COMPTE NOUVEAU A LA REINE DE NAVARRE
[Recueil des OEuvres, p. 89.)
Enfin au f** A. iiij^ se lit une poésie portant comme titre : Dixain sur unrameau de Pasques fleuries.
Nous n'osons prétendre que ces vers soient de Bonaventure. Cependant, parmi les poésies de lui qui ne sont pas parvenues jusqu'à nous, on sait qu'il s'en trouvait une intitulée : c Pasques fleuries. »
En effet, l'éditeur du Recueil des OEuvres s'exprime en ces termes au recto du quatrième feuillet de la feuille N. de l'éd. de 1544 :
Au LECTEUR.
c Saches que ayant imprimé ce que tu vois de Bonaventure, ay c recouvré plusieurs choses, entre lesquelles sont les Brandons, c Pasques flouries, Pasques, Quasimodo, Mycaresme et autres plaie santés choses dignes d'estrc veues, lesquelles, avec l'ayde de Dieu, a j'espère te donner à la seconde édition, ce que j'eusse faict à préc sent, n'eust esté que elles ne sont pas encore mises au net. >
Des Periers lui-même parle de cette pièce « Pasques flouries » à Madame de Saint Pather {Recueil des OEuvres, p. 148).
' Recueil des OEuvres. Yar : « Tout quant il ha dict et faict celuy jour. » Vingt Ters sont ainsi supprimés dans le corps de la poésie et toute la fin, soit trente vers.
« Pnisqae vous voy de près hanter M La royne, à vous Tiens présenter « Un don des Muses mal nourries :
A Le Toicy, sont Pasques flouries • Que, s'il Yous platf, lui tNiillerex,^ « Et le Yostre me nommerez.
« Ellen^y contredira rien»
« Ck>robien que je sois jà le sien. »
Nous pouvons dès lors, ne fût- ce que par acquit de conscience, reproduire la pièce du recueil de Janot. La présence dans ce volume de la c Prophétie » et du « Compte nouveau > permettent de se dedemander si ces t Pasques flouries » ne sont point celles que notre poëte envoyait à madame de Saint-Pather.
Voici la pièce en question :
« Pour satisfaire à la branche promise, a Ce verd rnmeau yous est deu justement ; « Car la verdeur éternelle en luy mise, « De Yoz ans verdz, est vray enseignement.
« Puis, tout ainsi que non facilement, « Se peuU icy trouver arbre semblable»
« Ainsi nul aultre est à vous comparable, « Dont quelle grftce en moy pourray-je avoir, « Ne mon présent pour estre reoepvable, « S*il ue vous plaist de bon cœur recepToir? *