SOURCES POSTÉRIEURES
Écrits plusieurs années parfois après les événements, pour la plupart sous la Restauration, les Mémoires relatifs à la période du Consulat sont, le plus souvent, viciés par la déformation des souvenirs et par le souci qu'a eu l'auteur de faire sa propre apologie, au détriment de la vérité. II en est peu, d'ailleurs, dont on puisse affirmer l'absolue authenticité. Ces Mémoires n'ont donc été utilisés qu'avec une extrême circonspection. Nous avons toujours cherché à les rapprocher des pièces d'archives, en admettant leurs affirmations quand elles étaient corroborées par des textes. Lorsqu'un fait, relaté seulement par des Mémoires, n'a pu être vérifié ainsi, nous avons eu soin de l'énoncer sous forme dubitative et d'en laisser manifestement la responsabilité à Tauteur que nous avons pris la précaution de nommer, tant dans notre récit que dans la référence correspondante. De la sorte, les faits de ce genre peuvent être nettement différenciés de ceux qui reposent sur des données certaines; ces derniers sont, de beaucoup, les plus nombreux d'ailleurs.
Sans faire ici la liste de tous les livres de seconde main qui ont été plus ou moins employés, et dont on trouvera les titres dans les notes au bas des pages, nous citerons : la duchesse d'Abrantès, d'AUonville, Ârnault, Barante, Barère, Barras, Carnot (Mémoires par son fils), Mme de Chastenay, Chaptal, Desmarest, Fabre de l'Aude, Fauriel [Les derniers jours du Consulat), Fiévée, Stanislas de Girardin, Gohier, Gouvion Saint-Cyr, Gourgaud (Journal de Sainte-Hélène), Hugo, Hyde de Neuville, Lavalette, La Fayette, Macdonald, Mathieu Dumas (Précis des événements militaires et Souvenirs), Miot de Melito, Mollien, Napoléon (Mémoires rédigés par Gourgaud et Montholon), Pasquier, Mme Récamier,
XIV BONAPAllTE ET MOREAU
Mme de Kéinusat, Rœderer, Savary, Ségur, Mme de Staël {Dix années (Pexil et Consulcrations sur la Révolution française), Thibaudeau [Mémoires et Histoire du Consulat et de l'Empire), etc.
Nous prions .MM. Aulard et Denis, qui ont bien voulu nons diriger et nous aider de leurs précieux conseils, d'agréer riiommaye de notre profonde gratitude. C'est grâce à leurs encourageineuts que nous éprouvons moins d'appréhension ù présenter cet ouvrage au pul)lic.
ABREVIATIONS
Dans les références, l'abréviation A. H. G. sig^nifie : Archives Historiques de la Gueri'e. Elle n'est suivie d'aucune autre mention, quand la pièce provient des cartons ou registres de l'armée du Rhin. Elle est complétée au contraire, par l'indication du carton où elle se trouve, quand il s'agit d'une armée autre que celle du Rhin.
Les documents provenant des Archives de la guerre de Vienne sont représentés par l'abréviation : K. K. Arch.