‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 577 sur 622 · V.vuQUET (chef de bataillon à la 32°), voir p. 306, note · texte numérisé non relu

V.vuQUET (chef de bataillon à la 32°), voir p. 306, note

Vedel (adjudant-général), voir p. 91, note 2.

Bon. 43

ViAL (adjudant-général), voir p. 90, note 4,

ViGNOLLE (Martin de) né à Massillargiies (Gard), le 18 mars 1763; cadetgentilhomme au régiment d'infanterie de Barrois (91"), 18 juin 1780; sous-lieutenant, 10 juillet 1784; lieutenant, 15 septembre 1791 ; capitaine, 22 mai 1792; adjoint à l'état-major, 24 juin 1793; adjudant-général-chef de bataillon, 25 février 1794; adjudant-général-chef de brigade, 18 décembre 1794; général de brigade, 15 août 179G; général de division, 27 août 1803 ; Ministre de la Guerre de la République Cisalpine en 1798; secrétaire-général du Ministère de la Guerre, en France, 1800; chef d'étatmajor de l'armée de Hollande (devenue 2" corps de la Grande-Armée), février 1803 ; suit Marmont en Dalmatie ; perd un œil à la bataille de Wagram en 1809, et devient en 1812 jusqu'en 1814, chef d'état-major du prince Eugène Beauharnais, vice-roi d'Italie; grand-oHicier de la Légion d'honneur en 1804; comte de l'Empire, 31 décembre 1809; retraité, !"■ août 18)5; conseiller d'Etat, )4 mars 1818, et préfet de la Corse; démissionnaire, 15 décembre 1819; député du Gard, le 25 février 1824; mort à Paris, le 13 novembre 1824 (Arch. G.).

ViLLOT DE FnÉviLLE (Jean-Baptiste-Maximilicn) , né à Paris, le 6 mars 1773 était fils d'un payeur de la Dette publique, qui fut député de la Seine au Corps Législatif de 1803 à 1812, Secrétaire de la légation à Florence, en 1795, puis à Turin en 1797, à Vienne en 1798, à Madrid en 1799, devint, en 1800, membre du Tribunal. En 1807 il passa au Conseil d'Etat comme maître des requêtes, fnt créé baron en 1809, préfet du département de Jemmapes, à Mons, le 7 août 1810, intendant de la province de Yalcnce en Espagne le 8février 1812, préfctde Vaucluse,le 12 mai 1813, préfet de la Meurtbc, le 15 décembre 1813. Conseiller d'Etat, le 26 août 1824, il fut élevé à la dignité de Pair de France, le H octobre 1832. II était commandeur de la Légion d'honneur, ordre dont il avait soutenu la création au Tribunal. Le baron Villot deFréville mourut à Paris, le 7 décembre 1847.

Vital (Etienne-Louis), né à Martigné (Mayenne), le 7 septembre 1736; sous-lieutenant à l'École du génie de La Fère, 23 février 1758; lieutenantàl'EcoIe de Mézières, 4 septembre 1758; ingénieur, l^i'janvier 1760; capitaine du génie, 30 décembre 1769; major, 27 mai 1787; lieutenantcolonel, i"' janvier 1791 ; colonel, l""" octobre 1793; général de brigade, 17 janvier 1795; commandant le génie de l'armée d'Italie, 17 novembre 1795. Il avait fait campagne en Corse, de 1768 à 1769, et s'y trouvait lors de la naissance de Bonaparte; il y retourna en 1794. Le général Vital est mort à Paris, le 2 novembre 1818 (Arch. G.).

APPENDICE BTS

2» NOTICES BIOGRAPHIQUES DES SOUVERAINS, GÉNÉRAUX, OFFICIERS ET PERSONNAGES ITALIENS.

Albany (Madame d'), voir p. 148, note 4. Née, le 27 septembre 1751.

Alfieri (Vittorio), voir p. 148, note 2.

Appiani (peintre), voir p. G22, note 4.

Beretta (Monseigneur délia), voir p. S29, note 2.

Caccianino (municipal milanais), voir p. 613, note 2.

Caissoti di Chiosano (Le comte Charles-François-Hyacinthe), qui commandait les grenadiers Chiusan, était né à Turin, le 10 novembre 1756. Major des grenadiers de Chinsan, 13 mars 1793; lieutenant-colonel du régiment de Verceil, 8 avril 1794; revenu aux. grenadiers Chiusan, en 1795 et promu colonel à leur tète, 10 mars 1796 ; il se retira du service après la réunion du Piémont à la France et devint maire de Coni jusqu'en décembre 1803. Député au Corps Législatif en 1804, commandant delà garde nationale de Turin, il fut nommé en 1805 colonel des Gardes d'honneur à cheval du département de la Stura ; confirmé colonel de cavalerie, le 27 décembre 1807 ; commanda le département de la Sesia, et fut retraité le 24 février 1812, après avoir été créé chevalier de l'Empire, le 15 octobre 1809.

Ciiarles-Em.manuel-Ferdinand-Marie de Savoie, prince de Piémont, plus tard roi sous le nom de Charles-Emmanuel IV, était né à Turin, le 24 mai 1751 ; il s'était marié, le 27 aoiit 1775, à Marie-Adélaïde-Clotilde- Xavière de France (née à Versailles le 24 mai 1759, morte à Naples, le 7 mars 1802). Devenu roi en octobre 1796, il fut réduit au royaume de Sardaigne, le 9 décembre 1798, et abdiqua, le 4 juin 1802. Après son veuvage, il se fit recevoir jésuite et mourut à Rome, le 0 octobre 1819.

CoLLi-Ricci DI Felizzano (Louis-Léonard-Antoine -Joseph -Gaspard- Venancc, marquis de) était né, d'une famille d'ancienne noblesse, à Alexandrie, le 23 mars 1756 (ou, suivant d'autres, 1757 ou 1760); il débuta au service comme enseigne au régiment de Montferrat, 10 juin 1773; sous-lieutcnant-aidc-major, 10 juin 1774; lieutenant, 20juillct 1775; capitaine-lieutenant, 2 mai 1781 ; capitaine au régiment de Pignerol,

8 mai 1782; passé au régiment d'Acqiii, 27 juin 178G; 1" major du régiment de Mondovi, 13 mars 1793 ; major-commandant le 2'^ bataillon de ciiasseurs, 10 avril 1794 ; lieutenant-colonel, 2 mars 179a; colonel d'infanterie, 5 décembre 1795; colonel d'un régiment composé des d'''ct2'= bataillons de chasseurs, 20 mars 179G. Devenu après la paix, chef d'état-major d'une division auxiliaire réunie à Novare ; commandant les troupes légères, 10 mars 1797 ; adjudant-général au service de France, 12 décembre 1798 ; général de brigade, 5 mai 1799; blessé et pris à Pasturana, à la bataille de Novi, 15 août 1799 ; général de division, 14 septembre 1802 ; commandant la 23'^ division militaire, puis le départemen<t du Liamone (Corse); retraité, 6 juin 1806. Criblé de dettes, poursuivi par une foule de créanciers, Colli mourut presque dans la misère, à Alexandrie, le 31 mars 1809. — Son nom est inscrit sur l'Arc-de-Triomphc de l'Etoile, côté Sud (Arch. Guerre). Sa mère était une Beccaria ; son oncle était Vittorio Alfieri, l'illustre écrivain, qui le blâma de s'être rallié aux Français. Son fils Victor fut général en Italie, ministre, sénateur, syndic de Turin (1787-1856). Celui-ci eut quatre fils, dont trois devinrent généraux italiens; Faîne, Léonard, lieutenant d'artillerie, fut tué à Santa- Lucia. le 6 mai 1848. La Vita del marchese Villorio Colli di Felizzano a été publiée par Giorgio Briano, avec portrait (in-8'', Turin, 1856).

Le colonel marquis Colli n'était point parent du général en chef; on lésa souvent confondus, Thicrs tout le premier; le général baron Colli- Warchi ou Marchini (voir p. G85,)appartenait à l'armée autrichienne ; le colonel marquis Colli-Ricci à Farmée sarde. — tVoir la brochure do (iiovanni Pittaluga: Aneddotl délia guerra net 1799 : Il générale marchese Luigi Colli Alexandrie, 1896.)

Costa dp STRIGN.^^'o (.>lgr Vittorio-Maria-Balthasar-Cajetano), né à Turin, H mars 1737 ; archevêque de Turin, créé cardinal par Pie VI en 1789; il survécut peu de temps aux événements et mourut à Turin, le 15 mai 1796, le jour môme où la paix se signait à Paris.

Costa de Beauregahd (Henry-Joseph, marquis), né au château du Villard (Savoie) en 1752 ; entré au service militaire, le 17juin 1771, comme officier attaché à la légion des campements, corps analogue à celui des ingénieursgéographes en France, il se retira quelques années après son mariage, en 1777, avec M"<= de Murinais, au château de Beauregard, sur le bord du lac Léman et en prit le nom. Rentré au' service, au printemps de 1792, comme capitaine à la légion des campements, où son fils aîné Eugène était déjà sous-lieutenant à quatorze ans, le marquis Costa fit toutes les campagnes des Alpes, et y gagna ses grades, tandis que sa famille émigraità Lausanne.. après la conquête de la Savoie par les Français. Nommé quartier-maître général du corps de Colli, le 15 mai 1794, puis de l'armée en février 1795, il assista Colli, ayant avec lui son second fils, Victor venu pour remplacer Faîne, mort h Turin en mai 1794, des suites de ses blessures au combat de La Saccarella. 11 accompagna le général La Tour à Ghcrasco, pour les négociations de l'armistice, et rejoignit ensuite

l'ctat-major du duc d'Aoste, devenu commandant en chef, puis retourna à Boaurcgard. En 1797, il redevint quartier-maitre-général de l'armée, fit ensuite partie du conseil de régence, à Turin, en 1799, et se retira définitivement du service après Marcngo. 11 mourut au château de Bcauregard, le 24 mai 1824.

Il faut lire en entier l'attachant ouvrage, d'une lecture touchante, que lui a consacré sous le titre : Un homme d'autrefois, son arrière-petit-fils, le marquis Albert Costa de Bcauregard, ancien député de la Savoie à l'Assemblée Nationale et membre de l'Académie française, après avoir été comme chef de bataillon de mobiles, un des défenseurs de la France en 1870, où il fut blessé à Héricourt. Lire également sur Costa, C. Cantu : Sloria degli Ilaliani, t. XIII, note de la p. 19.

DicHAT (le chevalier ou marquis Vassallo-Giovanni-Gaspare) était d'origine savoisicnne,néàChambéry,lc 13 août 1740. Son père, Pierre-Antoine Dichat deToisinge, était sénateur de Savoie depuis le 26 avril (ou 4 juin) 1749; son frère aîné Charles appartenait aussi au Sénat, depuis le 20 décembre 17S2. Un de ses oncles fut curé de Saint-Julien de 1752 à 1767. Cadet au régiment de fusiliers, 16 (ou 20) avril 1759; enseigne, 7 mars 1763; lieutenant, 16 mai 17G9; capitaine-lieutenant, 20 novembre 1774; capitaine, 17 mai 1778; major de bataillon, 3 octobre 1787; lieutenant-colonel, 24 juillet 1792; commandant un régiment provisoire de grenadiers (8® et 9° bataillons), 12 février 1793; colonel, 6 janvier 1795; brigadier-général d'infanterie, 26 mars 1796; il fut tué sur le champ de bataille, moins d'un mois après, le 21 avril 1796. Nous devons ses états de service à l'obligeance de M. César Du val, sénateur de la Haute-Savoie, qui les a publiés, pour la première fois, dans sa substantielle et intéressante étude : Le 2'^ bataillon des Volontaires Nationaux du Mont-Blanc et la 19' demi-brujade d'infanterie de bataille à l'armée d'Italie, 1796-97. M. Giuseppe Roberti, l'éminent professeur à l'Académie Militaire de Turin, a bien voulu aussi les relever à notre intention aux Archives d'Etat (1V<= section) à Turin. L'auteur lui exprime ici sa bien vive gratitude pour toutes ses précieuses communications.

M. César Duval, dans sa belle étude citée ci-dessus, fait cette constatation curieuse que Dichat fut tué d'un coup de feu parti des rangs delà 69" demi-brigade (alors 19°), formée précisément des compatriotes savoyards de Dichat et spécialement du contingent du canton de Saint-Julien où il avait vécu. Rien ne démontre plus cruellementcombien les guerres entre Français et Italiens sont des luttes fratricides. M. César Duval signale en outre que Dichat était allié à la famille Pacthod, dont un membre, le futur général de division, commanda ce même 2» bataillon du Mont-Blanc versé, lors de Famalgame, dans la 19« demi-brigade d'où partit la balle qui abattit le brigadier Dichat.

FoscoLO (Nicola-IJgo), né à Zante, en 1778, d'un père vénitien et d'une mère grecque, débutait alors et devint un des plus grands écrivains et

poètes de l'Italie moderne; mort à Turnham-Green, près Londres, le 10 octobre 1827 (Cnsani, t. v, p. 23.) 11 allait composer son ode « Bonaparte, libérateur ».

Galdi (Mattco), né à Coperchia, près de Salerne, en 1766 ; proscrit de Naples, fut accusé de concussion ; acquitté ; devint agent de la Cisalpine, puis du royaume d'Italie en Hollande, rentra à Naples directeurgénéral de l'instruction publique sous le règne de Murât et y mourut le 31 octobre 1821 (Cusani, t. v, p. 19 et 20).

GiANNi (Francesco), né à Rome en 1759 ; tailleur à Rome, jeta aiguille et ciseaux pour se mettre à improviser des vers ; plein de verve et de fantaisie, il obtint à Rome et à Gènes de grands succès, et devint l'ami de Monti qui le lit nommer secrétaire du Ministre des Affaires étrangères de la Cisalpine, puis commissaire en Emilie ; ils se fâchèrent ensuite et s'invectivèrent avec une violence inouïe (Cusani, t. v, p. 23). 11 mourut k Paris, le i~ novembre J822.

(lioJA (Melchiore), voir p. 600, note 2. Né le 27 septembre 1767 ; mort à Milan le 2 janvier 1829.

Gbassini (la), voir p. 595, note 1. Elle mourut en 1850. En sus du portrait de M"'o Vigée-Lebrun, qui la peignit deux fois, elle a été peinte par Appiani et par Prudhon.

Hercule-Renaud d'Esté, né le 23 novembre 1727 ; duc de Modène, de Reggio et La Mirandola, le 23 février 1780; marié le 29 septembre 1741, à Marie-Thérèse Cibo, duchesse de Massa (née le 29 juin 1725) ; dépossédé en 1797, de ses états, réunis à la République Cisalpine, il mourut à "Venise en 1798 et est inhumé dans le Dôme de Modène. Son petit-fils, François IV, (né en 1779), fils de l'archiduc Ferdinand (voir p. 680), rentra, en 1814, en possession du duché de Modène. Sa fille, Marie- Richarde-Béatrice, épouse de l'archiduc Ferdinand, gouverneur de Milan (1754-1806), fut mère de la duchesse d'Aoste, de François IV et de l'impératrice d'Autriche, mariée en 1808, morte en 1816. Voir p. 686, notices sur François H et sur l'archiduc Ferdinand-Charles-Antoine- Joseph- Jean-Stanislas.

Lamberti (comte Jacques), né à Milan ; il y était directeur d'une maison de jeu lors de l'entrée des Français en 1796, fut membre du grandconseil de la République Cisalpine, puis membre du Directoire cisalpin ; sénateur du royaume d'Italie jusqu'en 18)4.

Lattanzi (Giuscppe), né sur les bords du lac de Nemi, vers 1762, avait été expulsé de Rome pour vol et s'était réfugié, en 1786, à Mantoue, où Léopold II le nomma secrétaire de l'Académie, poste que les malveillants l'accusaient de devoir aux charmes de sa femme. Mais à la mort de Léopold, l'archiduc Ferdinand le destitua. Aussi fut-il l'un des pre-

miers à accourir à Milan se jeter dans le mouvement démocratique, où il eut de vives polémiques à soutenir contre Vincenzo Monti, le poète déjà célèbre. Il fut député au Corps Législatif de la Cisalpine, suivit Championnet à Naples et fut membre de la Consulta de Lyon en 1801. Il fonda avec sa femme Le Couri'ic.r des Dames, journal de modes, qui eut une longue existence. Lattanzi, rapatrié, mourut à Rome en ib22 (Cusani, t. v, p. 22).

Lattuada, voir p. 571, note 4.

Malausséna (officier), voir p. 431, note 2.

Manin (doge), voir p. 142, note 1.

Melzi d'Eril (Francesco, comte), fils du comte Gaspare et de Teresa d'Eril, né à Milan, le 6 octobre 1753 ; y fut élevé au Collège des Nobles; devint, en 1776, chambellan de l'impératrice Marie-Thérèse, puis l'un des soixante décurions de la ville de Milan, et l'un des douze dclla rameretta de la municipalité. En 1782, il partit pour l'Espagne recueillir l'héritage d'un oncle du côté maternel qui lui apporta le titre de grand d'Espagne de 1''^ classe et le majorât d'Eril, dont il ajouta dès lors le nom au sien.

Melzi refusa plus tard d'être membre du Directoire de la République Cisalpine ; mais il fut vice-président de la République Italienne ; chancelier du royaume d'Italie. Napoléon le créa duc de Lodi, en souvenir de leur entrevue à la veille de l'entrée à Milan.

Melzi mourut à Milan, à la fin de janvier 1816. Il était l'oncle du fameux Palafox, le glorieux défenseur de Saragosse contre l'armée française. Melzi est inhumé dans la superbe villa qu'il possédait sur les bords du lac de Côme, près de Bellaggio. Le palais Melzi, à Milan, était situé hors la ville, en face des Jardins publics; on le voit encore, rue Daniele Manin, et il est toujours habité par les descendants de Melzi.

Napoléon faisait un tel cas de Melzi qu'il eût voulu, alors que Melzi avait plus de cinquante ans, lui faire épouser sa sœur Pauline, alors veuve du général Leclerc. Melzi, heureux de son paisible célibat, effrayé peut-être de l'extrême beauté de la sculpturale Paulette, « trouvant la mariée trop belle » en un mot, refusa (Alb. Lumbroso : Dialcuni studi recenti sulla Rivoluzione e sul Primo Impero Napoleonico ; Rivista Siorica Ilaliana; fasc. 1 et 2, xv année). C'est ce même Melzi qui disait plus tard de Bonaparte : « Il avait le chaos dans la tète et l'enfer dans le cœur. » (M. -A. Baudot, conventionnel : Notes historiques,

Un portrait de Melzi se trouve en tête du premier volume de ses Mémoires; il en existe un meilleur au Cabinet des Estampes, à la Bibliothèque Nationale, dessiné par Giuseppe Longhi, gravé par Gio. Boggi, en 1802 ; acquisition n° 5,510.

MoNTi (Vincenzo), voir p. 600, note 4. Né à Alfonsine, 19 février 1754 ; élevé à Fusignano ; mort à Milan, 13 octobre 1828.

Neri-Corsini, voir p. 150, note 3.

Parini (Antonio-Maria-Giuseppe-Gaetano), né le 23 mai 1729, à BosisiOj dans la Brianza ; ordonné prêtre en 1752, devint, en 1769, professeur de bcUcs-lcttrcs aux Ecoles Palatines, transférées ensuite au palais de Brera après l'expulsion des Jésuites, y occupa la chaire d'éloquence et devint membre de l'Académie des Beaux-Arts. Il a laissé des poésie remarquables, notamment Les quatre parties du jour (1763).

Parini mourut à Milan, désenchanté de la domination française, le 15 août 1799. Son buste, par Franchi, et sa statue, par Marchesi, sont à Brera; sa tombe au cimetière de la Porta Gomasina (Cusani, t. iv, pages 253 à 258 ; tome v, p. 299 à 305). Une statue lui a été élevée à Bosisio.

Pie VI (Angelo Braschi), voir p. 15i, note 2.

PoGGi (Giuseppe-Antonio-Domcnico-Felice-Maria di), né à Piazzano ou à Pomaro, le 20 août 1761, avait reçu les ordres et été secrétaire de l'évêque de Pistoie, Ricci, Député du Taro au Corps Législatif, le 8 mai 1811, il siégea jusqu'en 1814 ; resta alors à Paris où il fut chargé d'affaires du duché de Parme, et mourut à Rubelles (Scinc-ct-Oise), ou à Montmorency, le 19 février 1842. Il avait été appelé de Parme à Milan par Bonaparte qui le chargea de diriger la Société d'instruction publique, et il fonda le journal VEstensore Cisalpino qui vécut du 3 juin 1797 au 12 janvier 98 (Cusani, t. v, p. 21).

PoRRo, voir p. 571, note 5.

Ranz.v (Giovanni-Antonio-Francesco-Maria) né à Verccil, le 19 janvier 1741 ; professeur en 1765; écrivain en 1767; imprimeur et libraire de 1777 à 1790 ; en fuite, dans la nuit du 10 au H janvier 1791; à Gènes, 27 août 1791 ; en Corse, à Bastia, 10 septembre 1791 ; revenu à Gênes, août 1792 ; débarqua à Nice, 21 octobre 1792 ; rédige le Moniteur, du l""" janvier à fin juin 1793 ; chargé de l'inventaire des livres, tableaux, et objets d'art, etc., provenant des communautés religieuses et des émigrés, 23 avril 1794; arrêté, 10 septembre 1794 ; mis en liberté par les représentants ïurreau et Bcft'roy, 18 mars 1795, et reconduit à la frontière ; retourne a Gênes, habite Sestri Ponente; revenu à Gênes, décembre 1795, cl y fait le commerce du riz, puis redevint libraire. Après une grave maladie, il descend en Piémont. On verra son rôle à Alba. Il alla, cnsiiilc à Milan et à Pavie. Ranza mourut, le 9 avril 1801, à Turin, où il était devenu liisloriographe de l'Université.

Sur la vie si curieuse et si accidentée de Jean-Antoine Ranza, il faut lire le volume précieux et documenté que lui a consacré le savant professeur M. G. Roberti, qui est un modèle de biographie claire et complète : Il cittadino Ranza (Turin, 1890). Nous y avons puisé les intéressants renseignements ci-dessus.

Rasoui (Giovanni), né à Parme, le 20 août 1706; pratique la médecine, touten faisant de la politique ; accourt à Milan en 1796, y rédige un journal p-itriotique et républicain ; devient professeur de clinique à l'Université de Pavie ; chassé en 1799, suit l'armée française à Gènes; revient api'ès Marengo, et est nommé médecin de l'hôpital de Milan ; révoqué en 1814; accusé de conspiration, il est enfermé dans la forteresse de Mantoue, puis après un an de prison, expulsé de la Lombardie, mort k Milan le 13 avril 1837.

RossiGNOLi (Giovanni-Alberto), ancien maître de poste à Verceil, fut un des membres les plus influents du parti jacobin à Milan et l'un des instigateurs de l'insurrection du Piémont en 1798. 11 se fâcha à cette époque avec R"nza qu'il accusa d'avoir gardé à son profit diverses sommes qu'il lui avait remises à Gènes en 1794 pour fomenter des mouvements populaires en Italie (G. Roberti, p. 68 à 70).

SALFuFrancesco) né à Cosenza(Calabre) le 24 janvier 1759, semble avoir participé aux troubles d'Alba en avril 1796 (Voir Roberti, p. 85) ; on a supposé du moins que c'était lui le Napolitain non dénommé qui coUaboi-a avec Bonafous et Ranza. Sorti d'un couvent de Calabre, il fut le collaborateur de Salvador, devint secrétaire-général de l'instruction publique, inspecteur des théâtres à Milan, professeur d'histoire et de philosophie, et se retira à Paris après 1815 ; il y mourut à Passy, le 3 septembre 1832.

Salmour (officier), voir p. 340, note 4.

Salvador (Carlo , d'origine espagnole, était né à Milan, d'une famille de bourgeoisie aisée. 11 avait une certaine culture littéraire, composait des poésies latines. Ayant quitté Milan pour des dettes de jeu, dit-on, il occupa à Modènc un emploi dans les finances ; passa ensuite à Naples, y eut encore des mésaventures et partit pour Paris où il végéta obscurément jusqu'à la Révolution. 11 se lia alors avec Marat, collabora à diverses feuilles révolutionnaires, et se fit un apologiste de Robespierre. On prétend même que son témoignage devant le tribunal révolutionnaire contribua à faire condamner à mort plusieurs accusés. Resté en relations épistolaircs avec les démocrates milanais, il revint parmi eux lors des premiers succès des Français en 1796 et s'attacha à coordonner les olï'orts de ses amis politiques. Après l'occupation de Milan, il fonda et dirigea un journal républicain II Termometro politico, dont le premier numéro parut le 25 juin 1796, dans lequel il fit étalage des sentiments les plus hostiles à la royauté et à la religion. Proscrit en 1799. lors du retour des Autrichiens, il revint en 1800, mais ne trouva plus un terrain favorable et alla se fixer à Chambéry, puis à Grenoble, et enfin à Paris. il y vécut dans une extrême mi*;ère, et se suicida en se jetant dans la Seine, le29 juillet 1813 (Cusani, t. iv, p. 327 et 328 ; t. v, p. 317). Il y aurait lieu de vérifier plusieurs des accusations portées contre Salvador das Verri et reproduites par Cusani qui ne semblent pas toutes exactes.

Sangiorgio, voir p. C12, noto 6.

SciiREiBER (officier), voir p. 330, note 6.

Serbelloni (le duc Giovanni-Galeazzo on Jean-Galéas), né à Milan, le 3 janvier 1744 (on le 23 juillet, snivant d'antres auteurs), appartenait à lime des plus nobles familles de la Lornbardie, originaire de Bourgogne, où elle portait le nom de Cerbellon, apparentée aux papes Alexandre III et Pie IV. Fils dn maréchal Serbelloni (mort le 8 septembre 1778) et d'une comtesse Ottoboni, il fut élevé par sa mère, femme de haute intelligence, reçut une excellente instruction et vécut, dès son jeune âge, dans la société des esprits les plus distingués et les plus libéraux de l'Italie, tels que Pietro Verri et Parini, assidus dans le salon de sa mère. Nommé décurion de Milan, le 18 janvier 1765 ; gentilhomme de la Chambre de l'Empereur; surintendant général de la milice urbaine en 1776; il devint le président de la nouvelle municipalité de Milan, le 21 mai 1793 ; fut délégué à Paris, près du Directoire, pour lui in'éscriter les vœux des Milanais et fut élu membre du Directoire de la lîépublique Cisalpine qu'il présida à plusieurs reprises. 11 fut, en 1798, envoyé comme ambassadeur extraordinaire delà Cisalpine à Paris, pour y conclure un traité d'alliance que l'arrivée des Austro-Russes mit à néant ; il dut partir pour Chambéry, puis pour Grenoble, tandis que son palais était saccagé par les ennemis. Revenu Ji Milan après Marcngo, membre de la Consulta de Lyon, et l'un des décemvirs de la République Italienne, il mourut à Milan, le 7 mai 1802.

Sa fille unique avait épousé, en 1790, le marquis Busca Arconati ; le titre de duc passa à l'aîné de ses trois frères, Alessandro ; les deux autres étaient les comtes Marco et Fabrizio. Un beau portrait du duc Serbelloni, en uniforme, dessiné par Albcrtolli, se trouve à la Bibliothèque Nationale (Cabinet des Estampes), volume N. 2. 5, 328, où la bonne grâce du conservateur, le savant M. Henri Boucliot, nous a permis de le voir. M. Camillo Giussani, le distingué publiciste milanais, a bien voulu recueillir pour nous les éléments de la présente notice, avec une courtoisie, un empressement et une abondance de documents dont nous lui sommes vivement reconnaissant.

SoMMARivA, voir p. 613, note 1. Il fut secrétaire-général du Directoire de la Cisalpine, en 1797, puis l'un des directeurs. 11 se fixa ensuite à Paris, où il possédait une galerie de tableaux réputée et revint mourir à Milan, le 6 janvier 1826.

SoPRANsi (Fidèle), né à Milan en 1757; avocat, membre de la municipalité de Milan en 1796; ministre de la police de la Cisalpine en 1797; membre du directoire Cisalpin en 1798; proscrit en 1799, se retire à Chambéry et à Grenoble; membre de la Consulta en 1801 ; juge au tribunal de cassation jusqu'en janvier 1816. Sopransi fut également un poète latin estimé. 11 était père du général Sopransi (Louis-Ambroise- Bartholomée), né à Milan en 1783, mort à Paris en 1814.

Thaon de Revel de Sai.\t-André et de Pralungo, (le comte Ignace) n^ le 10 mai 17(50, était le second (ils du maréchal Charles-François Thaor de llevcl, marquis de Saint-André né à Nice, 28 février 1725, mort, 14 décembre 1807) qui avait commandé à Nice en 1792. Le comte Ignace Thaon de Revel qui avait été colonel du régiment provincial de Nice, puis quartier-maître général de l'armée avec le haron de Wins et le duc d'Aoste, fut gouverneur de Gènes, vice-roi de Sardaigne, et mourut maréchal de Savoie et gouverneur de Turin, le 26 janvier 1833. Il a laissé des Mémoires sur la Guerre des Alpes et les événements en Piémont pétulant la Révolution, qui furent publiés en 1871 par son fils Genova, lieutenant-général et sénateur du royaume d'Italie en 1879, et constituent un document intéressant autant que véridique.

Son frère aîné, Joseph-Alexandre, né le 8 octobre 1756, devint lieutenant-général et mourut, le 20 juillet 1820.

Veuri (le comte Pietro), né à Milan, le 12 décembre 1728, était fils d'un sénateur milanais, mort en 1782, et frère aîné de trois hommes, Alessandro, Carlo et Gabriele, qui marquèrent à divers titres dans l'histoire de la Lombardie. Il fut quelque temps capitaine au régiment de Clerici au service de l'Autriche, mais bientôt se consacra exclusivement aux lettres, à l'histoire, à la poésie, à l'économie politique. Il occupa dans sa ville natale diverses fonctions administratives importantes, telles que vice-président de la Chambre des Comptes et conseiller d'Etat. Pietro Verri mourut d'apoplexie, à l'Hôtel de Ville de Milan, en pleine séance de la municipalité, dans la nuit du 28 juin 1797. Sa statue est au musée de Brera ; une rue de Milan porte son nom, près de la rue où il demeurait(Cusani, t. iv, p. 3G6). Il est enterré à Ornago.

Victor-Amédée-Marie de Savoie, était né le 26 juin 1726; marié le 3 mai 1750 à Marie-Antoinette-Fcrdinande d'Espagne (née à Séville, le 17 novembre 1729), il devint veuf, le 19 septembre 1785. Roi de Sardaigne et Piémont, le 20 février 1773, il mourut à Moncalieri, le 16 octobre 1796. Il était tils de Charles-Emmanuel III (1701-1773) et de Polixène d'Assia- Rheinfels-Rotlembourg (morte en 1735) deuxième femme de son père qui se maria trois fois. Il eut douze enfants, dont trois rois: Charles- Emmanuel IV (1731-1819) qui lui succéda; Victor-Emmanuel I'>" (1759- 1824) qui succéda à son frère en 1802 et Charles-Félix (1765-1831) qui succéda, en 1821, à Victor-Emmanuel 1'='" et eut pour successeur le l'oi Charles-Albert (1798-1849), père de Victor-Emmanuel H (1820-1878).

Victor-Emmanuel-Jean-Nepomucène DE Savoie, duc d'Aoste, né à Turin, le 24 juillet 1759; devint, en juin 1802, roi de Sardaigne, sous le nom de Victor-Emmanuel I", roi de Sardaigne et de Piémont en 1814. Il abdiqua, le 13 mars 1821 et mourut, à Moncalieri, le 10 janvier 1824. Il avait épousé, le 25 avril 1789, Marie-Thérèse d'Autriche d'Esté (1773- 1832), fille aînée de l'archiduc Ferdinand, gouverneur de Lombardie, sœur de l'impératrice d'Autriche de 1808 et du duc de Modène François IV (voir p. 686).

ViscoNTi (Mgr Filippo),né àMasiiio.en 1721, de la vieille famille milanaise qui avait déjà donné un arclievèque à la ville, Filippo II Visconti l'ut d'abord chanoine de San-Lorenzo, puis du Dôme, et devint en 1782 prévôt du chapitre; nommé archevêque de Milan, l" septembre 1783; préconisé, 25 juin 1784; il lit son entrée solennelle, le 15 août suivant. 11 succédait au cardinal PozzoboncUi, mort à quatre-vingt-six ans, huit mois, le 27 avriU783, après quarante ans de pontificat. Mgr Visconti était connu comme un homme bon, modeste, nullement présomptueux, de mœurs pures, prudent, conciliant. Il avait pourtant chanté le Triduum au Dôme contre les Français (Cusani, t. iv, p. 188 et suivantes). Mgr Visconti mourut subitement à Lyon, où il siégeait à la Consulta, le 31 décembre 1801 et eut pour successeur le futur cardinal Giovanni-Batista Caprara, né à Bologne, qui occupa le siège de Milan, de 1802 à 1812.

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