OU D AUTRES NATIONS
Argenteau (Le comte Eugène-Guillaumc-Alcxis D'), n'était que le cousin éloigné du célèbre diplomate Florimond-Claude (1727-1794), le conseiller de Marie-Antoinette, dont le chevalier d'Arneth en Autriche et M. Jules Flammermont en France, ont publié Fintéressante correspondance. Né à Huy, près de Liège, en 1734, Argenteau se distingua pendant la guerre de Sept-Ans et dans celle contre les Turcs. Passé en Italie, il y devint général-major; lieutenant-général en 1795 et feldzeugmeister. Après la campagne de 1796, il obtint le commandement de la ville et de la place de Vienne. Argenteau mourut à Vienne, le 4 mai 1819.
Il descendait de l'illustre général lorrain Mercy, l'adversaire de Condé, tué à Nordlingen en 1645 et du feld-maréchal de Mercy, tué en 1734 sous les murs de Parme, à la bataille de La Crocchetta.
Beaulieu (Le feld-maréchal baron Jean-Pierre de), était né à Jodoigne en Brabant, près de Namur, le 26 octobre 1725 ; il servait depuis 1743; avait fait, comme capitaine d'infanterie ou aide-de-camp, toute la guerre de Sept-Ans, et n'était devenu qu'en 1789, lors de la révolution brabançonne qui lui tua son fils unique, général-major dans l'armée autrichienne. Le 2 octobre 1790, il était promu lieutenant-général, et avait
APPENDICE 68!i
tenu tête, dans les plaines de Belgique, a. Dumoiiriez en 1792. à Jonrdan en 1794. Quartier-maître général (chef de l'état-major) de rarméc d'York puis de Clerl'ayt, le 21 août 1794, il avait reçu le grade de général d'artillerie, peu avant de succéder à Dowins, à l'armée d'Italie. Destitué comme Wallis, comme Dewins, en juin 1790, il se retira du service, vécut au milieu de ses collections artistiques, et mourut presque centenaire, en son chAteau de Lintz, le 22 décembre 1819 (l'auteur doit la communication de cette notice à l'oldigeance de M. le commandant F. de Polak de Miirzcserung. du grand état-major, à Vienne; il lui en exprime toute sa reconnaissance).
Colli-Marchi ou Marchini (Le feld-maréchal-lieutenant bai'on Mîchele- Angelo-Alessandro), était né en 1738, àVigevano, d'autres disent à Milan. Entré au service, à dix-huit ans, dans le régiment d'infanlerie Pallavicini ; passé dans l'état major ; capitaine au régiment autrichien de Baden en 1766 ; lieutenant-colonel en 1768; colonel en 1771, combat contre les Turcs sous le maréchal Laudon ; général-major, 29 février 1787; lieutenant-général, 1793, commandant les troupes du roi de Sardaigne jusqu'à la paix de ce monarque avec la France en 1790; continue à servir dans les rangs de l'armée impériale; commandant l'armée du Pape, vaincu a la bataille du Senio, 4 février 1797. Retraité après la paix de Campo- Formio ; entré au service du roi de Naplesà Rome, dans l'état-major, sous les ordres des généraux CoUetta et Mack en 1798. Admis dans l'armée cisalpine; ambassadeur du roi d'Etruricà Naples, en 1803, mort à Florence, le 22 décembre 1808. Son père, (iiuseppc-Antonio Colli, était orateur de Vigevanoprès du gouverneur autrichien de Milan et l'ut créé baron par le gouvernement impérial ; né en 1698, il mourut en
On a confondu, la plupart du temps, Colli avec son subordonné et homonyme le colonel Colli, dont il n'était nullement parent (voir notice sur celui-ci, page 075) Un érudit avocat d'Alexandrie, M. Giovanni Pittaluga, dans ses Ane cliloti délia guerra franro-austro-russa nel 1799, ji relevé d'une façon claire et irréfutable les erreurs commises sur les deux Colli, tant par Thicrs que par le biographe italien Pio Bosi. C'est à l'aide de son intéressante brochure et des renseignements parlicul'crs qu'a bien voulu lui fournir l'émincnt professeur à l'Académie militaire de Turin, M. Giuseppe Boberti, que l'auteur a pu retracer ici avec exactitude les états de service du premier des généraux Colli.
Ferdinand, roi de Naples, fils de Charles III, (devenu, en 1759, de roi de Naples. roi d'Espagne) et frère du roi régnant d'Espagne, Charles IV; né le 12 janvier 1751, roi depuis le 5 octobre 1759; renversé en 1798; réintrônisé par le cardinal Buffo en 1799; renversé de nouveau en 1806, il resta seulement roi de Sicile, puis remonta sur le trône de Naples en 1815. 11 mourut subitement, à Naples, le 4 janvier 1825. Il fut père de François I'', qui fut lui-même père du roi Ferdinand II et de la duchesse de bcrry.
Ferdinand-Joseph-Jean de Lorraine, archirtiic d'Autriche, né le 6 mai 1769, était devenu grand-duc de Toscane en 1790, lorsque son père Léopold devint empereur. Il avait épousé, la môme année, sa cousine, une fille de la reine Caroline, une princesse de Naples, Marie-Louise- Amélie de Bourbon, quelque peu « gobbina ».
Dépossédé en 1801, lors de la création du royaume d'Etrurie, il ne fut réinstallé grand-duc de Toscane qu'en 1814, après avoir accepté de Napoléon, en 1805, le grand-duché de Wiirtzbourg. Il mourut le 18 juin 1824. Sa fille, Maria-Teresa-Francesca-Giuseppa-Giovanna-Benedetta, née à Vienne, le 21 mars 1801, épousa à Florence, le 30 septembre 1817, le prince de Carignan, plus tard le roi de Piémont, Charles-Albert (1798- 18i-9), dont elle eut, entre autres enfants, le fils qui devait devenir le roi Victor-Emmanuel II et reconstituer l'Italie. Elle mourut le 12 janvier 1855. — Sur La Madré del Re Galantuomo, il faut lire l'intéressant ouvrage publié sous ce litre par G. Marcotti.
FERni.NAND DE RouRBON d'Espacne, né le 20 janvier 1751, petit-fils du roi Philippe V, d'Espagne (duc d'Anjou), petit-fils lui-même de Louis XIV, était devenu duc de Parme, Plaisance et Guastalla, le 18 juillet 1765. Marié, le 27 juin 1769, à Marie-Amélie-Josèphc-Jeanne-Antoinette de Lorraine, archiduchesse d'Autriche (née le 26 février 1746) sœur de Lempereur Léopold; il abdiqua en 1797. Son fils Louis 1='', gendre du roi Cliarles IV d'Espagne, dépossédé du duché de Parme en 1801, fut, en compensation, nommé roi d'Etrurie par Napoléon et mourut le 27 mai 1803. Ferdinand mourut en 1802. Sa femme était la plus dévergondée des filles de Marie-Thérèse, si Marie-Antoinette fut la plus touchante par sa fin tragique et Marie-Caroline la plus détraquée.
FERnl^'AND-CHARLES-ANTOI^iE-JoSEPH-JEAN-STA^'ISLAS DE LORRAINE, arclli-
duc d'Autriclie, duc de Modènc-nrisgau, né le l"''juin 1754, était frère des empereurs Joseph II et Léopold H, ex grand-duc Léopold de Toscane; de la reine Caroline de Naples, de la reine de France, Marie Antoinette, de la duchesse de Parme; oncle de l'empereur François II, du grand duc Ferdinand (ci-dessus\ père de la duchesse d'Aoste, etc. Il était marié, depuis le 15 octobre 1771, à Marie-Richarde-Béatrice d'Esté, fille du duc de Modène, Hercule III, née le 7 avril 1754, morte le 14 novembre 1829. Sa plus jeune fille, Marie-Louise, épousa, en 1808, son cousin germain, l'empereur François II, veuf pour la seconde fois, cl fut ainsi belle-mère de l'autre Marie-Louise, la future épouse de Napoléon I'-'' et de Neipperg. Il était gouverneur de la Lombardie depuis 1771. Il mourut le 2i- décembre 1800.
Il fut père du duc François IV (1779-1 846\ qui épousa Maric-Réalrice- Victoire Joséphine de Savoie, fille de Viclor-Enimanucl I'"'' (née en 1792, morte en 1840), lesquels eurent pour enfants le duc François V de Modène et la comtesse de Chambord.
François- JosEPii-CiiARLEs- Jean de Lorraine, fils de l'empereur Léopold II, frère du grand-duc de Toscane et de l'archiduc Cliaiics,
neveu de Joseph II et de Marie-Antoinette, était né le 12 février i7GS. Empereurd '' mars-14 juillet 1792), il était veuf, depuisle 19févricr 1790, d'une princesse de Wiïrtemberg, morte en donnant le jour à celle qui l'ut depuis l'impératrice des Français, Marie-Louise, et avait épousé en secondes noces sa cousine Marie-Thérèsc-Caroline-Josèplie, fille de la reine Caroline de Naples. Celle-ci mourut en 180G. Il en eut pour fils l'empereur Ferdinand P-- qui lui succéda en 183'â et abdiqua en 1848 (né 19 avril 1793) et Francois-Charles-Joscph (né 7 décembre 1802 qui fut père de l'empereur Fi'ançois-Joseph I<^r né en 1830). Il se remaria, en 1808, avec la petite-fille du duc de Modène, Marie-Louise, la préférant à une autre fille de Marie-Caroline, cette Marie-Amélie qui devint reine des Français par son mariage avec le duc d'Orléans, plus tard Louis- Philippe. Veuf de nouveau, il se maria, une quatrième fois, 29 octobre- 10 novembre 1816, avec Caroline-Auguste, fille du roi Maximilien P"" de Bavière.
L'empereur François II mourut le 2 mars 1835.
LiPTHAY (Anton von), né à Szecseny (comté de Neograd), en 1745; incorporé à dix-neuf ans comme garde, puis sous lieutenant dans la Garde noble Hongroise qu'on venait de créer; sous-lieutenant dans Palffyinfanterie, juin 1768 ; capitaine dans ce régiment pendant la guerre de Succession en Bavière ; major dans celle contre la Turquie; occupe avec 4 compagnies les fortifications d'Uj-Palanlia et empêche l'ennemi de s'embarquer ou de gagner les montagnes; il y repousse, 15 septembre 1788, l'attaque de six caïques ; se replie, le 20, par ordre du feld-maréchal-lieutenant de Bréchainville sur Versecz ; il se distingue à l'assaut du 19 octobre, contre IJj-Palanka, par le général-major comte Harrach, à la suite duquel la place capitula. Le 30 octobre, le major Lipthay s'empara de l'île de Gissilowa ; il fut promu lieutenant-colonel et clievalier de Marie-Thérèse. En 1789. il défendit Uj-Palanka, Gladowo. et livra, 6 janvier 1790, le combat de Negotin, où, avec 2,440 hommes, il mit en déroute 5.000 Turcs. Colonel en récompense de cet exploit, il commanda en janvier 1793 le 13<= régiment d'infanterie de Rcisky; fut nommé général-major en mai 1795, alla en Italie, fut blessé à Castiglione, commanda le corps du Tyrol et se retira, pour cause de maladie, en mars 1797. Il combattit de nouveau en Italie, en 1799, fut promu, en septembre, fc]d-maréchal lieutenant, commanda une division au combat près de Vérone, et y fut mortellement blessé. Transporté àPadoue, il y mourut, le 17 février 1800 (.Notes fournies gracieusement à Fauteur par M le feld-maréchal-lieutenant von Weczer, directeur des Archives Impériales et Royales de la guerre, à Vienne, à qui l'auteur renouvelle l'expression de sa profonde gratitude).
Malcamp (Baron Gustave) était à la fois le fils adoptif et le gendre du général Pierre de Beaulieu; il était parent aussi sans doute d'un gémirai baron Malcamp qui servait en 1796 à l'armée autrichienne en Allemagne. :■>
Sa carrière est assez peu connue, et son origine obscure; on ignore le lieu et la date do sa naissance. En 1790, lors des troubles des Pays- Bas, il était lieutenant en 1"'' d'infanterie; il fut versé au 4° chevaulégers, dit de Latour (aujourd'hui 14* dragons) et se lit prendre étourdiment par les insurgés hollandais. C'est à son retour de captivité qu'il épousa, fin 1790, la baronne Louise de Beaulieu, fille du général Beaulieu. Aidc-de-camp de son beau-père, 1'='' mai 1792; capitaine au régiment de Beaulieu (aujourd'hui 31^ régiment d'infanterie), 25 avril 1793, tout en restant détaché comme aide-de-camp, Malcamp se distingua à Arlon et à Gourtrai en 1794; fut nommé major en mars 179G, malgré le reproche qu'il avait encouru d'avoir tenu des propos inconsidérés sur plusieurs vieux généraux, et reçut de Beaulieu plusieurs missions de confiance. 11 fut, après le départ de Beaulieu, attaché à la personne du général Bavalitsch, et continua à servir en Italie et enTyrol, où il commanda la flottille sur le lac de Garda, lors de l'affaire de Salo. Dénoncé comme ayant des relations secrètes avec les Français, Malcamp fut envoyé en disgrâce à Klagenfiirt, l'-'' septembre 179G. 11 retourna ensuite à son régiment, le 31" d'infanterie (alors régiment Benjavszky), le suivit sur le Danube et fut mortellement blessé, le 21 mars 1799, à la bataille d'Oslracli. Il eut trois enfants, un fils et deux filles, de son mariage avec la tille de Beaulieu, qui se remaria, en 1802, avec le souslieutcnant de hussards Dumoulin (Notes fournies par M. le feldmaréchal-licutenant von Weczer).
Marie-Caroline (ouMarie-Charlottc-Louise), de Lorraine, archiduchesse d'Autriche, née à Vienne, le 13 août 1752, fille de l'empereur François P' et de Marie-ïhérèse, avait épousé, le 7 avril 1708, l'infant Ferdinand, roi de Naples depuis 1759 (Voir sa notice ci-dessus). Chassée avec son mari en 1800, elle ne redevint pas reine de Naples et mourut de colère, à Schoenbrunn, le 7 septembre 1814.
Sa fille Marie-Thérèse-Garoline-Josèphe, morte en 1806, avait été la seconde femme de son neveu l'empereur François 11. Une autre fille, Christine, épousa en 1807, Charles-Félix de Savoie (1765-1831) qui fut roi de Sardaigne et Piémont en 1821.
Nelson (amiral anglais), voir p. 219, note 3.
PiTTONY (le général-major baron Philippe), était né à Goritz, en 1736 et mourut à Goritz, le 0 octobre 1824. Entré au service, le i" mai 1751, comme enseigne au régiment d'Hildburghausen-infanterie (actuellement 8« régiment grand-duc Charles-Etienne), il y devint sous-lieut(!nant, le !'='■ novembre 1752 ; lieutenant en 1"% en 1758; capitaine-lieutenant, en 1759 et passa au régiment de Palfty en 1706, au régiment d'Alton en 1773, au régiment d'Allvinczy (actuellement 19^ régiment grand-duc François- Ferdinand d'Autrichc-Este) en 1786. Capitaine, le 16 mars 1769; major en 2e, le 12 février 1779 ; major en !«', le 2 novembre 1781, et lieutenant colonel, le 1""" juin 1788, dans ces divers régiments, Pittony fut promu.
le l"jiiin 1792, colonel du 19" régiment. Général-major, le !«■■ mai 1795, il en exerça les fonctions jusqu'au 28 février 1797, époque à laquelle il fut retraité et se retira dans sa ville natale oîi il mourut, célibataire. Il avait fait les campagnes de 1756 à 1763 contre, la Prusse ; de 1788 à 1789 contre les Turcs et de 1792 à 1797 contre la France (notes communiquées à l'auteur par M. le fcldzeugmeister le baron von Weczer).
Prover.v (Giovanni, marquis de) était né à Pavie, en 1736 ; il entra comme enseigne au régiment de Botta (12« d'infanterie) le 1<"' mai 1754; devint capitaine-lieutenant, l*'' mai 1757; capitaine-commandant, 16 décembre 1758 ; fit la guerre de Scpt-Ans ; devint troisième major du régiment, 23 mars 1708 ; deuxième major, l'"' mai 1770 ; premier major, 22 janvier 1772 ; lieutenant-colonel, 3 août 1773 ; prit plus tard le commandement du bataillon formé par les compagnies de grenadiers des régiments de l'Empereur, CoUoredo et Harrach avec lequel il combattit en Bohême, de fin septembre 1778 à mars 1779. Colonel du 50" d'infanterie (régiment Wenccslas CoUoredo], 21 novembre 1779, il fit avec ce corps les campagnes de 1788 et 1789 contre les Turcs. Généralmajor, 16 juin 1789, il fit partie du rassemblement formé par le feldzeugmeisterprince deLigne contre les Prussiens en Moravie, defévrier à août 1790. A l'automne de 1792, il fut envoyé, en Italie avec 7 bataillons en aide au roi de Sardaigne, et mis sous les ordres du général-lieutenant <]olli, à Pavie. Il se distingua pendant les campagnes de 1793, 1794 et
1795, sous les ordres du feld-maréchal-lieutenant Strassoldo, de Colli, deWallis et de Dewins. Feld-maréchal-lieutenant en 1796, Provera continua de servir en Italie, capitula à Gosseria, reprit du service en septembre
1796, avec Quosdanovich, puis avec AUvinczy, combattit surLaBrenta, à Caldicro, à Arcole, fut enfermé dans Mantoue en janvier 1797, après la bataille de Saint-Georges, et capitula dans cette place avec Wurmser dixsept jours plus tard.
Provera mourut à Venise, le 5 juillet 1804 (Arch. K. et K. Wien ; renseignements dus à l'obligeance de M. le feld-maréchal-lieutenant von Weczer).
RuKAviNA VON BoNYOGR.vD (Le baron Mathias), était né, en 1737, à Ternowacz, en Croatie, et mourut à Penzing, près de Vienne, le 3 mai 1817. Fils d'un officier, il entrait en août 1755, cadet-enseigne au régiment d'infanterie Joseph Esterhazy, en sortit l'année suivante, se distingua à la bataille deLowositz et devint sous-lieutenant au régiment d'infanterie Jean Palffy ; lieutenant en premier, en 1758; passa capitaine au régiment Liccaner ; major en février 1778 ; lieuienant-colonel en 1786 ; colonel en décembre 1789; servit en Italie sous de Wins en 1794 et fut promu général-major en mai 1795. Il fut décoré, en 1797, de l'ordre de Marie-Thérèse ; prit part au siège de Mantoue, commanda en 1798 en Dalmatie et Albanie, il fut promu feld-maréchal-lieutenant en 1801 et propriétaire du 52» régiment d infanterie en 1803. Mis à la retraite après la paix de Vienne, il vécut a Penzing, près de Vienne, et y mourut à quatre-vingts ans. (Arch. I. et R. Vienne).
SchLbirz von Kiibinye (Anton, baron von Schiipircz. ou) né à Oliniitz (Moravie), 22 décembre 1748 ; lieutenant au régiment de dragons de Ratthyanyi (5= chevau-légers), 23 décembre 1768, à sa sortie de l'Académie militaire de Wien-Neustadt; lieutenant en premier, 1" janvier 1772; capitaine, 10 avril 1773; major, 21 mars 1786; se distingue dans la guerre contre les Turcs, à Dubica, 25 avril 1788 ; lieutenant-colonel aux Stabs-Dragoner. 16 janvier 1700; replacé aux dragons Batthyanyi, 16 octobre 1790; colonel de ce régiment, 30 novembre 1790; colonel commandant le 1" uhlans (uhlans de Meszaros) nouvellement formé, !«■■ novembre 1791 ; puis en 1795, prit le commandement d'une brigade de cavalerie en Lombardie. Général-major, 4 mars 1796, il combattit à Godogno, Lodi, se retira en Tyrol avec Beaulieu, revint sur l'Adige avec Allvinczy, assista à Arcole où il s'etTorço, de couvrir la retraite, et servit jusqu'en 1800. Pensionné, l^"" février 1801, il mourut peu de mois après, 4 juin 1801, à Gratz (Illyrie) où il s'était retiré (États de service communiqués à l'auteur par M. le feld-maréchal-lieutenant von Weczer).
SEnoTTENDORFF vou dcr Rosc (le baron Charles-Philippe), était né en 1740,^ et mourut à Vienne, le 11 avril 1818. Issu d'une famille de soldats, il était lils du colonel Jean-Maurice qui mourut à Gratz en 1760. 11 entra en 1738 à l'Académie militaire de Vienno-Neustadt, où il développa son instruction militaire et devint enseigne au 35'' régiment d'infanterie de Waldeck (aujourd'hui baron de Sterneck), et y fut promu capitaine en 1779. Nommé major en 1784, colonel en 1787, général-major en 1793, il devint feld-maréchal-lieutenant en 1796, commanda une division en Italie, puis en Tyrol. 11 devint plus tard président du tribunal militaire et exerça ces fonctions jusqu'à sa mort à soixante-dix-huit ans (Arch. impériales et royales de la Guerre, à Vienne).
TiiuGUT (baron François-Marie de) était né à Lintz en 1734 (en 173!> d'après la biographie Michaud) ; il se serait appelé de son vrai non» Tunicotto, ce qui, traduit en allemand, aurait fait Thunichtgut, c'està-dire « vaurien » ou « ne fait rien de bien ». Marie-Thérèse aurait changé ce nom en Thugut, c'est-à-dire « fais bien ». Fils d'un pauvre batelier de Lintz, il fut admis, en 1752, élève à l'Ecole des langues orientales à Vienne; fut attaché, en 1754, comme interprète ou drogman à l'ambassade de Constantinople jusqu'en 1762; fut, en 1769, chargé d'afiaires près la Porte; résident en 1770; internonce et ministre plénipotentiaire en 1771 ; créé baron en 1774 et décoré de la croix de l'ordre de Saint- Etienne; chargé de missions en France, 1777 ; en Prusse, 1778 ; ambassadeur d'xVutriche à Varsovie en 1780 ; à Naples en 1787 ; commissaireaulique près l'armée austro-russe du prince de Cobourg et de Souwaroff en 1788 ; administrateur de la Moldavie et de la Valachie en 1789 ; ministre plénipotentiaire en France, adjoint à l'ambassadeur, comte de Mercy, 1790 ; directeur général de la Clianccllerie d'Etat, 27 mars 1793; Ministre des Affaires étrangères à la mort de Kaunitz, juin 1794 ; exclu du ministère par un article secret de la convention de Léoben, avriU797i
de nouveau Ministre des Affaires étrangères de 1799 à octobre tSOO; directeur au Ministère, février 1806 à fin 1808. Se retire en Hongrie, puis à PresboLirg dans ses propriétés, enfin à Vienne où il meurt, le 29 mai 1818, Il est enterré dans le tombeau que lui fit élever son élève Dietrichstein, à Nikolsbourg en Moravie. (Biographie Hœfer.)
WuKASsovicH (Josef-Philipp, baron) était né à Sanct-Peter (province de Lika) en 17î)5 ; il mourut, à Vienne, le 9 août 1 809, des blessures qu'il avait reçues, le 6 juillet, à la bataille de Wagram. Il était fils d'un officier d'un régiment des frontières, et avait été élève à l'Académie du génie. Enseigne, en 1775, dans un régiment des frontières, il devint lieutenant en 1780 et parcourut alors le Monténégro où il acquit une connaissance parfaite du pays. Ceci lui servit beaucoup au commencement de la guerre contre les Turcs en 1788, et il devint capitaine au régiment des frontières de Lika, à la fin de janvier, et continua à servir avec distinction au Monténégro, en Albanie et en Herzégovine, où il fit conclure des traités d'alliance contre la Turquie. Il fut nommé, en récompense, major et chevalier de l'ordre de Marie-Thérèse. 11 créa peu après, sous le titre de corps-franc de Gyulai, une troupe composée partie de Monténégrins, partie de recrues de Lika et du littoral autrichien, forte de 3,000 hommes répartis en douze compagnies et quatre escadrons dehussards.il devint lieutenant-colonel commandant ce corps, puis revint comme colonel au régiment de Lika en 1790. Il combattit en Italie et se distingua à Loano, où il défendit avec vigueur le couvent de la Gertosa (Chartreuse). On sait son rôle à Dego, où, par suite d'une « erreur dans la date de l'ordre », il n'arriva que le lendemain du combat. Enfermé ensuite dans Mantoue, il rendit les plus grands services pendant le siège de cette place, notamment à la sortie du 16 juillet. Major-général en septembre 1796, il commanda une brigade en Tyrol et fut blessé, le 3, près de San-Marco, d'une chute de cheval. Nommé colonel du 48^ régiment d'infanterie, nouvellement créé, en 1799, il fut remarqué dans la rude campagne de cette année, et fit prisonnier le général Sérurier près de Verderio ; commanda l'avant-garde, prit Novare, Verceil, Ivrée, Casale, Turin et Gherasco, débloqua Geva et prit Mondovi. Lieutenant-général en 1800, il était à Bellinzona pour empêcher le passage de Bonaparte au Gothard, mais fut entraîné dans la retraite générale sur Milan. En 1805, il commanda un corps en Italie et en 1809 combattit à Aspern-Essling et à Wagram, où il fut mortellement blessé. C'était un soldat d'élite, instruit et plein d'autorité. (Notes fournies à l'auteur par M. le feld-maréchal-lieutenant von Weczer.) Son nom plus encore que celui des généraux français, a été défiguré par les historiens; nous avons vu le P. Piuma l'appeler Wokazowich, le colonel Costa le nomme Wolkanowitz ; le colonel Rùstow, Vukassevich ; Thaon de Revel, Wachachewisch, et ainsi de suite.