PLACE DU RÉ6IMR DIRECT
Au lieu de suivre le verbe, il peut le précéder. Ex.:
« Ce dira Vautre » (P. 436.)
a Pour leuvs désirs en/eindre* » (P. 4 42.)
« Vengrance lors à tous mes ennemis,
a Retribueray et rendray à ma guise. » (P. 486.)
Cela peut se rencontrer, même s'il y a plusieurs régimes. Ex.:
« Toutes les gens et hommes divisa, » (P. 483.)
Ou deux sujets:
a Un mesme tainct avoient F aube et les roses, » (P. 69.)
De même quand le verbe est à un temps composé. Ex.:
Et le Seigneur, de ses haulles bastilles,
« Ha le tout veu et bien considéré.., » (P.' 4 84.)
Il peut aussi précéder l'auxiliaire et le verbe, au lieu de s'intercaler entre eux. Ex.:
a Et des milliers d'eulx ren^roil esperduz . » (p. 483.)
Lorsque c'est le pronom le, la qui est régime direct, il peut précéder ou suivre le régime indirect. Tous deux sont placés avant le verbe. Ainsi, de nos jours, nous disons plus volontiers: Je vous le propose ^ que je le vous propose.
Le seizième siècle emploie indifiré.''emment ces deux constructions.
A propos de e/2, il faut remarquer que le seizième siècle, qui le place, comme dans notre langage actuel, devant le
LANGUE POETIQUE. itS
verbe, l'ajoute, même si dont précède déjà le verbe. H y a là un pléonasme que nous ne nous permettrions plus. Ex.:
« Pont xosive mère en aura grande envie. » (P. 40Î.) a Apprens cela dont en as Tignorance. o (P. 424.)