QUARTIERS
Gampauria : Campaurî (p. 118). ■ — On trouve le quartier de Campaure désigné sous le nom de Canvpauri, ainsi que le prouve le texte suivant daté du 3 mars 1475 : « Conoguda que lo honorable home Bertrand deu » Ga, donzet, de la parropia de Sent-Pey, demorant près deu putz qui ba
» bert Petit- Judas, esporlet de tôt aquet trens de binha qui es en Las
» Grauas de Bordeu, au loc apperat au Plantey de Campauri, près La » Reclusa » [Man. cap. Su-And. Burd.].
Cap-de-Billa : Au Bibey (p. 116 et 120). — Le quartier de Cap-dc- Ville était beaucoup plus étendu que ne nous l'avaient fait supposer les titres que nous avions consultés dans le principe. Nous venons de trouver
dans un terrier de Saint- Seurin, à la date du 17 février 1414, que ce quartier portait aussi le nom de au Bïbey : « Tôt aquet trens de binha, » en Las Grauas de Sent-Seurin, au loc apperat à Cap-de-Billa, en autra » inaneyra au Bïbey. » Nous pouvons conclure de ce texte que ce quartier s'étendait depuis l'église de Saint- iSeurin, jusqu'au lieu où l'on a depuis bâti la Chartreuse, et qu'on nommait au Bïber ou au Bïbey.
La Grozilla : Plantey de Sent-Nicolas (p. 126). — Nous trouvons dans un acte du 18 octobre 1517 [Terr. de Bardenac] que la localité appelée La Crozïlla ou La Crouzilïe portait aussi le nom de Plantey de Sainct- Nicolas.
La Taugua : A La llwpa [(p. 130). — Le texte suivant nous apprend que, déjà à la fin du xve siècle (1492), le lieu appelé à La l'augua, et plus tard à La 2'aupe, se nommait à La Thopa : « Contor Ligey de » Podio-Paulïui, pro vinea que est prope Sanctum-Severinum, loco vocato » à La 27wpa » [Comptes du chapitre de Se-André].
Ome-de-Casse : A Y Home-deu-Casse (p. 134). — Les diverses localités renfermées dans le quartier de Tropeyte portaient des noms particuliers. Un acte d'un terrier de Saint- Seurin nous apprend que le lieu où est actuellement la place Richelieu, ou du moins une portion de cette place, s'appelait, en 1416, à Y Home- deu- Casse .- « Conoguda causa sia que Ber- » trand de Laussinhan, nebot et heretey de Ramon d'Orinha,.... reconogo » que ed a et ten (deu capitre de Scnt-Seurbi) tota aquera appentis, ab » los murs que s'i appartenen...., qui es en la parropia de Sent-Arromedi, » à Tropeyta, au loc apperat à V Orne- deu- Casse; ayssi cum es entre lo » mech mur et causa de Bernard de Corn, d'una part, et los paduentz de » la bila, d'autra part; et dura et ten en lonc de la yma de la mar, de part » dauant, de l'un cap, entro à l'ostau deudeyt Bernard de Corn, de part » detras, de l'autra cap. » La maison de Bernard de Corn était située près de la porte de Y Ome-de-Casse, qui fut plus tard appelée porte de Corn. (Voir p. 67.)
Palu de Bordeu (13, 25) (p. 134). — Les faubourgs des Chartrons et de Bacalan couvrent une partie de l'emplacement de ce que l'on appelait, au moyen âge, la Palu de Bordeavœ, laquelle s'étendait, au nord de la
ville, depuis les remparts jusqu'à l'extrémité nord de la paroisse Saint- Remy, et dans une partie de celle de Bruges. Baurein, qui a publié [Var. Bord. t. III, p. 276 et suiv.] un long article sur l&Palît, et les Marais de Bordeaux, avance que cette Palu s'étendait « depuis l'estey Crébat qui est au » milieu des Chartrons jusqu'à ]ajale (ruisseau) de Blanquefort. » Le texte suivant, daté du 30 juillet 1 41 1 , prouve qu'au commencement du xve siècle, elle s'étendait aussi sur la rive droite de l'estey Crebat, puisque la localité appelée aux Darrey-Chays était dans la Palu .- « Conoguda que Johan » de Remps, donzet, de la parropia de Sent-Pey de Bordeu, esporlet, de » de mossen lo deen, de tôt aquet plantey de binha qui es en la Pain » de Bordeu, darrey lo Darrey-Chays, entre las binhas de Blanqua de » Casalis et deus hereteys de Arnaud Constantin, qui fo, d'una part, et » lo camin comunau, d'autra part; et dura de lonc deu camin jcomunau, » per loquau hom ba de la tor Sent-Jorge, deuert la Palu, de l'un cap, » entro à la binha de Arnaud Gassias, carpentey, de l'autra cap » [Man. cap. Su-And. Burd.].
Petita-Fusteria-de-La-Graba (p. 134). — Il nous paraît résulter du texte suivant, que le quartier situé entre la porte des Salinières et celle de La Grave s'appelait, au xve siècle, la Petita-Fusteria-de-La- Graba : « Conoguda que Agnes Audoyn, bebda et inolher de Guilhem » de Lartiga, fustey, qui fo, esporlet aus senhors (dean et canonges de » Sent - Andriu) , de tôt aquesta mayson...., qui es en la parropia de » Sent-Miqueu, à la Petita-Fustaria-de-La-Grdba, dauant lo portau qui » es costa la tor de Pey-Miqueu, entre la mayson de Assalhida deu Bosc, » molher de Johan Faureu, d'una part, et la rueta comunau per ont hom » ba de ladeyta porta bert Las Salineyras, d'autra; et dura de la yma de » la mar, de part dauant, de l'un cap, entro à la bouta de Arnaud de » l'Espinassa, merchant, de part detras » [Man. cap. Su-And. Burd.].
Plantey-deus-Judius : Cimeteri deus Judius (p. 136). — Un texte cité par l'abbé Baurein nous avait déjà appris qu'au moyen âge, on enterrait les juifs au Mont-Jtidaïque : le texte suivant, daté du 13 novembre 1317, confirme les assertions de cet auteur; on y lit que Pey Arnaud de rue Bouqiieyre vendit à Pey de Cornalet, le forgeron de Maubourguet. paroissien de Sent-Seurin, une pièce de vigne « près deu Cimeteri devs » JudeuSf entre la binha qui fo d'en Wilhem de Larriuau qui fo, d'una
part et ten en lonc deu camin comunau qui ba à Pont-Zone » [Terr.
St-Seurin].
Prat de Senta-Crotz : Au Prat (p. 139). — Il existait, au sud de Sainte-Croix, hors des murailles de la ville et près des fossés, une localité que l'on appelait au Prat ou au Prat de Senta-Crotz. A la fin du xive siècle, cette localité était en prairies; au milieu du xve, elle était, en grande partie, complantée de vignes, ainsi qu'il résulte des deux
textes suivants : (23 novembre 1377) « totas aqueras xx arreguas de
» terre...., en prat...., qui sont au loc apperat au Prat, outra los molins » deudey mostey (de Senta-Crotz)....; et duran et tenen en lonc de » l'estey deus deytz molins, lo camin apperat La Frema, entre mech, de » l'un cap, entro à la yma de la mar, de l'autre cap » [Terr. Ste-Cr.]. — (17 septembre 1451) Reconnaissance de quatre pièces de vignes au lieu
appelé au Prat de Senta-Crotz; « ayssy cum son entre las binhas de
» et duran de la yma de la mar, de l'un cap, entro à l'estey deus molins » de Senta-Crotz, de l'autre cap » [Cart. Ste-Cr., 1452-1455].
Sent-Caprazi : Sent-Cdbrazi, Sent- Creiasi/rd, Petit-Paradis (p. 141). — On trouve dans les registres capitulaires de Saint-André que le lieu de Sai?it-Cqprais était appelé, en 1462, Sent-Crelazy; il est désigné, dans un autre manuscrit, à la date du 24 novembre 1475, sous la dénomination de à Petit-Paradis : « Conoguda que Bernard de La Rua, carpentey de » pipas, de la parropia de Sent-Miqueu, et borgues de Bordeu, demorant
» à rua deu Casse, sporlet de tôt aquet trens de binha qui es en Las
» Grauas de Bordeu, au loc apperat à Sent-Cdbrazi, autrament apperat à » Petit-Paradis j> [Man. cap. S^-And. Burd.].
Sent-Ladre : A Sent-Lase (p. 142). — La localité de Saint-Lazare, située entre Saint-Seurin et la porte Dijeaux, portait quelquefois, au xve siècle, la dénomination de Sent-Lase, comme le prouve le texte suivant, du 17 mai 1436 : « Tôt aquet trens de binha loquau es foras lo » portau de Porta-Diyeus, près de La Reclusa,.... au loc apperat à Sent- » Lase » [Terr. S'-Seurin]