‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 166 sur 185 · DEMANDE DE SÉJOUR A ROME POUR JOSEPH BONAPARTE · texte numérisé non relu

DEMANDE DE SÉJOUR A ROME POUR JOSEPH BONAPARTE

Monsieur le baron,

« Depuis dix ans que je suis éloignée de mon mari, Textrème faiblesse de ma santé m*a toujours empochée d*aller le joindre aux États-Unis, quoique la sienne soit aussi bien altérée par suite de maladies graves qu'un climat plus tempéré pourrait seul rendre guérissables.

« Le comte de Survilliers, a cru jusqu'ici devoir s'abstenir de solliciter l'autorisation de revenir en Europe. Aujourd'hui qu'il n'y a plus de motifs qui lui imposent le sacrifice de ses affections privées, il demande la permission de se rendre à Rome p »ur y revoir sa famille et principalement sa mère, qui est à la veille de succomber sous le poids des ans et des infirmités.

Le Saint-Père est disposé à le recevoir dans sa capitale, ainsi qu'il a bien voulu le permettre pour ses frères et leur famille et si, par la suite, on trouvait cette résidence trop près de Naples, une tout autre ville des États de sa Sainteté pourrait être assignée au comte de Sur-

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villien, dans le cas où il déàirerait prolonger son séjonr en Italie.

« Le prince de Ganino avait obtenu de passer à Bruxelles tout le temps que le mariage de son ûls exigea. Il a été permis au comte de Montfort, qui habitait TAutriche de se réunir à sa famille à Rome, jet malgré la loi qui défend la rentrée des membres de la famille Bonaparte en France, le gouverDemeot, sous la demande de la reine de Suède ma sœur, avait daigné m*accorder la permission de venir à Paris pour assister mon propre frère dans sa dernière maladie, lorsque je tombai moi-même dangereusement malade à Bruxelles. »

Rome y le l*'juiii I8i5.

Julie Bonaparte comtesse de Survilliehs.

PIÈCE No XXXIV.

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