PREMIÈRE PARTIE
Descriptioji de Bôrô-Boudour.
La partie de Tîle de Java, dans laquelle notre étude de Bôrô-Boudour va transporter le lecteur , est la province , ou , pour parler le langage des colonies néerlandaises, la //Résidence" de Kedou, une des plus intéressantes, des plus belles et des plus fertiles de Ttle. Elle occupe un plateau, limité au nord par les sommets de montagne, appelés Soumbing et Sendoro, auxquels se rattachent des chaînes de montagne, qui se rejoignent plus au nord dans le pic de TOungaran. Le territoire de Kedou s'étend à Test et au sud jusqu'au Merbabou, aii Mérapi, et à la montagne calcaire de Menoreh, la frontière naturelle entre Kedou et Bagelen d'un côté et la terre Princière *) de Djocjocarta de l'autre.
Deux rivières, l'Ello et le Progo traversent la Résidence du nord au sud en suivant des lignes à peu près parallèles, et séparent ainsi la plaine centrale des parties est et ouest qui s'élèvent peu à peu dans la direction des montagnes environnantes. Au sud-ouest l'Ello se jette dans le Prago et ce dernier fleuve, après avoir recueilli tous les courants grands et petits de Kedou , se fraye un passage à travers la chaîne de Menoreh pour se jeter dans la mer sur la côte méridionale de Java.
I) Les deux Résidences oa Provinces de Djocjocarta et de Souracarta sont distinguées des antres par le nom de Vorstenlanden , terres Frincières, on Fajs des Princes indigènes.
Le voyageur qui suit la grande route pour se rendre du cheflieu de la Résidence, la ville de Magelang, à Djocjocartav et qui, arrivé à la halte Blendol, prend la chaussée qui tourne vers le sud-ouest, n'aura qu'à parcourir une distance de 13 bornes ') ou de 3*/a lieues depuis Magelang, pour arriver aux débris remarquables d'une construction magnifique. Ce sont les ruines d'un monument qui rappelle des siècles écoulés depuis longtemps et la gloire d'un grand et illustre empire. Les naturels leur donnent le nom de Bôrô-Boudour. Voyez Planche I et la carte des environs, PI. IL
Pour y arriver il faut traverser le Progo. Une espèce de pont flottant, qu'on tire le long d'une corde solide vers la rive opposée, vous fournit le moyen de passer le torrent profond et rapide. Le passage du Progo n'est pas toujours sans danger. Surtout dans la saison des pluies , lorsque la rivière , nourrie par l'eau qui descend des montagnes de Soumbing et de Praou , s'élance avec une force irrésistible, ce danger n'est pas imaginaire. Il est arrivé plus d'une fois qu'une corde rompue ou tel autre accident imprévu ait entraîné dans ces conditions-là la mort de plusieurs personnes. Pour cette raison il est plus prudent et plus sûr de prendre un autre chemin un peu plus long, qui conduit de Magelang à Bôrô-Boudour par Menoreh. La différence n'est du reste que de quelques bornes et le voyageur n'y perd rien ; car ce chemin traverse également des contrées délicieuses et longe plusieurs hameaux ou dessas gracieusement cachés par le feuillage des cocotiers, tandisqu'un pont plus solide fournit un moyeu bien plus sûr de traverser le Progo en tout temps et en toute circonstance.
En quittant Magelang on commence par suivre une douce pente qui descend jusqu'à la rivière. Arrivé sur l'autre rive on aperçoit à quelque distance, sur une hauteur et à l'ombre d'un immense cotonnier sauvage, un petit temple délabré. Les racines d'un arbre ont trouvé moyen de passer sous la partie Est
l) Païen j mesnre itinéraire de 1507 M., pour Ttle de Java; |>oar Hle de Sumatra de 1852 M.
de la muraille, et soulevant le mur, elles Tout détaché plus ou, moins du reste de rédifice. Il n'y a donc pas seulement les éruptions volcaniques, Tinfluence pernicieuse du climat et les ravages causés par la main de Thomme qui menacent les monuments des siècles antérieurs; la force irrésistible de la végétation tropicale contribue dans une large mesure à cette oeuvre de nivellement.
Il y a lieu de supposer que ce temple, que les naturels appellent Tjandi Pavon ou Dapor, c'est-à-dire la cuisine, s'est trouvé en rapport avec Bôrô-Boudour. Le voisinage du grand temple, l'analogie remarquable dans la manière dont les ornements ont été travaillés, la nature même de ces ornements et les bas-reliefs sculptés dans les murs, justifient en effet cette supposition '). . Pour cette raison nous croyons devoir inviter nos lecteurs à examiner ce petit temple d'un peu plus près.
L'édifice ne diffère pas, pour le plan de construction, de la plupart des bâtiments de l'ancien Java. La forme de l'ensemble est celle d'un carré, dont chaque côté présente une saillie. La longueur et la largeur sont de 10 mètres et la hauteur s'élève actuellement encore à 9 M. La partie supérieure de la toiture en forme de pyramide s'est écroulée. Elle se composait de couches horizontales de longues pierres, taillées dans du trachyte et superposées de manière à se rapprocher toujours plus les unes des autres.
La partie inférieure de l'édifice est un socle de 1.40 mètre de haut, composé d'une moulure de trois filets saillants et d'un filet rentrant, du dé et d'une large base; cette base présente à son tour, à partir d'en haut, deux filets saillants, un filet rentrant, un troisième filet saillant, un tore saillant, trois filets rentrants et un filet saillant, une doucine renversée et un bandeau moins saillant, s'élevant sur une plinthe. A la saillie de
1) Il f.tut faire la mômo observation poar un autre temple, appelé Tjandi Mendout, également remarquable II cause des trois grandes images d^nn Bouddha et de doux princes qui y ont éié conservées. Il cerait k désirer que les dessins exacts que M s. Wilsen a fait» de ce temple aussi par ordre du gouvernement, fussent publiés et mis •n ytnVb, avec une description.
chacune des faces de l'édifice, excepté à la partie nord, le nu du dé de ce socle est divisé par des moulures ou des bandeaux perpendiculaires en trois parties ou trois enfoncements, qui ont été taillés aussi des deux côtés de la saillie dans les parties rentrantes, et qui ont été ornés tous les trois de bas-reliefs.
L'entablement du temple lui-même se compose, en sjlant de haut en bas , d'un bandeau saillant et d'un bandeau rentrant , d'une doucine, d'un bandeau large et plat, de deux bandeaux rentrants, de deux bandeaux saillants et d'un troisième bandeau rentrant , le tout à une hauteur de 1 .35 mètres , dont 30 centimètres reviennent au large bandeau au-dessous de la doucina, que nous pourrions appeler la frise. La muraille ou le nu du dé a une hauteur de 1.95 mètre. Les moulures de la base se composent d'un filet saillant, d'un filet rentrant et d*un second filet saillant, d'un tore saillant, de trois filets rentrants et de trois filets saillants, d'une doucine renversée sur un bandeau plus large, et audessous encore de deuxl)andeaux saillants , l'ensemble à une hauteur de 1.20 mètre.
Au milieu de la façade nord nous trouvons un portique, avançant d'environ 1 mètre devant le mur, s'élevant à la même hauteur et couvert des mêmes moulures, large à l'extérieur de 2 mètres, à l'intérieur de 1.2 mètre. Un escalier de douze marches, dont huit hors du portique, conduisait du rez-de-chaussée dans le bâtiment. Il avait la largeur du portique et jusqu'au pied du socle une profondeur de 3 mètres. Les murs du temple ont une épaisseur de 2 mètres, tandisqu'a l'intérieur il ne reste pour chacune des faces qu'une largeur de 3 mètres. Il se trouve à l'intérieur au niveau du sol une espèce de bassin creusé, de 2 mètres en diamètre, et de 6 décimètres de profondeur au centre. Il n'est pas sûr que ce bassin ait fait partie du plan primitif; il n'est pas improbable qu'il faille y voir l'ouvrage d'une époque postérieure , inspiré par te désir de chercher ^es trésors cachés. Dans chacune des façades Est , Sud et Ouest on a ménagé , à une hauteur de 1.75 mètre au-dessus du sol, deux ouvertures larges de ' 20 centimètres sur 30 centimètres de haut , à une distance l'une de l'autre de 1.75 mètre, destinées à faire passer le jour»
Aux deux murs Est et Ouest se trouve à 30 centimètres au-dessus du sol une niche, large de 70 centimètres sur 60 centimètres de profondeur, se terminant par un arc et encadrée par des moulures comme nous en trouverons autour des niches qui renferment les images de Bouddha dans le temple de Bôrô-Boudour. Le cintre de la niche se termine au sommet par une clef de voûte représentant une tête de monstre, tandisqu' il repose sur une espèce de console sur laquelle a été sculpté un tigre couché. A la parois du fond opposée à rentrée se trouve une saillie au lieu d'une niche >).
La frise ou le bandeau de la corniche est orné d'anneaux sculptés, ou se trouvent des fleurs à quatre feuilles, le tout entre des draperies , qui sont relevées en haut par des fleurs de lotus ; du calice de ces fleurs descendent des colliers de perles ou de grains jusqu'au bas de la frise; l'ensemble a beaucoup d'analogie avec les ornements qu'on trouve sous les niches de Bouddha au quatrième et au cinquièiïie étage de Bôrô-Boudour. (Voyez PI. Xffl, n«. 8).
Sur le nu du dé du socle ont été ménagés, comme nous l'avons dit, des enfoncements; c'est là qu'on trouve l'image si fréquente d'un génie, couvert de la calotte d'un disciple de Bouddha, qui tient dans sa main une large branche garnie de fleurs et de feuilles, et qui fait l'effet de se balancer en l'air.
Le mur extérieur du portique est couvert d'ornements en losange.
Examinons maintenant ce qui est resté des groupes et des images, dont la muraille ^avait été ornée à l'extérieur.
11 semble, qu'il n'y ait pas eu une très grande différence entre ces images pour ce qui regarde les façades sud, est et ouest. La partie saillante du mur , celle qui se trouve au milieu ,
1) Noos avons cro devoir nous en tenir, pour la description des détails d^architectare el pour la donnée des dimensions, aux dessins qne M. Wilsen a exécntés avec beaoooap de soin, sans nons soucier des différences qne présentent avec ces dessins les données de M. Wilsen contenus dans son article snr Bàrô-Boudour, {Tjjdwhrift 90ùr Indùche taal' land- en voOcenkunde, uitgegeven door htt Batamaanêch Gmioot' 9ekap, Vol. I pag. S86, Sa7).
présentait, entré les deux fenêtres un vase élégant, rempli de fleurs de lotus , placé entre deux petits bassins qui reposent sur troîâ pieds et qui portent chacun une fleur. Au-dessous de ce vase et des fenêtres a été sculpté un arbre symbolique, consacré au Bouddha, composé en grande partie de fleurs de lotus, et dont la cime est ornée des deux insignes , le parasol et le chasse-mouches. Au pied de Tarbre on distingue cinq vases élevés ou cinq sacs fermés par des noeuds et remplis d'ofii*andes ou de trésors. A droite et à gauche on voit deux Gandharvas, homme et femme (le génie mâle se trouve à droite). Ces Gandharvas (des êtres ayant le buste d'un homme et pour le reste le corps d'un oiseau , les harpies bien connues de la mythologie grecque) sont chargés de surveiller Tarbre ; au-dessus d'eux s'élèvent deux génies célestes , qui, portés par les nuages et tenant dans la main des tiges de fleurs, volent vers l'arbre. Ces génies sont placés contrairement aux Gandharvas, c'est-à-dire, que le mâle se tient à gauche, la femme à droite.
Nous avons déjà eu l'occasion de dire que le mur de la face Est est en grande partie détruit.
Des deux côtés du mur saillant de chacune des trois façades se trouve sculptée sur l'une et l'autre des parties rentrantes du mur, une image qui se tient debout entre deux pilastres richement ornés de moulures; ces pilastres supportent chacun l'extrémité d'un arc, dont l'autre extrémité s'unit à celle du second arc au milieu de Tespace qui sépare les deux pilastres. Ces images, pour autant qu'elles ont été conservées, représentent toutes des princes ou d'autres hommes illustres, quelques-unes des femmes , qui se sont élevées à un haut degré de sainteté bouddhiste. — D'une main elles tiennent la tige d'une fleur de lotus ou de quelque autre fleur dont le calice est plus ou moins ouvert, cette tige s'élève d'un ornement de feuillage sur le sol à côté des personnes ; l'autre main porte également une fleur, on bien elle fait un geste démonstratif. Ce geste se distingue plus nettement dans les deux images qui ornent la façade sud: l'une lève la main droite jusqu'à la hauteur du sein, la palme tournée en haut; tandisque l'autre image tient la main droite devant la poitrine
en levant quelquepeu les doigts. A la façade ouest les parties rentrantes du mur présentent deux images de femme, qui tiennent la longue tige dans la main droite et une fleur dans la main gauche. L'une de ces femmes, celle qui se tient à droite du grand groupe, lève quelque peu la jambe droite et la fait reposer sur la pointe du pied derrière le pied gauche; l'une et l'autre ont la tête entourée de l'auréole, symbole de sainteté. La façade ouest n'a conservé que l'image qui orne la partie du mur située du côté de la façade sud; cette image représente également une femme, la tête entourée de l'auréole, la longue tige dans la main gauche, un bouton de fleur dans la droite. La façade nord enfin a seulement conservé sur la partie rentrante qui avoisine la façade Est, l'image d'un homme, orné lui aussi de l'auréole, tenant la main ouverte tournée au dehors et tendue en avant.
Enfin la face ouest de l'escalier a conservé les restes d'un groupe composé de quatre hommes, dont l'un est évidemment un personnage plus important entouré de ses disciples, à genoux devant un arbre sacré (?) auquel manque la partie supérieure et le feuillage, et dont il n'est plus possible de reconnaître que le tronc. Des deux côtés de cet arbre se trouve un grand vase, rempli de cadeaux et d'offrandes.
Il est probable que ce groupe, où les naturels ont cru voir des vases remplis de vivres et des serviteurs apportant des plats, les a engagés à donner au temple le nom de Dapor ou cuisine.
Quant à la partie saillante qu'on trouve encore à la paroi du fond à l'intérieur du temple, il est possible qu'elle ait servi de piédestal à un Bouddha assis, comme cela se voit dans d'autres édifices du même genre, par exemple dans le temple de Mendout. Il n'est pas sûr , que les deux niches , ménagées l'une en face de l'autre dans les parois latérales, aient renfermé des images; cependant la chose est assez probable lorsqu'on en juge d'après l'analogie d'autres temples.
Si l'on demande, quelle a été la destination particulière de ce petit temple, voici ce qu'il faut répondre: c'est qu'il ne serait possible de nous prononcer avec quelque certitude, que si nous
pouvions encore connattre le temple dans son état primitif, s'il possédait encore l'image ou les images, qui s'y sont trouvées naguère et si nous étions parfaitement renseignés sur le rapport qu'il y a eu entre ce temple et Bôrô-Boudour. Il n'est pas douteux que l'édifice ait été un temple, un lieu de culte, il est plus que probable qu'il faut songer ici exclusivement an culte de Bouddha; les images et les groupes qui ornent les murs l'indiquent assez clairement. Il y aurait beaucoup à dire en faveur de l'idée de M. Wilsen, qui prétend que Tjandi Pavon a été plus spécialement destiné à offrir au pèlerin avant qu'il arrivât à la sainte montagne du puissant Bouddha , un endroit où il pût se préparer au grand but de son voyage, se recueillir, défaire son coeur de pensées impures, et se disposer à recevoir les grandes émotions qui l'attendaient à BArô-Boudour. L'analogie des images, des ornements et du style que nous ne manquerons pas de constater en visitant le grand sanctuaire vers lequel le croyant dirigeait ses pas, rend cette conjecture assez acceptable. Nous aimerions nous y tenir provisoirement , sans attacher pourtant beaucoup d'importance au sens étymologique du nom de Projonalam (un des dessas ou hameaux les plus proches), lequel, d'après les communications, faites par le Régent de Magelang à Monsieur Wilsen, peut être traduit par //un coeur purifié" (de projo = aigu, et naham = coeur.)
Mais il est temps de quitter Tjandi Pavon et de presser le pas pour arriver à Bôrô-Boudour. Le sol du terrain environnant est formé d'une terre glaise très grasse, couverte à la surface de cendre volcanique et de sable. La chatne de montagnes située dans la proximité immédiate du temple, qui se distingue par une absence presque complète de végétation, présente à côté d'une pierre calcaire un marbre mauvais et fragile. Par-ci par-là on y trouve des blocs épars de trachyte, parmi lesquels il y en a de taille considérable. Le nombre de ces blocs augmente à mesure qu'on suit le chemin qui va par Mendout à Montilan; et la direction dans laquelle ils sont couchés les uns par rapport aux autres, c'est-à-dire de Test à l'ouest, est la même qu'ont prise les flots de cendre vomis par le Mérapi en 1849. Il y a
donc lieu de supposer que des éruptions antérieures ont emporté les blocs de trachyte à cette distance; de cette manière les environs de Mendout et de Bôrô-Boudour ont pu être pourvus de matériaux qui sans cela n'auraient pas eu de prix pour les constructeurs de ces bâtiments, à cause des difficultés trop grandes qu'il y aurait eu à les transporter à leur destination.
Une autre propriété du terrain a dû recommander Tidée de construire là un sanctuaire; c'était une colline assez élevée qui dominait tout le terrain environnant et qu'on distinguait à une assez grande distance. Non seulement le beau site devait solliciter à Tadoration; mais la colline semblait faite tout exprès pour servir de noyau à la forme pyramidale de la construction et aux terrasses superposées qu' exigeait le projet de Tarchitecte. Il parait , que la beauté du site a toujours été une des conditions essentielles pour la construction d'édifices religieux; car partout où l'on rencontre les temples et les sanctuaires des Bouddhistes , il faut admirer le tact avec lequel ils ont choisi des endroits riants ou des sommets de montagne, d'où l'on jouit d'un vaste panorama et qui permettent ainsi au voyageur de reconnaître le sanctuaire à une grande distance.
Lorsqu' au mois de Janvier 18141 le lieutenant-gouverneur Sir Stamford Raffles se trouvait à Samarang, il apprit qu' en Kedou, dans le voisinage immédiat du hameau Boumi-Segoro , se trouvaient sur la colline, ou cachées en partie par celle-ci, les ruines étendues d'un grand temple hindou très ancien. Sir Stamford était tout pénétré de l'intérêt qu'auraient pour la science un examen et une étude exacts de ces ruines. Peut-être se flattaitril de l'espoir de déterrer ici des objets d'art non moins précieux que ceux qui , neuf ans plus tôt , avaient été trouvés sur le territoire assez voisin de Prambanan, et dont le gouvernement néerlandais avait fait faire une description et des dessins '). Quoi*
1) Voyex mon article Jaeaansche tempeU hij Prambanan, dans les Bijdragen tôt de taal' en toUcênkunde van NederL IndiS Vol. III page l sniv.
qu'il en soit de ces espérances, le fait est, que Sir Stamford chargea M. Cornélius, lieutenant du génie, d'examiner soigneusement ces ruines, que les naturels appelaient BArô-Boudour , d*en mesurer les dimensions, d'en faire des plans et des dessins exacts et d'illustrer le tout par une description claire et détaillée. M. Cornélius , après avoir pris ses mesures et fait ses préparatifs , entrepit son voyage à Magelang vers la mi-Janvier. Arrivé là il fut désappointé, en apprenant que le temps défavorable, les pluies fortes et continues rendaient impossible pour le moment l'exécution de son mandat. Il envoya un de ses aides k Bôrô- Boudeur pour s'assurer personnellement de l'état de choses. Mais celui-ci confirma à son retour tout ce qui en avait été dit. Noq seulement toute la contrée, surtout la colline qui portait ou qui cachait les ruines , était littéralement trempée, mais les ruines étaient couvertes de terre et de mousses, qui entretenaient une végétation abondante , et où des arbres d'une taille assez considérable avaient même plongé leurs racines. Il fallait donc commencer par entreprendre des fouilles en règle; mais pour cela il était nécessaire d'attendre un temps meilleur et une saison plus favorable. Ce ne fut que cinq mois plus tard, que l'entreprise put être poursuivie et que les voyageurs se rendirent à Bôrô-Boudour. Le Demang ou chef de hameau de Boumi Segoro leur indiqua une cabane assez défectueuse pour domicile, mais le Résident de Kedou avait mis toute espèce de ressources à la disposition des travailleurs.
Plus de deux cents ouvriers furent occupés durant quarantecinq jours à abattre les arbres, à brûler le taillis et la mousse et à enlever la terre sous laquelle les ruines étaient enfouies. Ce travail n'était pas facile et demandait beaucoup de prudence et une surveillance continuelle; car dans plusieurs endroits les murs s'étaient écartés de plus de deux décimètres de la ligne verticale , et menaçaient de s'écrouler si l'on enlevait tout le sable et tout le gravais. Peut-être faut-il attribuer à cette circonstance le fait , qu' à l'occasion de ces premières fouilles la sculpture des murailles a bien été admirée, mais que, à quelques exceptions près, on n'en a pas fait de dessin. M. Cornélius se proposait un but plus
spécialement d'architecture. Il se contenta de faire mesurer les proportions de l'ensemble et d'en faire prendre des dessins. Il craignait probablement , que , s'il voulait déterrer et dessiner également les nombreux bas-reliefs , sa tâche ne prît de trop grandes proportions , et qu'il ne fût empêché ainsi par les écarts des murs , de faire des plans et des dessins exacts de la construction ellemême. De plus il avait à veiller à ce que l'exécution de ses travaux ne portât pas de préjudice an bâtiment, qu'il s'agissait de protéger aussi longtemps que possible contre les influences désastreuses du climat.
Cette protection n'a pas fait défaut dans la suite; les soins éclairés des différents Résidents qui se sont succédé à Kédou, n'ont pas été indignes des premiers soins de M. Cornélius. M. Hartmann mérite même sous ce rapport une mention spéciale, et lorsque le gouvernement a pris la résolution importante de faire prendre copie des images et des bas-reliefs de Bôrô-Boudour , M. Wilsen a pu aborder immédiatement cette tâche avec son adjoint, et a pu mener ainsi à bonne fm la seconde partie de cette entrepise si utile , dont la première partie avait été si heureusement terminée par M. Cornélius.
Pour la description du plan et de la construction du temple, ce sera surtout le rapport de M. Cornélius qui nous servira de manuel et de guide. Car nous n'aurons certes pas tort de supposer, que tout était encore mieux conservé eu 1814 lors des premières fouilles, et que la description qui en a été faite alors tout exprès n'en aura été que plus exacte. Là, où un examen ultérieur a complété ou corrigé les données de M. Cornélius , nous ne demanderons qu'à en profiter, sans que nous nous croyions obligés pour cela de fixer l'attention sur les moindres modifications qui peuvent avoir été apportées au premier rapport. Voyez du reste les Planches III, IV et V.
Nous avons déjà eu l'occasion de dire, que tout l'édifice a été construit autour de la colline, dont le sommet s'élève à-peu-près 150 pieds ou il mètres ') au-dessus de la plaine environnante.
1) Nous avons ramené tontes les mesnres, qn^on trouve chez Cornélins on ailleurs, an système métrique.
La première couche de maçonnerie se trouve à une hauteur d'oiviron 15.5 mètres à partir du pied de la colline. En consultant le Plan van de ligging van Tjandi Bârd-Boedoer (Plan de la situation de Tjandi Bârd-Boudaur) de M. Cornélius , on est amené à supposer, que la pente s'est arrêtée à cette hauteur et qu'elle y passait en un plateau , sur lequel s'élevait à quelques mètres de distance le reste de la colline. Soit que les constructeurs aient trouvé cette disposition , soit qu'ils aient modifié ainsi à dessein la forme de la colline , il est évident qu'elle se prêtait admirablement au but qu'on avait en vue. La partie inférieure de la colline formait ainsi une base plus large , faite pour supporter les terrasses superposées ; et dès lors il était inutile de poser des fondements proprement dits pour prévenir des éboulements de terrain.
A partir de ce plateau, donc à une hauteur de 15.5 jusqu'au sommet de la colline, c'est-à-d. sur une étendue de 31.5 M. on a coupé les bords de la colline de façon à y établir en tout (y compris le plateau du sommet) douze terrasses superposées les unes aux autres; on peut les comparer plus au moins aux pyramides en forme d'escalier près d'Âbousir, de Saccara et de Meydoum en Egypte , qui ont été également construites autour d'une colline sans fondements spéciaux et qui se composent d'un certain nombre de terrasses superposées, dont les dimensions deviennent de plus en plus petites.
La terrasse inférieure de Bôrô-Boudour formait, d'après les recherches de 1814 un carré parfaitement équilatéral dont chaque côté avait 151.6 mètres de long; la maçonnerie ne s'élevait qu'à 0.236 mètres au-dessus du sol et se composait de dalles, posées avec soin l'une contre l'autre et taillées dans du trachyte ').
Chacun des quatre côtés du carré est tourné vers l'une des quatre régions du ciel, et au milieu de chaque côté avaient été placés sur des piédestaux deux lions assis *) se regardant l'un l'autre,
1) M. Cornélius nous donne comme les dimensions des dalles, pour les pins grandes une longueur de 1.413 M. en carré, une épaisseur de 0.236 à 0.262; ponr^es pins petites une longueur de 0.471 , une largeur de 0.314 à 0.366, et une épaisseur de 0.236.
2) Toutes les fois que nous parlerons dans cet ouvrage de lions, nous ayons en vue les monstres ,qui ressemblent beaucoup, il est vrai, au roi de la forêt, mais qui constituent au fond un composé du lion, du tigre, et aussi un peu du taureau.
ayant leurs gueules ouvertes, et dont le profil était ainsi parallèle au bord de la terrasse. La hauteur de chacun des lions, y compris le piédestal, était de 1.7 mètre, sur 0.80 mètre de laj^ et environ 1.S6 mètre de long; la hauteur du piédestal était de 0.3 mètre. Le derrière de la tête , le cou et la poitrine étaient garnis d'une riche crinière crépue, et la queue s'élevait en suivant répine dorsale jusqu'à la tête. On vante beaucoup ces lions , mais le dessin qui en a été fait ne rend pas assez exactement le style original, au-moins dans les détails, pour que nous l'ajoutions à notre description. La distance entre les deux lions était de 7.38 mètres et. formait ainsi un passage de cette largeur. Quant à savoir , si de ces huit lions qui gardaient deux à deux chacune des entrées aux quatres côtés de la terrasse, il en est resté un ou plusieurs, s'ils ont été transportés ailleurs ou si, sans avoir quitté leur place primitive, ils n'ont pas pu résister à la longue à la force destructive du temps et des hommes, — nous n'oserions Taflirmer; mais il y a lieu d'en douter, vu que Messieurs Wilsen et Brumund n'en font pas plus mention que de toute cette terrasse. Il est vrai que M. Wilsen parle dans son étude inprimée {Tijdschrift van Indische taaU landr en volkenkunde etc. pages 249, 250) de //plusieurs lions encore inachevés et qui ne sont que de grossiers blocs de pierre" et de //lions plus grands qui sont restés ou qui ont été achevés" (peut-être trouvons-nous un tel lion PI. VI. 4f); mais il est évident qu'il entend parler alors des lions qui ornaient les escaliers conduisant au deuxième et au troisième étage. Monsieur Brumund n'a rien vu des restes de la terrasse que nous venons de décrire , ni probablement des lions qui en faisaient partie ; il n'a trouvé que peu de chose de la terrasse suivante que nous allons décrire tout-à-l'heure. Il l'appelle un pavé large de plus d'I mètre et entourant la terrasse qui s'élève au-dessus du pavé à une hauteur de 2,2 mètres, et que lui, tout comme M. Wilsen et l'auteur de l'article du Tijdschrift van Nederlandsch Indiè\ Août 1858 (page 105 suiv.), regarde comme la première, bien qu'elle soit au fond la troisième. Lorsque M. Brumund visita Bôrô-Boudour , ce pavé avait disparu à plusieurs endroits sous le sol dont le niveau s'était élevé; dans d'autres endroits
on avait enlevé la couche supérieure de dalles. Au côté nord il vit un peu plus bas un second pavé de terrasse, d'une largeur de 2 mètres , dont les pierres marginales étaient ornées d'un bandeau. Il crut y trouver Tindice d'une terrasse située au-dessous de l'autre, et lorsque il examina le sol au côté ouest, en y enfonçant un bambou pointu perpendiculairement au pavé susdit et le long de son bord, il rencontra de nouveau un pavé à une profondeur de 1.2 mètre. Il en tira la conclusion que ce pavé aussi avait sans doute été visible autrefois et qu'il avait été peut^ être élevé au-dessus d'une ou de plusieurs autres terrasses, enfouies maintenant.
Le pavé qui arrêta le bambou de M. Brumund, est le même que nous avons décrit comme la première terrasse, et qui forme un grand carré de li.70 métrés de large, l'endroit le plus rappoché où commence la seconde élévation. Il est clair, que la largeur de la première élévation devient plus grande aux endroits où le contour de la seconde présente des angles rentrants.
Cette seconde élévation, ou, pour être plus clair, la seconde terrasse , est située environ à 1.52 mètre au-dessus de la première, et ne forme plus un carré, mais un plan de vingt angles, ce qui fait que ses contours se rapprochent davantage de la forme ronde de la colline.
Gomme les quatre grandes faces sont égales , il suffira d'en décrire une seule un peu plus en détail. En nous plaçant devant une de ces quatre faces au milieu, nous voyons que la seconde terrasse , après avoir suivi une ligne parallèle à celle de la première sur une distance de 50.23 , rentre des deux côtés à une profondeur d'environ 2.67 , en formant un angle droit , pour continuer ensuite des deux côtés dans la première direction sur une distance d'environ 18.05 mètres, pour rentrer de nouveau à une profondeur de 2.67 mètres, et pour continuer enfin dans la première direction sur une distance d'environ 12.58. Toute la distance d'une extrémité de la terrasse à l'autre est donc environ de 111.50 mètres. La profondeur, c'est-à-d. la distance jusqu'à l'élévation suivante était d'au delà de 3.45 mètres. Rappelons-nous maintenant, que M. Brumund a trouvé au pavé inférieur, pour autant qu'il était visible, une largeur d'environ 1 mètre, et à un pavé situé un
peu plus bas au côté nord une largeur de 2 mètres ; alors il est évident , que la terrasse large d'au d^là de 3.69 mètres , qui était encore passablement intacte en 1814, a été couverte depuis de décombres et d'ordures , qu'elle s'est affaissée et qu'elle a subi un écartement , soit en partie , soit en entier , et qu'ainsi elle n'a pu être reconnue plus tard à l'occasion de la visite de M. Brumund. Voilà ce qui explique, comment ce dernier a cru voir deux pavés différents , tandis que celui qui en apparence se trouvait au-dessous de l'autre, n'était en réalité que la partie affaissée , c'est-à-dire la plus grande partie de celui-ci. La terrasse , large ou profonde comme nous avons dit de 8.69 mètres , était très régulièrement pavée de dalles , et sa surface était un peu inclinée en dehors. Juste au milieu on avait ménagé un escalier de quatre marches ') , par lequel on y montait de la première terrasse. L'escalier , y compris les rampes , avait une largeur de 3.69 mètres et une saillie d'environ 1.88 mètre;, il était pourvu des deux côtés d'une rampe qui commençait au niveau du degré supérieur, pour descendre dans une courbe gracieuse et pour se terminer en une tête d'éléphant qui avait la gueule béante et la trompe relevée en arrière *). La description de M. Cornélius ne renferme pas de détails ultérieurs concernant cette rampe et ses ornements ; mais dans son dessin nous voyons au dedans de la gueule béante de la tête d'éléphant un lion assis, tandis que l'extrémité supérieure de la rampe se termine en une tête de lion ayant également la gueule ouverte, et adossée contre le mûr de la terrasse.
Au-dessus de cette terrasse s'élève la troisième , ayant une hauteur de 2.28 mètres et une profondeur de 6.358 mètres jusqu'au dehors du parapet, qui était encore assez bien conservé en 1814, mais qui a disparu maintenant. Un escalier de sept marches ') y conduit; cet escalier, y compris les rampes, a, tout comme celui que nous venons de décrire, une largeur de 3.69 mètres, une hauteur égale à celle de la terrasse , environ de 2.28 mètres ,
1) Voyez ]a planche insérée dans le texte 1 siib a.
2) Fent-étre la pierre sculptée, représentée PI. VI n^. 2 est-elle la trompe d^onetéte d'élépbant de ce genre.
S) Voyes pi. du testa 1 snb b.
et une profondeur ou une saillie de 2.512; ce qui fait, qu'il reste encore un espace de 1.178 mètre entre la première marche et le bord de la terrasse sur laquelle l'escalier repose. Des deux côtés la rampe s'appuyait en haut contre le dessus d'un parapet qui entourait autrefois cette terrasse; de là elle descendait en une courbe gracieuse sous la forme d'un talon droit jusqu' au-dessus du second degré, où elle descendait perpendiculairement par un espace de 0.471; ensuite elle se prolongeait sur une distance d'environ 0.86 dans une direction parallèle à la terrasse, pour descendre de nouveau perpendiculairement et pour se terminer dans une volute sur le pavé de la seconde terrasse. Sur la par* tie horizontale (celle de 0.86) se trouvaient deux lions assis, un sur chacune des rampes, semblables, bien que plus petits, aux lions qui gardaient l'entrée de la terrasse inférieure. Y compris le piédestal ils n'avaient une hauteur que de 0.942 sur une largeur de 0.471 et une longueur d'environ 0.785. Au dedans et au dehors les rampes étaient ornées d'une moulure, composée d'un tore entre deux filets. M. Brumund trouva encore les restes de ces rampes à l'escalier de la face ouest.
Quant au contour de la terrasse, il suivait en tout la terrasse inférieure; aux quatre faces principales du plan icosigone elle rentrait deux fois, à droite et à gauche de la partie saillante du milieu, de manière à conserver sur tous les points la même la^ geur ou la même profondeur de 6.358 mètres, c'est à dire de 5.494 en comptant depuis l'intérieur du parapet. La surface légèrement inclinée en dehors, était pavée de dalles tout comme celle de la terrasse inférieure; le mûr qui la soutenait et qui l'enceignait, était tout à fait nu jusqu' à une hauteur de 1.57; mais sur tout le reste il était orné, d'abord d'un bandeau de 0.092 avec une saillie également de 0.92, et ensuite, après un espace de 0.144 , d'une corniche, qui, haute de 0.419, se composait d'un large bandeau ou larmier, d'un filet, d'un large quart de tore et encore d'un filet, et qui produisait une saillie d'environ 0.262 au delà de l'aplomb du mur. Sur ce mur , dont le niveau supérieur se confond avec le pavé de la terrasse, on avait construit un parapet ou mur
d'appui *) à une hauteur de 0.838, qui entourait l'ensemble de tous les côtés, et qui n'était interrompu que par les quatre passages au milieu de chacune des faces. Par rapport à ses moulures, ce parapet peut être divisé, comme un piédestal, en trois parties: une corniche de 0.47, un dé de 0.13 et une base de 0.236 de haut. La corniche se compose d'un petit filet servant de larmier , ensuite d'une doucine renversée, d'un second filet, puis d'un bandeau saillant plus large, et enfin d'un filet rentrant moins large. Toute la saillie est de 0.262 en comptant depuis le bord de la corniche. La seconde partie ou le dé a seulement 0.13 de haut, et, comparé au bandeau saillant de la corniche, il rentre environ 0.157. La base se compose d'un filet, d'une doucine renversée et d'un bandeau plus large , dont le niveau est égal au niveau supérieur de la corniche du mur que nous avons décrit tout a l'heure. A l'intérieur la forme du mur d'appui présente cette différence , que les moulures de la base se composent d'un filet et d'un bandeau plus large au-dessous de ce filet. C'est dans ce dernier bandeau qu'on avait ménagé l'ouverture des égouts , qui , inclinés jusqu' à l'ouverture qui était pratiquée au dehors du filet inférieur, servaient à faire découler l'eau du pavé intérieur au dehors. L'épaisseur du parapet est en haut de 0.314, dans sa plus grande dimension de 0.864, et au dé où il est le moins épais, de 0.602 mètres.
Sur les moulures du mur, devant le parapet que nous venons de décrire, on avait ménagé à distance égale c'est-à-dire à 1.413 mètre depuis le centre, des antefixes, qui avaient la forme d'un rectangle , surmonté d'un triangle isoscèle , et sur lesquels avaient été sculptés à la face antérieure des ornements en forme de feuilles; la largeur en est de 0.733 ,1a hauteur jusqu'au sommet du triangle de 0.445. Sur la partie moyenne du mur, c'est-à-dire sur celle qui fait saillie , se trouvaient trente antefixes , quinze de chaque côté de rescalier; les deux qui s'appuyaient contre la rampe de l'escalier ne se composaient que de la moitié de cet ornement d'architecture, tandisque les deux moitiés de ceux qui se trouvaient aux
0 Voyes pi. dn texte 1 8ub c.
angles extérieurs, étaient combinées de manière à former un angle droit; ceux-ci appartenaient donc en partie à la face de devant, pour l'autre moitié à la face rentrante du mur.
Sur les premières faces latérales rentrantes du mur se trouvaient à droite et à gauche trois antefixes, Tun tout à fait au centre, les deux autres c'est-à-dire deux moitiés d'antefixes aux extrémités. Sur chacune des parties rentrantes du mur qui se trouvaient le plus près du centre étaient placés quatorze antefixes , dont douze étaient des antefixes complets, tandis que deux moitiés d'ante* fixes se trouvaient aux deux angles; les faces latérales rentrantes qui suivaient, avaient de nouveau chacune trois antefixes, tout comme les précédentes, et enfin les derniers murs rentrants avaient dix antefixes, dont deux moitiés d'antefixes aux angles. Tous ces antefixes, à l'exception de ceux qui étaient placés aux angles, avaient une ouverture au milieu, par laquelle l'eau de pluie du pavé intérieur découlait au dehors , de la manière que nous avons décrite plus haut. Il se trouvait donc à chacune des quatre faces principales de l'édifice quatre-vingt-dix antefixes, dont soixantedix avec des égouts; en tout pour les quatre faces principales, et y compris les moitiés d'antefixes aux angles, 360 antefixes, dont 280 avec des égouts. Il fallait ce nombre considérable, parceque, comme nous verrons plus bas, l'eau était conduite de chacune des parties supérieures à la partie inférieure , et qu'ainsi on pouvait s'attendre à voir s'accumuler une grande abondance d'eau sur la dernière terrasse, celle qui était entourée d'un mur d'appui , surtout en cas de grandes averses ; pour prévenir tout dommage cette eau devait pouvoir s'écouler aussi vîte que possible.
Dans les rapports écrits de M. Cornélius, que nous avons toujours suivis jusqu'ici , le total des antefixes que nous avons mentionnés est évalué à 408 , dont 342 avec des égouts. Nous avons cru pouvoir redresser avec quelque certitude l'erreur de cette indication en comparant le nombre des antefixes que nous avons constatés sur chacune pes parties du mur, avec l'indication de leurs distances réciproques et de la longueur de tout le mur; le résultat de ce calcul a été confirmé en le comparant aux dessins, en sorte qu'il est permis d'en admettre la justesse.
Lorsque M. Wilsen aborda en 1849 la tâche qui lui avait été confiée f tout le parapet avait disparu peut-être déjà depuis longtemps; il parait également que les antefixes n'avaient pas plus laissé de traces. Il découvrit cependant le long du bord de la terrasse, qu'il appelle la galerie extérieure , des carrés et des rectangles de diverse grandeur, taillés dans le mur à une profondeur de cinq millimètres au plus, et séparés par des lignes horizontales. Il en tira la conclusion, qu'autrefois une balustrade avait été attachée le long du mur , comme on en voyait encore une au temple de Mendout; ou bien que des objets séparés, qui entraient juste dans les carrés destinés à les recevoir, y avaient été placés. C'est cette dernière supposition qu'il croit la plus probable, et il pense que dans ce but un grand nombre de lions placés sur des piédestaux ont orné tout autour le bord extérieur de la terrasse.
M. Brumund ne parle pas de ces carrés et de ces rectangles taillés dans le mur, mais il décrit la corniche du mur comme un bord composé de bandeaux ordinaires et d'un bandeau courbé. L'auteur de l'article du Tijdschrift voor Nederlandsch Indiëj Août 1858, mentionne quelques corniches élégantes au sommet du mur, qui pour le reste était tout à fait nu, mais il n'y a pas vu de traces d'un mur d'appui on d'une balustrade qui aient attiré son attention , parceque à son avis il n'y a jamais eu une clôture quelconque au dehors. Les annotations de M. Cornélius nous montrent que des deux hypothèses de M. Wilsen la première était la vraie. Les rectangles et les carrés étaient probablement les traces du parapet et des antefixes placés sur le mur devant le parapet.
Vu que cette troisième élévation, que nous ayons désignée jusqu'ici comme une terrasse, a été fermée autrefois au dehors par un parapet, nous allons la considérer dorénavant comme la première galerie de l'édifice et nous allons lui donner ce nom; nous distinguerons les quatre galeries suivantes comme la seconde, la troisième, la quatrième et la cinquième, tandis que nous voulons désigner les quatre dernières élévations, dont l'une présente douze angles, tandisque les trois autres ont une forme ronde , comme la première , la seconde , la troisième et la quatrième terrasse, vu qu'elles ne sont par fermées, du moins pas des deux
côtés , par des parapets ou par des balustrades. Les deux premières élévations que nous avons déjà décrites, pourront fort bien conserver leur nom de première et de seconde terrasse inférieure.
Le sol de la seconde galerie, dont le plan incline un peu en dehors, est situé environ à 2.04 mètres au-dessus de la première galerie , et est également pavé de dalles carrées. Entre les parois de devant et de derrière il a une largeur de 1.73 mètre. Au dehors cette galerie est fermée et séparée de celle qui se trouve au-dessous, par un mur d'enceinte qui fait le tour de tout Tédifice , et qui n'est interrompu que par les quatre portes qui se trouvent au milieu de chacune des quatre faces. Ce mur supporte un nombre assez considérable de petits bâtiments à tourelles, dont nous parlerons plus bas. Commençons par décrire le mur lui-même. Vu du dehors ^) ou vu de la première galerie il se laisse diviser tout comme le parapet de cette galerie en trois parties : une corniche de 3.65 , un dé de 0.95 et une base de 2.20. La corniche se compose d'un bandeau de 0.13, d'un second bandeau rentrant de la même hauteur, et d'un troisième bandeau également rentrant qui a 0.105. Ces trois bandeaux rentrent ensemble sur une distance de 0.29. La seconde partie ou le dé a, comme nous venons de dire, une hauteur de 0.95. Le pied ou les moulures de la base se composent d'abord d'un bandeau plat de 0.24 qui avance 0.24, d'un second bandeau de 0.2i, avec la même saillie; suit une doucine de 0.785 avec une saillie de 1.1 jusqu'à ce qu'elle touche un bandeau de 0.24, qui repose enfin sur un large bandeau de 0.470 de haut avec une saillie de 0.24.
Vu de l'intérieur de la galerie , le mur d'enceinte présente de nouveau des divisions semblables dont la proportion est naturellement modifiée. La corniche est formée par un bandeau d'environ 0.145 et d'un large bandeau d'environ 0.22 qui rentre environ 0.20; au-dessous de ce dernier bandeau le dé rentre de nouveau 0.115, il a une hauteur de 0.47 et repose sur un large bandeau qui sert de plinthe; cette plinthe a une hauteur de 0.235 et présente une saillie de 0.315, c'est-à-dire égale à celle des
1) Voyez le dessin de la coupe et de Telévation de ce mur avec les dessins du portail, des bâtiments k niche et des petits bâtiments )k cloche interposés, pi. du texte ?.
moulures de la partie supérieure. Au-dessus de la corniche on peut remarquer encore d'autres moulures, tant au dehors qu'au dedans. Les premières se composent, à partir d'en haut, d'un filet de 0.105 , d'une doucine renversée de O.Sl et là-dessous de nouveau d'un filet de 0.05; ce dernier filet rentre 0.105 en deçà de la corniche; la doucine a une épaisseur on une profondeur de 0.365.
A l'intérieur du mur les moulures sont formées de la même manière par un filet de 0.105 avec une saillie de 0.345, d'une doucine renversée de 0.265 et d'un filet de 0.05.
Ces trois moulures qui reposent sur la corniche, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du mur d'enceinte, pourraient au fond être considérées comme le soubassement des niches, des bâtiments à tourelles et des autres petites constructions qui s'élèvent sur elles; mais elles peuvent aussi être considérées comme Taisant partie du mur d'enceinte, vu que ces moulures rendaient le mur conforme au parapet de la première galerie, dont la corniche était également couverte d'une doucine semblable entre deux filets. Ce qui paraît confirmer cette manière de voir, c'est- qu'il n'y a que le bandeau supérieur qui présente le même plan au dedans et au dehors, tandisque les -moulures inférieures, bien qu'elles aient la même forme des deux côtés, présentent des dimensions différentes. L'épaisseur du mur, mesurée au pied de la moulure inférieure au dehors jusqu'à la ligne verticale qu'on peut se représenter descendant du bandeau inférieur au dedans, est d'environ 3.925 mètres; plus haut , près des parties les plus rentrantes , c'est-à-dire près des nus du dé elle n'est que de 1.55 mètre, près du larmier supérieur delà corniche de 2.18 et près du bandeau au-dessus de la doucine de 1.26. Ces moulures sont nues, sans ornements; les pans, qui se trouvent des deux côtés du mur entre les moulures, présentent des sculptures dont nous parlerons après.
Sur le mur s'élèvent, distribués sur des distances égales, et rentrant un peu sur le plan supérieur , quantité de petits bâtiments qu'on peut le mieux comparer à de petits temples, dont la partie supérieure se compose de trois tourelles, la plus grande au milieu, deux plus petites des deux côtés, et dont les façades de devant; et de derrière sont entièrement semblables , sauf les niches
qui ne se trouvent qu'au frontispice et dont nous parlerons plus bas. Entre ces petits temples se trouve un temple plus petit encore qui rentre un peu et dont la partie inférieure , le bas de la façade , se confond avec la façade des autres sous une même ligne, mais dont la partie supérieure est une toiture en forme de d6me qui se termine au sommet par une flèche coniforme , et qui repose sur une base, formée par des moulures de tout genre. On pourrait aussi décrire la partie inférieure de tous ces temples grands ou petits — c'est-à-dire celle qui est construite sans interruption sous une même ligne , sauf aux quatre entrées principales , — comme un second mur , élevé sur le premier et couronné alternativement par les groupes à tourelles et par les petites coupoles en forme de cloche. Nous commençons par décrire ces groupes plus grands. La partie inférieure de ces groupes, ce que nous pourrions en appeler le mur, a une hauteur de 0.735 y compris le bandeau supérieur de la base jusqu' à la corniche; elle est divisée par des montants en des compartiments ou des enfoncements carrés, dont il n'a été taillé qu'un seul des deux côtés de la niche aux façades du dehors, à cause de ces niches que nous avons déjà signalées, mais qui aux façades du dedans ont été disposés par des groupes de trois sur toute la largeur. La corniche se compose de huit bandeaux, qui ont ensemble une hauteur de 0.34; en commençant en bas on compte d'abord trois filets de hauteur à peu près égale , faisant tous un peu saillie (celui du milieu avance le plus) ; vient ensuite un filet plus large , situé sur une même ligne avec les montants que nous venons de mentionner; puis quatre bandeaux, qui font saillie en avançant les uns sur les autres , et dont le premier est très étroit, le second assez large , le troisième un peu plus étroit , le quatrième plus large. Ce dernier bandeau forme par rapport au nu du mur une saillie de 0.157 et aux endroits où il n'est pas couvert par les moulu* res des niches , il porte quatre antefixes gracieux semblables à ceux que nous avons décrits plus haut , dont deux sont placés aux deux angles, de façon à ce que les deux moitiés forment ensemble un angle droit et qu'ils ont ainsi l'air de tourner autour des angles. A la façade opposée les sept antefixes, dont deux se trouvent
aux angles, sont distribués sur la moulure de façon à ce que le plus grand se trouve juste au milieu entre deux antefixes plus petits, et qu' entre ces deux derniers et les antefixes angulaires il s'en trouve de nouveau un plus grand. C'est derrière ces antefixes que s'élève la seconde partie de la construction des petits temples. Cette partie supérieure est divisée à son tour en trois parties, une plus grande qui se trouve entre deux autres plus petites, tandis que toutes les trois sont couronnées de flèches, ce qui donne à l'ensemble la forme d'une tour et ce qui nous autorise à l'appeler le groupe à tourelles. Le premier rehaussement, celui qui se trouve immédiatement derrière les antefixes, a une hauteur de 0.445, et sert de support commun aux trois petits bâtiments. Celui du milieu , le plus grand , a une base formée par sept filets *) ; en commençant en bas nous comptons d'abord quatre filets rentrants, ensuite un filet saillant très étroit, enfin un filet également saillant un peu plus large; les sept filets ont ensemble une hauteur de 0.185; le quatrième rentre 0.157 à compter du dehors des antefixes. Au-dessus de ces moulures se trouve un nu de 0.21 de haut sur 1.595 de large; ce nu rentre tout autant et reste donc avec le quatrième^ filet sous la même ligne. Au-dessus de ce nu s'élèvent de nouveau des moulures , composées de huit filets, qui atteignent ensemble une hauteur de 0.315: les deux premiers qui font saillie, sont suivis de deux filets rentrants et enfin de quatre filets saillants, dont le plus élevé est aussi le plus large et couronné à son tour de cinq antefixes, le plus grand au milieu, et des deux côtés deux antefixes plus petits, suivis aux deux extrémités d'un antefixe angulaire de la même hauteur. Derrière ces antefixes se trouve de nouveau un rehaussement de 0.145, d'où s'élèvent ensuite des moulures de dix-neuf bandeaux: cinq bandeaux rentrants, une doucine renversée, un . filet plat, un filet rentrant, un filet saillant, un second filet rentrant et un second filet saillant, une doucine, un filet plat , un tore large, un nouveau filet plat, une doucine renversée, un filet plat, un filet rentrant, une doucine et un filet plat; le couronnement
1) Le dessin de Schônberg-M aider n'en donne que six.
de rédifice est formé par une pierre en forme de poire. Depuis le sommet de cette pierre jusqu'à la moulure sur laquelle reposent les antcfixes que nous avons signalés en dernier lieu, la hauteur était (en 1814) de 1.15; toute la hauteur jusqu'au sol de la seconde galerie d'environ 4.58. Toutes ces moulures continuent sur les quatre faces de l'édifice dans les mêmes proportions, sauf aux endroits où des constructions qui s'y appuient le rendent impossible; les deux façades latérales du bâtiment présentent une petite différence en ce qu'elles sont moins larges (1.13) et en ce que le nombre des antefixes se borne là à trois pour les deux corniches: un plus grand au milieu et deux antefixes angulaires plus petits aux deux extrémités. Les compartiments plus larges, c'est-à-dire les nus du mur qui se trouvent entre les moulures, ont dans la partie inférieure, dans ce qu'on pourrait appeler l'étage inférieur , une largeur de 2.46 , dans la partie supérieure une largeur de 1.60; aux faces latérales de 1.25 et de 0.916. A la façade de derrière les deux compartiments sont divisés en trois enfoncements carrés de 0.08 de profondeur ; les enfoncements de l'étage inférieur sont séparés les uns des autres ou fermés par des montants de 0.20 et ornés de sculptures dont nous donnerons plus tard une description spéciale. Les enfoncements de l'étage supérieur, qui ne sont aussi entièrement visibles qu*à la façade de derrière seulement, sont séparés les uns des autres et fermés par des montants de 0.09 de large et n'ont pas de sculpture; mais ils sont ornés à droite et à gauche d'une espèce de pilastres, composés de moulures entassées de tout genre; c'est du sommet de ces pilastres que sortent des ornements en forme de feuilles et de guirlandes qui s'étendent le long du bord supérieur, et qui pendent au milieu comme un calice de fleur renversé. C'est contre le bâtiment du milieu que s'appuie un petit bâtiment du même genre, surmonté également d'une espèce de tourelle. D'après les dessins de Schônberg-Miilder et de Wilsen ces deux petits bâtiments latéraux , ou si l'on veut ces deux ailes , reposent tout comme l'autre bâtiment sur une pièce de rehaussement formée par deux bandeaux rentrants; les dessins de 1814 qui datent du temps, où l'édifice pouvait mieux encore être examiné et dé-
crit d'après son état primitif, représentent encore ces deux bâtiments comme entièrement dénués de moulures et placés directement sur la base commune. En les comparant aux parties semblables des galeries supérieures, nous pourrions supposer, qu'une légère erreur se soit glissée dans les premiers dessins , et qu'il faille admettre une double pièce de rehaussement égale pour les trois bâtiments, rentrant proportionnellement à l'endroit des deux petits bâtiments latéraux. C'est sur cette pièce de rehaussement que s'élève le mur proprement dit , à une hauteur de 0.20 seulement, couvert de deux filets saillants (ou de trois , d'après les dessins de 1814), dont le plus élevé, en même temps te plus large, est orné de trois antefîxes dont un se trouve au milieu , tandis que deux moitiés sont placées aux angles. Un nombre égal de trois antefixes se trouve aux façades latérales. Derrière les antefixes se trouve de nouveau une pièce de rehaussement audessus de laquelle se montrent différentes moulures, couronnées comme dans le bâtiment du milieu d'une pierre en forme de poire. Le large nu du mur entre la base et la corniche présente un enfoncement entre deux montants étroits , orné de la môme manière qu'aux petits bâtiments du milieu. La largeur de tout le nu du mur, qui ne semble pas présenter de différence aux quatre faces est d'environ 0.47.
Les bâtiments plus petits qui sont couverts de coupoles ou de petites tourelles en forme de cloche , et qui sont placés entre ceux que nous avons décrits jusqu'ici, reposent avec ces derniers sur une seule et môme moulure , mais rentrent 0.26 mètre. Leur étage inférieur, tout comme c'est le cas pour les groupes plus grands, présente au pied un bandeau qui rentre de bas en haut, ensuite im nu , surmonté à son tour d'une moulure de deux filets saillants , et qui atteint en tout une hauteur de 0.785, ou, sans compter les moulures d'en haut et d'en bas, une hauteur de 0.63; ce nu a donc exactement les mêmes proportions des groupes plus grands. C'est plus haut que se présente une différence. Sur le plus élevé des deux filets de la moulure reposent immédiatement trois antefixes, Tun au milieu, les deux plus petits aux angles des extrémités; ces deux derniers ne sont naturellement que des moitiés d'antefixes, parce qu'ils s'appuient immédiatement contre
les parois latérales des deux groupes plus grands. Derrière ces anteflxes on rencontre de nouveau une pièce de rehaussement plus large qui sert de support et sur laquelle s'élève une base, composée en comptant de bas en haut, de deux filets rentrants, d*un nu étroit et de deux filets saillants. C'est sur cette base que repose une pièce de rehaussement qui devient plus large à mesure qu'elle monte, suivie d'une seconde, formée d'un quart de tore renversé et d'un quart de tore droit , ornée tout autour de feuilles de lotus sculptées et qu'on pourrait appeler un coussin de lotus'). C'est sur ce coussin qu'est placée la coupole, qui a la forme d'une cloche, ornée au bas d'une moulure de trois filets saillants. Sur la cloche ou la coupole se trouve une base carrée à faces inclinées, et sur laquelle repose un cône qui s'élève dans la même direction et qui sert de couronnement à l'édifice. Le cône et la base ont ensemble une hauteur d'environ 0.39 , la cloche de 0.29 mètre ; le coussin de lotus et la pièce de rehaussement ont environ 0.12, la base sur laquelle cette pièce s'élève environ 0.15; en sorte que toute la distance depuis le sommet du cône jusqu'à la moulure inférieure est d'environ 1.86. La largeur de la partie inférieure , c'est-à-dire la distance qui sépare les groupes entre eux est d'environ 1.10. Il y a une différence dans les mesures indiquées entre les dessins de 1814, ceux de Schônberg-Mulder et les mémoires imprimés de Wilsen. En ce qui concerne cette galerie, la largeur de la partie ' inférieure par rapport à celle des petits bâtiments intermédiaires des groupes plus grands, paraît avoir été mieux observée sur l'élévation (pi. V), que sur le dessin de la porte (pi. IX) et s'accorde aussi mieux avec les dessins de
1) Ces coupoles ou ces cloches de la première galerie s'*étaient toutes écroalées, lorsque M. Wilsen et plus tard aussi M. Brumund ont donné leur description. Sur ce point il nous faut donc nous en tenir aux dessins et aux antres documents de 1814, d''o!i fl est impossible de conclure k la forme exacte des moulures des tourelles et surtout da coussin de lotus. En comparant d^autres parties de Tédifice, nous arrivons à tenir pour assez probable, que les deux parties de ce que nous avons appelé' le coussin de lotus ëtûent formées par une doucine renversée et par une doucine ordinaire placées Tune surTautre; cette forme s^acoorde aussi le mieux avec les feuilles de lotus, recoquillées eu arrière aa bout. Si Ton préfère comparer Tensemble à une cloche, on peut considérer tout le coussin avec la pièce de rehaussement qui se trouve dessons jusque la base, comme les moulures de la cloche, formant un tout avec celle-ci.
1814, qui donnent un peu plus de 2.40. Quant au chiffre indiqué par Wilsen dans son mémoire sur Bôrô-Boudour [Tijdschr. v. Ind. taal'j land' en volkenkunde Vol. I page 244) où il attribue aux groupes plus grands une largeur de 2.60 , cette donnée repose sans doute sur une erreur ou sur une faute de copiste.
Au centre des quatre faces de tout Tédifice se trouvent les entrées, qui conduisent par des escaliers aux divers étages, aux galeries et aux terrasses jusqu'au sommet de Tensemble et qui présentaient des portes élégantes aux endroits où elles coupent les murs d'enceinte pour ouvrir Taccès des galeries. Les portes qui conduisaient de la première galerie à la seconde sont tombées en ruines aux quatre faces, et il ne reste presque plus trace des escaliers; à la face ouest se trouve un escalier qui conduit à la seconde galerie , et qu'un des derniers Résidents a fait construire des pierres détachées qui se trouvaient là. Les parties supérie\ires des groupes à tourelles et des petites coupoles intermédiaires sont également tombées en ruine d'après Brumund, la plupart tout à fait, les autres en partie. Il faudra donc nous en tenir pour la description de l'ensemble et surtout des portes , aux dessins et aux données de 1814 ; car à cette époque les circonstances permettaient d'examiner avec plus d'accuratesse et de mesurer plus exactement, et l'on n'était pas obligé alors de se borner en partie à des conjectures ou de se faire une idée de la forme primitive de l'ensemble d'après des ruines bouleversées, ce qui a été inévitable plus tard, entre autres aussi pour Wilsen. Le bâtiment où se trouve la porte ') , le portail si Ton veut, ressemble pour les grandes lignes aux groupes plus grands pourvus de niches, que nous avons décrits tout à l'heure. On n'a seulement qu'à se figurer les niches prolongées jusqu'au sol et qu'à se représenter le portail avec ses trois petits bâtiments à tourelles comme étant beaucoup plus large et un peu plus élevé que les bâtiments à niches. La hauteur de tout le portail , à compter depuis le sol de la première galerie jusqu'à l'extrémité du faîte qui s'élève au milieu, est de 7 mètres; jusqu'au sommet des tourel-
I) Voyex pour le frontispice de cotte partie do b&tiinent, la planche dn texte 9.
les latérales elle est de 5.60 comme dans les bâtiments à niche. La tour du milieu de ces derniers a une hauteur de 6.70 , à compter depuis le même niveau de la première galerie. Les bâtiments à niche ont une largeur d'environ 2.42, tandisque la largeur des portails est de 4.60; il n'y a que la hauteur qui présente une légère différence par suite de la pierre en forme de poire qui surmonte la tourelle du milieu, et qui a environ 0.30 M. de plus que dans les bâtiments à niche. Jusqu' à cette pierre de couronnement, il n'y avait entre les différentes parties qu'une différence de largeur, non de hauteur. Il en résulte naturellement, que le portail devait présenter un aspect moins élancé, que ne le ferait croire le dessin de Wilsen (voyez pi. IX) qui représente la première porte vue de derrière. Il a fait le bâtiment du milieu trop étroit et a donné trop d'élévation aux différentes dimensions de la tour ou de la flèche dont ce bâtiment est surmonté. II faut se représenter le bâtiment du milieu comme serré immédiatement contre les deux petits bâtiments latéraux , de même que c'est partout le cas dans les groupes de niches. Devant le portail se trouvait l'escalier, faisant saillie sur une distance de 2.77 M. et large à l'intérieur de 1.62. Cet escalier conduisait par huit degrés de hauteur et de profondeur différentes à un petit palier de plus de 0.86 de profondeur, et de là par deux degrés jusqu'au sol de la porte de la seconde galerie, élevée, comme nous Tavons dit, de 2.04 au-dessus de la première. Des deux côtés l'escalier a une rampe , qui , commençant au degré supérieur à la hauteur du petit palier, descend en forme de talon renversé jusqu' à la hauteur du second degré, et dont les faces extérieures sont ornées d'un fllet au-dessus et au-dessous. Nous retrouvons encore ici ce que nous avons observé dans l'escalier qui conduit de la première terrasse, à la seconde, c'est-à-dire que la rampe se terminait en haut par la gueule ouverte d'une tête de lion, adossée contre le portail, ayant une hauteur et une épaisseur de 0.47, une largeur de 0.785. Peutêtre la tête de lion que nous trouvons représentée, sur la pi. YI n**. 1 provient-elle d'une telle rampe. En bas la rampe se termine en une tête d'éléphant ayant la gueule ouverte et la trompe
relevée en arrière, rattachée par derrière à la rampe par un joli rinceau. Dans la gueule un lion est assis sur la langue de l'éléphant, tandisque le reste de la gueule est occupé par un ornement, qui ressemble assez à un calice pendant de lotus d'où sortent une masse de grains de semence. La tête d'éléphant repose sur une statuette de femme accroupie, qui avance environ 0.84 devant l'aplomb du troisième degré et qui, placée contre le premier degré et haute dé 0.445 porte l'ensemble sur sa tête et sur ses deux bras levés. La tête d'éléphant a une hauteur d'environ 1.07. La planche VII n^. 2 peut en donner une idée assez exacte, sauf une légère modification. Au-dessus du petit palier, immédiatement derrière l'extrémité des rampes s'élève la porte , couverte d'une voûte en plein cintre , dont la partie centrale est élevée de 3 M. au-dessus du petit palier et de 2.56 au-dessus du niveau de la seconde galerie ; la circonférence de la voûte suppose un rayon de 0.80; toute la profondeur est de 2.33 M. La voûte est composée de dalles placées horizontalement, qui se rapprochent toujours plus les unes des autres et qui ont été taillées après en plein cintre. A l'endroit où se termine la rampe de l'escalier, un peu plus haut, se trouve des deux côtés de la porte encore une tête d'éléphant, haute de 0.94 seulement. Elle est par conséquent un peu plus petite que celle qui se trouve à l'extrémité inférieure de la rampe, mais pour le reste elle lui est semblable. La face de cette tête se détourne du passage et forme par conséquent un angle droit avec U rampe; elle est supportée par une pierre d'appui carrée, placée derrière la tête de lion; et de même que cette pierre d'appui elle a une épaisseur de 0.525. C'est du cou, orné lui-même d'ornements en forme de feuilles et de rinceaux, que sortent en s'élevant des moulures, composées de quatre bandeaux, dont deux sont alternativement plus étroits et plus plats, les deux autres plus larges et convexes; elles ont en tout une largeur de 0.39. Dans le bandeau extérieur ont été taillées des feuilles de fleur (de lotus?) recoquillées ; ce bandeau s'élève en pointe audessus du milieu de la porte et prend dans ses lignes extérieures
la forme d'un arc en talon. La voûte n'est pas inclinée dans un sens ou dans un autre, en sorte que la porte vue en dedans s'accorde dans les grandes lignes avec le côté extérieur. La planche IX fournit l'élévation de la porte et des deux bâtiments à niche avec les deux petits bâtiments intermédiaires à cloche qui se trouvent des deux côtés, suivant les restaurations faites par Wilsen d'après les débris qu'il y a trouvés. Les dessins de 1814 ne confirment pas les suppositions de M. Wilsen. D'après ces dessins les moulures de l'archivolte , qui s'accordent en ce qui regarde la composition , la forme et l'ornementation avec celles du frontispice, ne commencent qu'à une hauteur de 1.99, au lieu de 1 M. au-dessus du sol. Le contour du bandeau orné de feuilles qui se termine au milieu en pointe, présente une courbe plus accentuée, les deux bandeaux plats sont recourbés aux extrémités supérieures en arrière ; un ornement en forme de calice de fleur renversé, attaché à quatre petites boules, est suspendu à la pointe ornée de rinceaux et dépasse le bord du large bandeau convexe des moulures jusqu'au bandeau inférieur ; les extrémités inférieures de ces moulures sont recoquillées en arrière et également ornées de très gracieux rinceaux. Les montants, qui n'avaient d'après les dessins de 1814 qu*une largeur de 0.39 (chez Wilsen d'environ 0.62) et qu'une hauteur de 1.99 (chez Wilsen de 1 M.) étaient ornés de pilastres formés par un fât très court avec piédestal et chapiteau très hauts et composés de plusieurs moulures. Au-dessus des chapiteaux se trouvait une pierre d'appui ou imposte , large de 0.39 , sur laquelle reposaient les moulures de la porte et qu'ornait l'image d'un oiseau avec la tête et le cou d'une femme, tournée des deux côtés vers l'entrée. Par suite de l'étendue plus grande qui avait été donnée à ces portails , il devait naturellement se présenter une certaine modification dans le nombre des compartiments , ornés de rinceaux et de sculptures , comme aussi dans le nombre des antefixes. Sur la corniche du bâtiment central on comptait neuf antefixes , tant au frontispice qu'à la façade opposée, dont deux antefixes angulaires, là-dessous entre la corniche et le pied, au lieu de trois, six enfoncements
ornes des pilastres et des guirlandes dont nous avons déjà donné une description. La corniche de la partie inférieure , sur laquelle s'élevaient les trois enfoncements , portait, du moins devant et derrière les deux petits bâtiments latéraux, trois antefixes, dont un antefîxe angulaire; le bfttiment du milieu qui faisait largement saillie et qui touchait immédiatement au bord intérieur de Tarchivolte de la porte, n'offrait pas de place à un plus grand nombre d'ornements. Enûn, il se trouvait sur l'espace entre la corniche et la base de toute cette partie inférieure, au lieu d'un seul enfoncement des deux côtés, comme nous l'avons vu pour les niches, deux enfoncements des deux côtés de la porte, tant au frontispice qu'à la façade opposée. Les enfoncements qui se trouvent immédiatement à côté de la porte , ont les mêmes ornements de pilastres et de festons, que ceux qui se trouvent dans les mêmes parties des bâtiments à niche; mais dans l'enfoncement suivant a été taillé un vase avec sept fleurs, dont celle du milieu s'élève droit sur sa tige , tandis que les autres , dont trois à droite et trois à gauche , penchent de côté.
Au milieu des frontispices des groupes de bâtiments que nous avons décrits tout à l'heure, ont été ménagées des niches, qui commencent sur la même ligne , et qui atteignent par le sommet de leurs moulures environ à la hauteur des moulures du bâtiment central; les moulures sont un peu plus étroites que celles de la porte, mais s'accordent assez avec celles-ci, et reposent également sur deux têtes d'éléphant avec leurs gueules ouvertes, vues en profll. Les niches ont une profondeur de 0.785 à l'intérieur, une hauteur de 1.57, et une largeur de i.02. Dans chacune des niches un Bouddha est assis à la manière orientale sur un coussin de lotus, dont la forme s'accorde avec des rehaussements du même genre , sur lesquels sont placés les petits bâtiments mentionnés ci-dessus et les autres petites constructions en forme de coupole ou de cloche. Derrière le coussin se trouve une espèce de dossier , orné de rinceaux et supporté par deux pilastres du genrede ceux que nous avons .déjà décrits plus d'une fois. La statue, y compris le coussin ou le trône de lotus , a été taillée dans un seul bloc de pierre, et le tout a une hauteur de 1.54, dont
0.29 pour le oousnn double '). Elle pofte le costume habituel du Bouddha, un manteau léger, qui drapé au-dessus de Tépaule gauche et passant sous le bras droit, laisse ce bras et la partie droite du corps à découvert. Les pieds sont jcroisés , la plante en est tournée en haut ; le front est orné d'une petite boucle de cheveux , derrière la tête se trouve Tauréple. Cette description se rapporte aux statues de toutes les niches ; la seule modification qu'on trouve dans quelques unes d'entre elles se rapporte à la position différente des mains, un point sur lequel nous allons revenir. Voyei planche VIII.
Le mur d'enceinte de cette galerie est aussi pourvue de gouttières pour laisser découler l'eau de pluie. Ces gouttières m trouvent des deux QÔtés de l'entrée, près des extrémités de la partie centrale la plus saillante, non loin des extrémités des parties rentrantes qui suivent celles-ci, et enfin juste aux angles extrêmes de la fagade ; en sorte que pour chaque façade il y a quatre gouttières, ce qui en fait seize pour les quatre façades et en tout vingt, en y ajoutant les quatre gouttières des angles. (Voyez pi. III et V.) Au dehors de la muraille, on trouve devant les* ouvertures de ces gouttières des gargouilles , en forme de têtes d'éléphant , ayant la gueule ouverte et la trompe relevée , semblables pour la forme, pour les ornements et pour le travail à celles que nous avons mentionnées en parlant des rampes des escaliers, et supportées, tout comme celles-là, par une image de femme accroupie; il y a cependant une difiérence, c'est qu'on aperçoit dans la gueule, au lieu du lion assis, le petit conduit en forme de tuyau, par lequel l'eau découle; voyez pi. VII n<>. 2. L'image accroupie repose sur le dessus de la doucine renversée au pied du mur d'enceinte, et la tête d'éléphant, passant par dessus les bandeaux, est adossée contre le nu du mur ; l'ouverture de la gargouille fait une saillie de 1 ^03 ; la largeur de l'ensemble est de 0.41 , toute la hauteur jusqu'au-
1) Wîlsen et Bmmnnd diffèrent dans Tindication de la hautear des statues; c^est Où point sur lequel nons rcyiendroris, en non» bornant proTisoirement & obserrer que tontes cet statues n'ont pas les mêmes dimensions.
dessus de la trompe de Tétéphanti en comptant aussi là figure ao; croupie, de 1.50, dont 0.60 pour la hauteur de cette figure elle-même.
Pour bien faire comprendre la construction du mur d'enceinte, il faut encore observer, que Talternation régulière des grands bâtiments à niche et des petits bâtiments à coupoles ou à cloches , est modifiée aux angles tant des façades de l'édifice entier que des dilBfêrentes saillies de ces façades, suivant t'espace dont on pouvait disposer. C'est ainsi qu'on trouve des angles, où deux bâtiments à niche (ceux, que nous avons signalés comme plus grands) touchent immédiatement l'un à Tautre; il y en a aussi, comme par exemple à l'angle ouest de la façade sud (Voyez pi. V. c.) où un bâtiment à coupole, mais avec une coupole de dimensions plus grandes, occupe la place du bâtiment à niche.
Les pans de muraille , — tant ceux qui sont enfermés entre les moulures de la partie inférieure de la muraille, et sur lesquels reposent les bâtiments à tourelle et à coupole ou à cloche, que les pans de muraille de ces petits bâtiments eux-mêmes, qui se trouvent par conséquent entre les niches, — ^ sont divisés par un grand nombre de montants, placés à des distances égales, en des enfoncements de hauteur égaie , mais de largeur différente. Commençons par décrire les sculptures dont sont ornés les enfoncements de la partie inférieure ou du premier étage du miir d'enceinte. Les enfoncements sont distribués de manière à ce qu'il s'en trouve un au-dessous de chaque niche; la largeur est de 1.28, la profondeur d'environ 0.08; en y ajoutant les deux montants, dont chacun a 0.157 de large, l'enfoncement occupe toute la largeur de la niche, jusqu'au dehors des moulures. L'espace qui se trouve entre ces enfoncements , est divisé de nouveau en trois autres enfoncements, dont celui du milieu, qui est le plus large, a plus de 0165, tandisqne les deux autres qui se trouvent de côté ont une largeur dé O.iS. Dans chacun des enfoncements au-dessous des niches nous retrouvons la même image (Voyez pi. XV n^. 1 et 5), un homme assis; il n'y a qu'un peu de variété dans l'attitude du corps, dans la pose des mains et des pieds et dans les attributs. A droite et à gauche cette
image est enserrée par deux pilastres, dQnt les parties supfrieures et inférieures sont formées de moulures très compliquées , et qu'on pourrait comparer plus ou moins à un vase très élancé. Sur ces pilastres reposent des rinceaux d'arabesques dont une partie se termine en la patte de derrière repliée d'un lion. C'est de ces rinceaux que sortent quatre arcades^ qui se suivent d'un pilastre à un autre ; deux des extrémités de ces arcades se terminent en des ornements en forme de feuilles , tandis que les deux autreé s'unissent au milieu derrière un large masque de monstre , tel qu'on en trouve sur presque tous les anciens édifices Javanais , pour servir d'ornement de clef de voûte au milieu des portes, des niches etc. L'image est assise quelquefois les jambes croisées, d'autres fois ayant la jambe droite repliée sur un coussin ordinaire; dans ce cas la jambe gauche est relevée et le pied repose sur le sol S côté du coussin; rarement le coussin y manque. Les cheveux sont coiffés en forme de longues boucles, la tête est surmontée d'une coiffiire de trois étages, pourvus sur le front de pierres précieuses. Les oreilles sont ornées de pendants, ]a poitrine d'un collier de perles, les bras de bracelets, composés de perles ou imitant la forme d'un collier de perles, et portant au milieu une pierre précieuse ou quelque autre ornement. Les pouls, quelquefois aussi les jambes à l'endroit des chevilles portent des bandes simples sans ornements. La partie inférieure du corps, depuis les hanches jusqu'aux genoux, n'est couverte que d'un vêtement léger, retenu autour du ventre par un ii^i de perles. Quelques-unes de ces images ont encore un lien de perles autour de la taille, et un long collier de perles jeté sur l'épaule gauche, passant sur la poitrine et sur le dos en descendant au-dessous du bras droit. Elles tiennent tantôt dans la mam droite, tantôt dans la main gauche, la tige d'un lotus ou d'une autre fleur, tandisque la main droite est étendue sur le genou droit, ou qu'elle est relevée comme pour démontrer quelque chose , ou qu'elle retient le collier de perles^ sur la poitrine, ou encore qu'elle élève un vase avec de l'encens (?) allumé; quelquefois la main gauche repose sur les genoux, la paume tournée en haut, ou bien elle repose avec la tige de lotus sur le genou gauche,
ou enoore elle est relevée avec ou sans cette fleur. Le plus souveirt on trouve à côté de Timage un petit autel portant une flamme, quelquefois en forme de candélabre, ou bien remplacé par un vase sur un trépied et couvert d'un couvercle pointu d'où s'élève la flamme. Parfois aussi Ton trouve au lieu de cet autel un vase élégant rempli de fleurs , ou bien une large coquille d'où s'élèvent de longues tiges de fleurs. Il arrive aussi, que l'image est assise entre un autel enflammé de ce genre et un vase à fleurs; ou bien on ne trouve que ces deux objets, lorsque les gargouilles occupent en partie la place qu' aurait dû prendre l'image.
Les autres enfoncements, qui se trouvent placés entre ceux que nous venons de décrire , renferment aussi des images dans ce sens que celui du milieu en a trois et que ceux de côté n'en ont chacun qu'une seule. Ces dernières sont toujours des images de femme. Dans le groupe de trois images nous voyons toujours un homme entre deux femmes. Voyez pi. XV, n®. 3 et 7. L'homme est semblable aux images assises pour ce qui regarde la toilette et les ornements; cependant son vêtement semble être lié autour de la taille avec un lien beaucoup moins serré. La Goiffiire ne parait pas aussi riche. Cette image est remplacée dans quelques endroits par celle d'un homme de taille plus grande et de formes plus grossières portant moustache et couvert d'une coifiure étrange , (peut-être sont-ce des boucles lancées en désordre autour de la tête) , tandis que la main droite repose sur une lourde massue, ou bien que la main droite relevée tient la tige d'un lotus. Le vêtement et les ornements des femmes qui se trouvent à côté de lui et qui d'ordinaire se tournent vers lui (peut-être sont-elles ses femmes) ne diffèrent pas considérablement de ceux des hommes, leur buste est aussi entièrement découvert. Elles tiennent des lotus ou d'autres fleurs , des émouchoirs (tjamaras) ; quelquefois des parasols dans la main; ou bien elles s'inclinent respectueusement ayant les mains jointes en signe d'hommage. Leur coifiure assez simple se distingue chez quelques-unes (par exemple pi. XV n®. 7) par sept serpents qui se relèvent sur la tète et qui avancent par-dessus les bords de la coiffiire.
Les enfonc^nents plus étroits (voyez pL. XV n<^- 2 , 4 , 6 et 8) renferment chacun Timage d'une femmes semblable à celles que nous avons mentionnées tout à l'heure sous le rapport des vMements et des ornements; la coiffure semble varier ce|)endant et la tête n'est pas couverte de serpents. Elles tiennent des tiges de quelque fleur ou des émouchoirs dans la main» quelques-unes des fleurs de lotus; souvent une des mains tient une longue tige de lotus qui s'élève du sol jusqu'à la tête, et dont le bout inférieur est placé dans une coquille ou sur une espèce de piédestal. Quelques-unes d'entre elles portent autour des bras et du buste des châles ou des slendangs étroits, élégamment drapés, d'autres sont représentées comme si elles dansaient. U n'est pas sûr , qu'il faille nous les figurer comme faisant partie des groupes qui sont placés entre elles, ou bien comme devant être associées aux images d'hommes assis, dont nous avons également fait menticm. Cette dernière supposition semble être la plus probable; car il y en a quelques-unes au moins qui sont tournées vers cette image assise, et de plus, l'homme que nous avons trouvé dans ces autres enfon* céments est déjà accompagné de deux femmes.
La succession régulière de ces différentes images semble être interrompue plus ou moins aux angles saillants, peut-être aussi aux angles rentrants, si du moins il est permis d'attribuer pour de petits détails de ce genre une autorité sufHsante à l'élévation, pi. V. Nous continuons il est vrai à trouver au^essous de chacune des niches l'enfoncement avec son image assise, mais il y manque l'enfoncement moins large avec l'image de femme qui se tient debout, par lequel ce premier enfoncement est séparé de l'autre qui renferme le groupe de trois images; c'est là au moins ce que nous trouvons , par exemple , sur l'angle ouest do la première saillie et sur l'angle ouest de la façade sud- (Voyez pi. V. c.) Si le dessin est Adèle sur ce point, il nous faudra chercher probablement la cause de cette irrégularité dans le manque d'espace pour une image qui aurait dû occuper un compartiment plus large et plus grand. On semble, y avoir remédié en s'imposant une exception à la règle adoptée.
Nous avons déjà indiqué en partie les. sculptures de Ja partie
supérieure du mur , ou de la partie inférieure des petits bâtiments qui y ont été cons^its (voyez pages 24 — 29). Les enfoncements et les niches ont la même ornementation de pilastres et de guirlandes que nous avons trouvée dans les enfoncements de la partie supérieure des bâtiments à niche. Mais sur le nu du mur au-dessous de chacun des petits bâtiments à coupole ou à cloche, a été taillée à une profondeur d'environ 0.08 une image ayant les jambes croisées à la manière orientale ; à droite de cette image se trouve un vase, d'ordinaire rempli de fleurs, à gauche un petit autel ou un candélabre couronné d'une flamme. Dans quelcpies cas rares ce petit autel semble être remplacé par un second vase à fleurs. Les images assises, qui représentent alternativement un homme ou une femme, sont assez semblables aux images assises sur le mur inférieur au-dessous des niches, pour ce qui regarde le vêtement, les ornements et les attributs, la pose des mains etc. Les mains, qui reposent d'ordinaire sur les genoux et sur le pied, tiennent une tige de fleur, tandisqu'une des mains est souvent levée avec ou sans cette tige. La forme des vases présente une grande différence , comme on peut le voir par le dessin de la pi. V. Ce dessin n'est pas cependant assez clair ni assez détaillé pour nous dédommager du manque de représentations spéciales de ces Agures, qu'il faut regretter de ne pas trouver. La succession des images sur cet étage a dû subir aussi quelque modiiication aux angles , comme nous l'avons trouvé aux étages inférieurs; souvent il a fallu y occuper un espace plus large et plus grand. Cependant cette modification se rapportait moins à l'image assise qu'aux enfoncements des deux cAtés des niches. Là où plus d'espace l'exigeait, on avait ménagé un second enfoncement, (comme nous l'avons déjà montré en parlant des portes) dans lequel avait été placé un vase à fleurs. Aux anglee un tel vase était également destiné à occuper un espace qui n'avait pu être occupé , comme il est facile de le voir , par exemple, à la face sud des deux saillies de la façade ouest (pi. V. c). A l'angle ouest de la façade sud nous trouvons, immédiatement à côté de renfoncement qu' occupe l'image assise , un autre enfoncement, pourvu de la même image, mais n'ayant à
4ôté que le simple vase à fleurs, tandis que le candélabre ou le -petit autel a été supprimé , probablement parceque l'espace nécessaire faisait défaut; car il n'y avait de disponible à cet eflfet que la face plus étroite du petit bâtiment à coupole qui se trouvait là. L'espace au-dessus de l'image est occupé dans tous ces enftmcéments par des draperies, qui ont été relevées en cinq arcades.
Nous pouvons terminer nôtres description des dehors de la muraille en mentionnant le nombre des bâtiments à niche et par conséquent aussi des Bouddhas qui les occupent. Sur la seconde saillie, des deux côtés de la porte, on trouve trois bâtiments à niche, un sur chacune des faces latérales; sur la première saillie il y en a cinq, un sur chacune des faces latérales, et trois sur ce qui reste du mur; ce qui fait pour chacune des quatre façades de ce mur d'enceinte un nombre de vingt six et pour toute la galerie cent quatre bâtiments à niche avec autant de nidies et de Bouddhas. Les enfoncements à bas-reliefs au-dessous des niches donnent en tout pour les quatre façades une série de quatre cent huit pièces.
Nous parlerons ultérieurement des tableaux sculptés qui se trouvent placés en deux séries, dont l'une est au-dessus de l'autre, contre l'intérieur de la muraille, et par conséquent contre la paroi antérieure de la seconde galerie. Les enfoncements dans lesquels ces tableaux ont été taillés, étaient séparés les uns des autres par des montants sans sculpture. D'après le MS. de 1814, il se trouvait trois bas-reliefs contre le mur de derrière de chaque bâtiment à niche , et un bas-relief contre chaque bâtiment à coupole, en sorte que toute la galerie offrait un nombre de 416 basreliefs. Cependant il ressort des recherches de Wilsen , que ce nombre n*a pas été aussi considérable, mais qu'il faut le diminuer jusqu'à 372. Les enfoncements de la série inférieure sont de largeur différente, suivant le plus ou moins d'espace que le mur en rentrant avait laissé disponible; d'après Wilsen ils étaient ornés de 196 bas-reliefs. Toute la paroi offrait donc à l'origine un nombre de 568 bas-reliefs, dont 400 ont pu être représentés encore par le dessin ; les autres ont été dâ;ruits ou bieû sont restés enfouis sous les décombres.: Le. dessin des deux séries
a été pris et représenté sur les planches GXXXVI à GGXXX.
Nous sommes redevables à Textréme bienveillance de Tancien- Résident , M. A. Bekking , du plaisir de pouvoir offrir à nos lecteurs sur la planche du texte 4 une vue de cette galerie , telle qu'elle se présentait en Septembre 1844 et qu'elle k été dessinée par M. Bekking lui-même. L'espace de la galerie entre les moulures inférieures des deux parois est d'environ 1.95 M. Gomme la paroi postérieure est en même temps le dehors du mur d'enceinte qui entoure la galerie suivante, c'est à dire la troisième, nous commencerons par décrire ce mur , pour communiquer ensuite encore quelques détails par rapport aux ornements d'architecture, dont la paroi postérieure de la seconde galerie est couverte.
Pour ce mur encore nous pouvons le diviser en deux grandes parties, la partie inférieure, c'est-à-dire le mur proprement dit, qui fait le tour sans autres lacunes que les ouvertures des quatre portes, et la partie supérieure, c'est-à-dire les petits bâtiments en forme de temples et à coupoles qui ont été construits sur ce mur, avec leurs niches et leurs cloches.
Gomme le pavé de la troisième galerie est élevé environ 3.84 au-dessus de celui de la seconde, et qu'ainsi cette distance est bien plus grande que celle qui sépare le pavé de la seconde galerie de celui de la première , la paroi antérieure de la troisième galerie n'est par formée par la paroi intérieure de la partie inférieure , . c'est à dire par le mur proprement dit , mais par les façades de derrière des petits bâtiments que nous avons mentionnés tout à l'heure. La partie inférieure ou le mur proprement dit, haute de 3.45 sans compter les moulures dont elle est couronnée, se laisse diviser de nouveau en trois grandes parties. La corniche est formée par un bandeau d'environ O.Sl , au^ies* sous duquel se trouve un filet rentrant de 0.065, ensuite un bandeau plus large rentrant, orné de feuilles et de guirlandes de 0.21 et un filet de 0.04, l'ensemble rentrant sur une distance de 0.27; ensuite un bandeau d'environ 0.24, là-dessous une combinaison de trois filets, dont le premier de 0.06, le second de 0.12, faisant ensemble une saillie de 0.13, et le troisième de 0.06, rentrant sur une distance égale à celle de la saillie des
deux autres; en sorte que toute la corniche s'élève à une hauteur de 1 M. Le dé est de 1.78. La base haute de 0.70 est composée d'un filet de 0.40, d'un bandeau de 0.16 et d'un bandeau plus large encore de 0.44 avec des saillies égales , dépassant ensemble de 0.393 le nu du dé.
Sur la surface de la corniche nous trouvons un second groupe de moulures comme nous en avons trouvé un sur le mur d'enceinte de la seconde galerie; ici encore nous pourrions considérer ces moulures comme le dessus du mur , mais nous poumons les considérer aussi comme la base générale de tous les petits bâtiments de la partie supérieure. En comptant depuis la cor^ niche ces moulures se composent: d'un filet, rentrant 0.08 en dedans de la corniche et haut de 0.12; suit un second filet, rentrant également 0.08, mais n'ayant qu'une hauteur de 0.06; puis une doucine renversée de 0.13, et enfin un filet, rentrant 0.26 au bas de la doucine, et haut de 0.08; toute celte moulure a donc une hauteur de 0.39, tandis qu'au devant de la corniche elle rentre 0.42 M. La hauteur d'environ 3.84 à laquelle nous sommes arrivés maintenant, nous a conduits jusqu'au pavé de la troisième galerie, c'est à dire jusqu'à l'endroit, où commence la paroi intérieure de notre muraille d'aiceinte ou la paroi antérieure de cette troisième galerie. Dans cet endroit le mur a une épaisseur de plus de 1.40, à la base il a une épaisseur d'environ 1.90.
Ici encore on fera le mieux de se représenter la partie supérieure du mur comme une série de bâtiments plus ou moins grands en forme de temples >) , qui alternent régulièrement; les plus grands sont couverts de trois tourelles en forme de cloches ou de coupoles, et sont pourvus au dehors d'une niche dans laquelle se trouve une statue assise. Les autres bâtiments , c'est-à-dire les plus petits ne sont couverts que d'une seule tourelle, en sorte que la manière dont cette partie du mur est composée offre beaucoup d'analogie avec celle que nous avons décrite, sauf dans la forme des tourelles. La base des deux genres de bâtiihents est
\) Vojez ]«f planchef dn texte ft^ 6, f , 9i
formée par la même moulure; celle-ci se compose, en commmçant immédiatement au-dessus du groupe qui a été décrit en dernier lieu, d'un filet , rentrant 0.08 sur celui qui suit et haut de 0.04; vient ensuite un bandeau plus large haut de 0.13 , rentrant également 0.08, après un filet de 0.05 avec une saillie de 0.08, et là-dessus un filet de 0.09 avec une saillie de 0.05, ensuite un filet de 0.09 rentrant 0.05 et enfin un fllet d'environ 0.08 rentrant de nouveau 0.05 ; il en résulte que tout le groupe de moulures qui est élevé sur la corniche du mur inférieur , atteint une hauteur de plus de 0.87 et rentre plus de 0.56 sur le devant de la corniche.
Sur cette base qui se compose ainsi de dix bandes, s'élève le nu du dé ou le nu du mur du bâtiment à niche '), à une hauteur de 0.63. Ce nu du dé est couvert d'une corniche composée de huit bandes, à savoir en comptant d'en bas, un filet saillant y ensuite un bandeau également saillant, puis deux filets rentrants, dont le plus élevé est à plomb du nu du mur; audessus de ceux-ci se trouvent encore trois filets saillants et enfin un bandeau de 0.13; ce qui donne pour toute la corniche environ 0.44 et une saillie de 0.18. Toute cette moulure fait le tour des quatre faces de tout l'édifice, de même que c'est le cas pour les trois bandeaux de dessus de la base, pour autant qu'elle n'est pas interrompue par quelques parties de la construction qui l'arrêtent. Aux façades du front et de derrière elle mesure environ 2.75, aux façades latérales plus de 1.28. Le nu du mur des deux côtés de la niche , que nous traiterons plus bas à part, est fermé au dehors par un montant large de 0.11, et a un compartiment ou un enfoncement taillé de 0.63 de haut contre 0.37 de large. Dans ces enfoncements ont été taillés des deux côtés des pilastres, dont les pieds et les chapiteaux se composent d'un grand nombre de bandeaux et de filets de tout genre. Au-dessus ^ des chapiteaux s'élèvent des rinceaux et des festons élégants , qui , tournés les uns vers les autres , forment des guirlandes dont les bouts descendent au milieu. Les enfoncements
1) Yaj«z ]• ph dn texte H.
sur la façade de derrière des étages supérieurs des bâtimeats à niche représentés sur la pi. X, donnent quelque idée, bien que ridée ne soit pas tout à fait exacte, de ces guirlandes etc., dont un dessin détaillé nous manque à notre grand regret. Le bandeau supérieur est couronné d'antefixes; il s'en trouve un des deux côtés de la niche et un anteûxe angulaire aux deux extrémités; il se trouve également un antefîxe au milieu de chacune des façades latérales, cinq antefixes sur la corniche de la façade de derrière , deux antefixes angulaires aux extrémités ; en sorte que le nombre de ces ornements s'élève à treize pour toute la moulure le long des quatre façades, parmi lesquels on compte quatre antefixes angulaires.
Il y en a de trois dimensions différentes: les plus grands qui se trouvent au milieu de la façade de derrière, ont une largeur de 0.38 , une hauteur de 0.33 ; suivent les antefixes qu'on trouve sur les façades latérales, sur le frontispice et aux extrémités de la façade de derrière; ceux-ci ont une largeur de 0.314, une hauteur de 0.236; enfin les plus petits, larges de 0.236, hauts de 0.22 , se trouvent sur la façade de derrière des deux côtés des plus grands. Les antefixes angulaires ont les dimensions de ceux de la seconde grandeur. Derrière ces antefixes se trouve de nouveau un rehaussement, arrondi à la partie supérieure , haut de 0.22 , qui sert de couche générale sur laquelle ont été construites les trois cloches ou les trois coupoles avec leurs étages inférieurs, ou si Ton veut, avec leurs bases. Le plus grand de ces trois bâtiments, celui du milieu avance un peu sur les deux autres, tant à la façade de devant qu*à celle de derrière; sa base est une moulure séparée du reste et composée de sept filets différents; en comptant d'en bas, nous avons d'abord quatre filets rentrants, deux filets saillants, puis un filet rentrant; le premier le quatrième et le sixième sont les plus larges, le cinquième et le septième le sont très peu; ils ont ensemble une hauteur d'environ 0.24 et avancent 0.10 sur le pan de la muraille. Ce nu du mur ou du dé, large de 1 M., haut de 0.345, est couvert en partie , tout comme les moulures de la base par les moulures de ta niche; la partie qui est restée visible est divisée en denoc
tofimeements , dont les troU montants ont chacun une largeur de plus de 0.09 , et dont Tintérieur est orné- de pilastres et de guirlandes, de môme que Finlérieur des enfoncements à côté dé la niche; à la façade de derrière dont les enfoncements sont tout à fait à découvert , l'intérieur en est resté nu sans la moindre sculpture '). La corniche,* se compose de six (ilets, dont les deux premiers et les deux derniers font saillie , tandis que les deux du milieu sont rentrants; le quatrième et le sixième ont une largeur de 0.08; ils s'élèvent ensemble à une hauteur de 0.26 et présentent une saillie de 0.08. Au-dessus de la moulure supérieure de la corniche s'élèvent de nouveau des antefixes, séparés par des distances égales ; cinq sur les façades de devant et de derrière , dont deux antefixes angulaires, et sur les façades latérales un antefixe ordinaire entre deux antefixes angulaires ; ces derniers sont l'autre moitié des antefixes angulaires des façades plus larges; il y a donc en tout douze de ces ornements qui ont chacun une hauteur de 0.105 , sur une largeur de plus de 0.145. La largeur de la moulure supérieure de la corniche est de 1.1 aux façades de devant et de derrière , et d'environ 0.95 aux façades latérales. Immédiatement derrière les antefixes s'élève de nouveau un rehaussement, d'une épaisseur de 0.105 et arrondi des quatre côtés, de haut en bas; ce rehaussement sert de couche inférieure à une nouvelle base, haute en tout de 0.18, et composée d'un pied de deux filets rentrants , d*un nu de dé d'environ 0.08 , et de deux filets saillants qui servent de corniche et dont le plus élevé avançant 0.08 sur le nu du dé, a une largeur de 0.89 aux fa-* çades de devant , et de 0.81 aux façades latérales. Sur cette base
1) Sur ce point encore nous devons rendre attentif à nne grande difiRârence entre l'es rapporta de 1814 et les dessins de Wilsen et de Schônberg-Mûlder. Ces dessins (Yojea pi. Y et pi. X) représentent les nns des dés des bàtimeDts à tourelles, tant cenx qoi se tr(mv«it an-dessns de la porte qne cenx qnl se trouvent au-dessus des b&ti* ments k niche, comme ornés des pilastres, des rinceaux et des guirlandes que nous avonë décrits plus haut Les rapports de 1814 et les dessins qui en font partie n*attrihnfiBt ces ornements qn* aux bâtiments du milieu qui se trouvent k la façade de devant; les notes écrites disent même expressément, qu^il ne 8>n trouvait pas k la façade de derrière des portails. Quant aux tourelles latérales, nous doutons que la hau- Ufàr mittinoie des nus des dés ait oil^rt Tespaoe suffisant pour les y placer.
Impose une pièce de rehaussement , beaucoup moins élevée , égate^ ment arrondie , dont le plus grand diamètre mesure environ 0.760 , le plus petit plus de 0.73. Cette pièce sert de couche inférieure à la coupole ou à la tour en forme de cloche. La base de la coupole se compose d'un ensemble de sept moulures, s'élevant avec la couche inférieure à 0.24 ; en remontant nous avons d'abord un filet, ensuite une doucine renversée et une doucine ordinaire, Tune et l'autre plus larges et ornées de même que les coussins de lotus (comme nous les avons appelés) de fleurs de lotus; viennent ensuite cinq moulures, qui rentrent toujours plus et qui dans les dessins de 1814 semblent prendre la forme desdoucines que nous venons de mentionner, mais que les dessins de Schonberg-Miilder (Voyez p). X) représentent comme des tores, et aux* quelles ces dessins ajoutent de plus une cinquième moulure; pour connatti^ la forme exacte on pourra consulter le dessin de Wilsen (pi. VU) sur lequel est représentée sous n^. 1 une des coupoles ou des cloches des terrasses circulaires. Immédiatement au-dessus de la dernière moulure le corps de la cloche, qui a été taillé avec les moulures dans une seule pierre, a un diamètre de 0.50, une hauteur de 0.29; La forme de ces coupoles n'est pas en tous points la forme ordinaire des coupoles de l'occident : le contour s'élève à peu près perpendiculairement jusqu' à mi-hauteur, paisse ensuite en un quart d'un arc plein cintre , et se termine au sommet par une ligne horizontale. Sur celte surface plane repose une pierre carrée, qui s'élève en faces obliques; sa hauteur est envffon de 0,145, tandîsqu'elle mesure au pied sur les quatre faces environ 0.315; cette pierre carrée sert de base au cane tronqué et arrondi au sommet, qui, haut de 0.42 et large à la base de plus de 0.18 , couronne tout l'édifice. La hauteur de ce point extrême au-dessus du pavé de la seconde galerie est environ de 7.74, et à la façade de derrière d'environ 3.87 au-dessus du pavé de la troisième galerie.
Les deux tourelles latérales ont été élevées sur le même fond que le bâtiment du milieu; cependant, à cause de leurs pn^rtions moins grandes, elles rentrent en deçà de la ligne principale. Leurs coupoles reposent sur une lai^e base, qu'on pourrait se
représenter comme continuant sur toute la largeur de rédiflce principal» mais qui se trouve arrêtée maintenant par les deux faces du bâtiment à tourelle qui se trouve au milieu. Le pied de cette base est formé par deux filets qui ont ensemble une hauteur de 0.10, et qui rentrent, le premier 0.11, l'autre 0.05. Le nu du dé, resté absolument sans aucune sculpture ') , a une hauteur de 0.14. La corniche, haute de 0.155 se compose de trois moulures, c'est-à-dire celle de dessus et deux bandeaux rentrants, dont celui de dessous est le plus large, et qui epsemble avancent plus de 0.10 sur le nu du dé. Au-dessus de la corniche des antefixes ont été placés sur chacune des trois façades restées visibles de chaque bâtiment latéral, à savoir un au milieu et deux antefixes angulaires aux extrémités; ces derniers servent pour les. deux façades à la fois; aux angles intérieurs on a pu se contenter de moitiés d'antefixes, parce que là ces ornements touchent au bâtiment du milieu. Il s'en trouve donc sept sur chacun des bâtiments latéraux, dont chacun est haut de 0.105 et large de 0.235. Toute la largeur de la base dont nous venons de décrire les moulures, est depuis Tune des faces extérieures à l'autre de 2.46 à la hauteur du pied , et de 2*40 à la hauteur de la corniche ; la distance des faces extérieures jusqu'au bâtiment du milieu , en suivant pour la mesurer la ligne de la corniche, est de 0.73; la façade latérale a une largeur de 0.68 à l'endroit de la corniche. Derrière les antefixes se trouve une nouvelle pièC'e de rehaussement, arrondie à la partie supérieure et haute de 0.105. Celle-ci supporte une seconde pièce de rehaus* sèment, rentrant plus de 0.10, sur laquelle repose la coupole ou la cloche avec ses moulures, en tout semblables à celles du bâtiment du milieu, sauf en dimension et en grandeur; car la base a un diamètre de 0.50, les moulures une hauteur de 0.18, toute la cloche une hauteur de 0.37 , le cône avec son piédestal au delà de 0.39 , et ce piédestal seul une largeur de 0.18. La hauteur des deux bâtiments latéraux a au delà d'un mètre de moins que celle du bâtiment du milieu. Les différentes
1) Vojw ctpendant !« note k la page 45.
parties dé la construction ne présentent pas toujours les mêmes proportions de longueur et de largeur; dans quelques endroits cette différence est même assez considérable; il s'ensuit naturellement, que les façades de devant et de derrière de ces différentes parties, surtout leurs moulures, présentent aussi une différence de saillies et d'angles rentrants, en rapport avec ce changement dans les proportions.
Les bâtiments de dimension plus petite qui sont placés entre les bâtiments à niche, reposent sur le même soubassement que ceux-ci, mais rentrent environ 0.20. Ils ont une largeur et en même temps une épaisseur de 0.71 ; le dé a la même hauteur que celui des bâtiments à niche, et est couvert par les quatre premiers bandeaux, c'est-à-dire les bandeaux inférieurs qui forment la corniche de ces derniers. Au milieu a été placé sur le bandeau supérieur un antefîxe haut de 0.23 , large de 0.34 ; la description de 4814 parle encore de deux antefixes plus petits, un des deux côtés de l'antefixe plus grand; cependant on les cherche en vain dans les dessins de Schônberg-Miilder. Derrière cet anteflxe suit une nouvelle pièce de rehaussement de 0.29 , sur laquelle a été placée la cloche ou la coupole avec son cône. Cette cou? pôle a des moulures, composées à la base de six filets seulement, et est en tout un peu plus petite que les deux coupoles latérales sur les bâtiments à niche. Toute la hauteur, depuis le sommet du cône jusqu'au pied du petit bâtiment s'élève à 1.83. Le nu du mur ou du dé est orné d'un bas-relief, représentant une image assise, ayant à droite ou à gauche un vase à fleurs, un autel d'où s'élève une flamme, ou un candélabre, tout comme nous l'avons remarqué pour les images correspondantes sous les bâtiments à cloche de la galerie précédente. Il n'y a qu'une seule de ces images qui ait été décrite dans les notes de 1814, et cette description ne s'étend pas à tous les détails. Wilsen (voyez pi. XV) n'a représenté que des images de la première galerie, et nous pouvons seulement présumer, que les images de la seconde galerie dont il est question ici, s'accordaient avec celles de la première dans leurs détails, dans leurs attributs et dans la manière dont elles varient ou alternent. Quwt, à la
distafice les bâtiments à niche entre eux, c'est-à-dire quant à U li^^eur des petits bâtiments qui les séparent les uns des autres , —r TéiéYation de la planche V présente une différence considérable avec la mesure que nous avons indiquée; mais celle-ci est confirmée par la planche X , qui représente une vue de la porte conduisant de la seconde galerie à la troisième, et où nous trouvons en même temps les façades de derrière tant des bâtiments à niche que des autres petits bâtiments placés entre ceux-là. La distribution des enfoncements aux frontispices est semblable à celle du mur d'enceinte de la galerie inférieure; aux façades de derrière il y a cette seule différence, qu'il n'y a pas là de soubassement, par suite de l'élévation plus grande du pavé de la troisième galerie , et que par conséquent il n'y avait pas de place pour une seconde série de bas-reliefs.
Les portails ') qui se trouvent sur cette galerie au milieu des quatre façades de l'édifice, ne diffèrent des bâtiments à niche qu'en ceci: d'abord par la hauteur plus grande, environ 0.92 M. qu'il ne faut compter cependant qu'à partir du dessous de la cloche ou de la coupole; par leur plus grande largeur, qui fait une différence de 0.55 au nu du mur des façades de devant et de derrière, et par leur plus d'épaisseur ou de profondeur, qui fait là une différence de 0.30; enfin en ce qu'ils font saillie, en dépassant les bâtiments à niche, sur les moulures qui se trouvent au-dessus de la corniche à la face antérieure ou extérieure du mur général. La hauteur des différentes parties, mou* lures, bandeaux et ornements reste la même pour les deux genres de bâtiments jusqu'à la moulure inférieure des coupoles du milieu, malgré la largeur plus grande des portails; il en résulte, que les portails ont l'air moins élancé. Les antefixes sur la première corniche au-dessus des portes présentent aussi quelque différence: c'est-à-dire qu'on en avait placé sept au frontispice parce que là tous étaient visibles , et qu'à la façade de derrière il ne s'en trouvait que six, (d'après les dessins de 1814; ceux du Schônberg Miilder , PI. X , n'en donnent que quatre) parce que là
1) Tajres 1m pliuiclief en texte 6, 9 ^ S.
iU seraient nécessairement cachés en partie par Tare de la porte. Il faut encore ajouter, que ces antefixes sont un peu plus grands que ceux qui couronnent les moulures correspondantes des bâtiments à niche. Il fallait également ici une plus grande largeur, à cause de Tespace plus grand dont on avait besoin pour les portes. La porte à l'extérieur, depuis le pavé de la seconde galerie jusqu'à la clef de son archivolte, arrive à une hauteur d'au delà de 4.055 M. et a une largeur de 1.62. Des deux côtés elle a un montant de 3.56 de haut sur 0.42 de large. La partie inférieure de chacun de ces montants est ornée d'un bas-relief représentant un beau vase haut de 0.44, là-dessus un pilastre, dont le pied et le chapiteau se composent d*un grand nombre de bandeaux et de filets de tout genre, et qui a une hauteur d'environ 2.74, enfln au-dessus du pilastre, placée dans un compartiment ou enfoncement carré d'au delà de 0.39 , une image d'honune assis, les mains et les bras relevés dans une pose qui peint l'effort, comme si elle devait porter les têtes d'éléphant dans lesquelles se terminent les moulures de l'archivolte. Ces tètes d'éléphant qui correspondent pour la forme, pour les ornements et par la place qu'elles occupent, avec celles qui se trouvent sur la porte de la galerie précédente , ont une hauteur de 0.86 depuis le dessus des montants jusqu'au sommet de la trompe relevée , et avancent plus de 0.18 au delà des côtés extérieurs des montants. Les cous de ces têtes d'éléphant passent en des moulures, composées de deux bandeaux convexes et de trois filets aii-dessus et au-dessous de ces bandeaux, et qui ont en tout une largeur de 0.42. Le contour inférieur forme un arc en segment de cercle, le contour supérieur un arc en talon; le sommet se termine en une clef de voûte en forme d'un monstrueux masque de lion, dont on a supprimé la mâchoire inférieure et dont la crinière fnsée, s'élevant des deux côtés et au-dessus de la tête, donne à la partie supérieure une forme triangulaire. Ce masque a été taillé dans un seul bloc de pierre, il a une largeur d'au delà de 0.89 M. et une hauteur de 0.99. Ici encore un dessin spécial de cet ornement d'architecture très important nous fait défaut. Nous regrettons de devoir nous en passer, bien que la planche
V nous fasse connaître d'une manière générale la forme de ce masque et d'autres têles d'animaux de ce genre, que nous rencontrons à plusieurs reprises, tant ici que sur d'autres édifices antiques^ de Java, et qui, placées au-dessus d'arcs et de cintres y servent de clef de voûte. Les rapports de 1814 ne nous renseignent pas sur la question de savoir si le bandeau extérieur était orné de feuilles de lotus; cependant l'analogie des autres portes, surtout des niches rend la chose très probable. Un escalier de 3,845 de hauteur, comptant treize ') degrés, dont le premier, placé immédiatement derrière le montant avance environ 3,56 devant la ligne perpendiculaire du dernier degré, — conduit par la porte à Ja troisième galerie, et arrivé à cette hauteur il passe presque immédiatement dans l'escalier suivant. Ses degrés, tous larges de 1.62, c'est-à-dire ayant la largeur de l'ouverture de la porte, ont une hauteur et une profondeur qui varie entre 0.26 et 0.31. La voûte de cette porte diftère entièrement de celle de la porte précédente, en ce qui concerne le mode de construction. Elle est formée par quatre assises de pierres taillées sans ornements, qui avancent graduellement les unes sur les autres; les. trois premières assises, c'est-à-d. les assises inférieures, ont une saillie et une hauteur d'au delà de 0.13, la quatrième a une hauteur égale, mais une saillie d'environ 0.29, tandis que l'ensemble est fermé par une lourde et large clef de voûte. En dehors, c'est-à-dire à l'endroit où les assises deviennent visibles, sur le devant de la porte au-dessous des moulures, chacune d'elles est ornée d'un oiseau sculpté, dont la tête est tournée du côté de l'entrée. La voûte commence par avancer dans la même direction horizontale jusqu'à une profondeur de 1.02; puis elle s'élève tout à coup à une hauteur de 1.10; pour le reste de la profondeur, qui compte encore 0.94, elle est construite de la même manière, mais elle se compose d'assises, dont les dimensions présentent quelque différence, et elle achève ainsi de couvrir toute la porte. Celte seconde partie de la voûte
1) Co même chifire est indique' dans la description de 1814, mais une des aérations nunqne qurtorse degrés.
a également quatre assises , qui avancent Tune sur Tautre , hautes d'environ 0.21 et présentant chacune une saillie d'environ 0.16, tandis que la clef do voûte couvre ici une étendue plus large. Les faces des assises qui sont visibles à la face de derrière de la porte, sont restées sans ornements. En c(M)frontant la planche X, sur laquelle la porte a été représentée vue de derrière, on trouvera une différence entre ce dessin et les indication qu'on vient de lire, pour ce qui regarde les dimensions de ces assises; cette différence doit être mise sur le compte de l'état endommagé, où se trouvaient les portails, entre autres aussi ceux de cette galerie, lorsque les dessins ont été faits. Les indications détaillées de 1814 et les dessins qui s'y rappo^ tent, ne laissent pas de doute à cet égard.
Nous poursuivons notre description du portail , pour revenir plus tard à la porte de la façade de derrière. Ge bâtiment a la même base que les bâtiments à niche et les bâtiments intermédiaires , mais cette base avance davantage. Le filet qui se trouve immédiatement au-dessous du portail, repose sur un bandeau plus large qui rentre 0.08 et qui descend sur la moulure g^érale en forme de doucine , dont nous avons parlé' plus haut en décrivant le mur qui sert d'enceinte à l'ensemble. Le bâtiment caclie ainsi cette dernière moulure sur presque toute sa hauteur, et la base atteint une hauteur de 0.69, tandis que les moulures de la base des autres bâtiments, sans compter toutefois le groupe à part qui se trouve sur la corniche du mur général , n'ont qu'une hauteur de 0.48. A l'endroit du bandeau le plus saillant de la base la façade a une largeur de 3.22. Le nu du dé , haut de 0.60 et large d'au delà de 3 M., est divisé en trois enfoncements, par quatre montants , dont ceux à droite et à gauche ont une largeur de 0.18, contre 0.145 de largeur pour ceux du milieu; l'enfoncement du milieu a une largeur de 0.84, contre 0.76 pour chacun des enfoncements de côté. Les enfoncements, tout conHne ceux des bâtiments à niche, renferment des bas-reliefs composés de pilastres avec des guirlandes et des draperies. La corniche a une largeur de 3.30 aux endroits où elle est le plus large. Elle est couronnée de sept antefixes, dont un grand s'élève au milieu
à une hauteur de 0.34, sur une largeur de 0.395; suivent des deux côtés un antefixe plus petit, haut de 0.22, large environ de 0.29 ; viennent ensuite de chaque côté un antefixe plus grand , haut de 0.235, large de 0.315,, et aux deux angles deux antefixes angulaires, de dimensions semblables à celles des plus petits d'entre ceux que nous venons de décrire, et dont les moitiés, formant un angle droit avec les autres moitiés, ornent les angles des façades latérales. Nous avons déjà indiqué le nombre des anteâxes qui se trouvent sur les façades latérales et sur celle de derrière. Les façades latérales ont une largeur de 1.71 à la hauteur de la corniche. L'étage inférieur de celui des bâtiments à coupoles qui occupe le milieu, est de nouveau semblable à Tétage inférieur des bâtiments à niche pour ce qui regarde la hauteur, la forme et le nombre des moulures; mais il y a une différence d'épaisseur, car le bandeau supérieur de la corniche a une largeur de 1.71 et aux façades latérales de 1.41. Le nu du mur a été divisé par trois montants de 0.08 de large, en deux enfoncements, larges chacun de 0.63 et ornés de la même manière que les enfoncements mentionnés en dernier lieu. La corniche porte cinq antefixes, dont deux angulaires, de la même grandeur, hauts de 0.13, larges de 0.20. La moulure la phis saillante de la base au-dessous de la coupole a, aux façades de devant et de derrière, une largeur de 1.52, aux façades latérales une largeur de 1.28. Le plus grand diamètre du bandeau inférieur dans les moulures du pied de la cloche ou coupole, est de 1.28, le plus petit diamètre de 1.02; la coupole elle-même, mesurée au-dessus du pied, a un diamètre de 1.035 pour la plus grande distance, de 0.84 pour la plus petite. Gomme nous Tavons dit plus haut, les différentes parties commencent à monter depuis cet endroit-ci; la coupole, en comptant depuis la base, mesure 0.785; la base du cône qui repose sur la coupole est haute de 0.26; sa largeur est au-dessous de 0.535, au-dessus seulement de 0.445, et aux façades latérales de 0.47 et de 0.40. Le cône lui-même haut de 0.76, jf au pied un diamètre d'environ 0.33, aux deux faces de 0.26 et au sommet de 0.13. Les deux bâtiments latéraux s'accordent entièrement avec les
bâtiments à niclie, sauf leur épaisseur plus g;rande. Le nu du mur de ces bâtiments a une largeur d'environ 0.84, leur corniche d'au delà de 1.07. Les coupoles avec leur pied et leur cône n'ont pas la forme ovale du bâtiment du milieu, mais la forme parfaitement ronde, comme les coupoles des bâtiments h niche. La largeur plus grande des façades latérales exigeait naturellement aussi un nombre plus grand d'anteflxes; il s'en trouve cinq sur la corniche inférieure aux deux façades latérales, dont deux antefixes angulaires; il y a un antefixe, haut de 0.235 et large de S9 , entre deux antefixes moins grands , hauts de 0.22 et larges de 0.3i ; les deux antefixes angulaires ont les mêmes dimensions que ces derniers. La corniche du bâtiment du milieu en a cinq aux façades latérales, dont deux antefixes angulaires , de dimensions égales à celles de la façade de devant. Enfin, les corniches des bâtiments latéraux ont également cinq antefixes aux façades latérales, dont deux antefixes angulaires d'une hauteur égale à celle des antefixes de la façade de devant.
Les montants ou pieds-droits de la porte à la façade de derrière ont une hauteur de 0.89, une largeur de 0.62. Sur le devant a été taillé un pilastre, haut d'environ 0.63 et s'accordant un peu pour la composition avec les pilastres taillés sur la porte de la façade de devant. Au-dessus de ces pilastres se trouve un enfoncement dans lequel^ a été taillé également une image d'homme, ayant les bras levés avec un air d'effort. La moulure supérieure de l'archivolte a la forme d'un arc en talon, tant au-dessus qu'au-dessous; elle se compose, en comptant du bas en haut, d'un filet, d'un bandeau convexe plus large et d'un autre filet , le tout à une largeur de 0.21 ; le bord extérieur, celui qui termine la moulure, est un enchaînement de feuilles de lotus placées les unes à côté des autres et recoquillées en avant; cet ornement élève la largeur de toute la moulure à environ 0.315. Le faîte de la moulure est couronné d'un rinceau triangulaire, qni montre quelque analogie avec de certains * ornements en forme de palmelte de l'architecture grecque. Au bout les moulures sont recoquillées au-dessus des montants et
elles se terminent là également en des rinceaux, dont la partie la plus élevée touche à la partie supérieure de la corniche du portail. Celui qui voudra confronter ces données avec le dessin de la porte reproduit sur la planche X, sera frappé d'une différence considérable, tant pour la forme que pour les dimensions des moulures, des montants et des différentes assises des voûtes de la porte. Le dessinateur, qui avait pour tâche de restaurer le portail écroulé en partie et qui ne pouvait consulter que les débris qui lui en restaient, devait inévitablement s'écarter de Toriginal, que les notes antérieures peuvent seules faire connaître avec quelque certitude. A droite et à gauche de la porte le nu du mur est orné des deux pilastres, des draperies et des guirlandes qui se trouvent aussi ailleurs. Le nu du mur du bâtiment à coupole qui se trouve au milieu, est divisé par trois montants en deux enfoncements, exactement conunc c'est le cas pour la façade de devant; il y a cependant un point de différence, c'est que les enfoncements dont nous parlons maintenant sont nus et manquent d'ornements '). Sur la corniche inférieure se trouvent des deux côtés de la porte deux antefixes entiers et un antefixe angulaire ou une moitié d'antefixe; ces ornements sont conformes à ceux de la façade dé devant, et élèvent avec les antefixes des façades latérales, le nombre de ces ornements à dix-neuf ^). Sur la corniche de celui des bâtiments à coupole qui se trouve au milieu , il s'en trouve cinq à la façade de devant comme à celle de derrière, ce qui fait seize antefixes avec ceux des façades latérales. Sur les corniches des deux coupoles latérales on en trouve trois aux deux façades de devant et de derrière, dont un antefixe angulaire à la face extérieure, et la moitié d'un antefixe qui appuie contre le bâtiment du milieu, trois aux faces latérales , en comptant ceux des angles , ce qui fait pour chacun des bâtiments latéraux en tout un nombre de neuf antefixes.
1) Voyez la note à la page 45 . i .
3; Cette donnée se retrouve dans les dessins de 1814; ceux de Schonberg Miilder se représentent qn^un antefixe et la moitié d'^un antefixe sur cette corniche, des deux côtés de la porter
Le trait d'union entre les portails et les bâtiments à niche n'est pas un bâtiment plus petit à coupole, comme c'est le cas entre les divers bâtiments à niche; la largeur plus grande des portails ne laissait pas assez d'espace pour ce genre de construotion; l'union entre ces deux genres de bâtiments n'est formée que par un pan de mur qui, orné des mêmes moulures, s'élève jusqu'à la corniche des parois attenantes. 11 est impossible de dire , si le larmier des moulures de dessus a été couvert d'anteiixes comme c'est le cas pour les petits bâtiments qui séparent les bâtiments à niche. Les rapports de 1814 ne mentionnent pas ces ornements; il est vrai que la planche X les représente, mais Schônberg Miilder, qui a restauré l'ensemble d'après les débris, les y a ajoutés tant à la façade de devant qu'à celle de derrière. Nous pourrions cependant mettre en doute la justesse de cette restauration ; il y a en effet bien peu d'espace , de O.iâ tout au plus, entre les différentes parois; et les moulures de la base se rapprochent les unes des autres jusqu'à 0.11 , les corniches jusqu'à 0.05. On dirait que ces pans de mur soient restés nus à la façade de derrière; à la fa{^ade de devant le pan de mur contient un enfoncement , dans lequel a été taillé un vase à fleurs avec des draperies; sept fleurs de lotus s'élèvent de ce vase sur leurs longues tiges , une au milieu et trois de chaque côté ; celle du milieu est droite, les autres sont penchées.
Gomme nous l'avons dit plus haut, la façade de devant du portail avance sur le mur général en comparaison des autres bâtiments, tandis que la façade de derrière se trouve sous la môme ligne que celle des bâtiments à niche. Maintenant, comme la partie supérieure avec ses trois coupoles a été construit au milieu , ces coupoles et leurs cônes se trouvent bien entre elles sous la même ligne, mais non pas avec celles des autres bâtiments; le poids de la partie supérieure de la construction est ainsi divisé proportionnellement sur toute la voûte qui couvre le passage, et l'ensemble n'en devient que plus solide.
Au côté extérieur du mur, ou si Ton veut, aux frontispices des bâtiments à niche on a ménagé des niches avec des Bouddhas assis, comme on en trouve aux bâtiments correspondants de la
précédente galerie. La niche repose sur la huitième, qui est la plus saillante des moulures mentionnées plus haut, et sur lesquelles ont été élevés tous les bâtiments du mur; cette niche a au milieu une hauteur de 1.41, aux deux côtés de 0.94, sur une profondeur de 0.785; à Tintérieur elle est large d'environ 0.97. Le Bouddha, haut de ITIO, est assis comme les autres du mur d'enceinte précédent , sur un coussin de lotus d'une hauteur d'environ 0.24. Les montants ou pieds-droits, hauts de 0.94, larges de 0.S6 sont ornés de pilastres, hauts de 1.02 et ressemblant à ceux que nous avons trouvés aux montants des portes et dans les enfoncements et dont plus d'une fois déjà nous avons donné une description. Au-dessus des pilastres se trouve une pierre carrée haute de 0.26^ et au-dessus de cette pierre une image accroupie d'homme a été taillée dans un enfoncement; l'attitude de cette image indique un certain effort, comme si elle portait les têtes d'éléphant dans lesquelles se terminent les moulures de l'archivolte de la niche. Ces têtes d'éléphant qiii s'accordent pour la forme et pour la place qu'elles occupent avec celles que nous avons décrites plus haut, ont en profil une lar^ geur d'enwon 0.37, une hauteur de 0.40. La moulure forme a l'intérieur à peu près un demi-cercle , légèrement courbé à la partie inférieure au-dessus des pilastres; à l'extérieur elle pré* sente ïa forme d'un arc en talon. Les moulures, larges de 0.265 se composent de deux bandes larges et convexes , séparées et limitées par de très minces filets; ces moulurés s'unissent en dessous avec les rinceaul et les ornements en volute qui se trouvent derrière les têtes d'éléphant. Le large bandeau extérieur a été orné de feuilles de lotus s'élevant sur leurs tiges les unes à côté des autres et recoquillées à la pointe. Au milieu se trouve comme clef de voûte au-dessus de la tête du Bouddha, la tête de monstre ou le mascaron de lion avec sa crinière frisée et hérissée , semblable pour la forme au mascaron au-dessus de rarcbivôlte de la porte et haut de 0.60, sur une largeur qui ne dépasse pas 0.47.
L'eau a pu s'écouler de la troisième galerie à la seconde par des égouts qui se trouvent à tous les angles saillants, immédiate-
ment au-dessus de la corniche ; ces égouts se terminent au dehors par des gargouilles, sous la forme de têtes de lion, la gueule ouverte et laissant voir ainsi Touvertui^ du conduit. La crinière frisée et hérissée sur le front s'unit avec les rinceaux qui s'élèvent sur la tète en forme de pyramide et qui se confondent de côté avec des ornements semblables derrière la tête. Des deux cdtés de la gueule on aperçoit les pattes de devant de Tanimal qu'il tient relevées. La partie de derrière de . ces têtes de lion est arrondie de bas en haut, et rentre ainsi dans la cavité qui a été taillée à cet effet dans les quatre bandeaux inférieurs des moulures au-dessus de la corniche du mur général. Depuis le dessous du menton jusqu'au sommet de Tomement la tête a une hauteur d'au delà de 0.71 d'après les données de 1814, et de 0.82 d'après le dessin de Wilsen; la largeur en la mesurant au travers des pattes, est de 0.39; la distance sur laquelle elle s'avance au delà des moulures inférieures de la niche est en moyenne de 0.68, tandis qu'elle avance 0.16 au delà de la corniche; l'eau pouvait donc découler immédiatement sur le sol, sans avoir à toucher soit le mur. lui-même, soit sa base. La planche VI, n^. 3 contient un dessin très exact; cependant la partie de derrière, celle qui a été arrondie et par laquelle toute la tête appuyait contre les moulures, a été supprimée. Le nombre de ces gargouilles est égal à celui des angles saillants de cette galerie, et s'élève à vingt. Au-dessus de la même corniche se trouvent de l)eaux antefîxes séparés par des espaces égales; la planche XIH n^ 6 peut donner une idée assez juste 'des formes de ces antefixes et de la manière dont ils ont été travaillés et ornés de sculptures; ils s'accordent en général avec les ornements analogues que nous avons déjà rencontrés dans plus d'un endroit; mais ils s'en distinguent pourtant par des rinceaux plus achevés; surtout au milieu, et de plus par leur piédestal, lequel présente trois parties saillantes, une au milieu, et deux aux extrémités, et qui se compose d'une corniche de deux bandeaux, d'un nu de dé et d'une base de deux bandeaux. La largeur des antefixes est de 0.56, leur hauteur de 0.58. A l'endroit de la seconde saillie du mur d'enceinte leur nombre s'élève à dix des
deui côtés de la porte, un antefixe à la face latérale de cette faillie entre la gargouille et Tangle rentrant; à la prennière sail^ lie il y en a vingt-deux, et encore deux autres aux deux faces latérales; enfin la partie du mur qui rentre le plus en a quinze, ce qui fait pour toute la façade un nombre de quatre-vingt-dixhuit, et pour toute la galerie autour des quatre façades trois cent quatre-vingt-douze antefixes. Le nombre des bâtiments à niche et des Bouddhas est pour la même galerie de vingt-six pour chaque façade, ce qui fait en tout cent quatre.
Mentionnons enfin, qu'à Tendroit où les façades latérales des bâtiments à niche deviennent visibles aux angles saillants, les nus de leurs murs sont pourvus d'enfoncements, dans lesquels a été taillée une image, s' accordant pour la forme, pour les ornements et pour les attributs avec celles des petits bâtiments entre les bâtiments à niche.
Il nous reste encore à faire mention par quelques mots des ornements spéciaux d'architecture, qui se trouvent sur la paroi postérieure de ta seconde galerie ou si Ton veut sur la face antérieure du second mur d'enceinte. Après cela nous pourrons passer à la galerie suivante.
Le premier bandeau sous la moulure qui couvre le mur proprement dit, est orné de belles guirlandes composées surtout de fleurs de lotus, voyez PI. XIII; 6. Les guirlandes sur lesquelles on semble avoir déposé des graines de semence, sont suspendues à des fleurs de lotus, dont les feuilles s'élèvent en partie, tandis qu'en partie elles sont retournées en bas, ce qui leur donne un peu la forme de coussins de lotus. C'est de l'intérieur de ces mêmes fleurs que semblent sortir des pendants, composés des stampilles et des graines de la fleur, qui passant par les guirlandes, descendent jusqu'à ce qu'ils touchent de nouveau à des calices de fleurs, placés plus bas et' qui ressemblent aux premiers sauf leur dimension moins grande. Les espaces ouverts et nuis au-dessus des guirlandes sont entièrement occupés par des fleurs de lotus présentant leur calice ouvert et leur couronne à l'oeil du spectateur.
Le nu du mur est divisé par des montants et des linteaux
en deux séries de oompartiments ou d'enfoncements obloB§;s, rangées Tune au-dessous de Tautre; dans ces enfoncements se trouvent les bas-reliefs que nous avons déjà mentionnés plus haut et auxquels nous allons consacrer plus tard une description détaillée. Le linteau qui sépare les enfoncements des deux séries, a une largeur de 0.11 sans compter les deux filets; il est orné de rosaces et de rinceaux travaillés avec soin. Les montants, larges de 0.25, sans compter également les filets qui en forment les bords, sont pourvus dans les enfoncements inférieurs de pi* lastres très compliqués, auxquels ne manquent pas les guirlandes et les antefixes dont plus d'une fois déjà nous avons fait mention ; les montants de la série supérieure présentent des arabesques choisies et élégantes. Dans la guirlande inférieure ont été taillés un lion assis, une tortue, Timage d'un homme nu et assis, quelquefois un singe, voyez PL XIII n". 1, 4 et 5; en d'autres endroits chacune des guirlandes d'arabesques se terminent en une fleur de lotus , sur laquelle ou près de laquelle se trouve debout ou assise une colombe battant des ailes ou bien une perruche, voyez PI. XIII n^. 2, 3. Les enfoncements à bas-relièfs qu'entourent ces montants et ces linteaux ont une hauteur de 0.73, sur une largeur de 1.99 ') ; leur nombre s'élève en tout à 240 , dont sept ne se trouvaient déjà plus dans un état qui aurait permis d'en faire un dessin, voyez PU. XVI à CXXXV.
La largeur de la troisième galerie est de 2.04 entre les mou^ lures de la base des parois. La paroi antérieure, ou si l'on veut la paroi postérieure du second mur d'enceinte, est ornée d'une seule ligne de bas-reliefs que nous décrirons plus bas, et qui ont été sculptés dans des enfoncements contre les façades de der> rière des bâtiments à niche. Les montants qui encadrent les enfoncements ont une largeur de 0.105; les enfoncements eux* mêmes ont une largeur d'au delà de 2.14. On n'a pu faire le
1) Wîlsen, dunâ son article intittnlë Bàrà-Boedotf {Tijdickr, v. înd, U, L en tol^ kenk, I. 1852, pg. 261) donne anx bue-reliefs nne largeur de 2.70, une bantenr de 0.90; il 7 a Ik évidemment une errenr. Noe données sont conformes k celles de la PI. XIII, 1.
dessin que de trente-deux de oes bas-reliefs; un les trouve aux PU. GCXCV à CCCII.
Avant de décrire la paroi postérieure, nous voulons examiner le mur d'enceinte dont cette paroi constitue le devant. Ce mur enceiot la quatrième galerie , dont le pavé , situé à une hauteur de 2.93 au*dessus du pavé de la galerie précédente, est formé tout comme les autres par des dalles carrées légèrement inclinées vers le dehors. La partie inférieure ou le mur proprement dit s'élève, y-compris les moulures^ à une hauteur de 2.71; à l'endroit de la base il a une épaisseur de 1.80, au nu du dé une épaisseur de 1.46 M. La corniche se compose de sept bandeaux et filets , s'élevant ensemble à une hauteur de 0L63 : un large larmier d'une épaisseur de 0.21 qui forme la surface du mur, au-dessous de ce larmier un filet rentrant , ensuite un bandeau rentrant large de 0.20 orné d'arabesques, deux filets rentrants , un filet saillant et enfin un dernier filet rentrant. Toute la saillie de la corniche devant le nu du mur est de 0.26. Ce nu du mur ou du dé a une hauteur de 1.255. La base se compose de six moulures qui ont ensemble une hauteur d'au delà de 0.82: deux filets saillants, au-dessous de ceux-ci un filet rentrant, et deux autres filets saillants; la saillie de l'ensemble devant le nu du mur est d'au delà de 0.10; suit un larmier, qui avance encore de 0.21 de plus, et qui, haut de 0.43, comprend à lui seul la moitié de la hauteur de toutes les moulures de la base.
Ce mur-ci encore, comme les murs des autres galeries, est surmonté de moulures, composées d'une doucine renversée audessous de laquelle un filet, s'élevant ensemble à une hauteur d'aviron 0.21; ce filet rentre 0.05 sur la corniche du mur, et la doucine recule encore 0.21 de plus. Ces moulures nous amènent au dehors du mur, juste à la hauteur où se trouve au dedans la surface du sol, et où commence ainsi la paroi de derrière des bâtiments. Ces moulures peuvent être considérées aussi comme les deux moulures inférieures de la base commune de tous les bâtiments , qui s'élèvent sur le mur proprement dit que nous venons de décrire; au-dessus d'elles s'élèvent, comme nous l'avons vu aux galeries précédentes, les bâtiments
à niche et les portails, surmontés de coupoles, ainsi que les bâtiments intermédiaires à coupole ') plus petits. Gomme nous ne disposons pas de documents et de notes aussi étendus pour apprendre à connaître exactement ces bâtiments à niche, que nous en avons trouvé pour ceux des galeries inférieures, nous commencerons par décrire les portails, mieux partagés sous ce rap* ports par les notes de 1814; nous pourrons y renvoyer le lecteur lorsqu'il s'agira de décrire les bâtiments à niche.
Constatons d'abord une différence qui se présente ici avec ce que nous avons vu aux autres galeries; on se rappelle que là on voit la partie supérieure de celui des bâtiments à coupole qui se trouve au milieu, avancer, tant au front qu'à la façade opposée, devant les deux bâtiments latéraux, mais que l'étage inférieur y est le même pour les trois bâtiments; ici nous retrouvons d*abojrd cette même saillie, mais de plus nous en trouvons une autre; c'est que le bâtiment du milieu de Pétage inférieur fait encore aux deux façades une saillie d'au delà de 0.14 sur les deux bâtiments latéraux. Nous parlerons après des modifications que cette saillie a apportées aux moulures de cette partie saillante. C'est sur les moulures mentionnées plus haut, qui se trouvent au-dessus de la corniche du mur, que s'élève la base de tous les bâtiments, composée de sept bandeaux , qui se prolongent sans interruption et se modifient seulement suivant l'épaisseur plus ou moins grande des différents murs et selon qu'elles s'écartent des faces extérieures. L'ensemble de leur hauteur est de 0.575; elles reculent ensemble 0.13 sur .la doucine que nous avons mentionnée plus haut, et, en comptant de bas en haut elles sont constituées comme suit: un bandeau, deux filets dont le premier rentre sur le bandeau , le second sur le premier, ensuite deux autres bandeaux saillants et encore deux bandeaux rentrants; le premier et le cinquième sont les plus larges et ont une largeur d'environ 0.11. Toute la largeur de la façade, mesurée à la moulure inférieure, est d'au delà de 4.34. Le nu du dé qui vient ensuite, a une hauteur de 0.63»
1) Voyes lee pli. du texte 9, 10 et !!•
et est surmonté d'une corniche de huit bandeaux, qui ont ensemble une hauteur de O.iOB et qui avancent au delà de O.iS sur le nu du dé. En comptant de bas en haut la corniche se compose de deux bandeaux saillants , de deux bandeaux rentrants , de trois bandeaux saillants, et enfin d'un large bandeau, servant de pièce de dessus, haut de 0.13 et couronné d'antefixes, derrière lesquels se trouve l'exhaussement arrondi que nous avons déjà décrit plus d'une fois, et qui sert de support au second étage. Un filet très mince placé sur cet exhaussement, est le premier filet de la base, tant des bâtiments à coupole latéraux que du bâtiment du milieu; mais le reste des moulures présente une différence au bâtiment du milieu. Nous . poursuivons donc provisoirement la' description de ce dernier bâtiment, pour revenir tantôt aux bâtiments latéranx. Le nu du dé de l'étage inférieur a une largeur de 9.15 , une épaisseur (c'est-à-dire la largeur des façades latérales) de 1.41 ; la moulure de dessus a une largeur de 2.51, et de 1.657 aux façades latérales. Le support ou exhaussement que nous avons mentionné tout à l'heure et qui a à la surface une largeur d'au delà de 2.22 et de 1.31, sur une hauteur de 0.196, supporte le second étage, dont la base se compose d'abord du filet que nous avons mentionné tout à l'heure , et ensuite de trois filets rentrants, de deux filets saillants, et d'un septième filet rentrant, le tout à une hauteur de 0.22, rentrant sur une distance de 0.275 , dont 0.21 pour le filet inférieur. Le nu du dé, haut d'au delà de 1.68 à la façade de devant, a une hauteur de 0.34 et porte une corniche de 0.235, composée de deux filets saillants, de deux filets rentrants, d'un filet saillant, puis de la moulure supérieure plus large avec ses antefixes. Le support qui se trouve derrière cette moulure avec tout le reste de la substruction de la coupole, avec la coupole elle-même, son cône et le pied du cône, s'accordent entièrement pour la composition et pour la hauteur des différentes parties, avec les dimensions des portails de la galerie inférieure; mais il y a .une différence dans les proportions de la largeur, c'est que, à partir du filet inférieur sur le support que nous venons de mentionner, les quatre façades sont tout à
fait semblables et que les plans des différentes parties sont de parfaits carrés et de parfaits cercles. Les bandeaux les plus saillants du soubassement de la coupole ont une largeur d'au delà de 1.20; le bandeau du milieu qui rentre le plus, a une largeur de 1.02; le dessous de la cloche ou de la coupole immédiatement au-dessus des moulures a un diamètre de 0.85; la pierre carrée sous le cône a les faces d'au delà de 0.48 à la partie inférieure , et de 0.405 à la partie supérieure , le cône luimême a un diamètre de 0.31 à la hauteur de la base.
Les moulures de la base de l'étage inférieur du bâtiment saillant qui se trouve au milieu, ne diffèrent pas de celles des autres bâtiments qui s'élèvent sur le mur, par rapport aux proportions, aux saillies et aux parties rentrantes; mais il y a une différence en ce qui concerne la doucine renversée et le filet qui se trouve au-dessous de celle-ci; ces deux moulures sont remplacées ici par un bandeau de 0.21 qui avance 0.05 sur le larmier de la corniche du mur général. Les moulures au-dessus de ce larmier sont remplacées, pour ce qui regarde les quatre bandeaux rentrants qui suivent, par deux bandeaux quelque peu saillants qui avancent ensemble au frontispice sur une distance égale pour l'une et pour l'autre, et ensuite par deux bandeaux qui rentrent l'un et l'autre; les deux derniers bandeaux (des bandeaux rentrants) sont les mêmes que ceux du mur.
Retournons aux bâtiments latéraux à coupole. Tout ce que nous avons à signaler ici, c'est que leur soubassement touche au bâtiment du milieu, et qu'ils s'accordent entièrement avec les bâtiments du mur d'enceinte de la galerie inférieure sous le rapport de la distribution et des moulures; sauf leur plus |grande largeur , qui est de 1.07 pour la corniche à la façade de devant comme à celle de derrière , et qui est la même pour les façades latérales ; à ces mêmes façades latérales le nu du dé a une largeur de 0.84.
La corniche du premier étage de tout le portail porte à l'endroit de la saillie qui se trouve au milieu du frontispice, cinq antefixes , dont le plus grand , celui du milieu , a 0.31 de hauteur , et dont les plus petits, qui se trouvent de côté et aux angles
6û deint moitiés sont placées l'une cotitre l'autre en formant ensemble un angle droit , ont une hauteur de 0.26 ; les deux bâtiments latéraux ont chacun deux anteflxes: un au milieu et un antefixe angulaire à l'angle extérieur. Chacune des façades latérales a trois antefixes: un grand antefixe de 0.31 au milieuv deux plus' petits de 0.26 des deux côtés, plus les deux autres nioitiés qui servent à former les antefixes angulaires de la façade de devant et de celle de derrière; enfln il se trouve à la façade de derrière un nombre égal au nombre des antefixes du A^ntispice , sauf celui du milieu , qui y a été supprimé parce que la moulure de la porte avait pris sa place. Le nombre total de ces antefixes est ainsi de vingt-trois.
La comiohe du second étage du bâtiment du milieu -en a cinq aux façades de devant et de derrière, dont deux antefixes angulaires, d'une hauteur d'environ 0.12, trois à chacune des façades latérales, plus les deux moitiés qui font partie des antefixes aux angles des deux autres façades ; donc , en tout un nombre de seize antefixes. Quant aux bâtiments latéraux, la corniche a au-dessous de la coupole trois antefixes aux façades de devant et de derrière, qui ont également une hauteur d'environ 0.1-2: un au milieu , la moitié d'un antefixe joignant au bâtiment du milieu , et un antefixe angulaire , dont l'autre moitié prend la direction de la façade latérale; chacune des façades latérales a, en butre des deux antefixes angulaires, un nombre de trois antefixes, ce qui fait pour chacun des bâtiments un nombre de neuf, parmi lesquels deux moitiés d'antefixe.
Le nu du mur de l'étage inférieur du bâtiment du milieu est entièrenâent couvert au milieu de la façade de devant, par les moulures de l'archivolte de la porte; il n'y a que les deux enfoncements, taillés des deux côtés, qui soient visibles, et encore ne le sentais qu'en partie. Ces enfoncements sont bornés par des montants, larges de 0.21 et ornés de pilastres, de drap^ies et de guirlandes, comme nous en avons décrit déji^ plus d'une fois aux portails et aux bâtiments à niche de la galerie précédente. Les nus des murs des deux bâtiments attenants, bornés également aux deux côtés par des montants de 0.21 de
large, Bont ornés sur toute la surface de renfoDcement d'un gvBùd nombre de fleurs de lotus (?) à tiges courtes, placées en séries alternantes en quinconce, de telle façon que la tige d'une fleur se trouve toujours entre les deux fleurs qui sont placées au-dessous.
Le nu du mur de Tétage supérieur du bâtiment du milieu est divisé en trois enfoncements d'étendue égale par quatre montants d'une largeur de 0.09. Ces enfoncements sont ornés des pilastres, des guirlandes et des draperies ordinaires.
L'ouverture de la porte a une largeur de 1.62 , la hauteur est jusqu'à la voûte d'environ 3.77 au milieu , et de 3.01 de côté. Les moulures larges en tout de 0.315 se composent , en allant du dedans au dehors, d'un très mince filet, d'un large bandeau convexe, d'un très mince filet , et d'une moulure extérieure formée par des feuilles de lotus , placées les unes à côtés des autres et recoquillées à leurs bouts. Au-dessous ces bandeaux se recourbent et se terminent de chaque côté par une tête d'éléphant, ayant la trompe relevée et un lion assis dans la gueule ouverte. Cette tète d'éléphant ressemble à celles des galeries précédentes, voyes aussi la PI. VU n®. 2; elle est ornée au cou, à la trompe etc, de jolis rinceaux et d'ornements en feuillage, et taillée dans un seul bloc de pierre; sa position est parallèle au mur de la façade, ce qui fait qu'on la voit de profil, et elle repose sur un piédestal , composé de cinq filets qui rentrent et de trois filets qui avancent sur une distance égale, donc, en tout de huit filets qui s'élèvent ensemble à une hauteur de 0.26; le piédestal lui-n^roe repose à son tour sur le bord inférieur de la base du mur; haut de 0.43 , il rentre 0.07 sur ce bord. La tête d'éléphant a au-dessous une largeur égale à celle de la moulure supérieure du piédestal, environ de 0.63, et jusqu'au sommet de la trompe une hauteur d'environ 0.92. Depuis cette partie inférieure les moulures s'élèvent en ligne droite jusqu'à une hauteur de 2.93 au-dessus du sol; à partir de là elles forment avec la moulure de l'intérieur un demi-cercle qui a un rayon de 0.84 et qui couvre en haut l'ouverture de la porte. Tout au milieu se trouve de nouveau , appuyée contre la clef de voûte, la tête de monstre, que nous avons ren-
contrée aassi aux autres galeries, et dont les rinceaux qui s^élèvent en pyramide, donnent au contour de la moulure de la porte la forme d'un arc en talon. Des deux côtés de la porte le nu du dé du mur d'enceinte proprement dit , présentait ou présente , dans un enfoncement, large de 1.675 en comptant depuis le bord extérieur de la moulure autour de la porte, des groupes que nous ne connaissons que par les rapports de 1814. Ils y sont décrits comme: //une belle image de femme assise les jambes croisées sur une espèce de trdne, le corps entièrement nu, à l'exception de la ceinture qui est couverte d'un vêtement; le cou, les bras, les pieds et les mains enveloppés de bandes gracieuses. A gauche de cette image se trouvent trois autres images de femme, toutes dans la même attitude que la première, mais assises respectueusement sur un petit banc ou sur un piédestal. A droite devant l'image principale se trouve un bassin rond sur un petit banc élégant."
L'escalier qui a la même largeur que l'ouverture de la porte, a une profondeur de 2.51, et en tout une hauteur de 2.93; il a dix degrés, dont chacun a une hauteur et une profondeur d'environ 0.39, tandis que le premier degré est éloigné du dehors de la moulure à une distance de 0.47. La voûte, qui se compose, comme celle de la porte du précédent mur d'enceinte, de différentes assises qui avancent l'une sur l'autre dans la direction du centre, est divisée en quatre parties qui s'élèvent aussi successivement en guise d'escalier dans la direction du fond. La première partie commence à 8 M. au-dessus du sol, à l'entrée de la porte, et a une profondeur de 0.445; les trois assises inférieures ont chacune une hauteur d'environ 0.21 , et avancent environ de 0.16 Tune sur l'autre; la quatrième assise qui présente la même saillie, a une hauteur d'environ 0.16; l'ensemble e3t fermé par une large pierre, qui couvre le reste de l'espace, environ 0.365. L'exhaussement suivant, qui s'élève 0«34 audessus du premier , et qui a la même profondeur , se compose de quatre assises, dont chacune a une hauteur de 0.20 et présente les mêmes saillies que les assises de la première partie de la voûte; les deux autres parties, dont chacune s'élève à 0.21,
sont entièrement semblables à la seconde , pour ce qui regarde les assises. A la porte de la façade de devant chacune des faces des différentes assises , qui fait saillie et qui reste visible , présente une sculpture qui représente un oiseau battant des ailes tourné vers l'intérieur et encadré par une moulure ornée. A la façade de derrière les faces visibles des assises sont restées entièrement nues.
La façade de derrière du portail correspond avec le frontispice sous le rapport de la forme et des dimensions; sauf en ce qui regarde la base , les moulures de la porte et quelques ornements. La Planche XL A fournit une vue de cette façade et des parties avoisinantes ; cependant ce dessin présente par-ci par-là une différence assez considérable avec les données en général assez exactes et assez complètes de 1814. Ceci nous fait supposer, que M. Schônberg Mulder dans ses élévations, s'est écarté involontairement de l'original. La base du portail, dont la partie du milieu avance au delà de 0.14 tout comme au frontispice, se compose d'une large moulure inférieure , haute de 0.42 , sur laquelle s'élève un (ilet d'un peu plus de 0.10, rentrant O.Sl , et qui se trouve sur la même ligne avec la moulure supérieure de la base du frontispice; cependant le filet de la façade de derrière avancé un peu plus, c'est-à-dire 0.08, sur le nu du dé. A la partie saillante du bâtiment lui-même, le filet qui avance tout autour, repose sur la même large moulure inférieure.
L'ouverture de la porte, qui a à l'intérieur la même largeur qu'au frontispice, est enfermée par deux montants, hauts d'au delà de 1.07, et par les moulures de l'archivolte, qui sont élevées au sommet 1.70 au-dessus du niveau de la galerie. Les montants, larges de 0.42 présentent, à une hauteur de 0.47 au-dessus du sol , un enfoncement , dans lequel a été sculpté un vase élégant; ils sont couverts d'un petit larmier ou tailloir saillant, sur lequel reposent les rinceaux recoquillés des moulures de l'archivolte. Ces moulures, composées d'un large bandeau taillé en forme convexe , et borné des deux côtés par un très mince filet, le tout à une largeur de 0.18, ont, tout comme c'est le cas pour les autres portes, une moulure extérieure formée par
un enchaîoemeot de feuilles de lotus, placées les unes à côté des autres et recoquillées à leurs bouts. Ces moulures qui forment au dedans comme au dehors un arc en talon , sont terminées aumilieii ou au sommet par un ornement à volutes qui s'élève en pyramide, et qui, de même que les ornements aux extrémités des montants, s'accorde entièrement avec celui qui se trouve à la façade correspondante des portes de la galerie précédente. Le nu du dé des deux bâtiments latéraux présente un enfoncement, large avec son encadrement de 0.445, et haut d'au delà de 0.65; le nu de cet enfoncement, large d'environ 0.S4, est orné d'arabesques gracieuses; les montants qui le bornent, ont une largeur de 0.225.
Le DU du dé ou du mur de l'étage supérieur du bâtiment du milieu a trois enfoncements, tout comme au frontispice, avec les mêmes ornements de pilastres , de guirlandes et de draperies.
Les bâtiments à niche avec leurs Bouddhas assis, s'accordent dans toutes leurs parties et dans toutes leurs dimensions avec ceux de la galerie précédente; ils s'accordent aussi avec les portails, sauf pour ce qui regarde la hauteur à partir du dessous de la coupole du milieu, laquelle est bien plus élevée aux portails, environ de 0.80 M. Ces portails ont un aspect un peu lourd par rapport aux bâtiments à niche, qui sont larges de 2.72 à la hauteur de la moulure supérieure de la base, et qui ont par conséquent une largeur de 1.25 de moins que celle du portail.
Pour ce qui regarde les antefixes sur les corniches des deux étages, sur ce point encore nous pouvons renvoyer le lecteur à ceux des portails auxquels ils correspondent entièrement. Voici comment ces bâtiments à niche sont distribués: de chaque côté du portail il s'en trouve un sur la partie saillante de la galerie, de même un sur chacune des faces latérales de cette saillie, cinq sur chacune des parties rentrantes qui suivent, un sur leurs faces et enfm trois sur chacune des parties les plus rentrantes, ce qui fait pour toute la façade vingt-deux (deux de moins qu' aux deux galeries inférieures), et pour toute la troisième galerie le long des quatre façades un nombre de quatre-vingt-huit bâtiments à niche.
Les bâtiments à coupole, qui relient entre eux les bfttiments à niche, et qui, par exception à ce que nous avons va aux deux autres murs d'enceinte, relient aussi les bâtiments à niche aux portails, ont une largeur d'environ 1.05. A Tendroît des bâtiments à niche ils rentrent 0.105 et ont pour base les mômes moulures , mais pour corniche les trois moulures inférieures de la corniche des autres bâtiments. Nous pouvons nous excuser de donner une description ultérieure de tous les détails de ces bâtiments, et nous borner à renvoyer le lecteur à celle que nous avons donnée des bâtiments correspondants sur le mur d'enceinte précédent ; ils ne s'en distinguent en effet que par la largeur plus grande de leurs étages inférieurs ou de leurs pans de mur.
A l'extérieur du mur d'enceinte on trouve de nouveau, sculptées sur les nus des murs de ces petits bâtiments à coupole , des images d'hommes et de femmes assis, s'accordant pour l'attitude, pour les ornements et pour les attributs avec les images des autres murs d'enceinte. Sur le fond des draperies ont été suspendues en quatre arcs au-dessus de l'image; d'un côté se trouve un candélabre avec une flamme qui en monte, de l'autre côté de l'image un beau vase , dont la forme varie sur les divers bas-reliefs et qui est garni d'une fleur; quelquefois ce vase à goulot étroit est remplacé par un large vase en forme de coupe avec une large ouverture et pourvu d'un couvercle. Les enfoncements qui ont été ménagés dans les nus des murs des bâtiments à niche, et qui se trouvent à droite et à gauche des niches, sont ornés de pilastres semblables à ceux du premier mur d'enceinte; mais il y a ici une particularité, c'est que du sommet des deux arcs qui s'élèvent au-dessus de ces pilastres , tout comme du {foint où se réunissent ces arcs, descendent des cordes ou des chaînes, auxquelles sont suspendues des cloches ou des vases , reliés à leur tour entre eux par des cordes ou par des chaînes en guirlande. Nous n'avons que l'élévation de la PI. V pour apprendre à connaître ces ornements; les rapports de 1814 n'en ont pas conservé de détails , et par conséquent nous regrettons beaucoup que M. Wilsen n'en ait pas fait des dessins spéciaux.
Un nombre égal d'égouts, se terminant en des gargouilles de
forme et de dimensions égales à celles que nous avons dëoritès en parlant du précédent mur d'enceinte , se trouvaient aussi au troisième mur d*enceinte et déversaient Teau de la quatrième galerie sur la troisième. Entre ces gargouilles la corniche du mur gàiéral est également ornée d'antefixes, répartis à des distances égales; il faut observer cependant, qu4ci ces antefixes se trouvent plus rapprochés les uns des autres , ce qui fait qu'ils s'y trouvaient en plus grand nombre. La saillie la plus avancée de la façade en avait cinq des deux côtés de la porte, d'après les notes de 4814; chacune des faces latérales de cette partie saillante en avait quatre , chacune des premières saillies vingt-quatre , les faces latérales qui relient ces saillies avec la dernière partie en avaient de nouveau huit et cette dernière partie elle-même en avait de chaque côté dix-huit ; ce qui fait pour toute la façade cent dix, et pour tout le mur d'enceinte de cette galerie quatre cent quarante anteÔxes.
Le bandeau inférieur de la corniche du mur est orné de guirlandes gracieuses, composées de grains de semence, tout comme sur le mur précédent, sauf une légère modification dans les pendants entre les guirlandes; sur ces pendants se trouvent des kakatouès battant des ailes, voyez PI. XIII n^. 7. Sur le nu du mur ont été sculptés des bas-reliefs, auxquels nous reviendrons plus tard; nous renvoyons cependant à ce que nous avons dit plus haut ') par rapport aux groupes placés immédiatement des deux côtés des portes. Les autres groupes sont séparés les uns des autres par des montants d'une largeur de 0.47, sur lesquels ont été sculptés des pilastres richement ornés , tout à fait distincts de tous ceux que nous avons décrits jusqu'à présent , par leurs nombreuses moulures et par les ornements dont celles-ci sont pourvues. Le nombre des bas-reliefs s'élève pour toute la paroi antérieure de ce troisième mur d'enceinte, qui est la paroi postérieure de la troisième galerie, a cent vingt-huit, qui tous ont pu être copiés; voyez PU. GGXXXl à GGXGIV.
Nous sommes arrivés maintenant à la quatrième galerie, dont la largeur est de 2.04 et qui s'élève 2.93 au-dessus de la troi-
1) Voyei page S7.
sième, comme nous Tavons déjà dit plus haut. Le piivé se compose ici encore de dalles et est légèrement incliné vers le dehors. La paroi antérieure de la galerie, qui est en même temps la paroi postérieure du troisième mur d'enceinte, était ornée d'une série de cent soixante-quatre bas-reliefs, sculptés sur le fond d'une série égale d'enfoncements qui ont été taillés dans les nus des façades de derrière des bâtiments à niche et des bâtiments intermédiaires, et que bornent des montants ordinaires. Vingtquatre seulement ont pu être dessinés; on les trouve aux PU. GGGXLVII à GGGLV. Nous avons déjà mentionné tout à l'heure ') le rinceau sculpté dans les enfoncements qui se trouvent immédiatement à côté de la porte.
'Le mur d'enceinte de la cinquième galerie, qui forme en même temps la paroi postérieure de la quatrième galerie, a, tout comme le mur précédent, un soubassement continu, couronné de moulures sur lesquelles s'élèvent les différents bâtiments. Ge soubassement ou mur général, haut de 2.39, a une corniche d'au delà de 0.63, composée de huit moulures: un larmier haut de 0.18, là dessous un filet rentrant, un bandeau de 0.13, orné d'arabesques, un second filet rentrant et un autre un peu plus large, également rentrant, deux filets saillants et enfin un dernier filet rentrant. Toute la corniche avance environ 0.24 sur le nu du dé. Le nu du dé a une hauteur de 1.125. La base qui avance 0.314 sur le nu du dé, a trois moulures: un filet saillant, là-dessous un second un peu plus large, hauts ensemble de 0.26, et un troisième bandeau, d'environ 0.37. Au pied de la base le mur a une épaisseur de 2.04; plus haut, à la hauteur du pavé de la cinquième galerie, l'épaisseur est d'environ 1.42. Nous parlerons plus bas des antefixes qui se trouvent sur la corniche. Derrière ces antefixes se trouvent, tout comme nous l'avons constaté aux autres murs d'enceinte, des moulures, hautes d'au delà de 0.26, composées d'une doucine renversée sur un filet très mince. Ges moulures servent de support à tous les petits bâtiments qui s'élèvent sur le mur.
1) Voyes page 69.
La partie la plus saillante du mur , celle qui se trouve au milieu et que le portail occupe toute entière, a une largeur de 4.S4; puis le mur rentre sur une distance de 2.67 en formant un angle droit, et continue à s'avancer des deux côtés dans sa direction primitive sur une distance de 17.27; il rentre une seconde fois sous un angle droit sur une distance de 2.67, et reprend enfin sa direction primitive sur une distance de 12.57; la largeur de ce quatrième mur d'enceinte est donc pour chacune des façades de 63.90.
Commençons ici encore par envisager le portail >). Nous avons déjà dit , que toute la saillie qui se trouve au milieu du mur est occupée par ce bâtiment. Il se distingue des bâtiments analogues des autres galeries d'abord par sa dimension plus grande, mais surtout aussi par sa composition; car il s'y trouve deux portails placés l'un derrière l'autre et reliés entre eux par des murs latéraux. Les façades latérales du portail extérieur et ces murs intermédiaires constituent ensemble les faces latérales de la saillie la plus avancée du mur d'enceinte. Le second portail se trouve sur une même ligne avec la seconde saillie du mur d'enceinte et juste au milieu de cette partie-là.
La base des bâtiments élevés sur ce mur se compose de sept moulures différentes, ou bien de neuf, si l'on compte dans le nombre les deux moulures au-dessus de la corniche du mur général , que nous avons mentionnées à la fin de la page précédente. Voici l'ordre dans lequel se suivent les sept moulures, qui ont ensemble une hauteur de 0.575, en allant du bas en haut: trois bandeaux rentrants, deux bandeaux saillants et deux bandeaux rentrants; le cinquième bandeau des sept est le plus large et avance autant que le bandeau inférieur, qui rentre environ 0.45 sur la corniche du mur d'enceinte , tout comme le bord de la doucine renversée au-dessus de laquelle il se trouve placé. Toute la distance sur laquelle l'ensemble des moulares de la base rentre par rapport à la susdite corniche , est dé 0.25 en mesurant au filet supérieur.
1) Voyei les plftnehes du leste 19» IS» 14.
Le nu du dé qui rentre 0.05 en deçà du bandeau aupérieur de la base, a une hauteur de 0.63 et une largeur de 3.56; à la façade latérale il a une largeur de 1.31. La corniche se compose de huit bandeaux différents, qui ont ensemble une hauteur de 0.393: deux bandeaux saillants, dont le second est le plus large, puis deux bandeaux rentrants, ensuite trois filets saillants très minces, et enfin la moulure qui courcmne le tout, un larmier de 0.13. L'ensemble des moulures, en comptant depuis le nu du dé, présente une saillie de 0.18, tant aux façades de devant et de derrière qu'aux façades latérales. A l'endroit de la moulure supérieure la façade de devant a une largeur de 3.90; à la façade latérale la largeur de cette moulure est de 1.675. Elle porte des deux côtés de la porte deux antefixes, hauts de 0.21 , dont un antefixe angulaire, qui n'appartient ainsi que pour la moitié à la façade de devant et pour l'autre moitié à la façade latérale. Chacune des façades latérales possède encore quatre antefixes entiers en dehors de ces moitiés d'antefixe que nous 'venons de mentionner. Derrière ces antefixes se trouve Texhaussement de 0.21 que nous avons déjà rencontré plus d*4ine fois , dont les bords supérieurs ont été arrondis et sur lequel s'élève tout le reste de la construction. Les bàthnents à coupole, tant ceux du milieu que ceux de côté, ont pour base une moulure commune, qui fait saillie en même temps que le bâtiment du milieu, et qui, rentrant aux façades latérales 0.11 en deçà du bord de la corniche sur laquelle elle se trouve posée, s'écarte aux façades de devant et de derrière environ 0.45 de cette même corniche à l'endroit des petits bâtiments latéraux, tandis que la distance du bord de la corniche n'est que de 0.17 à l'endroit du petit bâtiment du milieu. Ce dernier bâtiment a une largeur d'au delà de 1.205 à l'endroit de ce premier bandeau de la base. Quant au reste des moulures de la base, qui s'élèvent, y-compris ce bandeau, à une hauteur de 0.25, il se compose, en allant du bas en haut, dé trois bandeaux qui rentrent ensemble 0.08, de deux filets saillants et enfin d'un filet rentrant. Le nu du dé qui rentre 0.05 en deçà de ce dernier filet, a une hauteur de 0.34. La corniche , haute d'environ 0.22 , se compose d'un filet
très mince et d'un filet plus large, saillants Tun et l'autre; au-dessus de ceux-ci un filet rentrant très mince, un autre filet rentrant un peu plus large , et enfin deux filets saillants , dont le dernier, qui sert de couronnement , >est le plus large. A l'endroit de cette moulure supérieure le bfttiment mesure de nouveau 1.205. La largeur des fagades latérales difi^re si peu de celle des façades de devant et de derrière , que nous pourrions presque considérer ce bâtiment comme formant un carré. Sur la corniche s'élèvent cinq antefixes, dont deux antefixes angulaires, longs et larges de 0.13. Le nombre en sera probablement le môme au]( façades latérales; à la façade de derrière il y en aura cependant un de moins, vu l'espace qu'occupe le sommet de l'archivolte de la porte.
Au-dessus de la corniche s'élève de nouveau l'exhaussement ordinaire, qui mesure ici 0.13, au-dessus duquel ont été construits le piédestal , la coupole et son cône. Quant aux détails de construction de ces derniers, ils s'accordent pour la composition et pour les proportions des différentes parties avec les détails correspondants du précédent mur d'enceinte; cependant ils sont un peu moins élevés, et comme il en est de même du soubassement commun , il en résulte , que toute la hauteur du portail n'est que de 7.25, depuis le sol jusqu'au sommet du cône.
Les deux bâtiments latéraux touchent immédiatement des deux côtés au bâtiment du milieu; comme nous l'avons déjà dit, ils s'élèvent avec celui-ci sur un bandeau commun, qui est la moulure inférieure de leur base; au-dessus de celle-ci se trouve le second bandeau, qui rentre 0.11. Le nu du dé qui suit maintenant, rratre environ 0.08 et est couvert d'une corniche de trois bandeaux saillants. La hauteur de toutes ces parties ensemble est d'au delà de 0.3G5. La coupole et le cône s'accordent pour les dimensions et les proportions, avec les parties correspondantes du portail du précédent mur d'enceinte. Le sommet du cône de ces bâtiments latéraux est do 0.97 plus bas que le même objet du bâtiment du milieu. La corniche est ornÂe d'anteflxes hauts et larges de 0.13. Voici comment ces ornements sont distribués sur les quatre façades de l'un et de l'autre de ces bâti-
ments latéraux: aux façades de devant et de derrière il se trouve une moitié d'antefixe touchant le bâtiment du milieu , un antefixe entier au milieu et un antefixe angulaire aux deux bouts de la moulure; aux façades latérales se trouve un antefixe au milieu, et aux angles les deux moitiés des antefîxes angulaires des deux autres façades; ce qui fait en tout quatorze antefixes pour les deux petits bâtiments. Un enfoncement a été taillé dans le nu du mur de Tétage inférieur qui sert de base commune aux trois bâtiments; la largeur de cet enfoncement est de 0.365, et il se trouve borné de montants de 0.13 de large. L'intérieur en est occupé par deux colonnes ou pilastres très élancés, dont les piédestaux et les chapiteaux sont assez compliqués; un rinceau sort de chacun de ces chapiteaux et forme deux guirlandes qui se rencontrent au milieu de l'enfoncement. Du haut de ces chapiteaux descendent des draperies , relevées au milieu jusqu'aux extrémités des guirlandes que nous venons de mentionner. Immédiatement au-dessous de ces draperies et au milieu de l'enfoncement entre les deux pilastres se trouve un vase, pourvu d'un couvercle, placé sur un piédestal élevé.
Le nu du mur du bâtiment du milieu est divisé par trois montants en deux enfoncements égaux, ornés de pilastres, de festons, de guirlandes et de draperies, tout comme nous l'avons vu à l'endroit correspondant du portail du dernier mur d'enceinte.
L'ouverture de la porte, large de 1.62, a une hauteur de 2.80 à l'endroit où commence la voûte, et au sommet de l'arc une hauteur de 3.87. Les moulures, les têtes d'éléphant, les piédestaux, qui soutiennent ces têtes, s'accordent pour l'ornementation , pour la composition , pour les dimensions et les proportions avec les détails correspondants de la porte du précédent mur d'enceinte; il faut observer cependant, que l'arc a une forme un peu surbaissée, et que la tête de lion avec son ornement pyramidal qui décore la clef, est plus grande sa largeur étant de 0.94, sa hauteur de 1.28.
L'espace qui reste encore au nu du dé du soubassement des deux côtés de la porte, est divisé sur toute sa largeur, qui est de 0.50, en deux parties; la première partie, celle qui touche aux
moulures du jambage, est ornée d'arabesques; mais elle n'est visible que pour une partie au-dessus de la tête d'éléphant. €ette partie est suivie aux extrémités de la façade par un compartiment large de 0.33 et d'une hauteur égale à celle du nu du mur, avec un pilastre composé de moulures variées et nombreuses, semblable pour la forme aux pilastres qui se trouvent entre les bas-reliefs , à la face extérieure du dernier mur d'enceinte.
L'escalier , dont le degré inférieur se trouve à 0.26 de distance du bord extérieur des moulures de la base du mur, conduit par dix degrés au pavé de la galerie suivante, c'est-à-dire de la cinquième; il a une hauteur de 2.59, une profondeur de 2.43. La voûte qui a une profondeur d'au delà de 1.85, est composée, tout comme celle que nous avons décrite, d'assises qui se rapprochent graduellement les unes des autres, et qui sont divisées en trois séries successives, dont la seconde est plus élevée que la première, la troisième que la seconde. La première, profrade de 0.70, commence, comme nous l'avons dit tout à l'heure, à 2.80 au-dessus du sol. Les cinq assises dont elle se compose, avancent chacune 0.13 au delà de la paroi et de chaque assise inférieure; les quatre premières ont chacune une hauteur de 0.235, la cinquième d'environ 0.16 seulement; depuis la dernière assise jusqu'à l'assise opposée il y a une distance de 0.445; cette partie ouverte est fermée par une large pierre. Les faces latérales des cinq assises de pierres, qui sont visibles à la façade de devant sous l'arc de la porte, sont ornées de guirlandes; sur les trois assises du milieu on trouve de plus des oiseaux à la figure et aux seins de femme (des gandharvis) tournés vers l'intérieur de la porte.
La voûte suivante, que nous avons désignée comme formant la seconde série, s'élève 0.35 plus haut et a une profondeur de 0.47 ; elle se compose également de cinq assises , dont les trois infi^ieures ont chacune une hauteur de 0.235 et se trouvent sous la même ligne que les trois assises du milieu de la première voûte. La quatrième assise a une hauteur de 0.29 , la cinquième d'eavircm 0.21.
La troisième série, c'est-à-dire la dernière voûte, est élevée à
plus de 0.815 au-dessus de la seconde et a une profondeur d'au delà de 0.60. La première de ses quatre assises a une hauteur de 0.S9 et se trouve sous une même ligne avec la quatrième assise de la seconde voûte; la seconde assise, haute de 0.21, s'accorde avec la cinquième de la voûte précédente; la troisième assise a également une hauteur de 0.21 ; la quatrième assise enfln n'a qu'une hauteur de 0.105. A l'endroit de l'entrée de la porte, l'assise inférieure de la voûte est élevée à 1.91 audessus de la surCace du septième degré, et au sommet la distance entre la voûte et ce degré est de 2.75.
La façade de derrière de ce premier portail est semblable à la façade de devant, pour autant qu'elle n'est pas couverte par les murs latéraux qui relient entre eux les deux bâtiments, ou qu'elle ne subit pas de modification par suite de la place plus élevée qui y est assignée à Touverture de la porte. L'archivolte, dont le sommet s'élève au delà de 0.78 au-dessus de la voûte , paraît s'accorder entièrement avec celle qui orne la façade de derrière du portail intérieur. Les notes de 1814 disent seulement, qu'elle se compose vAe volutes élégantes."
Le second portail s'élève immédiatement au-dessus du degré le plus élevé de l'escalier, et est éloigné de 0.81 du premier portail. Il s'accorde avec ce dernier par rapport à la forme, aux dimensions et aux proportions, pour autant que celles-ci n'ont pas à en subir des modiôcations , rendues nécessaires par l'emplacement qu'elle occupait et par les murs intermédiaires qui couvrent en grande partie la façade de devant du second portail. L'ouverture de la porte, ou plutôt l'archivolte paraît ôtre conforme à celle de la façade de devant du premier portail; du moins les rapports de 1814 lui assignent commç clef de voûte le mascaron monstrueux habituel, tandisque son sommet s'élèverait 2.88 au-dessus du sol, et qu'elle atteindrait environ jusqu'au bord inférieur de la coupole du milieu , couvrant ainsi à peu près tout Tétage inférieur sur lequel cette coupde a été construite. La voûte . entière , parallèle au sol, se compose de trois assises seulement qui avancent l'une sur l'autre. Elle commence à une hauteur de 1.86 au-dessus du sol, puis elle
s'etève encore au milieu à 0.575 et y atteint par conséquent une hauteur de 2.435. Chacune des assises a une hauteur ou une épaisseur d'au delà de O.lSTet avance environ 0.21 au delà de l'assise précédente ou de la paroi , jusqu'à ce que s'étant rapprochées jusqu'à une distance de 0.51 seulement , elles se terminent par une grande pierre qui les couvre. La profondeur du portail, et par conséquent aussi de la voûte, est de 1.57, en sorte que toute la profondeur, depuis la façade de devant du premier portail jusqu'à la façade de derrière du second, est d'environ 4.21.
La façade de derrière du second portail, ressemble à la façade de devant du premier, pour autant que ce dernier portail s'élève sur sa propre base au-dessus du soubassement commun, sauf quelques modifications dans la moulure des jambages et de l'archivolte , dans celles de la base et dans les ornements. Le large bandeau inférieur de la base, haut de 0.445, qui fait le tour de toute la paroi, se trouve sous une même ligne avec le bandeau le plus saillant du portail de la façade de devant. Au-dessus de ce bandeau se trouvent deux filets rentrants, qui, joints à ce bandeau élèvent la base à une hauteur de 0.60, tandis qu'elle présente une saillie ^e 0.21 au delà du nu du dé. Ce nu du dé, haut de 0.63, est couvert d'une corniche, conforme en tout à celle de la façade de devant. A l'endroit du filet qui s'élève au-dessus du large bandeau de la base, toute la façade a une largeur d'environ 3.77. L'ouverture de la porte, large en cet endroit de 1.62, est borné des deux côtés par deux montants, hauts d'environ 1.22, larges d'au delà de 0.93, et reposant immédiatement sur le bandeau inférieur général du pied. Ces montants présentent à la partie de devant un enfoncement, dans lequel a été taUlé un pilastre richement orné, haut de 1.02; dans un second enfoncement d'environ 0.16 de hauteur, qui s'élève au<4eâsus de celui-ci, ont été taillés cinq oiseaux (des cdombes?) battant des ailes. La moulure de l'archivolte s'ac* corde : entièrement pour la forme et pour les ornements avec celle du dernier mur d'enceinte. Les faces latérales des assises de la voûte qui sont visibles, manquent entièrement d'ornements. Le i^tt du mur de l'étage inférieur est orné également des deux côtés
de Touverture de la porte, d'un enfoncement , dans lequel oiît été sculptés les pilastres que nous avons déjà décrits plus d'une fois, avec les guirlandes qu'ils soutiennent et les draperies suspendues entre ces pilastres. La planche XI présente sous la retire B une vue de cette façade de derrière du second portail , ainsi qu'une partie de la façade correspondante du premier portail et des faces des voûtes, visibles à travers l'ouverture de la porte. En mettant cette planche en regard de nos données , qui ont été empruntées aux descriptions et aux dessins de 1814 , on verra, que les bâtiments latéraux à coupole, tout comme nous l'avons constaté au portail du dernier mur d'enceinte, ont été représentés probablement à tort comme séparés entièrement du bâtiment du milieu, tandis qu'ils auraient dû s'y rattacher immédiatement , comme on l'a observé aux PU. X , XII et Y. Les deux portails sont reliés des deux côtés par un mur intermédiaire, sur lequel s'élève une coupole avec son cône, le tout s'accordant pour la forme , pour les dimensions et les proportions avec les petits bâtiments intermédiaires' qui relient les portails aux bâtiments à niche ainsi que ces derniers entre eux. La partie inférieure de ces deux bâtiments intermédiaires repose avec le portail sur une même moulure; le nu du dé ou du mur a aussi la même hauteur que celui du portail , mais il rentre 0.21 et est couvert d'une corniche de deux filets saillants, dont l'un est très mince, tandis que l'autre est un peu plus large, et qui s'élèvent ensemble à une hauteur de 0.105. Au-dessus de cette corniche s'élève un exhaussement large de 0.29, qui rentre un peu et qui sert de support à la coupole ou la cloche. Cette cloche et son cône s'accordent en tout avec les coupoles qui se trouvent des deux côtés du portail; au-dessous leur diamètre est d'environ 0.67. La largeur du mur , entre les deux bâtiments à coupole est de 1.075 à la hauteur du nu, l'épaisseur du mur est de 0.81. Sur la corniche se trouvent trois anteflxes, s'accordant avec ceux que nous avons déjà appris à connaître pour ce qui regarde la manière dont on les a ornés , mais différant de tous les autres par leur forme générale. Ils forment un carré d'environ 0.29 de hauteur et de largeur. Le nu du dé est orné
d'un bas-relief, large d'environ 1.05 , haut de 0.62 et représentant des groupes , comme nous en avons trouvé aux autres petits bâtiments intermédiaires à la façade de devant de tous les murs d'enceinte que nous avons examinés. Un enfoncement , large de 1.05 et borné par deux montants de 0.13» bo trouve au nu du dé des façades latérales du premier portail , touchant au nu du dé que nous venons de mentionner, c'est-à-dire à celui du bâtiment intermédiaire. Dans cet enfoncement nous distinguons de nouveau à droite et à gauche, deux pilastres ou deux colonnes , dont les fûts sont plus hauts et plus élancés que d'ordinaire. Deux arceaux d'un quart de cercle sortent des chapiteaux de ces colonnes , deux autres d'un demi-cercle sortent de ces arceaux ; au-dessous se trouvent quatre draperies relevées au milieu, tandis que six clochettes , retenues par des cordes , sont distribuées entre ces draperies. Au-dessous de ces ornements se trouvent deux bassins ou deux vases pourvus de pieds d'où s'élèvent des flammes.
Sur le nu du dé du soubassement commun il se trouve aux deux extrémités un montant , large de 0.26 , et à côté de celui-ci un autre montant large d'environ 0.33; ces montants touchent à l'angle de la façade de devant et à l'angle de la partie rentrante du soubassement. Le reste de l'espace est occupé par un en* foncement, large de 1.36, lequel fait partie d'une série d'enfon* céments qui fait le tour du mur entier et dont nous donnerons une description plus détaillée.
Les bâtiments à niche s'accordent avec les portails pour ce qui regarde les formes générales; leur largeur a cependant 1.25 de moins que celle des portails , tout comme nous l'avons observé aux autres murs d'enceinte; il y a aussi une différence dans la hauteur, mais celle-ci n'est visible toutefois qu'à partir du bord inférieur des coupoles et consiste en ce que la coupole du milieu des bâtiments à tourelle a une hauteur plus grande sur une largeur égale. Les niches et leurs moulures s'accordent en toutes choses avec celles du précédent mur d'enceinte ; les statues qu'elles renferment ne difi&rent des autres que par l'attitude un peu différente des mains. Les nus des dés- de ceux des bâtiments à coupole qui se
trouvent au milieu, sont divisés à l'une et à l'autre des façades
W deux enfoncements, bornés ainsi par trois montants; dans ces enfoncements ont été sculptés les pilastres et les draperies ou les guirlandes que nous avons déjà mentionnés plus d'une fois. Les enfoncements qui ont été ménagés dans les nus des murs du bâtiment à niche et qui se trouvent à cdté des niches , ont les mêmes ornements que les parties correspondantes du précédent mur d'enceinte. Il en est de même des antefixes.
Quant au nombre des niches , il y en a moins sur ce mur que sur le mur précédent; ceci provient du portail qui occupe à lui seul toute la saillie du milieu; Tune et l'autre des deux parties rentrantes du mur d'enceinte ont quatre bâtiments à niche , tandis qu'il s'en trouve un seul sur chacune des faces latérales qui relient ces deux parties; ce qui fait pour chacune des quatre façades du mur d'enceinte que nous examinons maintenant y dix-huit niches, c'est-à-dire soixante-douze pour tout le mur avec un nombre égal de statues assises.
Les bâtiments du milieu qui se trouvent entre les portails et les bâtiments à niche et qui relient ces derniers entre «ux, présentent sur la corniche, d'après les dessins de 1814, les mêmes antefixes que ceux, dont nous avons donné une description en parlant des façades latérales du portail. S'il y a effectivement là une différence entre ces bâtiments intermédiaires et ceux des galeries précédentes, il faut dire, que cette différence n'a pas été observée dans les dessins de Schônberg Mulder. Les nus des murs sont ornés de bas-reliefs, tout comme à la façade latérale du portail et aux nus des murs des bâtiments intermédiaires qui se trouvent sur les autres murs d enceinte; ces bas-reliefs représentent des images, assises sous des guirlandes et des draperies, entre des vases à fleurs et des candélabres ou des petits autels.
Aux deux angles les plus éloignés du centre, donc des deux côtés de la porte, se trouvent des égouts, comme nous en avons rencontré au précédent mur d'enceinte ; comme le portail empêchait des égouts d'être pratiqués aux angles de la partie saillante, on en a pratiqué un peu plus loin à la partie rentrante du mur, en sorte que ce mur d'enceinte compte aussi vingt égouts aux
quatre faces , tous pourvus des mêmes gargouilles que nous avons déjà décrites plus haut, et qui sd trouvent représentées PI. VI, sous n*. 3. Ces gargouilles reposent sur la corniche du mur commun , et sont adossées contre la doucine renversée qui s'élève sur la corniche. Il se trouve encore sur cette même corniche , de même que nous l'avons vu aux autres murs d'enceinte , des anteQxes de la même forme et des mêmes dimensions. Le large bandeau inférieur de la corniche est orné de couronnes ou' de rosaces, entre lesquelles se trouvent des pendants formés de feuilles de fleurs de lotus ; les rosaces sont composées d'un calice de fleur entouré d'un anneau de • perles ou de graines ; voyez PI. XIII n\ S. Sur le nu du mur au-dessous de la corniche des basreliefs ont été sculptés dans des enfoncements, qui sont séparés les uns des autres par des montants, tout comme nous l'avons vu à la façade latérale du portail, et de plus par des bandes d'arabesques. On compte sur toute la face antérieure de ce mur d'enceinte (qui est en même temps la paroi postérieure de la quatrième galerie) vingt-deux de ces bas-reliefs pour chacune des façades, ce qui fait en tout quatre-vingt-huit bas-reliefs , qui ont pu être dessinés tous. Voyez Pli. GCGIII à GCGXLVI.
La cinquième galerie a une largeur d'au delà de S M. à la hauteur du pavé et est élevé de 2.59 au-dessus du pavé de la quatrième galerie. La paroi antérieure, qui est en même temps la paroi postérieure du quatrième mur d*enceinte, possède une série de cent quarante enfoncements au nu du mur inférieur. Ces enfoncements sont ornés de bas-reliefs dont quatorze seulement ont pu être dessinés; voyez Pli. GGGLXXXIX à GGGXGII. Nous avons déjà mentionné les autres reliefs qui se trouvent sur les autres nus des murs de dimension moins grande, ou à côté des portes et sur la partie supérieure des portails et des bâtiments à niche.
Le mur d'enceinte de la première terrasse supérieure, qui borne la cinquième ou dernière galerie par derrière ou à l'intérieur, et dont nous devons parler avant de pouvoir quitter cette galerie, présente une saillie de moins que les galeries et les terrasses inférieures. Il se trouve à une distance de 13.2 des
deux extrémités une saillie, lar^e de 31.4, et qui a pour le reste les mêmes dimensions que celles que nous avons trouvées aux autres murs.
Pour la description du cinquième mur d'enceinte, et en général des parties plus élevées de tout le monument, nous n'avons absolument que des dessins à notre disposition; quant au texte des rapports de 1814, la copie s'en arrêtait à la paroi postérieure du quatrième mur d'enceinte, qui ne s'y trouvait pas même décrite en entier. On comprendra aisément que ces dessins ne nous permettent pas de donner une description tout à fait exacte des différentes particularités , surtout des petits détails ; il faudra donc nous borner à des données plus générales et surtout ne pas oublier, que les dimensions, pour avoir été empruntées exclusivement à ces dessins, ne peuvent être fixées avec une certitude absolue.
Le soubassement général s'accorde assez bien avec celui du mur précédent en ce qui concerne les divisions. La hauteur jusqu' au faîte de la corniche est de 2.31. La corniche est composée des mêmes moulures; elle a en tout une hauteur de 0.63 et une saillie qui avance plus de 0.27 au delà du nu du dé. Le nu du dé a une hauteur de 1.05. La base, également composée de trois moulures, qui s'élèvent ensemble à une hauteur de 0.63, a une saillie de 0.32.
La doucine renversée repose, à ce qui paraît immédiatement, sur la corniche, sans enêtre séparée par un filet. Cette doucine a une hauteur de 0.21 et rentre 0.26 , à partir du bord extérieur de la corniche jusqu'à l'endroit où un autre bandeau superposé s'élève sur elle. La surface de la doucine se trouve à la même hauteur que le pavé de la terrasse derrière le mur d'enceinte , c'est-à-dire à plus de 2.52 au-dessus du pavé de la cinquième ou dernière galerie. La base du reste de la construction est formée par des moulures, qui font le tour de tout l'édifice et qui rentrent avec les parties rentrantes. Les moulures «e composent, en comptant de bas en haut: d'un large bandeau, de deux filets rentrants , d'un filet saillant , et d'un bandeau saillant plus large; ces quatre moulures atteignent ensemble une
hauteur de plus de 0.44; deux bandeaux rentrants , hauts ensemble de 0.21 achèvent toute la base, et élèvent ainsi toute sa hauteur au-dessus de la doucine à plus de 0.65. Commençons par décrire le portail, pour passer ensuite aux bâtiments à niche et aux petits bâtiments intermédiaires.
Le portail ') a un seul étage inférieur, tout comme aux autres murs d'enceinte; au-dessus de cet étage s'élève un autre divisé en trois parties, dont celle du milieu est plus élevée et fait saillie aux façades de devant et de derrière ; les deux autres sont plus basses et moins profondes; elles touchent à la partie du milieu et portent comme celle-ci une coupole avec son cône. L'étage inférieur a un nu de dé, qui rentre seulement 0.05 sur la base que nous avons mentionnée tout à l'heure ; sa hauteur est de plus de 0.60, et il est couvert d'une corniche de sept bandeaux qui ont ensemble une hauteur de plus de 0.36: deux filets saillants, deux filets rentrants, encore deux filets saillants, et au-dessus de ceux-ci un bandeau saillant plus large ou un larmier qui avance plus de 0.11 au delà du nu du dé. Les façades de devant et de derrière ont à l'endroit du nu du dé une largeur d'au delà de 3.66, les façades latérales une largeur de 1.255; à l'endroit de la moulure supérieure, qui est couronnée d'antefixes, la largeur des façades respectives est de 3.78 et de 1.52. L'exhaussement qui sert de support à l'étage suivant et qui est arrondi au bords supérieurs, a une hauteur d'environ 0.16. La partie du milieu , c'est-à-dire la plus grande de cet étage , a une base de quatre filets rentrants, sur lesquels s'élèvent deux filets saillants et enfin un filet rentrant, donc en somme sept filets qui ont ensemble une hauteur d'au delà de 0.26; à la hauteur de la corniche que nous avons mentionnée tout à l'heure, ces filets rentrent 0.21 aux façades de devant et de derrière. Le bandeau inférieur a une largeur d'environ 1.81, aux façades latérales d'au delà de 1.33, et rentre 1.05 aux façades latérales à la hauteur de cette même corniche ; le reste des moulures présente les mêmes saillies et les mêmes reculs qu'on trouve à la façade de
1) Voy« les planches da texte 15» 16 9 Xf*
devant. Le nu du dé du bâtiment du milieu rentre 0.05, a une hauteur de 0.32 et est couvert d'une corniche de six moulures, qui s'élèvent ensemble à une hauteur d'au delà de 0.26: deux filets saillants, deux filets rentrants et au-dessus de ceux-ci deux autres filets saillants; le filet supérieur, qui sert de pièce de dessus, est le plus large et a une hauteur de 0.08. La largeur des bâtiments est, à la hauteur du nu du dé, d'au delà de 1.54 à la façade de devant et de 1.12 aux façades latérales; à la hauteur de la moulure supérieure elle est d'au delà de 1.75 contre environ 1.31. Derrière les antefixes qui ornent la moulure supérieure on trouve de nouveau le support ordinaire, haut d'au delà de 0.10, qui soutient le pied de la coupole; ce pied, composé de trois moulures rentrantes et de deux moulures saillantes, qui mesurent ensemble au delà de 0.19, s'accorde avec celui que nous avons décrit plus haut, et a une largeur de 1.31 à la façade de devant, de plus de 0.99 aux façades latérales à la hauteur du bandeau qui rentre le plus, celui du milieu; à la hauteur du bandeau le plus élevé ces dimensions sont d'au delà de 1.49 contre 1.15. Au-dessus de ces moulures s'élève un filet qui rentre plus de 0.05 à la façade de devant et plus de 0.10 aux façades latérales, et qui sert de support immédiat aux moulures de la base de la coupole.
Le bandeau inférieur de ces moulures, qui a une laideur d'environ 0.92 à chacune des façades, s'élève avec les sept bandeaux qui viennent ensuite et avec le petit filet que nous avons signalé tout à l'heure, à une hauteur d'au delà de 0.31. La coupole, qui a une hauteur d'au delà de 0.39 et dont le diamètre est d'environ 0.63, supporte le cône rond avec son piédestal carré; ce piédestal a une largeur d'environ 0.37, le cône luimême a au pied une largeur d'environ 0.24, tandis que l'un et l'autre s'élèvent ensemble à une hauteur d'au delà de 0.73. Toute la hauteur du bâtiment, depuis le pavé de la cmquième galerie jusqu'au sommet du cône , est de 7.38 M.
Les bâtiments à coupole qui se trouvent des deux côtés, ont pour moulure inférieure du pied la même que le bâtiment du milieu; mais par rapport à celui-ci celte moulure rentre aux faces
de devant et de derrière 0.16 de plus; un second filet rentrant de hauteur égale achève la base et en élève la hauteur à plus de 0.10. Le nu du dé qui rentre au delà de 0.13 à la façade de devant et 0.10 aux façades latérales sur le iilet inférieur de la base, a une hauteur de 0.16 seulement et une largeur qui monte par devant à 0.92, et aux façades latérales à 0.80. La corniche composée de trois filets saillants, qui ont ensemble une hauteur de 0.16, a sur la moulure supérieure une largeur de i.05, tant à la façade de devant qu'aux façades latérales. Derrière les antefixes de la corniche se trouve de nouveau le support ordinaire avec un très mince filet au-dessus, s'élevant ensemble à 0.08; ces moulures supportent la coupole dont les moulures de la base ont une hauteur totale d'environ 0.24; la coupole elle-même mesure 0.68 en diamètre au bandeau inférieur ^ et 0.52 en diamètre à son bord inférieur; elle a une hauteur de plus de 0.26 sans les moulures; le piédestal carré du cône a aux deux faces une largeur d'au delà de 0.31 , le cône a au même endroit un diamètre de 0.18, et la hauteur du cône et du piédestal ensemble est d'environ 0.63.
Les nus des façades, tant de l'étage inférieur que de l'étage supérieur, au moins pour ce qui regarde le bâtiment à coupole du milieu, sont ornés des deux côtés de la pocte, pour autant qu'ils ne sont pas couverts par les moulures des pieds-droits et de l'archivolte de cette porte , de la même façon que nous avons constatée au mur précédent.
A la façade de derrière tout le bâtiment présente les mêmes membres et les mêmes proportions, sauf cette modification, qu'au lieu des cinq filets, qui s'élèvent à la façade de devant au-dessus de la doucine renversée, se trouve un seul bandeau ou une plinthe de 0.M5; sur cette plinthe s'élèvent deux filets rentrants, qui ont la même hauteur que ceux de la façade de devant et qui, faisant le tour de toute la construction, lui servent de base avec cette plinthe. Les ornements qui se trouvent dans les nus des dés du bâtiment du milieu et des deux côtés des montants de la poirte , sont de nouveau les mêmes que ceux du mur d'enceinte précédent.
L'eacalier à une profmdear de plus de 3.11 et conduit au pavé de la première terrasse supérieure, lequel est situé à une hauteur de 2.51 au-dessus du pavé inférieur; le premier degré se trouve au pied des moulures de la porte et est suivi de dix autres degrés, qui ont tous en moyenne une profondeur de 0.31 et une hauteur de 0.24 à 0.26. La porte extérieure a la même largeur que les autres; la hauteur, depui le sol jusqu'à la voûte est d'au delà de 2.77 à l'endroit des montants et de 3.92 au milieu. La voûte a en tout une profondeur de 1.99; elle est composée, comme celle que nous avons décrite en dernier lieu, de différentes assises, qui se rapprochent les unes des autres, et elle est divisée en quatre compartiments ou séries. Le premier compartiment a une profondeur de 0.55 et se compose de cinq assises; chacune de ces assises a une épaisseur d'environ 0.25 et avance sur l'assis suivante , de manière à ce que les plus élevées se rapprochent les unes des autres jusqu'à laisser une distance de 0.47; c'est là qu'une large dalle ferme l'ouverture. Le second compartiment de la voûte a la même profondeur que le premier, sa hauteur s'élève à 0.13 de plus; il commeace à la seconde assise du premier compartiment , se compose de quatre assises d'une épaisseur égale à celle des premières, et d'une cinquième assise qui n*a qu'une épaisseur de 0.13. Le troisième compartiment a une profondeur de 0.42 et se compose de quatre assises, qui commencent à s'élever à l'eniïroit de la seconde assise du second compartiment et qui ont. la même épaisseur que les quatre dernières assises de ce compartiment-là. Le quatrième compartiment, c'est à dire le dernier, a la même hauteur que les deux précédents, mais sa profondeur est d'au delà de 0.52; il se compose de qpatre assises, dont la première, profonde de 0.42 seulement, commence à la seconde assise du troisième compartiment et a une épaisseur de 0.21 ; la seconde assise a la même épaisseur, mais, de même que la troisième et la quatrième , elle a une profondeur d'au delà de 0.10 de plus; les deux dernières assises ont chacune une épaisseur d'au delà de 0.13. La porte de la façade de derrière ne présente à l'endroit des mon* tants , depuis le pavé de la terrasse jusqu'à la voûte , qu'une
bauteur d'environ 0.94; cependant, au-dessus du septième degré de Tescaiier la hauteur est au même endroit de 1.77, tandis qu'au milieu la hauteur est aunlessus de ce même degré, de 2.46. Les faces latérales des assises de la voûte, qui sont visibles dans la porte de la façade de devant, sont ornées le long des bords perpendiculaires , d'ornements sculptés en guise de cordes, tandis que des draperies descendent d'une assise à l'autre ; ces mêmes draperies ornent l'assise supérieure le long du bord intérieur de l'archivolte, tandis qu'un peu plus bas une image d'homme barbu t la tête couverte d'un bonnet coniforme '), s'élève à mi-corps comme des nuages, et tournée vers l'intérieur du passage semble offrir un vase rempli de fleurs (?).
La moulure de la porte , large de plus de 0.40 , est composée exactement comme celle des autres murs d'enceinte; elle se termine aux deux extrémités par une tête d'éléphant vue de profil , la peule ouverte et la trompe relevée , comme nous en avons décrit plus d'une fois; le profil de la tête a une largeur de 0.94, une hauteur de 0.84; elle repose sur un piédestal haut de 0.34, composé d'une base de deux filets rentrants, d'une corniche de deux filets saillants, et d'un nu de dé, que trois montants di* visent en deux enfoncements plus petits. A l'endroit de la base et de la corniche le piédestal a une largeur d'environ 0.75; il repose sur le bandeau inférieur du soubassement commun. La partie supérieure de la porte a la forme d'un arc surbaissé pour ce qui concerne la circonférence intérieure ; au dehors elle prend la forme d'un arc en talon , par suite du masque de monstre se terminant en pointe, qui sert ici encore de clef de voûte. Ce masque a une largeur d'au delà de 0.74, et une hauteur de 1.57, lorsqu'on compte depuis les festons qui pendent de sa gueule jusqu'au sommet le plus élevé de sa crinière frisée.
La porte de la façade de derrière a également une grande analogie avec celle du mur précédent. Les montants qui se
1) Lm. dessina da 18U nous montrent ici dei images de femme; meis noOA eroyoxa pooToir . accorder sar ce point pins d^autorit^ k nn dessin pins détaillé de cette porte, qni a été &it pins tard par M. F. le Clerq , à cette époqne Résident de Kedon, on MU* son ordre et rends a M. le Bi> J. C. Band.
trouvent des deux côtés de l'ouverture, dont la largeur est de 0.415, et la hauteur, y compris les dalles supérieures ou im* postes qui les couvrent, de 0.67, reposent sur le large bandeau inférieur du soubassement commun.
Les moulures, qui ont une largeur de 0.29 et qui sont composées comme celles que nous avons trouvées plus haut aux portes des autres façades de derrière, forment un arc en talon , qui est orné au milieu du rinceau triangulaire, large de 0.55 et haut de 0.63, et aux deux extrémités des volutes et des festons qui se déploient et *qui divergent très au large. Ces derniers ornements, hauts de 0.76 et larges de 0.86, reposent sur les impostes des montants. Voyez l'élévation de la façade de derrière de la porte , Planche XII.
Les bâtiments à niche s'accordent en tous points avec le portail; ils sont moins larges, mais la hauteur en est la mémo jusqu' à la base des coupoles; les coupoles elles-mêmes sont un peu plus petites. Les bâtiments à niche ont par conséquent une forme plus élancée que les portails. A l'endroit du bandeau inférieur de la base ils ont une largeur d'environ 2.62 , au nu du mur une largeur de 2.41 , à la moulure supérieure de 2.59. Le bandeau inférieur de la base de celui des bâtiments à coupole qui se trouve au milieu, a une largeur d'environ 1.05, le nu dû dé ou du mur a une largeur de 0.84, la moulure supérieure de 1.05; le bandeau inférieur du piédestal de la coupole a une largeur de 0.88 , le bandeau du milieu d'environ 0.71 , le cinquième bandeau, c'est-à-dire le bandeau saillant, de 0.88. La largeur des deux bâtiments à coupole latéraux , en y comprenant le bâtiment du milieu , est de 2.41 au bandeau inférieur de la base, de 2.20 au nu du mur, et d'environ 2.49 à la moulure supérieure; la largeur du nu du mur de chacun des bâtiments latéraux séparément est de 0.68 , en la mesurant jusqu'à l'endroit où il touche au bâtiment du milieu, et à la moulure supérieure de 0.85. Nous pourrions admettre sans difBculté, que les trma nus des dés de l'étage supérieur et les deux nus des dés à côté des niches de l'étage inférieur sont ornés de pilastres, de guirlandes et de cloches, semblables aux ornements de ce genre qui
se trouvent aux murs inférieurs, — bien que le dessin de 1814, qui n'est pas entièrement achevé, n'indique cet ornement que sur un seul de ces nus. Mais l'élévation de la Planche Y met ce point hors de doute.
Pour la description des niches, de leurs montants, de leurs moulures, de leurs ornements et des statues de Bouddha qui s'y trouvent, nous pouvons renvoyer le lecteur aux murs d'enceinte que" nous avons décrits plus haut* Il y a bien quelque différence entre les statues, mais toutes les fois que cette différence se présente , il en sera spécialement fait mention plus tard.
La largeur des bâtiments intermédiaires et de leurs coupoles est naturellement celle de la distance qui sépare les portails des bâtiments à niche et ces derniers entre eux, c'est-à-dire de 0.94. Le nu de la façade est couronné d'une corniche de deux bandeaux saillants , dont le plus élevé est le plus large , et qui ont ensemble une hauteur de 0.13 ; ces bandeaux touchent à la partie supérieure du bandeau inférieur et à la partie inférieuje du troisième bandeau de la corniche des bâtiments à niche et des portails. L'exhaussement qui se trouve placé sur cette corniche derrière les antefixes , a une hauteur d'environ 0.29 ; il supporte un filet très mince d'environ 0.03 de haut. Sur ce filet repose la coupole ou la cloche avec son cône. Le bandeau inférieur du pied de la coupole a un diamètre de 0.60, la coupole elle-même a un diamètre de 0.47. Le nu du mur est orné d'images et de groupes, comme nous en avons décrit plus haut aux nus des fagades de devant des bâtiments intermédiaires, que nous gvons trouvés sur les précédents murs d'enceinte. A droite et à gauche de la porte se trouvent quatre niches sur la saillie du mur d'enceinte, une seule niche sur chacune des faces latérales de cette saillie, et trois niches sur chacune des parties restantes du mur, ce qui fait seize niches pour chacune des façades, ou soixante-quatre niches avec autant de statues pour toute l'enceinte.
Nous trouvons les égouts et leurs gargouilles, au nombre de vingt, des deux côtés de la porte, c'est-à-dire à une distance d'environ 2.36 et aux angles; les gargouilles sont entièrement > semblables à celles des précédents murs d'enceinte (voyei PI. YI
n^. 3); les égouts reposent sur la corniche da soubassement, contre la doucine renversée qui s'élève au-dessus de la corniche. Pour le reste la corniche est ornée ici encore de ^ands et gracieux anteflxes, distribués à distance égale. Le large bandeau inférieur de la corniche est orné de sculptures représentant des rosaces ou des couronnes, dans le genre de celles qu'on trouve au dernier mur d'enceinte, (voyez PI. XIII n^ 8). Les enfoncements et les bas-reliefs qui se trouvent sur le nu du mur, sont séparés les uns des autres par des compartiments intermédiaires de 0.99 de large, divisés en trois compartiments plus étroits et d'une certaine profondeur, dont les deux qui se trouvent à Textrémité sont garnis de pilastres richement ornés, tandis que le troisième, qui se trouve au milieu, est orné d'arabesques élégantes qui forment une espèce de bandeau descendant. Les pilastres s'accordent avec ceux que nous avons trouvés des deux côtes de la façade de devant de la porte du précédent mur d'enceinte , et dont nous avons donné plus haut une description détaillée. Les deux montants qui séparent ce troisième compartiment des deux autres, sont moins larges que ceux qui bornent les deux compartiments latéraux au dehors et qui mesurent environ 0.11. L'espace qui se trouve entre la porte et le premier de ces compartiments intermédiaires est occupé par un enfoncement , qui pour autant que la moulure de la porte ne le rend pas invisible, est divisé par des bandes parallèles qui se croisent, en des losanges équilatérales. Dans ces losanges et sur les points où les bandes se croisent , ont ^té sculptées des rosaces. Sur toute la paroi antérieure du cinquième mur d'enceinte, qui forme en même temps la paroi postérieure de la cinquième galerie, se trouvent soixante-douze bas-reliefs, dont soixante-neuf seulement ont pu être représentés. Voyez Pli. CCCLVI à CCCLXXXVIIL
Avant de quitter le cinquième mur d'enceinte, il est nécessaire de signaler une différence qui existe entre les données que nous avons empruntées aux rapports de 1814 et les dessins de Schonberg Mulder, (voyez PI. XII, comparée avec PI. V). A en juger d'après ces dessins on dirait, que les bâtiments à niche qui se trouvent sur ce dernier mur d'enceinte, ont la même lar-
geur que les portails; il s'en suivrait que ces portails, devenus trop étroits, ne laisseraient plus d'espace pour les enfoncements qui se trouvent des deux côtés de l'ouverture de la porte, tant à la façade de devant qu'à celle de derrière. Or les dessins de 1814 sont très formels et très clairs pour représenter ces enfoncements aux deux façades. Schonberg Mulder donne aussi, (comparez les deux planches indiquées) aux bâtiments intermédiaires une largeur qui est de 0.07 plus grande , que celle que supposent les plus anciens documents. Nous croyons, vu les proportions que nous avons trouvées aux précédents murs d'enceinte, pouvoir nous en tenir en toute snreté aux plus anciens dessins; cette préférence est confirmée du reste par l'accord qu'il y a entre la largeur qu'ont ensemble la porte, les huit bâtiments à niche et les huit bâtiments intermédiaires de la saillie, et qui s'élève à 30.46, — et la largeur de toute cette partie saillante, qui est de 30.5 à l'endroit de la base générale au-dessus de la moulure en forme de doucine qui se trouve sur le soubassement.
Pour ce qui concerne la paroi postérieure de ce mur d'enceinte , il n'y a que ceci à en dire, c'est qu'elle ne présente qu'un seul enfoncement des deux côtés de la porte, dans lequel se trouvent les pilastres, le rinceau et les festons que nous avons trouvés d'ordinaire dans ces parties de la construction. Au reste toute cette paroi postérieure est restée entièrement privée de bas-reliefs ou d'autres ornements, tant aux façades de derrière des bâtiments à niche qu'à celles des bâtiments intermédiaires.
La porte du cinquième mur d'enceinte nous a. conduits de la cinquième ou dernière galerie à la première terrasse supérieure. Sa circonférence forme un carré, ayant une saillie au milieu de chacune des quatre faces ; nous avons déjà dit , qu'elle est élevée 2.51 M. au-dessus du pavé de la cinquième galerie, et tout comme les autres galeries et les terrasses inférieures , elle est pavée de dalles carrées de grandeur différente. Le cinquième mur d'enceinte, que nous avons décrit en dernier lieu, la borne au devant, c'est-à-dire au dehors, tandis qu'elle se termine par derrière, c'est-à-dire en dedans, par l'aplomb de la seconde terrasse. Celle-ci, qui a la forme d'un cercle parfait, est située à 3.5
du cinquième mur d'enceinte à Tendroit où elle s'en rapproche le plus, c'est-à-dire à l'endroit des portails; elle a une hauteur de 1.7 et le rayon du cercle est de 25.6. Elle manque absolument de parapet; le mur qui la soutient est construit de pierres carrées et est resté sans ornements. Un escalier de sept degrés, qui a 3 M. de profondeur et une largeur égale à celle des portes, y conduit. Le premier degré, qui a tout comme le second une profondeur d'au delà de 0.6, avance dans toute sa largeur devant l'aplomb du mur au-dessus de la première terrasse ; les cinq autres degrés n'ont qu'une profondeur de 0.4 à 0.5. Trente-deux bâtiments en forme de coupole se trouvent à distance égale les uns des autres et à 0.4 en deçà du bord extérieur de la terrasse. Nous en donnerons plus bas une descriptioiii plus détaillée.
La troisième terrasse se trouve à une distance d'environ 6.5 depuis la circonférence de la précédente; elle s'élève 1.8 de plus et l'on y monte par un escalier, composé tout comme le précédent de sept degrés, dont le premier qui a une profondeur d'environ 0.09, avance devant le mur au-dessus du pavé de la seconde terrasse. Les autres degrés ont une profondeur d'environ 0.5 et donnent à tout l'escalier, une profondeur de 3.4. Sur cette terrasse se trouvent tout comme sur la précédente, vingt«quatre coupoles.
Un escalier de 2.8 de profondeur, composé de six degrés, qui ont une profondeur de 0.3 à 0.6, et dont le premier qui est le plus profond, avance de nouveau devant le mur au-dessus du pavé de la troisième terrasse, conduit enfin à la quatrième ou dernière terrasse, située environ 1.6 plus haut, et dont le mur est éloigné de 6 M. du bord de la terrasse précédente. Ici encore nous rencontrons, comme sur les précédentes terrasses, les mêmes coupoles, distribuées de la même manière , mais au nombre de seize seulement.
Nous voilà enfin parvenus à la construction principale , en même temps la plus élevée de tout le monument; c'est une grande coupole de 16 M. de diamètre en la mesurant à la moulure inférieure de la base, et qui laisse encore autour d'elle un espace
de terrasse d'environ 5.5, qu'occupent les seize coupoles de moindre dimension dont nous avons fait mention tout à- l'heure.
Nous commencerons par décrire une de ces plus petites cou* pôles, pour retourner ensuite à la grande coupole centrale; comme les petites se ressemblent toutes à-peu-près entièrement, cette description pourra suffire.
Elles s'accordent assez avec les coupoles que nous avons trou* vées sur les cinq murs d*enceinte pour ce qui concerne la forme, les proportions et les différentes parties dont elles se composent; QD des points de différence se trouve dans leur élévation plus grande , et dans la composition des cônes ou des pinacles qui leur servent de couronnement , mais surtout en ce qu'elles sont en grande partie creuses , en ce que les parois sont pourvues d'ouvertures en losange, et en ce qu'il se trouve dans chacune d'elles un Bouddha assis.
Le dessin de 1814, élaboré avec beaucoup de soin et très détaillé, présente une certaine différence avec les dessins de Wilsen , PL VII n®. 1 , 3 et 4. La raison doit en être cherchée peut-être en partie dans la différence que ces bâtiments en forme de coupole ou de cloche présentent entre eux, sous le rapport des dimensions et des proportions, mais peut-être aussi dans l'état moins bien conservé où ils se trouvaient, lorsque Wilsen en a fait l'objet de ses études. Nous indiquerons la différence que présentent les rapports de 1814, en ajoutant ces données en parenthèse à celles de Wilsen.
La base de chacune dés coupoles est composée d'une série de bandeaux, qui atteignent ensemble une hauteur de 1.10 (1.27). Le bandeau inférieur forme un plan parfaitement circulaire d'un diamètre de 3.89 (plus de 3.79). Le quatrième et le cinquième bandeau sont ornés de feuilles de (leurs de lotus , recoquillées au bout en haut et en bas , qui couvrent les deux bords. On pourrait y voir un calice de fleur de lotus avec cinq séries de feuilles, dont les deux qui se trouvent en dehors sont recoquillées au bout, tandis que les trois autres conservent leur forme naturelle. Le bandeau supérieur de lotus est surmonté d'une baguette ornée de perles. Le huitième bandeau nous fait arriver au pavé de la
partie intérieure de la coupole proprement dite, laquelle a un diamètre de 2.125 (2.46) y compris les murs, et de 1.35 (1.55) si Ton ne mesure que Pintérieur. D'après le dessin de Wtlsen la paroi de la coupole, qui a tout à fait en dessous une épaisseur de 0.325 , repose sur un bandeau , large de 0.39 (0.44) pourvu au dehors d'un bord vertical et formant à cet endroit-là une moulure d'au delà de 0.06. Le dessin de 1814 attribue à ce bandeau-là, qui sert de support à la paroi dé la coupole , une hauteur plus considérable; elle y mesure environ 0.16 jusqu'au dessus du petit bord vertical qui se trouve en dehors, et le bandeau forme à cet endroit non pas un seul fllet, mais deux filets rentrants, tandis que la partie inférieure de la paroi de la coupole entre à une profondeur d'au delà de 0.05 dans le grand bandeau qui lui sert de support.
La coupole ou la cloche elle-même, y-compris ce bandeau, c'est-à-dire en comptant depuis le pavé intérieur jusqu'au dessus de la surface extérieure, a une hauteur de 1.28 (1.26); en dedans la hauteur est de 1 (1.07). D'après le dessin de Wilsen, la paroi se rétrécit en s'élevant, d'après les données du dessin plus ancien de 1814, elle s'élève plutôt perpendiculairement et l'ensemble est fermé par une voûte ou un plafond , qui forme plutôt une ligne horizontale qu'une courbe. Une large pierre, dont le diamètre est de 0.73 à la partie inférieure , tandis que l'épaisseur est de 0.21 , entre parfaitement dans le bord creusé à cet effet , et forme pour ainsi dire la clef de voûte de la coupole; à mi-hauteur 9e trouve un rebord saillant qui élève la largeur à 0.88. Au-dessus d'elle se trouve au milieu un exhaussement coniforme, taillé dans le même bloc de pierre; cette partie ressemble à un cône avec son piédestal, ou à un cône tronqué, sur lequel s'élève un autre cène plus mince; le premier a une hauteur d'au delà de 0.13, tandis que la largeur est d'au delà de 0.31 à la base et d'environ 0.29 au sommet; la largeur du cône supérieur est de 0.16 à la base ; l'ensemble , en comptant depuis le bord inférieur de la clef de voûte jusqu'au sommet du cône, a une hauteur de 0.60. Cet exhaussement se trouve enfermé dans le piédestal carré de la
flèche oetogcme, ou du pinacle de la coupole; le piédestal en queistion a été cave à cet effet. Ce piédestal a en. dessous une largeur de 0.8 (0.93); il s'élève obliquement, et sa largeur est au sommet de 0.7 (0.81), tandisque sa hauteur est de 0.30 (0.34); le sommet est pourvu d'une cavité octogone, dans laquelle la purtie inférieure du pinacle entre parfaitement et dans laquelle cet ornement se trouve fixé. Le pinacle, cave à l'intérieur, ^ un diamètre de 0.6 (0.47) à la base, et d'après le dessin de 1814 il se compose de trois parties, dont on pourrait appeler les deux premières deux pyramides tronquées , posées Tune sur l'autre , la seconde un peu plus mince que la première , tandis que la troisième partie peut être considérée comme la pointe proprement dite. Le dessin de Wilsen présente il est vrai le pinacle comme divisé en deux pièces de longueur à peu près égale , mais ces deux pièoes, posées l'une sur l'autre, et entrant l'une dans l'autre , forment une seule pyramide continue à huit faces , haute en tout de 1.26 avec des parois de 0.11 d'épaisseur. Ici encore nous croyons pouvoir attribuer une certaine autorité prépondérante aux dessins de 1814, comme nous l'avons fait pour la forme générale de toute la coupole. La partie inférieure du pinacle, haute de 0.47 , et large au sommet de 0.4S en diamètre , est pourvue au dessus d'une cavité dans laquelle entre la seconde partie, la moins large. Cette seconde partie a en dessous un diamètre de 0.31 , sa hauteur est de 0.47 , tandis que sa largeur est au sommet de 0.18. La pièce supérieure, haute en tout de 0.29, se compose d'un ûlet octogone très mince , sur lequel s'élève un plan circulaire, dont le profil forme un quart de tore droit et dont le diamètre est de plus de 0.10 en dessous, de plus de 0.18 en dessus; suivent trois filets rentrants, une doucine renversée de 0.13 de diamètre, enfin deux filets rentrants et deux tores de dimension assez petite. Tout le bâtiment s'élève ainsi , d'après le dessin de 1814, depuis le pavé de la terrasse jusqu'au sommet, à une hauteur de 4.03; le dessin de Wilsen ne lui donne qu'une hauteur de 3.94. Wilsen a représenté sur la PI. VII sous n®. 3 , la manière dont les deux parties du pinacle et la pierre carrée qui sert de piédestal , ont été fixées les unes dans les autres.
Ge dessin diffère de la description que nous avons donnée plus haut; mais il est possible que les pinacles, bien que nous n'osions pas admettre de différence par rapport à leur forme extérieure, en aient présenté pourtant par rapport à la manière dont ils ont été composés et fixés. Ge dernier point semble même devoir être admis comme certain , car Wilsen , en représentant un des pinacles, nous en montre un, dont les parties supérieures entrent dans les parties inférieures, tandis qu'il nous en montre un autre, où les parties inférieures font entrer leurs bords dans les parties supérieures qui sont placées au-dessus. Les parois de ces coupoles sont construites à jour avec des ouvertures en forme de losanges, distrU)uées sur quatre séries qui s'élèvent les unes sur les autres, et of&ent ainsi le moyen de distinguer la statue de Bouddha que renferment les coupoles. Pour juger de la liaison des pierres qui ont servi à la construction de la coupole , le lecteur eet prié de consulter la PI. VII sous n9. 4.
La statue fera l'objet d'une description spéciale '), linrsque nous parlerons plus bas des autres Bouddhas qui se trouvent dans les niches et dans les coupoles.
Auparavant nous demandons à visiter encore la coupole du milieu, la plus grande de toutes,' celle qui constitue évidemment la partie principale, le lieu le plus saint de toute la construction. Pour la décrire nous suivrons le dessin détaillé de 1814; il y a des points sur lesquels ce dessin présente quelque différence avec les dessins de Wilsen et de Schônberg-Mulder. Gette différence sera facile à saisir, lorsqu'on compare le plan, PI. III, la coupe PI. IV et l'élévation PI. V; au reste toutes les fois que cela peut sembler nécessaire, nous en ferons spécialement mention.
Gette coupole gigantesque, qui s'accorde d'ailleurs avec toutes les autres en ce qui concerne la forme , a un diamètre d'environ 15.5 à la base, et une hauteur de 8.30 depuis le sol de la terrasse jusqu'à la surface du piédestal carré sur lequel était placé autrefois le pinacle. Nous pourrons diviser de nouveau tout le bâtiment en trois grandes parties: le pinacle ou la flèche,
1) Voyez p»geB 108—112 et 1* Illième Partie.
la conpoie et le pied. Ce pied se compose de onze moulures, qui s'élèvent ensemble à une hauteur d'au delà de 8.30: un large bandeau de 0.63, un second bandeau de hauteur égale mais arrondi en dessus, rentrant 0.58 sur l'autre, ensuite le bandeau de lotus inférieur, haut de 0.47 et rentrant plus de 0.73, et le bandeau supérieur de lotus, haut de 0.57 et rentrant 0.55 de plus , tandis que le bord supérieur de ce dernier bandeau avance de nouveau 0.47; vient ensuite une baguette, rentrant 0.16, ornée de perles, haute d'au delà de 0.10; un bandeau qui rentre tout autant, mais dont la hauteur est d'environ 0.24, un filet très mince qui rentre autant et dont la hauteur est d'environ 0.10, une doucine renversée, haute de 0.31 et dont le dessus rentre environ 0.63 en deçà du dernier filet, puis un filet d'en* viron 0.24, et enfin un dernier filet d'au delà de 0.10 qui rentre de nouveau environ 0.16. Il résulte de ces données, empruntées au dessin de 1814, que le bord inférieur de la coupole rentre environ 3 M. sur le bandeau inférieur de la base ; le dessin de Wilsen, PI. IV, qui a été fait il est vrai sur une échelle un peu trop petite pour nous permettre de fixer les dimensions avec assez d'exactitude, élève la mesure de ce recul à 3.7, tandis que le diamètre du bandeau inférieur de la base de la coupole est d'au delà de 16.2 d'après Wilsen, et la hauteur da 8.50 jusqu'à l'endroit que nous avons indiqué plus haut; c'està-dire que sur ces deux points, tout comme par rapport au recul de la coupole proprement dite , les données de Wilsen présentent des dimensions plus grandes que celles de 1814. L'auteur de l'article précité du Tijdschrift van Nederlandsch Indiè\ (livraison d'Août 1858) qui a visité en dernier lieu Bôrô-Boudour , donne environ 50 pieds pour le diamètre et pour la hauteur telle qu'il l'avait trouvée , 20 pieds. Il est probable que son calcul ne s'est élevé que jusqu'au sommet de la coupole proprement dite, et qu'il n'a pas tenu compte du grand piédestal carré du pinacle. Mais même dans ce cas son calcul s'élève de deux pieds au-dessus .de celui que suppose le dessin de 1814, qui donne 6.91, ce qui s'accorde assez bien ici avec la donnée de Wilsen, qui a 7.2. Peut-être l'auteur de l'article en question n'a-t-il
pas compris dans son compte le bandeau inférieur de la base. La donnée qui s'accorde le plus chez lui avec les données de 1814, est celle qui se rapporte au diamètre et qui le fixe à environ 50 pieds. La coupole elle-même a une hauteur d'au delà de 3,60, et à l'endroit du bord inférieur, au-dessus de la moulure supérieure de la base , un diamètre d'environ 9.90. A mi-hauteur elle est entourée de jolies moulures , larges de 0.50 , divisées par deux filets très minces en trois parties, et composées d'une baguette ornée de perles» d'un bord orné d'arabesques, et au-dessous de celui-ci d'un bord composé de guirlandes et de pendants , tous ornés de perles. Voyez PI. XIII n^. 9. Un peu au-dessus de la base les parois de la coupole s'inclinent légèrement vers le dehors; puis à mi-hauteur elles s'élèvent presque en ligne droite , forment un quart de cercle et se terminent au sommet en une ligne horizontale. Les rapports de 1814 attribuent cette forme à toutes les coupoles, et la signalent expressément comme se distinguant de la forme que les coupoles ont ordinairement en Europe. Il en résulte que l'ensemble offre un aspect moins élancé que ne le feraient croire les dessins de Wilsen et de Schônberg Mulder.
La différence des données est plus grande pour la partie supérieure du bâtiment, c'est-à-dire la floche coniforme et son piédestal. Il semble, que ce dernier seulement se soit trouvé encore à sa place en 1814, peut-être même l'eist-il encore. Cependant les parties supérieures , bien que tombées , étaient encore assez bien conservées alors, à ce qu'il paraît, pour qu'on ait pu donner un dessin assez détaillé de l'ensemble du bâtiment. Au-dessus de la coupole se trouvait un piédestal carré à faces inclinées, haut de 1.52» large de 4.90 en dessous, et de 4.37 au sommet. Sur ce piédestal s'élevait un exhaussement octogone de O.Sl , mesurant plus de 3.30 en diamètre, avec huit faces, dont quatre larges chacune d'au delà de 1.62, alternant avec quatre faces moins larges d'environ 1.18 chacune. Sur cet exhaussement s'élevait la première moitié du pinacle, également à huit faces, ayant un diamètre de 2.83 en dessous et de 2.33 en dessus , sur une hauteur de 2.70. Venait ensuite la seconde partie du pinacle,
rentrant sur la première, haute de 3.35, ayant un diamètre de 2.03 au dessous et de 1.02 au dessus. Sur cette partie supérieure était couchée de nouveau une pièce octogone, haute de 0.13, dont le diamètre était d'environ 0.92 , et qui servait de support à la flèche proprement dite du pinacle. Cette partie se composait , en comptant du bas en haut, d'une pièce, non plus octogone, mais circulaire , d*un diamètre de plus de 0.72 en dessous, et d'au delà de 0.86 ^ dessus, haute de 0.18, et formant ainsi un bandeau qui s'élevait obliquement en dehors; venaient ensuite trois filets rentrants, très minces, hauts ensemble de 0.11 et un exhaussement en forme de coupole ou de cloche, de 0.63 en diamètre et d'une hauteur de 0.47. Au-dessus de cette cloche s'élevait de nouveau un exhaussement à huit faces ayant un diamètre d'environ 0.37 en dessous et d'environ 0.24 en dessus, haut de 0.16; sur cet exhaussement se trouvaient deux disques ronds, d'un diamètre de 0.24, ayant ensemble une hauteur de 0.24, et enfîn une pomme, arrondie seulement en dessus, de 0.16 de haut. Si ces mesures sont justes, toute la hauteur du bâtiment, depuis la terraste jusqu'au sommet extrême, était d'au delà de 16.1 M. donc bien plus élevée que ne l'indique le dessin de Wilsen, PI. IV, où toute la hauteur est d'un peu plus de 12 M. seulement. Tout le bâtiment est construit avec des pierres carrées, taillées en dehors pour leur donner la forme que réclamait chacune des différentes parties. Il y a cependant quelques observations à faire par rapport à la pièce supérieure du pinacle. Les dessins de 1814 représentent cette pièce comme ayant été taillée dans un seul bloc de pierre, et comme se trouvant renfermée, moyennant une saillie carrée en dessous, dans une cavité ménagée dans la clef de voûte ou dans l'assise supérieure des pierres dii pinacle. A l'intérieur du bâtiment un espace circulaire avait été ménagé dans cette partie supérieure, ayant d'après lès dessins de 1814 un diamètre d'au delà de 2.90, entouré jusqu'à une hauteur d'environ 3.77 par une paroi perpendiculaire , et couvert d'une Voûte en forme de pyramide de 2.67, laquelle était formée par les saillies ■ intérieures des assises de pierre ; l'assise supérieure laissait au milieu \Hie ouverture d'au delà de 0.94. L'as-
sise suivante reculait de nouveau un peu, celle qui suivait reculait encore un peu plus; en sorte que Tespace circulaire audessus de cette ouverture avait de nouveau un diamètre de 1.39; à partir de là la paroi s'élevait de nouveau obliquement , à cette reserve près, que quatre assises consécutives se trouvaient sur une même ligne jusqu'à une hauteur de 0.94 , au-dessus de la première partie de la voûte. A cette hauteur l'espace ménagé ainsi avait un diamètre de 0.94; plus haut quatre assises de pierre, faisant saillie à Tintérieur, continuaient la voûte, et la distance de plus de 0.32 que la plus élevée de ces quatre assises avait laissée ouverte, était fermée par Tassise suivante. Tout- le compartiment arrivait ainsi à une hauteur d'environ 8.7 M.
Lorsqu'on compare cette description avec la coupe du bâtiment indiquée dans la PI. IV , on trouvera également une différence considérable par rapport à la forme de ce compartiment intérieur. D'après Wilsen la paroi aurait été pourvue d'une hase composée de trois bandeaux saillants, le premier plus large, les deux autres de moindre dimension, s'élevant ensemble à une hauteur d'environ 0.70; cette base n'aurait réservé au pavé qu'un espace d'environ 2 M. Au-dessus de cette base la paroi incline légèrement en arrière jusqu'à mi-hauteur, et s'élève ensuite avec une inclinaison plus légère encore, jusqu'à l'endroit où commence la voûte. L'ouverture qui se trouve dans le faîte de cette voûte, est représentée comme étant fermée , et l'espace qui s'étend encore au-dessus est donc entièrement séparé du reste. Gomme cet espace est formé en bas par deux assises de pierre rentrant l'une sur l'autre, et en haut par deux autres assises qui font saillie l'une sur l'autre, couvertes par une troisième assise, le tout a obtenu une même forme aux deux extrémités, tandis que les parois intermédiaires s'élèvent dans une direction perpendiculaire.
M. Wilsen, dans son mémoire (Tijdschrift van IndUche taal-f land- en volkenkundè van het Bataviaansch genootschap , / , page 255) décrit cet espace comme i/une petite chambre dans l'angle supérieur de la pyramide, à une hauteur de 5.45 au-dessus du sol, avec un plan circulaire taillé sur le pavé." Brumund dit, que le sol de cet espace //avait été percé et pavé tout autour d'un
bord de pierres qui formaient un cercle à Tintérieur.'' Il ne trouva de reste qu'une partie de ce bord, parce qu'une partie de la paroi s'était écroulée, et il admet que dans le bord circulaire puisse avoir été placée autrefois une cloche, dont la partie concave aurait couvert et achevé la voûte , ' ou plutôt Touverture qui y avait été faite.
n est dommage, que la description qui a servi autrefois de commentaire aux dessins de 1814, ne soit plus là pour nous renaeigner sur la galerie et les terrasses supérieures. Cette description nous permettrait probablement de dire avec plus de certitude de quel côté se trouve la vérité, ou de quelle manière la difiPérence qu'il y a entre les dessins de 1814 et ceux de Wilsen pourra être tranchée. Cependant nous aimerions nous en tenir ici encore aux données de 1814, parce que la grande coupole, au moins en ce qui concerne l'intérieur , était probablement mieux conservée à cette époque. Il y a de plus une autre raison pour justifier cette préférence, c'est que les parois inclinées telles que les représente le dessin de Wilsen , s'écartent de tout ce que nous avons appris à connaître jusqu' ici sur l'ancien mode de construction des Hindous à Java. De plus Brumund observe, que Aes parois du bord saillant" (à la hauteur du pavé) //s'élèvent perpendiculairement environ 2.5 M."; par cette observation il se prononce en faveur du dessin de 1814, abstraction faite de la hauteur plus grande indiquée par ce dernier document.
Nous inclinerions à penser, que la base saillante de la paroi du compartiment ne doit son origine qu'à l'enlèvement d'une partie du pavé. Aussi Brumund ne parle que d'un //bord saillant d'un pavé qui s'y est trouvé autrefois".
Quant au nombre des assises de la voûte, Wilsen et le dessin de 1814 s'accordent sur ce point; mais pour ce qui regarde l'espace plus petit qui reste au-dessus de la voûte, nous ne nous rangerons pas sur ce point du côté de Wilsen, bien qu'il ne soit pas possible de prouver la vérité de l'idée de Brumund concernant une cloche qui s'y serait trouvée autrefois.
Nous pourrons arriver peut-être à un peu plus de certitude par rapport au pavé du grand bâtiment à coupole. La partie
Est de la paroi s'est écroulée ; elle n'était probablement déjà plos debout en 1814, et le gravais amoncelé encombrait l'entrée. Mais il résulte indubitablement du dessin de 1814, qu'à celte époque on a pénétré dans l'intérieur; ce même dessin nous montre cependant, qu'on n'a pas poursuivi les recherches au-dessous du pavé de l'intérieur, et, qu'on n'y a rien trouvé, excepté peut^tre le gravais et les ordures qui couvraient le sel; qu'on n'a peut-être pas même examiné le pavé , et que dans tous les cas on ne l'a certainement pas déblayé entièrement. En 1842 le Résident de Kédou, M. Hartman, a /ait examiner aussi l'intérieur de la coupole; c'est également par ses soins que les galeries supérieures de Bôrô-Boudour ont été nettoyées du gravais et des ordures et que leurs bas-reliefs ont été mis au jour. On a trouvé alors, que le pavé avait été enlevé en partie, que la colline avait été creusée sous ce pavé à une profondeur assez considérable , et que ce trou avait été comblé plus tard de gravais. En déblayant ces différentes encombres, on a rencontré une grande statue du Bouddha, ressemblant aux statues qui se trouvent sous les petites coupoles et dans les niches, mais moins achevée. Elle était couchée , inclinée en arrière , la tête se trouvait à quelques pieds au-dessous du bord du pavé, donc aussi au-dessous du sol de la terrasse. En dégageant la terre, un des ouvriers à frappé la tête de sa pioche et l'a brisée. Wilsen raconte dans son mémoire (Tijdêchrift etc. p. 251) qu'on a déterré à oette même occasion quelques objets en métal, qui ont été envoyés à Batavia^ D'après ce qui fut raconté à Brumund , on aurait trouvé encore dans le sol une //statuette de Bouddha" en métal et une petite boîte en forme de vase, fermée par un couvercle, et renfermant quelques petites pièces de monnaie en argent, avec une marque assez insignifiante, convexes d'un cêté, concaves de l'autre. Le Régent de Magelang ne se souvenait que d'une pièce de monnaie en or. Le docteur Friedrich a appris plus tard , et il l'a mentionné dans ses Aanteekeningen op Wilsens verhandeling ') (Tijdr schtift voor Indische toal-j landr en volkenkunde van het Bator
I) Afsnotationê tarie mémoire de WiUen*
Genootsehap V^ Année, Sections IH et IV pag. 20) que ces fouilles avaient mis au jour une petite statuette //Çivaite" et plusieurs pièces de monnaie en or, semblables d'après sa des* eription , à quelques pièces d'or que la Société dite Bataviaasch Genootsehap a possédées autrefois, mais qui n'ont pas été retrouvées plus tard. Nous pourrons communiquer encore des détails ultérieurs concernant ces objets.
Il n'est pas probable que la statue de Bouddha, qu'on y a découverte dans la profondeur et qui se trouve encore là, occupe dans cet endroit sa place primitive. Le puits ou la fosse a été creusé dans la terre glaise de la colline et n'est pas revêtu de dalles ou de pierres. Il nous faudra admettre avec Brumund, que la statue avait été placée sur le pavé, soutenue ou non par un piédestal, et qu'elle s'est trouvée au centre au-dessous de l'ouverture de la voûte; que déjà depuis très longtemps on a pénétré dans l'intérieur de la coupole , qu'on y a dépavé le sol , et qu'on y a creusé, espérant y trouver des trésors cachés; que la statue tombée ou jetée dans cette fosse, a été couverte en partie de la terre qu'on avait extraite et du gravais qui s'était amoncelé. Peut-être la tradition a-trclle apporté aux habitants le souvenir de cette effraction; ceux-ci ont raconté à Wilsen, que, il y avait plusieurs années, l'entrée de l'intérieur avait été violemment forcée. Ce qui nous paraît cependant plus probable, c'est que les fouilles de Cornélius , entreprises sur l'ordre de Railles en 4814, ont donné lieu à cette rumeur. Car cet événement est déjà assez éloigné, pour n'avoir été conservé dans l'esprit des Javanais qu'à titre de tradition très ancienne.
Nous avons promis de revenir sur les petits objets que ces fouilles ont déterrés, mais dont nous ne savons plus ce qu'ils sont devenus après. D'après les rapports que nous avons mentionnés ces objets se composaient: d'une statuette Çivaïte en métal, d'une statuette de Bouddha en métal, d'un petit vase en métal surmonté d'un couvercle et renfermant quelques pièces de monnaie en argent , ou selon d'autres une ou plusieurs pièces en or. Peut-être faudra-t-il ramener les statuettes à une seule, et ne faut-il pas trop s'attacher au nom de Bouddha , parce qu'à
Java on s'en sert assez généralement et souvent à tort pour désigner de petites satuettes antiques. Les pièces de monnaie , soit en or, soit en argent, peuvent avoir été de la même espèce qu'on trouve souvent dans les Terres Princières. La description qui eu fut donnée à Brumund, montre en effet une grande mialogie avec un grand nombre de pièces de monnaie en argent, qui ont été trouvées presque toutes dans les Terres Princières, et dont le prince indépendant Pangerang Mangko Negoro lY a fait cadeau au Musée Royal d'Antiquités à Leide, comme feu le Résident, M. D. F. Scbaap et Tancien-Inspecteur des Cultures, M. Kinder de Gamarecq Tout fait pour un certain nombre d'autres pièces de monnaie ').
Dans le même Musée se trouvent encore d'autres objets, dont il faut faire mention ici , et que cette institution doit à M. 6. J. Heyligers, ancien-Secrétaire de la Résidence Kédou, et qui, d'après lui, auraient été déterrés dans le monument Bôrô-Boudour , très probablement à l'intérieur ou au-dessous du grand bâtiment en forme de coupole. En voici la liste:
1^. Une statuette en bronze, haute de 15.5 centimètres, re* présentant un prince Bouddhiste, un saint ou une divinité, se tenant debout, ayant quatre avant-bras et quatre mains qui sortent deux à deux en se divisant des parties supérieures des deux bras. Contre le dos se trouvent deux crampon» destinés à y fixer le manche de l'anneau ou du disque, surmonté ou non d'un parasol et servant à distinguer le personnage comme étant un saint. La main droite antérieure est étendue en bas jusqu'à la hauteur de la hanche et semble tenir l'anse d'un vase d'eau lustrale (?) qui s'est perdu ; l'autre main droite , élevée jusqu'à la hauteur de l'épaule, tient un objet qu'il n'est plus possible de reconnaître. Il en est de même de la main gauche postérieure, tandis que la main gauche antérieure, étendue en avant, tient un bouton de lotus par la tige, laquelle descend le
1) Comparez ponr les pièces de monnaie do ce genre, Netschcr et Tan der Chijs Munten van Nederlandaeh Indi^ {Werken van het Bataviaasch Genootsckap Vol. XXXI) PI. Xni n^ 125.
long de la cuisse gauche et de la jambe gauche. Le buste est nu au sein droit jusqu' à la ceinture; Tépaule gauche, le sein gauche et la ceinture sont couverts d'un vêtement très léger, la partie inférieure du corps est enveloppée d'un sarong qui descend en de larges plis jusqu' aux chevilles, et que relie une ceinture au-dessus des hanches. Il n'y a ni colliers, ni pendants d'oreilles, ni bracelets, ni anneaux pour les chevilles. Par contre la coiffure très élevée est ornée de diverses manières et se compose d'un assez grand nombre de rubans noués, tandis que les cheveux descendent en longues boucles depuis la tête jusqu'au cou et jusque sur les épaules. Au front on trouve , adossée contre la coiffure, une petit statuette assise ou accroupie, probablement une image de Bouddha. La statuette en bronze que nous venons de décrire est de nature à nous faire penser à un mélange du culte de Çiva et de celui de Bouddha; cette présomption se fonde sur les vêtements, l'attitude, les attributs etc., qui s'accordent avec ce que nous trouvons dans une foule d'images dans les basreliefs de Bôrô-Boudour , et sur le fait, que les oreilles de la statuette se distinguent par la forme très allongée des bouts; il faudra donc y voir l'image d'un prince ou d'un autre personnage important, qui a commencé peut-être par adorer Çiva, mais qui a été converti au Bouddhisme et qui s'est élevé comme tel à un certain degré de sainteté. Les quatre bras, qui rappellent le culte de Çiva, et la petite statuette de Bouddha qui orne la coifhire, se retrouvent aussi sur d'autres images semblables dans les bas-reliefs.
2^ Un grand plat rond en bronze, le bord droit avec un rebord replié en dehors, ayant un diamètre de AS centimètres et une hauteur de 3.5 centimètres. Dans le fond du plat ont été gravés des ornements en forme de feuilles etc.
3^. Un kriss en fer avec une poignée également en fer , travaillé dans un seul morceau de métal, long de 28.5 centimètres, dont 20.5 pour la lame , qui , à ce qu'il semble est quelque peu ondée. La poignée a la forme d'un buste humain, travaillé avec très peu de soin. Le Musée Royal d'Antiquités possède encore deux kriss du même genre, dont l'un est presqu'entièrement semblable
à celui que nous venons de décrire; il a été trouvé dans une des Résidences Kédou ou Bagelen et présenté au Musée par feu le Résident M. D. F. Schaap ; l'autre , dont la lame est beaucoup moins large , avait longtemps appartenu à la famille de feu le Patih de Temanggong, Résidence Kédou, mort en 4860, qui tenait cette arme d'une famille sacerdotale et qui la considérait comme une arme sacrée. Le docteur G F. Wienecke, oflBcier du service sanitaire 2^ classe dans Tarmée des Indes Néerlandaises, reçut ce kriss de la famille du Patih et en fît cadeau au Musée d'Antiquités.
Il est difficile de décider , jusqu'à quel point nous pouvons attacher foi à ce qu'assure le Régent Radhen Adhipati Arjo Danou ning Rat , de qui M. Heyligers a reçu les trois objets qui viennent d'être décrits, à savoir qu'ils auraient été déterrés en Novembre 4843 //dans la fosse du temple Bôrô-Boudour". Nous n'aurions pas même à douter de la vérité de cette assertion pour ce qui concerne la statuette et le plat, si l'on pouvait se fîer sans trop de danger aux assurances des Javanais, même des plus haut placés. Mais il est plus que probable , que l'information du Régent est inexacte par rapport à l'origine du kriss; à moins qu'il ne faille admettre, que l'arme ait été laissée plus tard auprès du grand bâtiment, ou que par suite d'un accident quelconque elle se' soit perdue sous la terre ou sous les décombres. Car nullepart nous ne rencontrons un kriss sur les nombreux bas-reliefs de Bôrô-Boudour ; cette arme n'a été introduite et l'usage n'en a été généralement conservé que depuis le XIII* siècle , sous Pandji Ino Kèrto Patih ').
Passons maintenant à l'examen des statues et des imagés de Bouddha, qui se trouvent dans les niches et dans les bâtiments à coupole et dont les dessins se trouvent sur la planche VIH; toutes ces images se ressemblent, excepté pour l'attitude àes mains; la statue que nous avons trouvée dans la grande coupole du milieu ne diffère des autres, que parce qu'elle est moins parfaitement sculptée .ou plutôt parce qu'on l'a laissée inachevée.
Plus haut, en décrivant la première galerie (page* 38) nous
1) Voyez Hftgeman, Handteiding tôt de gtêchiedenis van Jcma^ Vol. I. p. 47.
avons, aussi jeté en passant un regard sur les images de Bouddha qui se trouvent dans les niches du mur d'enceinte , et nous avons trouvé alors, que toutes sont assises sur le coussin de lotus, qui se rencontre également sous tous les dagopsj les bâtiments à cloche ou à coupole; que derrière la statue se trouve le dossier d'un trône et derrière la tête l'auréole; voyez l'élévation PI. V. Les jambes sont croisées devant le corps de façon ^e la plante des pieds est tournée en haut. Le vêtement consiste en un grand manteau léger, jeté sur l'épaule gauche, descendant sous le bras droit, laissant le sein droit et tout le bras droit à nu, couvrant le bras gauche jusqu'à la main, le côté gauche du buste et toute la partie inférieure du . corps jusqu' aux pieds, et tombant en deux pointes à la hauteur des chevilles. Il y en a quelques-unes, d'après Brumund, chez lesquelles le manteau est également rejeté sur l'épaule gauche. On n'en trouve pas d'échantillon parmi les dessins de Wilsen pi. VIII; probablement cette partie rejetée esirelle une des extrémités supérieures du vêtement.
Les yeux sont baissés et semblent être à moitié ouverts, la tète est quelque peu penchée en avant, toute l'expression est calme et placide, comme de quelqu'un qui se soustrait aux troubles et aux distractions que pourraient lui causer les ôhoses qui l'entourent, et qui demande à se concentrer dans de sérieuses méditations. Les oreilles sont fortement allongées , au point qu'elles s'approchent des épaules. Au bout inférieur des oreilles se trouvent des ouvertures ovales, taillées seulement en dehors, conime pour recevoir des pendants d'oreille. Le nez est lai^e et un peu camus; la lèvre supérieure est d'ordinaire assez flne, tandis que la lèvre inférieure est proportionnellement un peu épaisse et un peu grosse. La forme du visage, comme Brumund l'observe avec beaucoup de justesse, n'est pas celle dun visage Javanais, mais rappelle la race Caucasienne. Les cheveux sont coiffés de manière à former huit séries de petites boucles. Les cinq pre^ mières séries sont entortillées l'une au-dessus de l'autre autour de la tête; les trois autres reposent sur celles-ci en formant une tressQ nattée , et toute la coifhu*e se termine par un bouton de cheveux
dans le genre de ceux que Wilsen décrit dans son étude précitée page 246 y mais où le docteur Friederich a clairement reconnu un serpent sur quatre statues qui se trouvent au Musée de la Société dite Balaviaasch Genootschap. Voyez VerhandeUngen van het Bataviaaseh Genootschap Vol. XIII et le supplément du Catalogus der Oudheden^ ainsi que le Tijdêchrift voùr Indische taal-, landr en volkenkunde^ 1« Année, Vol. II p. 3.
Au milieu du front, un peu au-dessus de la racine du nez on voit une petite élévation, décrite souvent comme un petit bouton , une petite mouche ou quelque chose dans ce genre , mais qui est sans doute une petite boucle sortant du front, formée par quelques cheveux , un ornement qui ne peut manquer ici , étant un des trente-deux Laksanas ') du Bouddha. La hauteur de la statue est d*après Wilsen d'au delà d' 1 mètre en comptant jusqu'au sommet de la coiffiire. Brumund a trouvé que cette hauteur était différente pour quelques-unes des statues , et a constaté par diverses épreuves, que cette différence s'élève parfois à O.iO. Il n'y voit qu'un manque de précision de la part des artistes, surtout parce qu'il a constaté la même différence entre les statues d'une même galerie et à une même façade du monument. Brumund élève là largeur à 0.85 entre les genoux et à 0.6 aux épaules, en faisant la part d'une certaine latitude dans les dimensions respectives des différentes images.
Les statues, qui se trouvent sous les coupoles percées à jour des trois terrasses supérieures , sont assises sur le sol de ces bâtiments, sans trône, sans coussin ou sans dossier; il leur manque aussi l'auréole derrière la tête, tout comme c'est le cas pour la statue qui se trouve dans la grande coupole centrale. Probablement le bord de lotus, qui entoure la base de la coupole, doit-elle passer en même temps pour ce qui devait être considéré comme le trône de la statue. La statue de la grande coupole présente de plus cette particularité, qu'elle n'est pas tout à fait achevée, que les mains et les pieds, surtout les pieds sont restés inachevés. Il en est de même de la coiflure, à laquelle
1) On les trente-denz signes caractéristiqaes du Bouddha.
manquent toutes les boucles , ce qui fait ressembler la tête à celle de plusieurs images de Bouddhas ou plutôt de Bhikshous sur les bas-reliefs de la seconde galerie, qui ont la tête couverte d'une calotte simple et bien serrée. Nous croyons cependant ne pas devoir songer ici à une telle calotte, mais seulement à une oeuvre inachevée ou à un travail moins complet.
Voyons maintenant quelle est la diftérence que présentent nos statues de Bouddha dans l'attitude des mains, et comment cette différence se trouve en rapiK)rt avec les différents endroits où elles se trouvent.
Sur les quatre galeries inférieures, c'est-à-dire dans les niches des quatre premiers murs d'enceinte , les mains des statues sont ainsi disposées: à la façade ouest les palmes sont tournées en haut, les mains reposent devant le corps sur les plantes des pieds, les doigts sont un peu recourbés, ce qui fait qu'il reste encore un peu d'espace entre les mains; pi. VIII n^. 4;
à la façade sud la main gauche reste dans la position une fois adoptée, mais le bras droit descend jusqu' environ à la hauteur du genou droit, c'est là que repose la main quelque peu étendue, ayant le creux ou l'intérieur tourné en dehors; pi. VIII n^ 3; '
à là façade Est l'avant-bras droit et la main droite sont seuls retournés , de façon que le creux de la main est tourné en dedans ; pi. VIII, n\ 2;
à la façade nord enfm la main droite est un peu relevée, la palme ou le creux tournée en dehors, le pouce quelque peu éloigné des doigts; pi. VIII n^. 4.
Sur le cinquième, c'est-à-dire le dernier mur d'enceinte toutes les statues aux quatre façades ont les mains dans la même attitude que celles de la façade nord des quatre murs inférieurs que nous venons de décrire, mais avec une légère modification dans l'attitude des doigts de la main droite; l'index et le pouce se touchent par leurs bouts, les quatre autres doigts sont seuls relevés. Cette dernière attitude ne se trouve représentée dans aucun des dessins de Wilseii.
Les statues qui sont . placées sous les cotipoIiBs percées à jour , ne font plu6 reposer la main gauche sur la plante du pied, mais la tiennent plus haut, un peu au-dessus de la ceinture, la palme tournée en haut, le pouce quelque peu relevé, l'index étendu, les trois autres doigts Tun à côté de Tautre, recourbés et entièrement tournés en haut. La main droite, qui se trouve à la même hauteur, touche presque par la palme au bout de rindex de la main gauche, tandis que les doigts relevés un peu obliquement vers la gauche et recourbés un peu en avant, semblent s'incliner par-dessus la main gauche. PI. VIII n^. 5.
Quant à la statue de la grande coupole , son attitude s'accorde en tout avec celle des statues qui occupent les niches des quatre galeries inférieures à la façade Est; PI. VIII n^. 6, comparée avec n\ 2.
Dans la description qu'on vient de lire nous avons suivi les données de.Brumund, parce qu'elles s'accordent avec les dessins de Wilsen. Ce dernier, dans son mémoire que nous avons plus d'une fois eu l'occasion de citer , pages 247 , 248 , a confondu les statues des quatre galeries inférieures à la façade sud avec celles qui se trouvent à la façade Est; c'est à ces derpières qu'il a" attribué les mains dont la palme est tournée en dehors, tandis qu'il a attribué à celles de la façade sud la palme reposant sur la jambe. Cette même confusion se trouve dans le mémoire qu'il a écrit plus tard et qui n'a pas été imprimé.; mais dans ce dernier mémoire il parle aussi, ce qu'il n'avait pas fait dan3 son article imprimé, de l'attitude modiûée de la main droite, s'écartant de celle des images à la façade nord des quatre galeries inférieures; il y dit aussi, que le bout de l'index de cette main est recourbé vers le pouce. Quoi qu'il ne dise pas expressément, que cette modification est le trait caractéristique, des statues dans toutes les niches de la cinquième galerie, c'est pourtant bien là, à ce qu'il semble, son intention; au moins cela résulte-t-il de l'ordre dans lequel il décrit les différentes attitudes.
Nous mentionnons en dernier lieu une statue que Wilsen a
trouvée sur le sommet d'une colline , appelée Gounong Dd^i , environ à mille pas au nord-nord-^st de BôrA-Boudôur , et qu'il a transportée à ce dernier endroit pour la préserver de la destruc-' tion. Il est possible, mais il est toujours incertain, que cette statue se trouve en quelque rapport avec Bôrô-Boudour. Si un tel rapport a existé , la statue peut avoir représenté un gardien du temple. Elle atteint une hauteur de 1 .26 , y compris le piédestal carré qui a 0.30 de haut et 0.61 de large, et représente un guerrier qui , appuyé sur le genou droit , avance la jambe gauche et fait reposer la main gauche sur le genou de cette jambe , tandis que la main droite enserre la poignée d'un glaive court et large, qu'il tient contre la cuisse droite, la pointe dirigée en bas; le fourreau pend sur la hanche droite. Les sourcils sont un peu froncés, la lèvre supérieure est couverte en partie par la moustache, la bouche est ouverte et les dents sont visibles. Les boucles de cheveux sont rejetées en arrière, elles sont couchées sur la tête et se terminent dans le cou par deux grappes de boucles, reliées derrière la tête par un bandeau de perles. Les oreilles très allongées sont percées aux bouts et parées à cet endroit d'un large disque orné. Autour du cou pend un collier orné qui va jusqu'à la hauteur du sein; la partie supérieure des bras est entourée près de l'épaule de bracelets pourvus au dehors de bijoux ou de boutons. Les pouls et les chevilles sont entourés de bandelettes ornées de perles. Le gardien, dont la taille est ramassée et corpulente, n'est vêtu que d'un petit caleçon ou peut-être d'un sarong, depuis la ceinture jusqu'aux genoux; par dessus ce caleçon il porte un large bandeau ou ceinture , dont les bouts pendent en bas sur le devant du corps. Les naturels donnaient à la statue le nom d'Oundaghi , c'est-à-dire ouvrier ; Wilsen (dans son mémoire précité page 302) croit devoir y reconnaître un dieu guerrier ou un champion; cette supposition s'accorde parfaitement avec le caractère d'un gardien du temple. Voyez pour la statue
PI. cccxcin.
Sur la grande coupole centrale de Bôrô-Boudour, ou plutôt sur
le piédestal du pinacle qui ornait autrefois l'édifice , on a construit
sur trois côtés, couvert d'un toit de roseaux de bambou, un
iai^e banc de pierre avec un dossier. Des marches de pierre, taillées dans la paroi extérieure de l'édifice ou entassées contre elle , ouvrent l'accès de ce lieu de repos , où le voyageur qui visite les vénérable restes de l'antique art Hindou , se trouve protégé contre le soleil ardent ou contre les pluies de la saison pluvieuse, et d'où il jouit d'une vue qui suffit à elle seule pour le dédommager des peines du voyage et des difficultés de l'ascension.