Citoyens
a Un roi vous avait forcés de partager notre esclavage et noos « vous avons appelés à partager notre liberté.
<c Le lien qui nous unit ne sera jamais rompu...
« Citoyens, une des plus fortes armes de nos ennemis,
K c'est le fanatisme. L'antique alliance de la tyrannie royale et a du despotisme sacerdotal semble s'être resserrée au moment « où nous avons osé attaquer de front ces deux fléaux du genre <^ humain. Les prêtres se sont chargés de tromper ceux que les « armes des rois ne peuvent vaincre ; mais leur hypocrite langage K ne vous séduira point. Vous savez que toujours prêts à trafi-
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C'était déjà bien tard; mais Gonstantini ne se découragea pas. Il se mit de suite en campagne. Le 27, il obtint une audience du Comité de Salut public; le 29, il était à la séance de la Convention. « J'ai cru, « dit-il simplement, qu'il était de mon devoir de me « présenter sans délai à cette barre pour protester « d'abord, au nom de tous les habitants de la Corse, « que leur vœu unanime et bien prononcé est de vivre « français , libres , et de mourir pour le maintien de « la République française, une et indivisible. » Ces nobles paroles, prononcées par ce patriote qu'accompagnait le colonel Ferrandi, furent vivement applaudies. La cause était gagnée. Le 5 juin, le décret d'arrestation du 2 avril était rapporté. Deux nouveaux Commissaires étaient nommés : Bô, député de TAveyron, et Antiboul, député du Var\ Constantini, joyeux, rendait compte du succès de sa mission, des dispositions pacifiques des représentants et du but
« quer de ceux dont ils ont égaré la conscience, si vous les écou- « tez aujourd'hui, demain, ils chercheront quel tyran leur paiera ■ plus cher le pouvoir de vous opprimer. La déclaration des « droits vous assure la liberté de vos opinions et de votre culte- « Ne craignez pas que nous voulions jamais y porter atteinte ; « mais Dieu a fait les hommes pour la liberté; et les prêtres qui « conspirent avec les tyrans, ne sauraient être ses ministres. »>