Cap"» J.-C. : Montenolle et Cherasco, p
Depuis sa création, l'effectif de l'armée d'Italie avait souvent et beaucoup varié ; de 21,798 h. qu'il était au début de la guerre, en 4792, et de 28,2(39 h. en décembre 1793 • il s'était vu porté, un moment, en août 1794, à plus de 57,800 h.; il avait monté, en 1793, jusqu'à 86,500 h. et même à 89,934 h. présents sous les armes *.
En mars 1796, l'armée d'Italie ne comptait plus guère que 42,313 h. présents au corps. 11 y avait en outre 24,170 h. environ de troupes de garnison; mais on était loin du cliifTre de 116,026 h. qui figurait sur le papier; 35,330 h. en effet manquaient à l'appel, dont 38,119 malades dans les hôpitaux, le reste était prisonnier de guerre, en congé ou détaché \
Un renfort précieux lui était pourtant survenu, peu de mois auparavant, quand, la paix conclue* avec l'Espagne, on avait pu diriger sur l'armée d'Italie quatre belles divisions de l'armée des Pyrénées-Orientales qu'on venait de supprimer ^.
C'était avec leur général en chef Schérer, 16,239 soldats aguerris qui venaient, sous des chefs valeureux, d'accomplir, pendant deux ans, sur un théâtre difficile entre tous, contre un adversaire vigoureux et avec une extrême pénurie de moyens d'action, des exploits qui mériteraient de devenir légendaires ^. Fidèles aux leçons d'un de leurs plus dignes chefs, le vieux général Dagobert, ils savaient qu'il faut prendre le pas ordinaire en montrant le dos à l'ennemi, et le pas de charge en lui présentant la poitrine'.
En tète venait la division Augereau forte de 4,663 h.; puis la
1. C Krebs, 1. 1" ; pièces justificatives, n<> 115, p. 149, d'après une situntion improprement datée du 4 janv. 1794, le 5 nivùse an II correspondant au 23 déc. 1793.