‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799: d'après les documents inéditsChapitre 48 sur 144 · Mss. Bibliothèque de TArsenal · texte numérisé non relu

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« un gouverneur qui eût Tâme moins dure que la « pierre qu'il avait à' défendre, ou donner la direc- « tion des troupes à un chef incapable, c'était pour « un ministre et pour le roi, le plus grand crime « qu'il pût commettre, puisque, de la prise de la place « ou de la perte de la bataille, pouvait dépendre le ic salut du pays tout entier. » Ce fut en effet à cette école et à celle de son disciple Michel Le Tellier, le plus éminent des secrétaires d'Etat de la guerre de l'ancien régime, que s'étaient fo/més des généraux tels que Fabert, Gassion, Goligny, Gatinat, Turenne et Vauban. Aussi, quand, après la mort de M. de Lyonne, Louis XIV abandonna la politique du grand cardinal pour accueillir les insinuations onctueuses de madame de Maintenon et retomber sous l'influence de Rome et des Jésuites, ce personnel d'élite disparut comme par enchantement. Les traditions de la guerre de Trente Ans, des campagnes d'Italie, de Hongrie, de Djidjelli, du Canada, de Madagascar, etc., furent vite oubliées. Au lieu d'officiers, l'armée fut dotée de courtisans gagnant leur bâton de maréchal autour d'un billard ou d'un tapis vert. Turenne mort, on n'eut plus, a dit si spirituellement madamç de Sévigné, que « la monnaie du grand homme. » Et quelle monnaie ! dont le titre devait baisser à chaque lustre. Cent années plus tard, en effet, le 30 mars 1775, lors de la promotion inattendue des sept maréchaux de France, MM. d'Harcourt, duc de Noailles, deNicolaï\ de Filz-James^ comte de N^ailies, duc

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