Placard, aux archives de la guerre
AVVÉE 1785. 1S3
«ont avertis que ce régiment est celui des Picàfds; Ton^y danse trois fois par semaine, on y joue aux battoirs deux fois^ et le reste du temps est employé aux quilles, aux barres, à faire des armes. Les plaisirs y régnent, tous les soldais ont la haute paye, bien récompensés des places de gardes d'artillerie, d'officiers de fortune, à soixante livres par mois d'appointements. »
« Il faut s'adresser à M. de Richoufftz, en son château de Vauchelles, près Noyon, en Picardie. Il récompensera ceux qui lui amèneront de beaux hommes. »
Le régiment* avait alors pour colonel M. le chevalier de Lance*; pour lieutenant-colonel, M. le vicomte d'Urtubie, et pour major, M. de la Perrière. La compagnie de bombardiers, où Bonaparte se trouvait placé, faisait partie de la cinquième brigade, de celle de M. de Quintin. M. le chevalier Masson d'Autune^ en était le capitaine; M. de Gourcy*, le lieutenant en premier, et M. Grosboîs, le lieutenant en troisième*.
Reconstitué, sous le ministère dé M. de Saint-Germain, par ordonnance royale du 3 novembre 1776, le corps royal formait un ensemble de onze mille quatre-vingt cinq hommes et de neuf cent neuf offi-
1. Voir la liste du personnel du régiment aux pièces à l'appui.
2. Lô chevalier de Lance (Louis-César de Cheverzy) était colonel du 5 juin 1784. Il avait rang de brigadier des armées du Roi.
3. Nommé en 1802, conservateur de la Bibliothèque de l'École d'application d'artillerie de Metz. — Les capitaines de cette compagnie furent successivement MM. de la Goshière et Coquebert.