EFFETS
« sont élevées à plus de douze millions par an. {J'ai « bonne mémoire, ajoute-t-il) ; 2° le produit de ce por-
« tefeuille les meubles de ses palais, tels qu'il
« étaient en 1814; les palais de Rome, Florence, (c Turin y compris ;
« La liquidation de sa maison du royaume « dltalie... (faire faire les comptes par le prince « Eugène, qui pour sa part a touché plus de qua- « rante millions) »
Tout compte fait, en dehors des sommes déjà réalisées par lui et par les membres de sa famille, c'était une somme de plus de 225 millions qu'il réclamait. Pour le jeune Corse, aux. habits râpés et à la bourse plate de 179S, la prétention était curieuse. En tout cas, en un tel moment, elle dénote un singulier esprit de prévoyance. Un fait suffira à le mieux apprécier : dans la liste des objets qu'il lègue à son fils, il a soin de mentionner un nécessaire pour les dents qu'il a laisse chez le dentiste. C'est bien là l'homme qui, en 1792, songeait à louer des hôtels meublés et, en 1795, à spéculer sur les biens nationaux^
Mais où sa vanité dépasse toute croyance, c'est dans le soin minutieux qu'il apporte à la distribution des objets dont il fait ou a fait usage.
« Je lègue à l'impératrice Marie-Louise mes dentelles; à Madame, la veilleuse en argent; au Cardinal, le petit nécessaire en acier; au prince Eugène, le bougeoir en vermeil ; à la princesse Pauline, le petit médaillon ; à la reine de Naples, un petit tapis turc ; à la reine Hortense, un petit tapis turc ; au prince Jérôme, la poignée de sabre antique; au prince Joseph, un manteau brodé, veste et culotte; au prince Lucien, un manteau brodé, veste et culotte.