ROMANCE
PREMIER COUPLBT.
Sous les vieux murs de la chapelle,
On voyait son ombre fidèle Errer sans fin ' Soir et matin.
Si, le dimanche, à la prière,
Parfois je levais la paupière...
11 était làl
Ce fut des yeux qu’il me parla.
DEUXIÈME COUPLET
A mon tour, l’aube radieuse Me trouvait distraite et rêveuse;
Le front voilé,
, L’esprit troublé :
Et quand des sœurs l’ordre sévère Mura l’accès du monastère...
{ Mettant la main sur son cœur)
Il était là t
Sa douce image y restera.
lucî . èce , avec ironie.
• C'est tout un roman !
ISABELLE
Mais qui finit bien. mal!.. Ah! qu’est devenu le temps où, tous les soirs, après l’Angelus, je trouvais h la grille verte, daps le trou de la serrure, un peiit billet parfumé qui me parlait de lui ! Avec quelle joie je le lisais ! ou plutôt, nous le lisions, car on se le passait de main en main, et il faisait l’admiration de toute la classe ! Cela était si aimable ! et celui qui l’avait écrit se montrait si délicat, si respectueux ! Dans sa dernière lettre, il me proposait de m’enlever : j’aurais bien fait d’accepter.
LUCRÈCE
Qu’entends-je?
colombine, à pari et en riant.
Voilà qui est franc !
ISABELLE
Oui : la fuite est préférable à l’esclavage, et son amour à lui bien autrement précieux que celui d’un jeune homme que je ne connais pas, ni vous non plus, ni personne ici... qui peut être laid... Je refuse de l’épouser, s’il est laid.
LUCRÈCE
Vous mettez à votre consentement des conditions?
J’y mets celle-là !
Vous vous révoltez ?
Je me révolte.
Voici M. le docteur.
ISABELLE
LUCRÈCE
ISABELLE
COLOMBINE