RUES
Agassars : Rua deus Agassats (p. 172). — Lopes, dans l'inventaire sommaire des titres du chapitre Saint-André [Arch. dép.], donne à la rue des Agassars le nom de rue des Agassats.
Arnaud-Miqueu : Rua Lega; rue Léger (p. 175). — Aux dénominations diverses qui ont été données au moyen âge à la rue Arnaud- Miqueu, nous devons ajouter d'abord celle de rue Lega, qui lui est appliquée dans un titre du 15 janvier 1476 : « Conoguda que Johan » Payey, marchant de la parropia de Sent-Symeon et borgnes de Bor- » deu, sporlet de tôt aquet hostau cubert de teule...., qui es en la par-
» ropia de Sent-Symeon, en la rua apperada rua Lega » [Man. cap.
Stj-And. Burd.], — et ensuite celle de rue Léger qui lui est donnée par Lopes [Lièv. Sl-And.].
Artiga : Rua de VArtiga; rue Judaïque; rue Pezet; rue de Pezet; rue Saincte-Geme; rue Guérin (p. 117). — La rue appelée actuellement rue Guérin, et à laquelle les textes du moyen âge ne donnent pas d'ordinaire de nom particulier, mais qu'ils désignent seulement par ses tenants et aboutissants, est nommée rue de Y Artiga dans un acte du 31 octobre 1429 [Terr. Ste-Cr.] : « losquaus sincq soudz d'esporle Arnaud
» Boneu de ladeyta parropia Sent-Progeyt, et borges de Bordeu, dona
» et deue dar et pagar per rason et causa de tôt aquet hostau cor-
» naler...., loquau es en ladeyta parropia Sent-Progeyt de Bordeu, en » la Gran-Carreyra-de-Sent-Andriu, dauant lo puch de Senta- Gema; » ayssi cum es entre l'ostau deudeyt Arnaud Boneu, d'una part, et la » rua apperada de Y Artiga, d'autra part; et dura et ten en long de » ladeyta gran carreyra, de part dauant, de l'un cap, entro à l'ostau » deudeyt Arnaud Boneu, d'autra cap. » Il est évident, d'après ce texte, que la maison d'Arnaud Boneu, située en face du puits de Sainte-Gemme, formait un des angles de la rue Guérin, et qu'en conséquence, cette voie était la continuation de la rue à'Artigua dont une portion porte
le nom de rue Tustal. C'est donc à tort que nous avons avancé (p. 306) que la rue nommée, il y a peu de temps, Sainte -Gemme et maintenant rue Guérin, ne s'était pas appelée rue Lartigue, rue Judaïqiie, rue Tustal, rue Pezet; depuis lors, en effet, outre l'exporle d'Arnaud Boneu, nous avons trouvé dans une liève du chapitre de Saint-André, dressée par H. Lopes, l'indication suivante : « Rue 2ustal ou YArtigue, ancien- » nement Judaïque et, à présent, rue Saincte-Geme ou rue Pezet ou de » Pezet. » L'exactitude habituelle de H. Lopes, historien de l'église métropolitaine de Saint-André, est trop connue pour que nous puissions mettre ces assertions en doute .
Bertrand-Bouson : Rua Bertrandi-Boysson (p. 182). — Nous avons trouvé cette rue sous le nom de Bertrandi-Boysson dans un compte du chapitre de Saint- André, daté de 1492 [Arch. dép.] : « Preceptor Sancti- » Anthonii, pro domo que est in rua Bertrandi-Boysson, prope hospitale » Sancti-Antonii »
Boau : Rua Boaïli (p. 184). — Un terrier du prieuré de Cayac nous fournit un texte, daté du 6 avril 1409, prouvant qu'on donnait quelquefois alors à la rue Bouliaut le nom de rue Boaïli .- « Arnaldus Vital, com- » morans in rua Boaïli. »
Brayac : Rua de Brayano; rue du Cimetière- Saint-Maixans (p. 188). — Un article d'un compte du chapitre de Saint-André, daté de 1492 s'exprime ainsi : « Dominus Petrus d'Ambiaco, presbiter, pro domo que
» est in angulo rue de Brayano » Cet article se trouvant parmi
ceux qui signalent des maisons situées dans les rues Castilloii et Porte- Dijeauœ, nous avons tout lieu de croire que la rua de Brayano n'est autre que la ruelle de Brayac. A la fin du xvie siècle, cette ruelle
s'appelait aussi rue du Cimetière- de- Saint- Maiœans : « pour des
» écuries dépendant de la maison de M. Charles du Hamel, conseiller » en la cour de Parlement de Bordeaux, et la joignant au derrière, et » sortait dans la rue Brayac autrement la rue du Cimetiere-de-Saint- » Maiœans. » Nous savons que cette rue passait à l'ouest de ce cimetière (voir porge de Sent-J\Jexens, p. 376).
Cans : Rua deus Cas (p. 192). — Nous avons rencontré plusieurs textes
dans lesquels le nom de rue deus Cas est donné à la rue des Cans; en voici un daté du 20 juin 1448 : « Conoguda que Helias de Seguin, » cordey, demorant au Far, de la parropia de Senta-Euladia, et borges » de Bordeu, esporlet...., de tôt aquet hostau...., que es en ladeyta » parropia, en la rua apperada deus Cas » [Man. cap. Su-And. Burd.]. On trouve dans ce manuscrit, à la date du 13 janvier 1450, que la même maison confrontait au jardin de Guilhem de La Canau, barbier, jardin attenant à la maison de Guy on Popin, cordonnier, située dans la rue des Cans; de sorte que, pour l'auteur du manuscrit, les mots Cas et Cans, attribués à cette rue, étaient synonymes.
Canta-Rana : Rua Cantarrana (p. 192). — Le texte suivant, daté du 12 mars 1434, nous apprend que la rue Canterane était située à l'extrémité septentrionale de Bordeaux, près de la rivière, et que la Ville possédait des chais près de cette rue : » Tôt aquet casau enbironat » de murs...., en la parropia de Sent-Remedi de Bordeu, près deu mur » de la bila, deuert la tor à!Audeyola...., entre l'ostau...., qui est deuert » rua Cantarrana...., et dura et ten en long de la rua publica, qui es
» de part detras lo chay de la bila de Bordeu, de l'un cap » [Terr.
S*-Seur.].
Capperans-de-Sent-German (p. 192). — Nous avons cité un texte de 1375, prouvant qu'à cette époque la rue actuellement nommée rue Lafaurie-de-Monbadon s'appelait rue des Capperans-de-Sent-German. Dans un ancien plan [PI. mss., n° 136], la rue naguère rue des Religieuses (rue Thiac) et auparavant rue Sent-German (voir p. 297), est inscrite sous la dénomination de rue des Cqpperans-de-Saint- Germain. C'est une autre preuve de la confusion qui existait dans les noms des rues jusqu'au siècle dernier.
Cer-Bolant : Rua Porte- Begueyre (p. 198). — Nous avons vu (p. 274), que la rue Porte-Begueyre se dirigeait du nord au sud, et reliait le Marcliè à la rue du Pas- Saint- Georges. H. Lopes, dans les lièves du chapitre Saint-André, nous apprend que la rue du Cerf-Volant, qui se dirigeait de l'est à l'ouest, s'est aussi appelée rue Porte-Begueyre.
Cocuts : Rua deus Cocuts; rua deus Coqutz; rue Caclie-Cocut; rue
Cachecocu (p. 199). — Il existait, dans la Palu de Bordeaux, à l'ouest de la localité appelée aus Darrey-Chays une rue ou plutôt un chemin nommé rue des Cocuts, traversant le lieu des Pradets; nous en trouvons la preuve dans les textes suivants, extraits d'un terrier du chapitre de
Saint-Seurin .• (1358, 16 novembre) « tôt aquet trens de terra....,
» au loc apperat à Pradet, en la Palu de Bordeu, en la rua .deus Cocuts,
» entre la terra deus hereteys de Henri Darlanda, angles » —
(24 mars 1400 « tôt aquet trens de terra et de binha...., en la Palu
» de Bordeu, darrey los Darrey-Chay, au loc apperat à rua deus Coqutz. »
— (4 septembre 1433) « tôt aquet trens de binha qui es en Las
» Qrauas de Bordeu, au loc apperat à Pradetz, autrament à rua deus » Coqutz. » D'après des plans du xvme siècle, la maison noble des Pradets était située, dans l'emplacement occupé maintenant par l'extrémité occidentale du cours du Pavé des Chartrons. La rue des Cocuts portait, à la fin du xvnr3 siècle, le nom de rue de Caclie-Cocut [Plan géométral de
Bordeaux London, 1787], et au commencement du xixe, celui de rue
CacTiecocu [Plan de la ville de Bordeaux, 1818]. Dans les deux plans que nous venons de signaler, cette rue est placée à l'ouest de l'entrée du cours Saint-André, et presque parallèle à ce cours. Elle est voisine d'une rue Cante-Merle (1).
Gostinhan : Eue des Chevaliers (p. 203). — Au xvie siècle, la rue de CostinTian était, parfois nommée rue des Chevaliers, ainsi qu'il résulte du texte suivant daté du 24 mai 1563 : « Me Jacques de La Roche, avocat en » la Court, reconnoist tenir desdicts benefïiciers (de Sainct-Pierre)...., » tout icelluy jardrin, avec les murailhes qui sont à l'entour, en la par- » roisse Sainct -Pierre, et en la rue appelée de CostinTian, sive des » Chevaliers » [Terr. bénéf. Sl-P.].
Dejus-lo-Mur : Rua de Las Stulas (p. 207). — Nous avons vu (p. 208) que la portion de la rue L)ejus-lo-Jlfur, située à l'ouest de la porte Toscanan, se nommait quelquefois rue des Vieilles- Eluves. Le texte suivant, daté du 25 novembre 1427, nous apprend qu'on l'appelait aussi, au xve siècle, rue des Etuves, rua de Las Estulas : « Conoguda
(') Les localités portant le nom de Cantecoait (Chantecoucou), Cantcmerle, Canlealatide, Cantelovj), Canterane, sont très nombreuses dans le département de la (jironde.
» que Pey Cosin, apperat Sent-Aubin, breutey, parropian de Senta-
» Coloma et borgnes de Burdeu, esporlet de tôt aquet hostau qui es
» en la parropia de Senta-Euladia de Bordeu, en la rua apperada de Las » Estulas, entre lo feu de Aymar German, d'una part, et la rueta » comunau deu Molin-de-iS'cnt-Andriu, d'autre part; et dura et ten de » ladeyta rua, de part dauant, de l'un cap, entro au premey hestey » deudeyt molin, de l'autra cap » [Man. cap. Sts-And. Burd]. La maison de Pey Cosin paraît être la même que celle que nous avons citée d'après Lopes (voir p. 208).
Diu (p. 211 et 226). — Deux rues portant le nom de vue Din existaient, à Bordeaux, pendant le moyen âge. L'une d'elles, située dans la paroisse /Saint- E 'loi, était nommée, à la même époque, rue Jehan- Gazen; on l'appelle maintenant rue Bragard. L'abbé Baurein, qui nous donne ce renseignement, n'en fournit aucunes preuves ; nous croyons devoir citer, à l'appui de l'affirmation de cet auteur, un texte, daté du 25 novembre 1541 : « maison ascyse au Mirailh, parroisse Sainct-Asïoy....,
» confrontant, du bout de devant, à ladicte ruhe du Mirailh, et, du bout » de derrière, à la ruhe appellée ruhe Dieu » [Terr. de Bardenac]. Nous savons que la rue de Jehan-Gazen était parallèle à celle du Mirailh. L'autre rue Diu faisait partie de la paroisse Saint-Rcmi ; elle s'appelle rue Dieu.
Le texte suivant, daté du 23 juin 1416, en signale une, il est vrai, dans
la paroisse Saint- Mexent .- « tôt aquet hostau...., qui es en ladeyta
» parropia de Sent-Maœens, en la rua appera Diu » [Terr. S^Seur.]; mais nous croyons que le scribe du xve siècle a écrit Sent-Maœens pour Sent-Remedy , et que cette rue n'est autre que la rue Diu de la paroisse Saint-Remi.
Duras : Rua Porta-Neua (p. 211). — Nous avons avancé, d'après un renseignement fourni par Baurein, que la rue de Duras avait jadis été appelée rue Porte-Neuve. Nous n'avions pas alors trouvé d'autre preuve constatant ce fait; depuis, en étudiant un terrier de bénéficiers de Sainte- Eulalie, nous avons rencontré les deux textes suivants qui signalent, (outre le nom de Porta-Neua donné, le 15 février 1417 et le même jour de l'année 1438, à la rue de Duras), des maisons appartenant à Jacques Achard, seigneur de Vérac, à Pierre Mercey, à Arnaud de La Lande, au
vicaire de Notre-Dame-de-Puy-Paulin; cette dernière maison, reparaissant dans les confrontations des deux actes, était probablement le presbytère de la paroisse : « Conoguda causa sia que Jaques Achard,
» donzet, de la parropia de Bayrac Entre-dos-Mars (}), , reconogo....,
» que ed a et ten...., deus sauis et discrets senhors bicari et capperans » beneficiatz seruentz et residens en la gleysa Senta-Euladia de Bordeu...., » tôt aquet mech hostau...., en la parropia de Nostra-Dona-de-PucJi- » Paulin, au loc apperat à Porta-Neua, per ayssi cum est entre l'ostau » de Pey Mercey, d'una part, et l'ostau de Arnaud de La Landa, et l'ostau » de mossen lo bicari de la gleysa de Nostra-Dona-de-Pucli-Paulin, de » l'autre costat, et dura et ten en lonc de la carreyra de Porta-Neua, de » l'un cap, entro au casau de Baudet de La Lana, de l'autra cap. » —
«Conoguda que Guilhem de Guilhem, clerc, parropian de Puch-
» Paulin...., reconoguo...., que ed a et ten...., deus discrets senhors » bicari et capperans benefficiats et continuadament résidentz dins la » gleisa de Santa-Eulalia de Bordeu...., tota aquera appentis...., qui es » en la parropia de Pucli-Paulin, au loc apperat à Porta-Neua; ayssi » cum es entre los hostaus deu bicari capperan de ladeita parropia de » Puch- Paulin,.... d'una part, et l'appentis et casau, qui es de part » detras, de fray Johan Mercey, comandeyre de Farguas, de Torde Sant- » Johan-de- Jérusalem, d'autra part; et dura et ten en lonc de la carreyra •» publica, de part dauant, apperada de Porta-Neua, de l'un cap »
Escapon : Rua de VEsclapon (p. 217). — Nous avons vu (p. 217) qu'il existait dans la paroisse Puy-Paulin une voie nommée rue de Y Escapon. Les titres que nous avions trouvés jusqu'alors ne nous avaient pas permis de fixer l'emplacement de cette rue; le suivant, quoique n'étant pas parfaitement clair, nous fait cependant entrevoir la vérité : « Conoguda » causa sia que Oliuey Garin...., reconogo...., que ed a et ten...., en
(') Il y a ici une erreur dans le terrier : Bayrac, qu'on écrit aujourd'hui Yérac, n'est pas situé dans Y Entrc-deux-Mers , mais dans le Fronsadais. Les Achard ont été, pendant très longtemps, seigneurs de Vérac. Un descendant de Jacques Achard était, le 22 novembre 1470, seigneur de Pommiers, château situé dans la paroisse de Vérac; le 2 juillet 1491 , Penot Achard était paroissien de Saint-Cibard-de-Beyrac, dans la -vicomte de Fronsac; le 10 mars 1638, Henri Achard rendit hommage au cardinal de Richelieu, duc de Fronsac, pour les châteaux de Pommiers, de Vérac et de Literie, paroisse de Vérac en, Fronsadais; le 6 juin 1666, messire Charles Achard, chevalier, seigneur de Veyrac, Pommiers, Leyterie, Viralles et autres places, rendit hommage au sieur Durand, représentant le seigneur de Fronsac [Arch. du château de La Taste, à Tizac-de-Galgoii],
» feus feuaument...., deu noble home mossen Amanieu d'Arssac, cabaley, » senhor d'Arssac...., la meytat, entegrament per no deuis, de tôt aquet » hostau qui est en la parropia de Nostra-Dona-de-Puch-Paulin de Bordeu,
» en la rua apperada de Castelhon; ayssi cum es entre l'hostau de
» Pey Helias...., d'una part, et la rueta apperada de VEsclapon, d'autra » part ; et dura et ten en lonc de ladeyta rua de Castelhon, de part dauant, » de l'un cap, entro au casau de Bertrand de Roeda, de part detras de
» l'autra cap. Laquau auandeyta meytat deudeyt hostau...., lodeyt
» Oliuey Garin aue comprat de Johan Lambert, de ladeyta parropia de » Puch- Paulin » [Terr. Sl-Seur.]. Si la rue de YEsclapon, que nous croyons être la rue déjà désignée par nous sous la dénomination de rue de YEscajpon, n'est pas la même que la rue Saldbert séparant, en cet endroit, les paroisses Puy -Paulin et Saint- Christoly , elle devait être située à l'est de la rue de Castillon, seul côté de cette rue qui appartînt à la paroisse Puy-Paulin ; c'était peut-être une partie de cette voie que les jurats avaient abandonnée aux propriétaires des maisons faisant le coin des rues Porte-Dijeaux et Castillon (voir rue du Ptitz-Ulert, p. 287).
Le titre que nous venons de citer nous fait voir, en outre, que le seigneur d'Arssac avait une maison dans la rue de Castillon.
Esperon : (p. 185). — Un texte du 31 juillet 1454 nous apprend que la rue de YEsjoeron était déjà connue, sous cette dénomination, au milieu du xve siècle : « Conoguda causa sia que Anthoni de Dognissans, notari, » parropian de Senta- Colonïba de Bordeu, reconeguo tenir feuament...., » tôt aquet hostau...., qui es en la parropia de Sent-Aloy de Bordeu, en » la rua apperada de Y Esperon » [Man. cap. Su-And. Burd.].
Gran-Cancera : Eua deu Cancesserar (p. 223). — Nous avons vu (p. 263) que la rue du Petit-Cancera se nommait quelquefois rue du Cancellar. Ce nom était également donné à la rue du Gran-Cancera (voir oustau de Zesparra). Nous avons aussi trouvé dans un terrier de Saint- Seurin, que la rue du Cancera était désignée, en 1314, sous le nom de
rue du Cancesserar .- « en la parropia du Sent-Symeon, en la rua
» apperada deu Cancesserar »
Gra-n-Carpenteyra : Rua de l'ausset (p. 223). — Un acte du 23 décembre 1415, nous apprend que la rue de la Gran-Carpenteyra
s'appelait aussi rue de 2"ausset : « Conoguda causa sia que Bernard de
» Sent-Abit, de la parropia de Sent-Pey et borges de Bordeu reco-
» nogo que ed a et ten (deu capitre de Sent-Seurin) tota aquera part
» de hostau...., qui es en la parropia de Sent-Pey, en la rua apperada de
» Tausset, sobre la Divicia, aissi cum dura et ten en lonc de ladeita
» rua, de part dauant, de l'un cap, entro a la gran carreira deu Far-de- » Lesparra, de part detras, de l'autre cap » [Terr. S^Seur.]. Il n'y avait qu'une rue qui passât sur la voûte de la Devise, dans le sens de son cours, c'était la rue de la Gran-Carpenteyre, au nord de laquelle était la rue du Far-de-Lesparre; la rue de l^ausset est donc celle que nous appelons maintenant rue de la Devise et qu'on nommait autrefois rue de la Gran- Carpenteyre.
Gran-Corderia : Rua de La Cordaria-de-Sent-Pey (p. 224). — La rue de La Gran- Cor derie est signalée dans un terrier de Saint-Seurin, à la date du 12 mars 1414, sous le nom de rua de La Cordaria-de-Sent-Pey . L'acte qui la concerne nous apprend, en même temps, que le seigneur de Virelade possédait une maison dans cette rue : « Conoguda causa sia que » Bona de Biralada, Maria de Biralada et Agnes de Biralada, filhas et » hereteyras de Pey de Biralada, donzet, de la parropia de Sent-Pey de
» Bordeu, qui fo...., confessoren que eras an et tenen en comun tôt
s> aquet hostau...., en ladeyta parropia de Sent-Pey, en la rua apperada » La Cordaria-de-Sent-Pey . »
Gratacap : Rua de Gratacap (p. 225). — On sait déjà que le mot de rua était quelquefois appliqué aux chemins des environs de Bordeaux. Nous croyons que la rue de Gratacap signalée dans le texte suivant, daté du 5 février 1454, n'était à cette époque qu'un chemin : « Conoguda que » Fortaney de Serras, apperat Cap-de-Pat,... borges de Bordeu, esporlet.... » de tôt aquet trens de binha.... qui es en Las Gràbas de Bordeu, en la rua » apperada à Gratacap, aissi cum.... dura de la rua comunaudeyta dessus, » de l'un cap, entro au riu de VAygîta, de l'autra cap » [Man. cap. Sli-And. Burd.]. La rue de Gratecap qui devait avoir remplacé ce chemin, mais qui n'en occupait qu'une portion, a eu la mauvaise chance de se trouver parmi les voies auxquelles on a donné, naguère, des noms nouveaux ; une portion de la rue Gratecap porte maintenant le nom de rue Ferbos et l'autre celui de rue Vilaris.
Jehan -Fustey (p. 225). — On a déjà vu (p. 225) que dans un inventaire dressé au xvir3 siècle, la rue Jean-Fustey était nommée rue à? Arnaud- Jelian- Charpentier ou d' Arnaud- Jelian-Menuisier , ce qui nous avait fait croire qu'elle prenait son nom du mot fustey. Le titre suivant nous donne à penser que cette appellation pouvait venir d'un nom de famille ; en effet, Johan Scot, anglais, reconnaît, le 24 mars 1376, tenir
en fief, de l'abbé de Sainte- Croix « tôt aquet hostau qui es en la
» rua deu Putz-deus-Judius de Bordeu, en la parropia Sent-Pey, per ayssi » cum es entre l'hostau de mestre Guilhem de Londras, notari public, » d'una part, et la banela comunau, d'autra part; et dura de lonc de
ladeyta arma, de part dauant, de l'un cap, entro à la causa de la dona » na Ramonda de Fuster, de Vautra cap » [Terr. Ste-Cr.].
Dans un plan du xvme siècle [Arch. dép.], cette rue est nommée ruette Fustey; dans les lièves du chapitre de Saint-André, manuscrit rédigé par Hierosme Lopes, vers 1685, elle est désignée sous la dénomination de : « rue Maucousinat, anciennement Arnaud- Jolian- Fustey . »
Jehan-Santz : Rue Jeanssem (p. 226). — Rue Jeanssem est une nouvelle variante du nom de la rue JeMn-Santz, variante que nous avons rencontrée dans un terrier du prieuré de Bardenac, à la date de 1543.
Judaïca : Rua de Sauges (p. 227). — Aux diverses dénominations de la rue de Saugars ou Judaïque, nous devons ajouter celle de rue de Sauges.
Judayca : Rua Judayca (p. 227 et 313). — Si, comme nous l'avons dit (p. 313), la rue qui conduisait de La Recluse vers Saint-Seurin n'avait pas de nom particulier au xive siècle, elle portait à la fin du xve (peut-être depuis longtemps déjà) la dénomination de rue Judayca; voici un texte du 29 mars 1497 qui nous en fournit la preuve : « Conoguda causa sia
» que Annet Joen, reconego auer et tener, en feu feuaument...., de
» très reuerend père en Diu, mossen Andriu de l'Espinay, cardenau de
» Bordeu et de Lyon, abbat de Senta-Crotz de Bordeu...., tôt aquet
» trens de binlie qui es en la saubetat de Sainct-Seurin, prop Bordeu,
y> en la rue Judayca...., et dure et ten en long de ladeyta rue Judayca, » per laquau on ba à Sent-Seurin » [Terr. Ste-Cr., 1492-1515].
La Banela : Rua de La Banéla. — En 1467, honnête femme Marguerite Esputalier et son mari honorable homme Jehan Gassies, habitants de la paroisse Saincte- Colombe, avaient une maison dans la rue de La Banele. Cette note, qui est prise dans les minutes du notaire Fontanelle, n'indique ni l'emplacement de la rue ni le nom de la paroisse dont elle faisait partie.
La Gapera-Sent-Johan : Rua de La Capera-Sent-Johan; rue de La Chapelle-Saint-Jean (p. 230) (7, 22). — Le 4 mars 1457, le commandeur du Temple de Bordeaux consentit un bail à fief « à Baudinot Guilloche, » d'une maison en la paroisse de Saint-Michel, rue du Pont-Saint- Jean, » confrontant, d'une part, à la maison de l'hospital du Pont-Sainct-Jean, » d'autre, avec ledit Guillocha; et tient, de ladicte rue, jusques à la
» possession dudict commandeur, par derrière » En marge de ce
texte, Baurein a tracé cette note : « rue du Pont-Saint- Jean ou de La » Chapelle- Saint- Jean. » En effet, la maison de Guilloche, placée à côté de la maison de l'hôpital du Pont-Saint-Jean, ne pouvait être que dans la voie nommée depuis rue de La Chapelle- Saint- Jean, puisque la maison qui servait d'hôpital était située dans cette rue [Inv. gén. des titres et papiers de la commanderie de Bordeaux]. (Voir hôpital Sent-Johan, p. 368.) Dans le même inventaire, on trouve, à la date du 19 mai 1509, un « bail à » fief fait par ledict Commandeur à Guillaume Drouet, d'une place de
» 23 pieds de long, joignant la maison dudit Commandeur » En
marge, Baurein a écrit : « rue de La Chapelle- Saint- Jean. »
Dans un dénombrement des biens, rentes, etc., possédés par le couvent de Notre-Dame-des- Carmes, de la ville de Bordeaux, fait en 1673, on lit : « M. Me Giraud de Robillard, avocat en la Cour, jouit présente- » ment d'une maison dans la paroisse Sainct-Michel, rue de La Chapelle-
» Sainct-Jean » Nous n'avons pas rencontré de textes plus anciens
donnant cette dénomination à la voie qui conduisait de la rue Poitevine à la rue du Pont- Saint- Jean. La rue au milieu de laquelle était le pont Sainct-Jean, et qui passait entre la chapelle et l'hôpital, devait porter simultanément, depuis la construction de cette chapelle, les noms de rue du Pont- Saint- Jean ou de rue de La Chapelle Saint- Jean. A la fin du siècle dernier, ces deux dénominations lui étaient encore appliquées [PL mss., nos 77 et 1018, — et Plans du chapitre Saint-André , 14e carte].
La Fusteria : Rua de La Graba (p. 233). — Nous avons vu que la rue de La Fusterie recevait quelquefois la dénomination de rue Sur-La- Grave. Les deux textes suivants, datés du 28 février 1454, nous apprennent qu'elle portait aussi le nom de rue de La Gràba. En effet, les deux maisons signalées dans ces titres sont situées près du pont des Salinières; et l'une d'elles a sa façade dans la rue du Pont-dcs-Saïinières que l'on nommait aussi rue du Pontet-des-Salinières (voir p. 278) : « Conoguda » que Bernard de Bertulh, mercliant de la parropia de Sent-Miqueu et
» borges de Bordeu, esporlet de tôt aquet hostau...., qui es en la
» deyta parropia, en la rua apperada de La Grdba; aissi cum es entre lo » sou buyt dcudeyt Bernard de Bertulh...., d'una part, et l'ostau deus » hereteys de Jehan Feurey, alias de Belin, qui fo, d'autra; et dura de » lonc deu pont de Las Salineyras, de part dauant, de l'un cap, entro à » l'ostau qui fo de mossen Pey de Laubesc, prestre, de l'autra cap. » — « Conoguda que Bernard de Bertulh, merchant, etc., ut supra, agossa » comprat de Felip de Lespinassa, et de Margarida Feureu, sa molher, » tôt aquet sou buyt...., en la deita parropia de Sent-Miqueu, en la rua » apperada de La Grdba, près deu pont de Las Salineyras; aissi cum es » entro l'oustau et bouta deudeit Bernard, et l'ostau de Itey Bardon, » carpentey, d'autra part, et lo sou de Johan de Floyra, d'autra part; et » dura et ten en long de la carreira publica deu Pont-de-Salineyras, de » part dauant, entro à l'ostau de mossen Pey Andraud, prestre, départ » detras, de l'autra cap » [Man. Cap. S^-And. Burd.].
Las Combas : Ruette des Moreys; rue du Mûrier; rue deu Morar; ruette Fargade (p. 238). — Un acte du commencement du xvme siècle [Arch. dép., G. chapelles, 288], est accompagné d'un plan représentant l'ensemble des maisons situées entre les rues an Pas- Saint- Georges, du Cerf-Volant, des BaTiutiers et des Combes. Cette dernière rue y est désignée ainsi : « Ruette appellée Fargade, anciennement des Moreys. » La rue, ou plutôt l'impasse de Jolian-Fustey y est accompagnée de cette légende : « ruette appellée Fustey. » Lopes, de son côté, s'exprime de cette façon dans une liève du chapitre de Saint-André : « Rue Mau- » cousinat, anciennement Arnaud- Jolian- Fustey . Me Jean Chapoulie, » advocat...., pour la moitié d'une maison, en laditte rue, confrontant à » la rue du Mûrier, qui est la rue qui va vers le Petit-Judas. — Rue
» Maucousinat. Guilhem de La Eocba..., pour une maison en laditte vue » et en la rue deu Morar qui va vers le Petit-Judas. » Ainsi donc, vers 1685, époque où Lopes a écrit cette liève, la rue des Combes s'appelait rue du Mûrier, deu Morar ou des Morcys.
Maupertus : Ruette de Mawpertus (p. 249). — Nous avons vu (p. 133) qu'un quartier nommé Maupertus était situé au sud de la ville. Le texte suivant, daté du 31 janvier 1410, fait connaître une voie qui traversait ce quartier : « Conoguda que Guilhem de Basatz, merchant, de la par- » ropia de Sent-Miqueu, et borges de Bordeu, esporlet de tôt aquet trens » de binha qui es en Las Grauas de Bordeu, au loc apperat à Las » Menudas-Bellias,.... dura de lonc de la rueta de Mawpertus, et ba ferir » entau mechjorn, de l'un cap, entro à la binha de Johan Gassias, de » l'autre cap » [Man. cap. StLAnd. Burd.].
Noailhan (p. 256). — Nous avons vu (p. 233) que Hierosme Lopes donne à la rue de La Ferreyra le nom de rue Caudeireire. Un plan des possessions du chapitre Saint -André (carte 18) appelle rue Caudereyre la ruelle de Noailhan. N'ayant pas trouvé de titres nous permettant d'arrêter notre opinion à cet égard, nous nous contentons de signaler ces deux affirmations contradictoires.
Palay-Galian : Rue du Palais -Gaïlien; rue de La Croiœ-de-V Epine (p. 259). — Un plan du milieu du xvme siècle [PI. mss. n° 1010] nous apprend que la rue du Palais- Gallien s'appelait alors aussi rue de la Croix-de-T Epine. Ce plan est intitulé : « Plan pour ayder à résoudre les » difficultés entre les seigneurs archevêques et le chapitre Saint-Seurin, » pour la rue de la Croix-de-V Epine , ou du Palais-Gallien...., 1757. »
Pes-Belh : Rue de la Petite Lntendance (p. 262). — On a vu que la rue du Pes-Belh a porté le nom de rue de 1: Lntendance; nous trouvons [Bull, polym., 1810, p. 65] qu'elle s'est aussi appelée rue de la Petite- Lntendance.
Peyrat : Rua deu Peyrat-de-Senla-Crotz; rua deu Putz-deu-Peyrat ; Gran-Carreira-deu-Porge (p. 269). — Nous avons signalé (p. 328) un chemin conduisant de Sainte-Croix aux Menudes. Des titres rencontrés depuis nous ont appris que ce chemin s'appelait rue du Peyrat; de sorte
que la rue du Peyrat n'était pas seulement, comme nous l'avions cru, la voie nommée maintenant rue du Fort-Louis, mais la continuation de celle qui passait au milieu du quartier du Peyrat et se dirigeait vers l'ouest, après avoir suivi la direction du sud depuis le cimetière de Sainte-Croix, devant lequel elle passait. Ces titres nous apprennent qu'au xive siècle et au xve, il y avait, dans les environs de cette rue que l'on nommait aussi Gran-Carreira-deu-Porge et rue du Putz-deu- Peyrat, des vignes, des
jardins et des arbres : (3 juillet 1379) « tôt aquet mech sou, hostau et
» casau, binha et autres arbres qui y sson en la parropia et saubetat
» Senta-Crotz de Bordeu, en la rua deu Peyrat, per laquau hom ba de
» Senta-Crotz bert las Menudas » — (10 juillet 1425) « tôt aquet sou,
» casau et plassa de terra qui es en la parropia et saubetat de Sancta-
» Crotz en la rua et près lo putz deu Peyrat....; et dura et ten de lonc de » ladeita rua deu Putz-deu- Peyrat, de l'un cap, entro au casau et binha » deu sotz-prior, de part detras, de l'autra cap. » — (24 mars 1428) « .... tôt » aquet mech hostau, ab sa yssida qui es detras...., en ladeita rua deu
» Peyrat et parropia Senta-Crotz, ayssi cum dure de lonc de ladeyta
» rua deu Peyrat, de part dauant, de l'un cap, entro au mur de la bila, de
» part detras, de l'autra cap » [Terr. Ste-Cr.]. — (25 février 1452) « rua
» apperada au Peyrat- de -Senta -Crotz, per laquau hom ba deu porge de » Senta-Crotz enuert las Sos-Menudas » [Cart. Ste-Cr., 1452-1455].
Porta-Dijeus : Rua Beate-Marie-de-Podio-Paulini (p. 275). — Nous savons que la rue Porte-Dijeaux était quelquefois nommée Magna-Rua- Podii-Paulini. Voici un texte de 1492 où elle est appelée rua Bcate-Mariede-Podii-Paulini : « Johanna Costantini, uxor quondam Amanevi de » Molarin, Sancti-MicTiaelis, pro solo in quo solebat esse domus...., que » est in rua Beate-Marie-de-Podio-Paulini » [Comptes du chapitre de Saint- André].
Pountets-de-Las-Salineyras : Rue du Petit-Pont-des-Salinières (p. 278). — Le nom de rue du Petit-Pont-des-Salinières était quelquefois donné à la rue qui portait, au xve siècle, la dénomination de rue des Pountets-de-Las-Salineyras.
Pount-Sent-Johan : Rua de La Bladaria-deu-Pount-Sent-Johan; rue de La Blairie-du-P ont-Saint- Jean. — Nous avons dit (p. 136) que le
quartier du Pont avait du être habité, au moyen âge, par les marchands de blé. Voici l'extrait d'un acte du 26 février 1494, qui confirme ce que nous avons avancé, et qui donne en même temps à la rue du Pont-Saint- Jean un nom qui nous était inconnu : « toute icelle maison, chay,
» tour et appentis par derrière...., en la paroisse de Saint-Michel, en la » rue de La Bïairie-du-Pont-Saint-Jean, près la mer, confrontant ladicte » moitié de maison et appentis entre la maison des héritiers de la dame de » Cazaubeil, d'un cotté, et l'estey du Pont-Saint- Jean, d'autre cotté; dure » et tient en long- de la maison de...., d'un bout, entre à l'hime mer, » d'autre bout » [Terr. de Camparian]. Il est probable que, dans l'acte original, la rue portait le nom de La Bladaria-deu-Pount-Sent-JoJian.
Putz-deus-Judius (p. 285). — Nous avons dit (p. 236) que la rue du Puits-des-Juifs, qu'on apelle maintenant rue des Bahutiers, portait le nom de rue du Petit-Judas depuis l'année 1484, au moins. Nous avons rencontré depuis, dans un terrier de Sainte-Croix, la preuve que cette rue était, le 11 février 1428, déjà appelée rue du Petit- Judas : « Conoguda » causa sia que Arnaud de Ramaffort, demorant à rua du Petit-Judas, en » la parropia Sent-Pey de Bordeu » Cette rue devait porter simultanément les noms de Petit- Judas et de Putz-deus-Judius, puisque, dans
le même terrier, on lit, à la date du 10 mars 1435 : « Conoguda que
» l'ondrable home Symon Esportaler, demorant à rua deu Putz-deus-Judius, » en la parropia Sent-Pey »
Rosan : Rueta de Junqueyras (p. 289). — L'impasse Bouquière portait, en 1499, le nom de ruette de Rosan. On la nomme aussi rue de Junqueyres dans une donation de deux livres bordelaises de cens, faite, le 30 juillet 1518, par noble Jean Blanc, paroissien de Saint-Michel, en faveur des bénéficiers de cette église, pour la dotation de deux anniversaires perpétuels fondés par damoiselle Peyronne de Lascours, veuve de noble homme Benoît-Raymon de Feulies; cette rente était assignée sur une maison située « en ladeyta parropia de Sent-Miqueu de Bordeu, en la » rua Boqiieyra, » et se confrontant « ab l'ostau deudeyt Johan Blanc, » d'una part, et la rueta et mayson de Jungueyras, d'autra part; et y> dura et ten en long de ladita rue Boqueyre, de part dauant, de l'un s> cap, entro à la mayson deu senhor de Rausan, de l'autra cap » [Terr. S*-Mich.].
Sent-Martin : Rua de Mont-Judea (p. 298). — On sait que la rue Saint-Martin recevait quelquefois la dénomination de rue Sent-Martindeu- Mont- Judaic; le texte suivant, daté du 13 août 1432, nous apprend
qu'elle s'appelait aussi rue de Mont-Judea : « tota aquera correya de
» binha...., en la saubetat de Sent-Seurin, au loc apperat à la rua de
» Sent-Martin, autrament apperada de Mont-Judea » [Terr. Sl-Seur.].
Sarporar : Rua deu Sarporar; rue du Seipoulet (p. 292). — La rue du Sarporar s'appelait rue du Serpoulet en 1587 [Terr. de Bardenac].
Sausseyra : Rue Saulciere (p. 293). — Nous avons trouvé dans un terrier du prieuré de Bardenac la dénomination de rue Saulciere donnée, en 1537, à la rue Sausseyra.
Sent-Andriu : Rua deu Cayron (p. 405). — L'article consacré au puits de Capdeville (p. 294), prouve que les mots Pcyron et Cayron étaient quelquefois synonymes; il y a donc lieu de croire que la rue du Cayron, signalée dans un acte du 7 mars 1490 [Terr. de Bardenac], est la même que la rue du Peyron, nom que portait autrefois l'extrémité orientale de la rue des Trois-Conils : « Conoguda...., dit cet acte, que » l'honorable homme et saui senhor, mossenhor messire Johan Raphaël, » conseilley du roy nostre sire, en sa souveraine court de parlement de
» Bourdeau,.... reconogo et confesset que ed a et ten de révérend
» senhor monsenhor Pey Garât, prestre, abat deu monestey abadia de » Bertulh-en-Médoc, et prior deu priorat de Nostra-Dona-de-Bardenac....,
» tôt aquet hostau qui es en la parropia de Sainct-Progeyt, en la
» rua apperada deu Cayron, entre l'hostau de mossen George Lagauta, » prestre, d'una part, et l'hostau de Perrot de Lana..., de l'autre part.... » Dans le même terrier, on lit à la date du 20 mai 1546, un texte signalant une ruelle appelée du Petit- Queyron, située près de la rue du Peyron .-
« tout icelluy jardrin, ysseue et retraicte devers la ruette, basse-court
» dedans laquelle y a un puy, entrées, ysseues;.... le tout scitué en la » paroisse de Sainct-Project, à la rue appellée au Peyron, autrement » des T'rois-Conilhs-de-Sainct-Proget, confrontant, de l'un cousté, par le » devant, à ladicte rue, devers la basse-cour, à ladicte maison ou estables » de monsieur le président Le Conte....; de l'autre cousté, à la maison
» de Me Jacques de Boyac (?), advocat en la Cour, et deuers la miette » appellée du Petit -Queyron; et ledict corps, où est ladicte maison et » estable, confronte aussi, d'une part, à ladicte rue; et ledict jardin con- » fronte, de l'un cousté, à une autre ruette, avecques lesdictes ysues, » portes et retraictz qui sont devers ladicte ruette. » La ruelle qui, dans ce texte assez obscur, est nommée ruette du Petit- Queyron paraît être celle que nous avons appelée ruette de NoailJian (p. 256); et l'autre ruelle, à laquelle confronte le jardin, est la rue Beulaigue (p. 183).
Trenqueyra : Au Salon (p. 307). — A la fin du xive siècle, la rue Trenqueyre, ou une portion de cette rue, s'appelait au Salon, ainsi qu'il
résulte des textes suivants : (28 avril 1385) « tota aquera correya de
» binha que es en ladeyta parropia de Sent-Seurin, au loc apperat à
» rua Trenqueyra, o au Salon — ■» — (18 novembre 1391) « tôt aquet
» trens de binha loquau es en la saubetat de ladeyta gleysa Sent-
» Seurin, au loc apperat au Salon, o à rua Trenqueyra, dintz lo plantey
» apperat de La Tauga » Des renseignements analogues sont fournis
par des actes du 11 mai 1403 et du 6 avril 1412 [Terr. St-Mich.].
Signalons, en terminant, une rue dont l'existence résulte d'un acte du 8 juin 1377, et dont nous n'avons pu trouver le nom. Elle bordait au nord le mur du cimetière de Sainte-Croix, partait du bout méridional de la rue du Port, et s'étendait jusqu'au bout de la rue de Nacaran.
Voici le texte qui la signale : « mayson en la parropia et saubetat
d Senta- Crotz de Bordeu, per ayssi cum es au cap de l'arrua deu Port, » debert lo semeteri Senta-Crotz, entre la mayson de...., d'una part, et » l'arrua qui se toqua ab lo porge de Senta-Crotz, per laquau hom ba
» de la Gran Carreyra bert l'arrua de Nacaran, d'autra part » [Terr.
Ste-Cr.]. La Grand Carreyre est, sans nul doute, la rue Sainte- Croix, que l'on nommait alors rue Sanguinengue.