Vingt jeuviies Corses étaient admis gratuitement au sémi
êS L'ENFANCE DE BONAPARTE EN CORSE.
places gratuites du grand séminaire d'Aix.' Varese^, le cousin de sa femme, obtenait un sous-diaconat auprès de Tévêque d'Autun, frère de M. de Mârbeuf, On l'assurait enfin de la terminaison prochaine de l'affaire Odone, c'est-à-dire de sa rentrée en possession du domaine de Mellili et de la maison la Badine.
Toutes les grâces survenaient à la fois ; mais il fallait partir. L'évêque du Nebbio et M. Casablanca étaient déjà en route pour Versailles.
Le 15 décembre 1778, Charles Bonaparte s'embarquait donc pour Marseille. Il était accompagné de ses deux fils, Napoléon et Joseph, de Joseph Fesch et du cousin, l'abbé Varese. Ce départ fut tout un événement.
C'était, en effet, la première fois que les membres de cette famille des Bonaparte, destinés à errer à travers le monde, en suivant des routes si diverses, allaient se séparer. Et ce jour-là, certes, l'oncle Lucien, madame Laetitia, tante Mannuccia, dame Ilaria, dame Saveria et tous les autres parents et amis, groupés sur le môle d'Ajaccio, ne se doutaient guère que l'enfant pâle et maigre qui, de sa petite main nerveuse, leur adressait des adieux lointains, serait, vingt années, plus tard, le maître de cette France où il allait aborder pour la première fois.
Daire d'Aix. Ils étaient choisis sur une liste de candidats, établie par les soins des États-Généraux de Corse, concurremment avec les cinq évoques de l'île.
1. Cet abbé Varese devint grand-vicaire, puis commissaire deff guerres, pendant la révolution.