Mss. A. G. Marseille, % germinal an III
476 BONAPARTE Jl L'EXPÉDITION MARITIME.
Bonaparte, elle fait partie d'une série de mesures du même genre, dont les causes sont des plus simples. Depuis longtemps, on se plaignait vivement du grand nombre de Corses attachés aux différents services de Tarmée d'Italie. Marmont Tavoue lui-même dans ses Mémoires. « Trop de Corses sont employés, écrit également au Comité^ le chef des relations extérieures. « Le patriotisme de ces réfugiés est « plus équivoque que leurs dispositions à s'enri- « chir. » Or, de tous leurs compatriotes, les Bonapartes sont presque les plus mal notés. Lacombe Saint-Michel le savait de longue date. Son immixtion en cette affaire est donc naturelle.
Dès le 19 décembre de Tannée précédente, d'ailleurs, la Convention, sur la proposition de Dubois de Crancé, avait prescrit une inspection générale des cadres et rétablissement d'un tableau de classement par ancienneté pour chaque grade et dans chaque arme ou service. Cette répartition, les circonstances l'imposaient. De graves abus avaient eu lieu. Il fallait mettre un peu d'ordre dans tous ces rouages. Des instructions détaillées furent donc envoyées* et les premiers mois de Tannée 179S, consacrés à cet immense travail.
Sur l'état de classement des officiers généraux, Bonaparte eut, par droit d'ancienneté, le numéro CENT trente-neuf'. Quant à ses notes, elles étaient loin d'être favorables. Les voici, telles qu'elles sont consignées sur la feuille d'inspection de l'armée d'Italie :