A l'armée de l'intérieur, nommé le 14 ventôse
. 4. A l'armée des Pyrénées, nommé le 13 thermidor.
4t L'on ne peut liquider notre affaire de Milleli, « sans les fiïèce^ justificatrices.
Yoilà pour le passé ; mais ce qui lui tient au cœur, c'est son projet de Gonstantinople.
Il y a beau temps que cette idée d'aller chercher fortune en Orient germe dans son esprit.
Lucien, dans ses Mémoires^, nous en donne un curieux aperçu. La scène se passe à Ajaccio, au mois de février 1793. Toute la famille Bonaparte est à table. On y discute depuis le matin la question de Ravoir s'il faudra suivre ou abandonner la fortune de Paoli.
« Au dessert, dit Lucien, on commença à reparler ti de la situation où nous plaçaient les projets de « Paoli, de la préférence qu'il avait toujours donnée « Il l'Angleterre sur toutes les autres nations et fina- « lement de la prépondérance de cette nation dans « rinde. Je me souviens que Napoléon prophétisa « qu'elle ne ferait que s'accroître chaque jour par « telle ou telle raison qu'il en donna, et dont j'ai « perdu le souvenir. Mais je n'ai jamais oublié qu'il a dit que c'était là un pays à faire fortune et que s'il « n'était pas promu et bientôt officier supérieur, ce « qu'on lui avait fait espérer, il ne serait pas éloigné « de chercher à y prendre du service. Voilà ce qui « m'a fait douter qu'au fond, il fût dans le temps aussi « attaché à la France que Joseph et qu'il se test montré « depuis. Je lui ai d'ailleurs entendu dire plusieurs « fois dans ce môme temps, que les Anglais faisaient « plus de cas que les Français d'un bon officier d'ar- « tillerie, qu'aux Indes les sujets distingués de -cette