PIECES N*» XXXI ET XXXII
Requêtes de Madame Bonaparte.
Lettre de madame Bonaparte à monsieur f Intendant de Corse,
Ajaceio, 12 février 1788.
Monsieur,
Madame Angela-Maria Pietra Santa, Pietra Costa, monsieur Barrois et plusieurs autres personnes de cette ville désirant avoir des meuriers sur ma pépinière m'avait
su APPENDICE.
demandé des reaseigaecnents sur les démarches à fairf pour obteuir votre ordonnance.
En conséquence, ils avaient fait faire des trous et ont demandé à messieurs les officiers municipaux des certificats précédés dune décente dans les androits où ils avaient fait travailler.
Monsieur le podestat a répondu que lordonnance que vous avez fait afficher pour cet objet ne leur ayant pas été communiqué ils n'étois pas dans le cas de faire ce travaille.
Je me suis en concequence adressé à votre subdélégué enfin de ne perdre aucun tems qui est précieux dans cette saison. Après diverses recherches dans ses cartons, monsieur Souris n'en a pas trouvé de copie. Je prend donc la liberté de vous prier de vouloir bien comuniquer votre ordonnance à messieurs les officiers municipeaux ou de prendre tout autre parti qui puisse faire cesser cet incident.
Quoique la saison soit un peu ava7icé]e crois que cela ne dois pas vous empêcher de délivrer des ordonnances aux habitans des marines l'air étant plus tempéré et le terrain plus arrosé.
Je suis avec le plus profond respect, Monsieur
Votre très humble et très obéissante servante
Veuve DE BUONÀPARTB.
(Cette lettre est de la main de Bonaparte).
Le 27 février, l'Intendant répondait à madame Bonaparte qu'il fallait attendre à l'automne prochain pour les mûriers. II écrivait le môme jour à M. Souiris, le subdélégué, pour autoriser la livraison si c'était possible.
Le 12 avril, nouvelle lettre de madame Bonaparte, de la main de son fils.
A monsieur de la Guillaumye, intendant de Vile de Corse^ à Bastia,
It ETril 1788.
Monsieur,
Par la lettre du 12 novembre 1787 que vous me fit l'honneur de m'^cnV, vous me disiez que du moment que j'aurais achevé la livraison de cette année vous m'auriez fait touché la valeur des ces arbres; actuelment ie vient d'en livrer a différent paiiiculier, sur les ordonances que vous lui aviez donné, le nombre de 3600 plus celui de 500 suf des billet particulier de votre subdélégué, en concequence du pouvoir qu'il m'a communiqué, en tout 4 HO arbres meuriers, j'ose donc vous prier d'effectuer la promesse que vous avez eu la bonté de me faire.
J'étais dans le cas de livrer cette année un bien plus grand nombre d'arbres. J'ai toujours atendu que quelqun vint me présenter ^weZgu'uîies de vos ordonnances ; et c'est avec surprise que je vois aujourd'hui ou la saison ne permets plus pour cette année aucune plantanction que vos ordonnances se sont borné a un si petit nombre, je comprends facilement que le manque de cultivateur ou de demendes en a été la cause mais il n'en ai pas moins vrai que cela me porte grand préjudice et une année de cultivation de plus que je suis obligé de donner à 5 ou 6000 arbres une forme un acroissement de dépense de plus d'un sol par arbre.
En vérité, je me trouvé singulièrement lésé dans cette entreprise, mais je netourdirez pas vos oreilles par de nouvelles plaintes la bonté dont vous m'avez toujours honnoré m'est assez garant de votre impuissance à y remédier. iDu moins joserois me flatter que vous conlriburez un peu a me soulager a macordant le prix des arbres délivrés ce qui me paraît bien juste y ayant dailleur été autorisé par le ministre; ce serait abuser de votre complaisance que
de vous exposer les différent tord que j'ai ÛT^rauvé dans cette affaire, j'espère donc dans f>o$tre bonté.
Si j'osais renouveler a votre souvenir l'affaire du marais délie sabini je vous représenterais que le primptems est la saisons favorable pour les traveaux ou réparation dans cet endroit ou l'aboodance des eaux s'opposant aux traveaiix de Vkivers et l'infection de laire à ceux do lété.
Je suis avec le plus profond respect Monsieur
Votre très humble et très obéissante servante
Veuve DE BUONAPARTE. .
(Cette lettre est également de la main de Bonaparte).
Le 16 avril, l'intendant lui répondait pour lui indiquer les pièces à fournir en vue du payement des mûriers. Pour «les salines, il la priait d'attendre.
Le 20 avril, madame Bonaparte adressait à l'intendant les pièces demandées et renouvelait ses plaintes et ses condoléances pour les salines (cette lettre était encore de
la main de Bonfiparte) «J'ai l'honneur, écrivait-elle,
de vous envoyer le double état des ordonnances qui ont seiDît à la livraison K »