‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799, d'après les documents inéditsChapitre 56 sur 185 · Née le 3 septembre · texte numérisé non relu

Née le 3 septembre

Son père, Joseph Gaspard, écuyer et chevalier de Saint-Louis, ancien page de madame la Dauphine ^ et capitaine de dragons, faisait valoir ses terres. C'était « un habitant cultivateur, » dit Tacte mortuaire.* Sa mère, Rose-Claire des Vergers de Sanois, était fille de Joseph-François Des Vergers de Sanois et de Marie- Catherine-Prançoise Brown *.

Joseph Gaspard avait deux frères, Tun Robert-Marguerite, ancien officier de marine, également retiré à la Martinique, l'autre Louis-Samuel, prêtre, docteur de Sorbonne, aumônier de S. A. S. monsieur le duc de Penthièvre, et une sœur, Marie-Églantine-Désirée Tascher, mariée à un sieur Renaudin.

La famille, établie dans la colonie depuis 1726, était originaire de Châteaûneuf, en Thimerais. Elle comprenait deux branches, celle dont nous venons de parler et une seconde, plus nombreuse encore restée en France •.

Yeyette, comme on appelait Joséphine dans la famille, fut élevée au couvent de Port-Royal. A part la danse et la musique, son instruction était des plus bornées. Elle avait quatorze ans, lorsqu'on parla de son établissement. Elle était déjà formée. Voici le portrait qu'en fait son père : « Elle a une fort belle « peau, de beaux yeux, de beaux bras et une dispo- « sition surprenante pour la musique... »

« Elle a un excellent caractère qui est accompagné « d'une figure assez agréable, mais elle est très « avancée et formée pour son âge... »

Cette idée de mariage préoccupait fort M. de la

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