AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
En achevant la dernière page de ma traduction je me permets d'ajouter im mot. Ce ne sera pas pour en raconter la petite histoire. Le lecteur , qui vient de lire la longue histoire du livre , me fera grâce de la mienne. D'ailleurs, il me fiiudrait prendre ma pail du twnum prematur in amium, qui pourrait ùàre passer la lenteur de ce travail en proverbe. Et ce n'est pas ici la place d'expliquer ces retards. Le public me dira simplement avec l'Alceste de Molière: » voyons, Monsieur, le temps ne fi^it rien à l'afikire".
Je me borne donc à dire un mot de ^l'affaire" elle-même. Ce sera pour emprunter à l'honoi-able Monsieur Leemans son appel à l'indulgence du public, en le faisant sonner bien plus haut encore pour ma traduction. Qu'on veuille bien y voir beaucoup plus qu'une phrase de convenance. Un travail de ce genre devait avoir pour moi ses inconvénients particuliers: il s'agissait de traduire dans une langue qui, pour m' être très familière, n'est pas ma langue maternelle, un ouvrage qui, dans quelques parties du moins, était passablement étranger à mon genre d'étude et de composition, et de faire marcher ce travail de front avec des occupations dont le nombre et l'importance ne faisaient qu'augmenter.
Un des points pour lesquels je réclame surtout l'indulgence du lec-
teur, concerne les inconséquences qu'on trouvera dans ma traduction. La première partie surtout manque un peu de système et trahit une certaine maladresse, que j'ai senti disparaître à la longue* On y trouvera des fautes qui ont été évitées plus loin. C'est que la première partie a trop été faite à bâtons rompus, et que les feuilles ont été tirées à mesure que la traduction avançait. Une telle méthode est plus ou moins inévitable pour un travail de cette dimension, surtout lorsque celui qui s'en occupe ne peut y consacrer que ses loisirs; mais elle ne laisse pas que d'être fort regrettable, et les inconvénients s'en font sentir plus tard.
Pour remédier un peu à ce mal, il a fallu donner assez d'étendue à ma Uste d' Errata ^ sans que pourtant cette liste soit complète.
Le manque de système dont je parlais , se rapporte surtout à la ponctuation, pour la quelle j'ai trop suivi au commencement les habitudes assez capricieuses du style hollandais; plus tard, rendu attentif à ce défaut, j'ai tâché de m'en corriger. Les inconséquences de ce genre sont trop nombreuses pour que j'aie pu les rectifier dans ma liste d'Errata. Je prends la liberté de les abandonner au lecteur, de même que les petites fautes d'orthographe ou de construction qui m'ont échappé ou qui ont échappé à l'imprimeur. C'est ainsi qu'on trouvera quelquefois candélabre au lieu de candélabre, galerie au lieu de galerie, bâtiment au lieu de bâtiment, déjà au lieu de défà, flèche au lieu de flsche, Kédou au lieu de Kedou, événement au lieu de événement, régne au lieu de règne, derrière au lieu de derrière; prioiïège, siège, cortège au lieu de privilège ^ Hége, cortège ; parceque , tanâisque, nullepart, d'autrepart, quelque fois, quelquepeu, au lieu de parce que, tandis que, nulle part, é^ autre part, quelquefois, quelque
Lvin
peu; dans toute la première p&rtie j'ai eu tort d'écrire attiefiœe au lieu de antèfixe; à côté de eU et de eêi (orthographe ordinaire) on trouvera plus d'une fois cUf et E9ty à côté de balaie^ MtoM, reiwoie, euuie on trouvera, surtout au commencement, haUaye^ easaye etc. Je note encore, comme se rencontrant quelquefois, le graioaii au lieu de Îe9 gra/Doiê^ pre»gti (avant une voyelle) au. lieu de presque , et la pakne de la main au lieu de la paume (pages 111 et 112).
Au reste, je crois avoir fait de mon mieux pour rendre l'intéressant travail de M. Leemans d'une foçon qui ne fût pas trop impar&ite; et j'ose espérer que ceux qui ne pourront pas consulter l'original du savant antiquaire, trouveront un manuel assez clair et, pour le moins, fidèle dans la traduction dont j'ai eu l'honneur de l'accompagner.
Botterdam, Juin 1874. A. G. van HAMEL.