MO
Spilal.
Yeotse.
Padoue.
Trévise.
Vérone.
Uantoue.
Milan.
Tortone.
Coni.
Nice.
P.éscDls fOus les armes.
dont : 12 1.420 de troupes actives. 66. 5 09
Les mutations dans le haut personnel ont été tout aussi considérables que celles survenues dans les effectifs. Dallemagne et Mesnard furent nommés divisionnaires, le 8 mai 1796 ; Despinoy, Sauret, Kilmaine, le 2 août; Vaubois,Baragueyd'Hilliers, Gaultier, Garnier, le 22 octobre; Dumas, JoubertetRey,le 10 janvier 1797; Guyon,Bernadotte,Delmas, Victor, Dugua, Balland, Miollis, Gardanne et Casablanca, le 21 août.
Au moment d'entrer en campagne, Bonaparte avait pour chef d'état-major, AlexandreBerthier ; pour sous* chef, Vignolle ; pour aides de camp,Junot^ Marmont, Joachim, Léonard et Louis Bonaparte ; pour commissaire ordonnateur en chef, Ghauvet; pour chef de son cabinet, Jullien, le protégé de madame tallien.
Cette armée, était-elle complète dans le sens absolu du mot, tel que nous le comprenons aujourd'hui? Certes, non; mais elle possédait des qualités sut gèneris tout à fait exceptionnelles. Elle était aguerrie. Elle avait confiance dans ses chefs, dont beaucoup avaient remplacé la science par une expérience péniblement acquise. Depuis quatre années qu'elle se trouvait à la frontière, dans un pays des plus mouvementés, en présence continuelle d'ennemis et de partisans fanatisés (les Barbets), elle avait acquis une solidité incomparable. Grâce à son organisation rationnelle par demi-brigades, brigades et divisions, et à la
1. Junot (Andoche, duc d'Abrantès), né en 1771 à Bussy le Grand, près de Semur, enrôlé en 1791 dans le 1«' bataillon de la €ôte-d'Or, aide de camp de Bonaparte, arrivé successivement général de division, gouverneur de Paris après ilarengo, commandant du corps de réserve des grenadiers, grand-offlcier de la Légion d'honneur en 1804, colonel général des hussards en 1805, ambassadeur à Lisbonne, gouverneur des provinces illyriennes, mort fou le 29 juiUet 1813,
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composition logique de ses états-majors, elle était des plus mobiles. Chefs et soldats étaient profondément attachés aux institutions républicaines, non pas qu'ils en raisonnassent les causes et les effets, mais ils avaient souffert pour la République, pour cette chère patrie française, et ils Taimaient pour la souffrance même qu'elle leur avait occasionnée. Aussi, confondaient-ils dans une aversion commune leurs ennemis, les Kaiserlichs et les émigrés royalistes.
Du reste, l'opinion de ces derniers mêmes con^ firme cette appréciation. Elle est curieuse à connaître à plus d'un titre. « Les colonnes se succèdent « journellement dans le Piémont, écrit au prétendant,
« son agent de Rome, l'abbé de Pons* J'ai fait
« secrètement moi-même une course pour m'assurer « de ce que je dois dire. Cette armée de renfort com-» « mandée par Bernadotte est effectivement composée « de la plus belle /ewnesse. La colonne que j'ai vue, « est de la division de Tarmée de Sambre-et-Meuse et « vient de Coblentz. Le soldatmarche gaiement et sans « l'aù* de la fatigue. J'ai parlé à deux officiers, mais « de grades inférieurs. J'en ai tiré peu d'instruction; « mais en général, ils sont très mesurés dans leurs « propos. Ils paraissent ennuyés de la guerre et ne la « continuent que parce qu'il faut bien finir ce qu'ils « ont commencé. Cette armée traverse le Piémont sans « occasionner aucun trouble^ ni faire le moindre dégât, « Tout se passe avec un ordre qui est très surprenant, » D'Antraigues, le fameux d'Antraigues est tout aussi explicite dans son rapport au roi*. « La disci^
1. Mss. A. E. Dépêche de l'abbé de Pons au comte de J*rovence, évrier 1797.