Journal réactionnaire, n
4 BONAPAUTE A PARIS,
« Pauvres humains! que je suis heureux d'être vieux pour « vous quitter bientôt, »
Et pourtant, au milieu de cet immense bouleversement, un esprit vivace et nouveau surgissait. Comme Tavait dit si justement Danton « une révo- « lution ne peut se faire géométriquement. » A l'esprit humain, il faut la liberté pour se développer. Il en est des intelligences, comme des liquides de densité différente ; laissons-les en repos, elles s'étalent par couches inertes ; secouons-les, agitons-les, elles forment un tout homogène. La Réforme a fait ia Renaissance, la Fronde a produit cette magnifique période qu'on peut appeler la jeunesse de Louis XIV, la Révolution devait régénérer la France et le monde.
Les écoles centrales étaient créées. L'école polytechniques sous le nom d'école centrale des travaux publics, venait d'ouvrir ses portes à la jeunesse studieuse, avec des professeurs tels que Lagrange, Monge, Fourcroy, Ghaptal, Guyton Morveau et Berthollet*. La peinture cherchait sa voie. La musique s'affirmait avec Méhul, Gossec et Berton. Les travaux littéraires surgissaient de toutes parts*. Au théâtre, Joseph Ghénier, Picard, Arnoult, Marsollier soutenaient vaillamment la renommée de l'esprit français*. Or, cette