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%, Le prince dç CSondé présidait ces commissions. Mss. Àt £•
804 EONAPAr.TR A PARIS.
« Quand TAgence trouvera le moment, elle assurera « ces deux généraux de Tamnistie, de la conservation « de leurs grades et de la gratitude du roi. »
Joubert également, le jeune mari de mademoiselle de Sémonville, avait été l'objet de certaines démarches. Le 23 septembre, le comte d'Avaray, en parlant de lui à son correspondant du Conseil de Paris, disait : «Joubert!... le voilà mort et ses rapports « avec le Roi, terminés, »
Le concours de Barras semblait assuré ; la Cour était depuis longtemps en pourparlers avec ce personnage. Les dames de Montpezat, le duc de Fleury, Fauche-Borel,Maisonfort avaient été successivement mêlés à l'intrigue qui le concernait. On lui assurait le gouvernement de l'île Bourbon et une dotation considérable^.
Tout allait donc à souhait pour les meneurs de la Restauration. Certains agents pourtant, M. de Tinseau entre autres, paraissaient redouter l'établissement d'un gouvernement représentatif ou le rappel de la faction d'Orléans. Ces craintes n'étaient pas sans fondement.La correspondance du comte d'Avaray avec le Conseil en
témoigne « L'Autriche trompe, l'Angleterre joue
« le roi, la Russie seule est bonne; celle-ci lui dit: « attendez et laissez faire, vous irez dans votre « royaume quand tout sera prêt par nos soins. »
Aussi, pour calmer ces craintes, le roi s'était décidé à faire connaître à ses adhérents les principaux
1. La chute de Barras au 18 brumaire dérangea les projets de la Cour. «Nous désirions que Barras n'eût pas été éconduit, e» « je ne crois pas impossible que sa retraite à Grosbois ne soi» « que momentanée. Du reste, cela finit enfin la ridicule histoire « de Fauche-Borel, dont le silence et la disparition oe sont pas « moins extraordinaires, »
articles du programme^ qu'il comptait réaliser à son retour :
« La personne royale considérée comme royale et saa^ée.
« Le roi chef sup9*ême de formée, de la justice, de l'administration.
a Droit de convoquer, proroger et dissoudre les assemblées de la nation, de faire des lois provisoires, d'emprunter ou d'imposer une somme dont le maximum aura été fixé par rassemblée précédente
« Les articles, que je ne veux ni ne puis accorder en aucun cas, ajoutait le roi, sont :
« La permanence des corps représentatifs.
« La confusion des trois ordres dans une seule Chambre.
« La responsabilité des ministres.
« La confirmation des ventes des biens dits nationaux, r*
Pour Torléanisme, il n'existait pas en réalité. Son seul représentant autorisé à l'étranger, le général Dumouriez, alors retiré à Copenhague, venait de se mettre officiellement en rapport avec la Cour. Le 17 août, il s'était rendu à Helmenshorn, y avait rencontré le comte d'Avaray et l'avait prié d'assurer le roi de son dévouement ainsi que de celui des princes. A la suite de cette entrevue, il avait môme obtenu la faveur d'être admis dans l'armée russe.
Restait la possibilité de l'avènement d'un prince constitutionnel, d'origine étrangère. Cette éventualité, le prétendant n'était pas sans la connaître. Il en
1. Instrttctions secrètes du roi. Elles débutaient ainsi : « Je vais donc ouvrir mon âme tout entière à ceux que je « rends les dépositaires d'une portion de mon autorité, et que je « destine à l'exercer jusqu'au moment de mon arrivée ou jusqu'à « ce que mon frère Monsieur puisse me précéder dans mon « royaume. »
savait le point de départ et se trouvait au courant des intrigues de Sieyès à Berlin.
Y avait-il donc en France quelque combinaison de cette nature, quelque complot parallèle à celui dont nous venons de retracer les principales lignes?
Dans les Conseils, trois partis se trouvaient en présence :
« Celui des patriotes ou du Manège, avec Jourdan « pour chef;
« Celui des pourris^ sous la haute direction de « Barras ;
(( Celui des mous ou des politiques, menés par. « Sieyès et Moreau. »
Lors des premiers insuccès des armées françaises, éparpillées de la mer du Nord à l'extrémité sud des Apennins, il y avait eu beaucoup d'émoi, et dans le pays et dans le gouvernement. Que faire? Quelles mesures adopter? Telles avaient été naturellement les premières impressions.
Revenir aux procédés de la Convention, décréter les Conseils en permanence, déclarer la patrie en danger, appeler tout le monde aux armes, rétablir la loi des suspects, semblaient aux patriotes tels que Jourdan, Bernadotte, Brrot et autres, la seule ligne de conduite à suivre. C'était logique. Bn ces sortes de crise, nous l'avons dit et nous ne cesserons de le répéter, l'unité de direction est rigoureusement nécessaire. Il eût fallu pouvoir réunir les deux Conseils en congrès et redonner au Directoire exécutif épuré les pleins pouvoirs attribués au Comité de Salut public. Malheureusement, à cette époque, l'éducation politique de la nation et même celle du Parlement n'étaient pas suffisamment faites. On ne voyait derrière