Perrier, nommé capitaine commandant, octobre
« de Nice, mais que la blessure de Dommartia nous a a obligé de retenir ici pour commander...^»
C'est ainsi que le malheur des uns fait le bonheur des autres et que la main d*un tireur maladroit, d'un inconnu, d*un Anglais,
« Avaity sans le vouloir ^ changé Vheiire du monde, »
Mais ce n'était pas seulement pour Bonaparte que Gasparin ' et Salicetti se montraient si bienveillants. Toute la famille avait eu part à leurs bienfaits. Madame Bonaparte et ses enfants reçurent des secours pécuniaires et purent venir s'installer à Marseille >. Fesch fut attaché, en qualité de garde-magasin, à Tarmée des Alpes, Lucien obtint la même faveur et fut envoyé à Saint-Maximin. Restait Joseph Bonaparte. Mieux partagé encore, il fut nommé d*emblée commissaire des guerres de première classe et, qui est plus, à Marseille. Gomment un tel passe-droit avait-il pu se produire ? La loi était formelle. Nul ne pouvait obtenir un emploi de commissaire des guerres de première classe, s'il n'avait été officier supérieur ou quartier-maître trésorier dans un régiment. Or, Joseph Bonaparte n'avait que vingt-cinq ans et pour tout service militaire, un temps passé dans le commerce des huiles et dans les bureaux de Tadmi-