X. Alexandre de Beauhamais fut exécuté le 24 juillet
drame des 27 et 28 juillet produisit un abattement inouï. Ce fut de la stupeur chez les uns, une espérance folle de haine à assouvir, chez les autres. Les renseignements incomplets de la première heure, ne permettaient pas de se rendre un compte exact de la situation. Les noms de Saint-Just et de Robespierre se trouvaient si bien liés aux événements, qu'en apprenant la chute de ces deux conventionnels on crut tout d'abord à une contre-révolution immédiate. Or, le premier résultat de cet affolement fut d*empécher Joseph de célébrer son mariage à Marseille et de lui donner l'éclat prémédité. Avant tout, il fallait se hâter. Joseph y avait tout intérêt, intérêt de fortune, intérêt de position. D'ailleurs, il se savait très compromis par ses relations avec les Montagnards. La cérémonie eut donc lieu simplement dans une petite ville proche de Marseille, à Guges, en présence du maire ^ et des témoins, et quels témoins I le perruquier Joseph Roux, l'officier municipal Etienne Maurel et le fils du maire, Victor Montfray. En fait de parents, la mère seule de la mariée, la citoyenne Françoise Rose Sonis, signa au procès-verbal.
Ponr Bonaparte, il fat moins heureux encore. U était au camp du Sieg depuis le 2 août, lorsqu'on y eut^ le 5 au matin, connaissance de la catastrophe de Paris. Le lendemain, il rentrait à Nice. Ses craintes étaient grandes. Elles étaient fondées. Gomme à Marseille, la panique devenait générale. Le représentant du peuple Ricord se montrait fort troublé. Il venait de recevoir du commissaire de Toulon, Lantard, une dépêche inquiétante : « L'orage se grossit dans ce