AVERTISSEMENT
L'apparition tardive du troisième volume de mon ouvrage sur Bonaparte et son temps réclame une explication.
Cette explication, la voici :
Appelé à des fonctions spéciales, au moment où j*aclievais la correction des épreuves de mon deuxième volume, je n'ai pu terminer de suite l'œuvre commencée. Le militaire propose, le service dispose.
J'allais profiter des loisirs de l'été pour me remettre au travail, lorsque survint l'inqualifiable accusation, dont d'anonymes adversaires s'étaient faits les complaisants propagateurs. On en connaît les résultats.
Cette méthode de dénonciation est de tous les temps. Elle est de règle dans un certain parti.
Il y a trente ans, un ancien officier d'artillerie, né et marié dans cette patriotique province d'Alsace', le lieutenant-colonel Charras, était l'objet des attaques virulentes de la presse réactionnaire. C'était dans l'ordre. Cet officier préférait sa patrie
1. Le lieutenant-colonel Charras est né le 7 janvier 1810 dans cette coquette petite ville de Phalsbourg, ce nid d'officiers généraux, qu'ont illustrée MM. Erckmann-Chatrian. (I s'est marié avec mademoiselle Kestner, la fille d'un ancien représentant du peuple du Haut-Rhin.