M BONAPARTE A SAINTE-HELENE
De Louis et de ses autres parents, il n'est pas fait mention.
A propos des souvenirs laissés à son fils, il dit : « Je désire que ce faible legs lui sait cher, conime « lui retraçant le souvenir d'un père, dont l'univers « Ventretiendi'a» »
Dans cette liste d'objets, il en est de curieux, dont rénumération sera la moralité de cet étrange testament.
« Je charge Marchand, mon premier valet de « chambre, de remettre à mon fils, lorsqu'il aura « seize ans :
« Mon réveil-matin; cest le réveil-matin de Fré- « déric II que j'ai pris à Potsdam. »
« Mes trois flacons d'argent où l'on mettait mon « eau-de-vie que portaient mes chasseurs en cam- « pagne;
« Ma lunette de France ;
« Mes éperons ;
« Mon linge de toilette, etc. ;
« Mes uniformes deux paires de souliers, deux
<( paires de bottes, une paire de pantoufles ;
« Mon lavabo, son pot à eau et son pied ;
« Mes tables de nuit, celles gui me servaient en « France et mon bidet de vermeil »
Bidet de vermeil ! ce mot fait rêver. Il fait évoquer les étranges amulettes du Grand-Lama et ces curieuses figures, si finement ciselées par Saint-Simon, du roi Soleil et de ses dignes acolytes, les grands sgigneurs, installés sur leurs chaises percées pour recevoir les courtisans tout glorieux de tant d'honneur.
Soyez donc César 1 conduisez donc vos légions triomphantes, du Caire à Berlin, de Madrid à Moscou, pour laisser, en fait de conseils à l'héritier de tant de prétendue gloire, des bas, des culottes et un bidet, fût-il en vermeil.