Bonaparte à Lambert, 18 mai (Arch. G
3. Bonaparte à Lambert, 18 mai (Arch. G.). Berthier à Lambert: faire toucher 800 livres à chaque corps de troupes à cheval ; 1,200 livres à chaque demi-brigade d'infanterie, iS mai (Arch. G.).
4. G"' Pelleport, alors lieutenant a la i8« : Souvenirs Militaires, p. 43 et 44. K. G'' Roguet, alors capitaine à la 32» : Mémoires, p. 244.
6. Capit»» Laugier, de la 13« légère : Mémoires historiques, p. 87.
7. Bonaparte à Ramel. ministre des finances, 21 mai (Arch. G.).
à y mettre promptement un terme, se soit en même temps porté garant, auprès du Directoire, du réiablissement complet de la discipline. C'était beaucoup s'avancer que d'écrire, comme il le lit : « Les troupes sont satisfaites, elles touchent la moitié de leurs appointements en argent. Le pillage est réprimé, et la discipline, avec l'abondance, renaît dans cette glorieuse armée '. »
Le pillage était si peu réprimé, qu'à trois semaines de là, Bonaparte était contraint de rééditer, en les aggravant, ses rigueurs du début contre « la conduite infâme » de certains soldats qui dépouillaient tous et dévastaient tout *, compromettant « l'honneur et les lauriers cueillis par l'armée ».
Cependant, à ce moment-là, l'argent ne manquait plus, puisqu'il envoyait au général Moreau, pour l'armée du Rhin, un million en une traite sur Bàle, aQn de « soulager nos frères d'armes'». Charité bien ordonnée n'eut jamais meilleure occasion de commencer par soi-même.
En dépit de ces fréquents à-coups, tant bien que mal, l'armée renaissait. C'était le point essentiel pour Bonaparte qui pensait eomme Machiavel qu'avec de bons soldats on a de l'or, tandis que l'or à lui seul ne donne pas de bons soldats*, et se fût volontiers approprié le propos de Solon à Crésus : c'est avec le fer, et non avec l'or que l'on fait la guerre''.
Grâce aux réquisitions et aux magasins ennemis, on avait pu fournir les soldats d'effets d'habillement, de chemises et de chaussures; distribuer du drap d'uniforme aux officiers, aussi délabrés que leurs soldats". On avait pu pourvoir de chevaux l'artillerie, la cavalerie, les généraux mômes qui en étaient parfois dépourvus ; organiser les charrois, les relais ; créer des