‹ Bonaparte et son temps, 1769-1799Chapitre 53 sur 190 · L'organisation fut ainsi faite · texte numérisé non relu

L'organisation fut ainsi faite

!•' bureau. — M. Gau , administration de la guerre.

2* bureau, — M. Berthier, inspection des troupes.

3' bureau. — M. Delaiain, nominations et récompenses.

tf ensemble toutes les parties de Fadministration du « département , de former un point de réunion où « seraient discutés et préparés les objets importants à « soumettre. » Gela fait, le ministre se mit en route pour la frontière, le 21 décembre. Il était de retour à Paris dans la nuit du 6 au 7 janvier 1792. Le 11, il lisait à l'Assemblée son fameux rapport : «... J'ai vu « travailler de tous côtés à la réparation des fortifi- « cations. Les arsenaux, les fonderies et les manu- « factures d'armes déploient la plus grande activité. « De Dunkerque à Besançon, la frontière est couverte « par deux cent quarante bataillons, soixante esca- « drons, et une artillerie suffisante pour deux cent « mille hommes. Les magasins de vivres et de four- « rages assurent la subsistance de deux cent trente « mille hommes pour six mois. Six mille chevaux « sont déjà mis à la disposition de l'artillerie, qui en « attend encore six mille autres. Il est pourvu d'une « manière aussi satisfaisante aux ambulances.

«... Les gardes nationales ont un sentiment si vif « d'amour pour la liberté, une si grande ardeur pour « la défendre, qu'il faut se commander, pour ainsi « dii*e, d'écouter les plaintes qui ont été faites contre « les désordres que quelques bataillons de volontaires

4* bureau. — M. Ârcambal , correspondance généraie (haute police, discipline, gardes nationales volontaires).

5" bwreau. — M. Vaucheile, artillerie.

Secrétariat. — M. Pajol.

Comité central, — MM. d'Arçon , Manson , O'Konnell (maréchaux de camp); Berthier, colonel; d'Abancourt, colonel : Saint- Fief, iieutenan^colooel; Saiut-Honoré, capitaine.

Adjoints: MM. d'Arblay, colonel; d'Édelay d'Âgier, Ci^itaine.

Bureau central d^ état-major» — Berthier, colonel adjudant géténl; Bniys, capitaine.

« sont accusés d'avoir commis sur leur route et dans « leurs garnisons. Il faut convenir aussi que la pré- K clpitation des mesures qui les ont portés sur le& « frontières n'avait pas permis de prendre toutes les^ « précautions majeures pour soulager les habitants « qui étaient tenus de les recevoir. Les citoyens fati- « gués ont pu quelquefois les juger avec sévérité.

« Autrefois , nos jeunes officiers passaient pour « aimer à se battre, à inquiéter leurs hôtes et à casser « des vitres. Nos gardes nationales, jeunes militaires, « ont, à cet égard, un peu trop adopté les manières « anciennes... J'ai recueilli avec la plus scrupuleuse « attention toutes les plaintes que les bataillons de « volontaires m'ont adressées ; je dois m'en souvenir « pour eux, car ils les ont oubliées, quand je leur ai « promis des coups de fusil. Il faut donc regarder les « volontaires comme donnant à l'armée le plus im- « portant des caractères • celui de la force et de la « volonté nationale.

« ... Les chefs, dont les opinions sont les plus « constitutionnelles , sont en même temps ceux dont « les régiments donnent l'exemple du plus grand « ordre et de la plus exacte discipline.

« ... Je voudrais maintenant répondre qu'il n'existe c( plus un seul officier dans l'armée dont on puisse « craindre la défection ;... je peux au moins répondre « que s'il reste encore quelques désertions à craindre^ « elles n'entraîneront aucun corps, et que Fhorreur « même qu'elles inspireront redoublera le vrai cou- « rage. »

Or, cet exposé correspondait trop aux désirs intimes de la majorité de l'Assemblée pour être mal accueilli. D'aillfi'jrs, le comité militaire n'était pas ea mesura

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(l'apprécier ce qu'il y avait de vrai ou de faux dans le récit du ministre. Il en accepta les conclusions, et, pour combler l'énorme déficit constaté dans les efiFectifs, il se borna à réclamer la réduction du temps de l'engagement et l'augmentation de la prime.

« Jamais, dit l'auteur du rapport^, une levée aussi a considérable n'a été faite en aussi peu de temps « dans aucun pays de l'Europe... Pour recruter les « cinquante-deux mille hommes, on avait pensé à « profiter de la bonne volonté des gardes nationaux « volontaires pour les verser dans les troupes de « ligne.

« Mais en considérant d'une part l'inconvénient « qui résulterait de ce mouvement, qui priverait peut- « être les bataillons des sujets les plus formés et les « mieux instruits, et de l'autre, les ressources qui « nous restent dans les départements et peuvent suf- « lire à recruter les bataillons des gardes nationales « et de l'armée de ligne, si elles sont sagement em- « ployées ; votre comité a cru devoir conserver l'inté- « grité des bataillons de volontaires et rejeter toute « incorporation de troupes ou d'individus, soit obligés, « soit volontaires. »

Convaincue par ces raisons spécieuses, l'Assemblée, malgré les efforts des Jacobins *, décréta que « dans « aucun temps et sous aucun prétexte, aucune des « différentes armes de l'armée de ligne ne pourra se « recruter dans les bataillons de gardes nationales « volontaires qui sont ou seront mises en activité.

« L'engagement pourra se faire à dix-huit ans. Il

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