel du génie de 1 armée italienne, directeur de cette arme au ministère de la guerre, puis directeur Jusqu'en 1814 de l'École Militaire de Modéue. Sou portrait est dans la Galleria Mililiire de Lomlii'oso.

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