Mss. Archives de la guerre
2. Lettre de Casabianca, du 18 février 1793, à trois heures de ^après-midi. — Mss. Archives de la guerre.
« bataillons, conclut Arena. La phalange surtout a « besoin de la plus grande surveillance. Elle porte le « nom de Marseillaise, mais les hommes qui la com- « posent ne sont pas originaires de cette ville ; aussi « ils sont bien éloignés de montrer le courage dont « les Marseillais ont fait preuve.
« Ils ont crié à la trahison ; ils ont refusé de marie cher ; ils ont calomnié et le contre-amiral Truguet « et le général Casablanca... Je plains le général « d'armée qui devra les recevoir et marcher à leur « tête...^ »
Le quarante-deuxième (r ancien Limousin) fut égament reconduit en France. « Il y a neuf ans qu'il est « en Corse; il veut absolument retourner dans les « armées françaises. Je ne puis d'ailleurs le faire re- « venir en Corse, tant l'animosité entre les soldats et •« les Corses est grande. »
L'expédition de Cagliari, cette fois, était terminée; mais, de bien triste façon.. Celle de l'île de la Madeleine, dont faisait partie Bonaparte, ne devait pas avoir une issue plus heureuse.
Les troupes désignées pour y coopérer se composaient d'une compagnie du cinquante-deuxième commandée par le capitaine Ricard, et du deuxième bataillon de volontaires nationaux sous les ordres des lieutenants-colonels Quenza et Bonaparte. Le capitaine Maydier faisait les fonctions de chef du génie. Un exconstituant, ami de Paoli et parent de Quenza, le colonel de gendarmerie Cesari-Colonna reniplissait les fonctions de commandant en chef. Quant aux moyens de transport, ils comprenaient dix-sept bâtiments, la