Mss. Archives de Corse (voir pièces à Tappui
*■ La sœur de madame Fesch, Antoinette Bianelli^ épousa eu 1774, Bya» cinthe Air ighif d'où naquit, ie 8 mars 1118, /ean-T/iomug Arrighi, le futur due de X'aduue, mort en 1853.
Thomas Arrighî de Casanova et Marie, femme de ce dernier, le prénom de Nabulione. L'acte de naissance est ainsi libellé sur la copie, certifiée conforme, existant aux archives de la guerre.
Copie de Vacte de naissance de Nabulione Buonaparte.
Bureau de la guerre.
« An DO Demi ni milles! mo {le mot septingentesimo fui omis) sexagosimo octavo, die vero octava meosis januarii, hora vigesima seciinda circiter, ego iûfra scriptus solenniter in eccliesia proparochiaJi saQclissimae annuociationis, baptizavi infantem, naium die septima ejusdem mensis januarii, ex illuslrissimo domino Carlo Bonaparte et domina Laetitia, civitatis Adjacii, conjugibus, in hac urbecommorantibus, oui imposilum fuit nomeii Nabulione^ patrini fuere illustrissimus dominusJoan nés Thomas Ar- Hghi de Casanova et ejus uxor Domina Maria. — In quorum fidem Frapciscus Antonius GalTori prepositus sancti Marcelli Curtis et proth* apostolicus. »
« Ità repetitur in registre libri baptizalorum hujus civitatis Cortis anni 4768, pénis me infrascriptiim existente.'In quorum fidem me subscripsi indeque gentilitii sigilli impressione munivi. Corte, bac die 19 julii 1782, Doctor Franciscus Antonius abbas Gafîori prepositus Cortis et prothius apostolicus. »
« Nous Augustin Adriani, conseiller du Roy, juge royal civil, criminel et de police des ville et juridiction de Corte, certifions et attestons à tous ceux qu'il appartiendra que la signature apposée au La? de l'acte d'autre part est véritablement celle de M. François Antoine fiaffori, curé de Corte, et que foy doit être ajoutée aux actes p^r lui signés en cette qualité; tant en jugement que dehors.
En foi de quoi nous avons jugé le» présente» et y
36 LA. FAMILLE BONAPARTK.
avous fait apposer le sceau de noire juridiction royale» . Fait à Corte, le 19 juillet 1782
Signé : Adriani.
Pour copie conforme relevée au Dépôt de la guerre le 16 septembre 1846.
Rousseau.
Il est vrai qu'il existe aux archives d'Ajaccio un autre acte, relatif à la naissance de ce troisième enfant de Charles Bonaparte.
Cet acte est ainsi formulé :
« Copia del batlesino del Sig"^. Giuseppe figlio deirilln»o Sig'. Carlo de Buonaparte assessore reale délia Giurisdizione di Ajaccio stato seguito vella città di Corte nel modo che siegne. »
Anno Domfni millesimo septingentesimo sexagesîmo oclava die vero octavo mensis jannuarij horae vigesima gecunda circiter : ego infrascriptus solennjter baptisavi in ecclesia Parrochiali SS™« Annunciatîonis infantem de legitimo matrimonio natum die sepiima ejusdem mensis jannuarij, ex Ill™o D"» Carolo Buonaparte et lUma Domina Letizia civitatis Adjacij conjugibus in hac urbe commorantibus cui impositum fuit nomen Joseph Nabulion. Patrini fuere Illmus Dominus Johannes Thoma» Arrighi de Casanova et 111™» Domina Maria ejus uxor : in quorum fidemJ. Franciscus AntoniusGafforij. Propositus S. Mamelli Cortis et Prot""» Apcua gio; BàttaLeviedi Ajaccio arciprete. »
MaiS; comme le fait observer fort justement l'archiviste du département de la Gorse^, cette pièce
1. M. Dufow^iantelle, archiviste du départeraent de la Corse» Renseigoements dus à robligeance de M. Schnerb, préfet de ce dépirtement.
n'est elle-même qu'une copie. L'original n'existe plus. L'acte est d'une écriture différente de celle des autres documents contenus dans le registre. D'autre part, il est facile de voir que le prénom de Joseph n'est pas du temps. 11 est en français, à une époque où la langue française n'a pas cours dans Tile. Ce fait seul suffit à spécifier la valeur qu'on doit accorder à cet écrit. Il devient en effet évident que le prénom français a été ajouté après coup et qu'on ne doit regarder comme authentique que la pièce autographe de 1782, portant pour unique prénom celui de Nabu- Itone.
Quoi qu'il en fût, cette naissance survenait dans un moment critique. Tout en Corse faisait présager de graves événements. Les démarches multiples laites par les agents français auprès de Paoli, ainsi que l'envoi successif de troupes et d'émissaires dans le pays, prouvaient que le ministre de Louis XV allait passer de la période d'atermoiement à celle des mesures actives. Dans ces moments de fièvre qui précédèrent et suivirent l'arrivée du corps expéditionnaire, Charles Bonaparte se trouva donc dans l'obligation de participer à la vie errante de Paoli.
Un instant même, il put croire à la réalisation du rêve de son chef, à l'indépendance de sa patrie. Repoussés avec de grandes pertes, les Français avaient dû se replier sur Bastia, Saint-Florent et le col de Teghime. Mais l'échec subi par Paoli à Barbaggio et l'inanité des promesses faites par les puissances allaient anéantir ces faibles espérances. Les tristes événements de l'année 1769 achevèreat de ■dissiper les dernières illusions. Au lieu de quelques bataillons, ce fut toute une armée qui vip* envahir l'Ile.
Battu successivement à Murato et à Ponte Nuovo» Paoli rentrait, le 15 mai, dans Gorlé. Le 20 au matin, il abandonnait la ville. Le même jour, les chefs Ajacciens et leur contingent la quittaient également pour se réfugier dans la montagne, à proximité de Bocognano. Charles Buonaparte et sa femme , étaient du nombre des fuyards.
. La suite des événements est connue. Le 23 mai, Charles venait, en compagnie des principaux de se» oeincitoyens, faire acte de soumission à M. le comte de Vaiux.
L'accueil fut des plus corcnaux. C'était dans la politique des Français de faire bonne figure à toua fSéux qui se présentaient.
^Bonaparte et ses amis reçurent la promesse, non seulement de n'être pas inquiétés, mais encore d'être maintenus dans leurs fonctions. Le lendemain, ils retournaient à A jaccio avec des sauf-conduits pour eux et leurs familles.
Sîx semaines plus tard, le 15 août 1769, madame Buonaparte donnait le jour à son quatrième enfant, àceluî qui, dans l'histoirey devait prendre le nom dô Napoléon Bonaparte.