‹ Bonaventure Des Periers: sa vie, ses poésiesChapitre 6 sur 43 · RESPONSE · texte numérisé non relu

RESPONSE

Un et même Maistre

Cause notre ennuy.

Qui me garde d'estre

Maîtresse d'autruy.

Serve me rend votre perfection Qui fait qu'en vous je ne crains 6ction.

Dont la flamme estaindre

Vostre je vouldrais,

Quand l'honneur d'estaindre

Point je ne craindrais.

Pour estre rebelle Ne m'est passe-temps Ny de chose telle.

Aucun gaing n'attends.

A l'ennemy cruauUë ne ferois, Encore moins mon Amy defTerois :

Qui poincl ne faict faute

Donne au cœur son droict,

Sinon que plus haulle

Dame luv fauldroit.

Vous faicte justice

D^excuser mon œil,

Qui feit son office

Vous faisant accueil.

Mon cœur heut droict de vous tant supplier.

Le vostre tort, de tant s'humilier :

Mais si la demeure

Vous plaist, grâce à Dieu,

Tant que le mien meure.

Il y aura lieu.

Or je suis très-aise

D'icehiy jouyr.

Cependant vous plaise

D'espoir Tesjouyr. Vouloir je n'ay de vous faire endurer, Fors que Dangier en pourrait murmurer.

I Mais si la fiance

Vous tient en séjour,

Ayez confiance . D'avoir mieux un jour.

Bonavenlure reprend la plume, et, sans lui cacher la force de sa passion, cherche «i endormir ses scrupules; Tamour esl-il donc dangereux lorsqu'il est discret, sincère, loyal?

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