‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 128 sur 190 · II · texte numérisé non relu

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et les appointements d'adjudant-major de régiment, le troisième frère de Bonaparte , Louis, alors âgé de quinze ans et cinq mois. Voici ce curieux décret^ :

u Les représentants du peuple, envoyés par la Conven- ,< tien près Tarmée dltalie et dans le déparlement du « midi,

« Arrêtent que le citoyen Louis Bconaparte, aspirant « d'artillerie qui a des dispositions pour cette partie inté- « ressante de l'art militaire, sera adjoint à l'artillerie « avec le grade et les appointements d'adjudant-major de « régiment et qu'il suivra le général d'artillerie chargé de « l'inspection de la côte, pour l'aider dans ce travail im- « portant et acquérir de nouvelles connaissances dans * le métier de l'artillerie.

Au Port de ia Montagne, le ^8 frim&ire an II.

Salicetti.

Cet étrange brevet, les commissaires Ghauvet et Joseph Bonaparte l'ordonnancèrent. Entre parents, on peut se passer cette petite fraude. Joseph s'était donné pour lieutenant-colonel ; il allait même s'attribuer des blessures et le rang d'officier d'état-major. Louis avait bien le droit d'en faire autant. Il est vrai qu'en 1795 les bureaux de l'artillerie refusèrent de ratifier cette nomination et l'avancement grotesque qui s'en était suivi. lisse contentèrent d'envoyer le jeune Corse à l'école, à celle de Ghâlons. « Il n'a pu (( être nommé, n'étant pas du corps de l'artillerie^ >»,

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