Mss. Archives de la guerre
3. Le 2o régiment d'artillerie était Tancien Metz. Il était alors
ANNÉE 1793. 3Sr7
Avant tout, il est autoritaire et solitaire. La besogne ne Teffraye pas, pourvu qu'il soit seul à la faire exécuter. Aussi, rien n'est curieux comme le soin jaloux et l'habileté avec lesquels il éloigne tous ceux qui pourraient porter ombrage à son autorité. Son ancienne connaissance, le commandant Gassendi ^ vient d'être envoyé à l'armée du Midi ; Bonaparte lui fait donner l'ordre de rester à l'arsenal de Marseille. Gassendi veut pourtant se rendre à OliouUes ; il reçoit aussitôt de Salicetti la mission d'aller explorer les places des Alpes afin d'en diriger le matériel sur l'armée devant Toulon. Perrier, le capitaine en second de Dommartin, réclame également son droit de présence à la batterie. Bonaparte le lui refuse et, le
13 octobre, il ajoute : « ... Gassendi doit continuer « ses fonctions; dans tous les cas, s'il était malade, « c'est vous qui devez commander à l'arscnaP ». La méthode était commode; elle réussit. Bonaparte ne fut plus dérangé, du moins jusqu'à la constitution de l'armée de siège.
Quant aux opérations, elles étaient nulles. Le corps de Garteaux, cantonné à Olioulles, se trouvait dans l'impossibilité d'agir, faute de matériel, d'hommes et d'officiers. Un instant même, on avait espéré pouvoir se passer de sa coopération.
Le l" octobre, les troupes de la division Lapoype,
commandé par le chef de brigade Lespinasse. Voir aux pièces à l'appui. Henri pichegru sortait de ce régiment.
1. Gassendi (Jean-Jacques, comte), né en Provence, le 18 décembre 1748, mort à Nuits, le 14 décembre 1828; entré au service, dans l'artillerie, en février 1767, lieutenant 9 mai 1768, capitaine en 1779, chef de bataillon en mars 1793, chef de brigade en 1796.