‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 548 sur 622 · Arrêté du 19 mai; articles 4, 5 et · texte numérisé non relu

Arrêté du 19 mai; articles 4, 5 et

4. Saliceti au Directoire, 23 mai; où il écrit Morin et Patraud, au lieu de Maurin et Patrault (Arch. Nat., série AF 111, carton 185, liasses 849 à 8K3) ; Mclzi, p. 152, écrit Morain.

."). Miot de Mélito: Mémoires, t. I", p. 166.

6, Voir ses lettres, chap. l", p. 24 et sa biographie à l'Appendice.

le génie de l'élève Buonaparte, le père Patrault, minime laïcisé de par la Révolution, et qui avait passé le temps delà tourmente révolutionnaire, terré dans un coin de la Franche-Comté, après la mort de son protecteur et ami, l'évoque Loménie de Brienne'. Cette agence « laissa le renom infâme de filous et de brigandage^». Un agent provincial était préposé aux mêmes fonctions dans chaque arrondissement 3.

Il fallut aller plus loin encore dans cette voie, afin de ne s'entourer que de partisans résolus du nouvel ordre de choses. On avait pu maintenir dans les campagnes les anciennes municipalités, mais en les astreignant à n'agirqu'au nom de la République française et à faire parvenir dans les vingt-quatre heures, au quartier général, « leur acte de soumission et leur serment d'obéissance et de fidélité* ». A Milan, on ne se borna pas à débaptiser le « congrès municipal », en le conservant, toujours provisoirement, sous le nom de « municipalité de la ville de Milan '»; on en ciiangea les seize membres qui furent remplacés par seize citoyens connus par leur dévouement à la cause libérale et française, pris de préférence parmi l'élément modéré. On y comptait, il est vrai, cinq coryphées de la Société populaire et non des moins signalés : le noble duc Giovanni Galeazzo Serbelloni, déjà commandant en chef de la milice urbaine ; le comte Cajelano Porro, futur ministre de la police delà Cisalpine ; le marquis Francesco Visconti-Ajmi, mari de la belle marquise Visconti; l'avocat Fedele Sopransi et le prêtre Felice Lattuada, celui qui, dès 1794, avait fondé des clubs patriotiques à Milan et à Varese. Mais à côté d'eux siégeaient le digne et sage comte Pietro Verri, l'illustre historien; les banquiers Carlo Bignami et Carlo Ciani; l'ingénieur Carlo Parea; le médecin Antonio Crespi, grand ami de Porro ; le chimiste Paolo Sangiorgio'-; les avocats Antonio Corbetta et

1. Voir sur le p. Patrault, Arthur Chuquet : La Jeunesse de Napoléon, t. I", p. 133 et Frédéric Masson : Napoléon Inconnu, t. I", p. 58.

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