‹ Bôrô-Boudour dans l'ile de JavaChapitre 9 sur 33 · DEUXIÈME GALERIE; PAROI POSTÉRIEURE» SÉRIE INFÉRIEURE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GALERIE; PAROI POSTÉRIEURE» SÉRIE INFÉRIEURE

Nous avons donc terminé notre tournée le long de la série supérieure des bas-reliefs qui couvrent- la paroi postérieure des quatre faoes de cette galerie ; passons maintenant à la série inG$* rieure en observant le même ordre que nous avons suivi jusqu'iei» Nous commencerons ainsi par l'entrée qui se trouve à TEst et nous con*-' tinuerms notre tournée à gauche, jusqu'à ce que nous arrivions de nouveau à notre point de départ , c'e8t-à-<lire au dernier des cent quatorze bas-reliefs qui sont restés visibles, sur les *ceQt- vingt qu'on y a trouvés autrefois.

. Il serait assez naturel de supposer que cette - seconde série renfermât la suite de Thistoire du Bouddha ou bien des événe^ ments qui se trouvent en rapport avec cette histoire; peul^tue aussi faut-il s'attendre à des scènes plus détaillées ou modifiées de sa vie, puisées dans des traditions qui s'écartent des sources qu'on avait consultées pour la série supérieure. Mais nous fie rencontrons sous ce rapport que des déceptions. Impossible de trouver le moindre rapport entre le dernier bas-relief de la série supérieure et le premier de la série inférieure; et lors même qu'il ne semblerait pas impossible en soi , d'admettre un certain rapport entre quelques-uns des tableaux correspondants des deux séries , il faut avouer cependant , que nous perdons bientôt le fii qui devrait, nous guider ici. Nous ne trouvons pas même que les tableaux de la série inférieure soient assez reliés ensemble pous nous y faire reconnaître une histoire continue, et il n'y ea a que très peu qui nous permettent de supposer entre eux ui rapport un peu proche. Nous examinerons rapidement ces bas^ reliefs, nous arrêtant seulement un peu plus à ceux qui préaeo-

iènt quelques détails remarquables. La série supérieure nous •a déjà asses appris du reste, sur la nature des seèaes que nous fenGMtroBs sur les parois de Bôrft-Boudour ; il nous paraît donc inutile d'entrer toujours de nouveau dans des explications et des ooaimeiitaîres , lorsque .nous retfieuverons des scènes dans le genre da celles que nous avons déjà examinées et décrites. Les ba^ reiiefs de cette série sont représentés par les planches XYI à GXXXV , et sont marqués par des ohiffires pairs.

PL XVI, 2. Un prince et son épouse assis dans un pendopo Âon loin de leur palais, reçoivent les hoomiages d'un grand nooibre ds personnes de ck)Bdition , parmi lesquelles se trouvent des guerriers distingués; la feuille de piaang, le parasol, Témou^ c^oir et les grands éventails de plumes de paon, montrent, que tes éhrangers appartiennent à la caste la plus élevée.

PL XYII, à. Un homme de condition arec sa suite dans laquelle. se tnouve un guerrier. Devant lui un veil lard, appuyé sur un béton marche en chancelant, tenant dans sa main droite un instrument étrange qui ressemble bien un peu aux crampons dont' on je. sert aclueltement ; tous se dirigent vers un. endroit rocailleux dâis la . forèl , . où quelques biches sont paisiblement couchées.

PL XVUI| 6., et XIX, 8. Peut-être y a-t41 quelque rapport direct entre ces deux bas^reliefs. On dirait au moins qu'ils représentent des situations consécutives des mêmes personnages. Vb premier représente à droite du spectateur un soldat armé d'un arc et de flèches*, tandis qu'un adorateur des Nâgas , qu'on reconm^t aux serpents qui s'entortillent dans sa coiffure ,. s'agehouiUe devant lui dans une attitude de suppliant. Le groupe qui suit à gauche , nous montre le môme guerrier à côté d'un étang rempli, de fleurs de lotus, et au milieu de Tétang Tadôrateur dies Nàgas,: dormant et la télé appuyée sur la mun droite. Il semble que le gardien, touché du sort de Thonmie qui implorait sa pitié, ; lui ait ouvert un asyle dans cet étang. Ensuite. nous voyons , toujours dans la. même forêt , un veillard , ayant un peu le même costume que celui qui portait l'instrument étrange sur :|^i|tre bas-relief, accroupi près d'une grande cuve où d'une

Id6

laorge pierre sur laquelle il a altamé des morceaux de boisdMt la flamme a'élève bien hauti Peut^tre faut-il troaver dans xm 4fMh irième groupe le même homme, apportaat des nouvelles on demandant des ordres à un personnage de eondition ^qui eet Mais dans un pendopo; la coiffure on peu différente peumut seule faire douter de l'identité.

PL XIX, 8 nous montre une foule d'adorateurs des Nft|^; à droite se trouve un de leurs princes ou chefs avec sa fcunne*, donnant l'un et l'autre leurs ordres à deux de leurs serviteufs qui sont assLs à côté du pendopo; l'autre c6té du bas-relief repvésente ces serviteurs occupés à offrir les cadeaux de leurs mattfes à un prince Indien. La fleur de lotus fermée que rboaune de icondition qui se trouve auprès du prince, tient à la main, se rapporte peut-être à l'adhésion . que le prince a donnée à la vraie doctrine; il faudrait en conclure que nous avons ici deimit nous une ambassade d'incrédules , ou du moins de tribus qui n'ont pas encore été converties au Bouddhisme, envoyée à on prince Brahmane ou Bouddhiste.

PL XX, 10. Un pénitent ou un mendiant Brahmane, quJon reconnaît comme tel à ses cheveux nattés, à son état de nudité complète et à sa maigreur, est assis dans sa retraite; sèo- disciple se trouve à quelque distance devant lui. Un peu plus loin une femme se tient près d'un étang entouré de fleurs de lotus f et au-dessus d'elle six femmes, dont trois semblent trahir par leur coiffure leur condition plus élevée, s'éloignent en volant Nous n'osons alarmer que Tétang soit le même de tout à l'heure.

PL XXI y 12. Un homme de condition, accompagné desasuRe, reçoit des hommages , ou peut-être une commission , que lui transmettent deux serviteurs de la suite de quelques femmes de condition qui se trouvent à une petite distance. Derrière la suite on voit une troupe de soldats armés d'épées et de petits boucliers, dont le chef semble exprimer son étonnement.

PL XXII, 14. Un prince, entouré de sa suite est assis dans un pendopo et s'entretient avec un Brahmane, dans la suite duquel se trouvent quatre hommes armés de condition. La gatne du glaive d'un de ces hommes semble être faite de deux feuilles

de Msv reliées p«r des lienâ de bambou, comme cela se. voit ^aeore dans plusieurs tles de notre archipeL .PL XXIII, 16. Un prince et une princesse s'entretiennent ^meoiUe dsins le palais de la dernière; trois servantes de la 4»rîiieease se trouvent à quelque distance. La suite nombreuse du prince , dans laquelle se trouvent aussi des hommes armés , est ^nstse de l'autre côté du palais, ornée de tous les insignes de «dignîté et de noblesse. Les quatre personnages qui se tiennent .derrière le prince et qui se distinguent par leur coiffure plus àkiiple, portent des fleurs de lotus à la main. Gea fleurs ont doute une signification symbolique.

PL XXIV, 18. Un prince accompagné de ses serviteurs est assis un arbre ; cinq géants ou mauvais esprits , se distinguant par des cheveux ébourrifés, de grandes moustaches, des défenses proémi- JMDtes et d'immenses anaeaux ou plaques ornées en guise de '.pendants d'oreilles, lui apportent leurs hommages. Leur suite qui se tient derrière eux ou qui est en train d'airiver, porte lès cadeaux, qui se composent ici d'un tableau, d'une grande boîte ifermée, d'un grand plat orné d'une couronne royale, d'un carquois runpli de flèches , d'autres armes et d'autres, objets renfer- Blés dans un grand panier pourvu d'un couvercle.

PI. XXV, 20. Un prince. assis dans sa maison avec sa femme ^t deux serviteurs, dmne audience à six hommes ,. peut-être des savants Brahmanes avec lesquels il a engagé une conversation Jtrès animée. A quelque distance se trouve, sous l'ombrage une troupe d'hommes armés, ayant un personnage de condition à kuii tête , et à côté d'eux les insignes ordinaires de leur dignité. Parmi les hommes armés se trouve un des esprits sauvages ou des géants comme ceux du dernier bas-relief; mais il semble tttre ici un personnage inférieur chargé de porter l'émouchoir. ^ PL XXVI, a. Gmq personnages sont assis près d'un temple et derrière ceux-ci cinq autres, qui portent des armes, s'entre- 4ifBnent avec beaucoup d'entrain \ devant eux se trouve un grand itoe ^; fermé, rempli d'offrandes. Au-dessus d'eux plane une fincesse, qui descend assez rapidement en volant sur un nuage, Mbierr qui s^élève obliquement, comme si elle sortait du temple;

^^iitftre penroquets voient aprèn etie. Ihns ' 4'un> des nuftgfts on distin|;ue une plante de lotus, tandis' que des' flears de lotos

tombnit^dkr- ciel' Air le vase et à t6iè.

^ Pi. XXVH^ 24. Un prince assis dans son palai» reçoit «iiê visite et des cadeaux d'un autre prince, dont la suite se 'Compost d'un grand nombre d'hommes très distingués ^ parmi' lesquels socit plusieurs hommes armés et probablement aussi son Pourohita M son prêtre pi^ticulier. Derrière le premier de ' tes deux princes se trouvent quelques personnes de sa cour , portant tes cadeaux qu'il' destine comnnie un hommage à rilktstre^ étranger.

PI. XXVIll, 26. Un prince et une princesse s'entretiennMt ensemble ^dMB h palais de \a dernière; la servante de la prin.cesse s'est agenouillée à c6té de son trtee* Dans (a stfite 4a prince se trouve un éléphant sur lequel il a fait son voyage.

PI. XXiXy 28. Ce tableau représente un prince assis dan^son palais, portant l'auréole comme un signe de sainteté, acoompagtié d'un homme et d^um femme de sa suite, qui sont accroupis «uprès de lui. Des* deux .côtés du palais se trouvent sa garde et sa ^nite avec deux éléphants , dont l'un porte un siège surmonté d'Un coussin. Probablement le vieillard à gauche du temple est-il un religieux savant et célèbre qui vient prendre le prince pour' l'accompagner dans un voyage. ....

PI. XXX, 30. Un prince, peut-être celui du précédent basrelief , sauf toutefois l'auréole qui manque ici , se trouve dans «n endroit isolé de la forêt , soutenant une conversation animée avec un pénitent Brahmane , dont le corps porte les marques de longue et sévère abstinence ; derrière celui-ci se trouvent encore trois antres pénitents, moins distingués, mais qui semblent porter un pagne autour des reins , tandis que le premier ne porte qu'une petite ceinture avec un sachet, ayant le reste du corps complètement nu. Derrière lés pénitents se trouve un étang avec des plantes de lotus.

PI. XXXI, 32. Ce bas-relief doit compter parmi lies plus beaux de Bôrô-Boudour, tant à cause du goût avec lequel les groupes sont arrangés , qu'à cause du^ mouvement et des formés gracieuses dès femmes qui portent de l'eau. Neuf femmes sort

fpDdupëea autour d'un éUin^, dans. lequel i)Poisseat.dQ9Jieiu!8i*.4^ lotus et où ^'ébattent des oiseaux; ces femmes sont occupées à puiser de Teau dans des vases et des cruches . d^e . formes . ili£Pé^ Mates et à la. porter vers un temple «du voisinage* UjQ prince, peut-ôtre celui du précédent bas-relief, est .assis & ((uelqu^ distance sous un ariire et s'entretient avec Tune des femmesi iftti, à genoux devant lui, semble lui avoir offert son vase rempli

PJ. XXXII, 34. Un prince, distingué par l'auréole , est.assis sur une espèce de banc élevé ou de table, à. laquelle manquent les ooloiuies qui servent de pieds, ou qui est censée, être portée par les trois serviteurs sous la table. C'est en présence de ce prâice qu'a lieu un concours ou du moins une épreuve de force et d'adresse dans l'art de tirer de l'arc. Devant le prince se toottvftat quelques serviteurs dont l'un porte le parasol, tandis que rautre qui a les mains jointes, semble lui conununiquer. quelque? phose, peut-être relativement à l'action qui paraît .se passer à quelque distance et dont l'archer est le premier personnage; les deux endroits, celui où se trouve le prince et celui où se passe. L'actioa dont il est témoin, sont séparés l'un de l'autre par réttorme massue qui est élevée. au premier plan et dont le manche repose sur une fleur de lotus; ii ne serait ])as impossible que oette massue soutenue par la fleur de lotus eût une signification :symbolîque. L'archer qui est également un personnage royal, est sur le point de lancer sa flèche dans la direction de sept cocotiers qui se trouvent sur Tarrière-plan ; près de lui on voit ,<Bn groupe de sept personnes assises, dont les deux premières rtienaent d'autres flèches à sa disposition. .>. PL XXXIII, 36. Ici encore nous croyons devoir distinguer deux actions différentes, séparées l'une de l'autre par l'étendard i^yimboliqne avec la coquille ailée et des rubans flottants. A droite du spectateur un prince est assis sur son trône ; derrière lui une ^ . set feounes est assise sur un coussin. Le prince paraît jeter WLB aumône dans la main étendue d'un homme qui est assis 4sifant lui. L'autre moitié du tableau nous représente le môme INpince , richement orné de trois colliers , debout non loin :d'un

peodopo eO' compagnie de sept femmes illiutreSf dont les suiraDles^ se trouvent dans- le voisinage;

<P1. XXXIV, 38. Un couple royal se trouve' dans le pendopap à côté du pendopo sont deux de leurs serviteurs, deux chevaux et leur éléphant. Devant le couple, qui ne paraît pas pouflant> donner beaucoup . d'attention à cet amusement , une dansrasa exécute ses pas et ses mouvements, sur la mesure d'une musiquB: exécutée par onse hommes et femmes sur des flûtes, un tams bourin et des coupes de métal pourvues de matiohes. . . j

PI. XXXV , iO. Un couple royal accompagné de sa suite, et d'un éléphant, fait une distribution de fleurs, de vêtements (il semble au moins - que la femme porte une pièce de vêtement 'SUp le bras* gauche) de mets etc. à plusieurs indigents, parmi Ion quels se trouvent peut-être quelques disciples des Brahmanes. .

PI. XXXVI, 42. Le couple royal, assis dans sa demeusa et entouré de sa suite qui porte les insignes ordinaires, parmi lesquels on remarque le grand éventail de . plumes de . paon , reçoit la visite d'une princesse, dont les servantes appôiient des cadeaux.

. PL XXXVII, Ai. Un couple royal, assis dans la plus belle partie de son palais , reçoit quelques personnes de haute oendition ) peut-être les envoyés d'un prince, qui viennent oifrir une image peinte d'un roi Bouddhiste ou d'un Bodbisattva royal. L'éléphààt, accompagné de son cornac qui se trouve sur l 'arrière^f laa , indit que- que le voyage a eu lieu par terre. '

PI. XXXVUI, 46. Ce tableau a quelque analogie avee le précédent; mais ici c'est l'image d'une pieuse princesse que paraît apporter une ambassade d'un pays d'outre mer , à en juger d'après^ le navire qui se trouve à quelque distance. L'équipage, du navire s'est livré en attendant à la pêche.

PI. XXXIX, 48. Un couple royal se trouve dans le palas; la suite est à gauche dans une chambre contigue, etdeuxétnuH gers de condition sont à droite; la suite du dernier de ces deux attend sous l'ombrage d'un arbre hors de l'édiflce.

PI. XL, 50. Ce tableau représente un temple, dans lequel un feu brûle sur l'autel , tandis qu'un prince, le chapelet è

lacfiDftîn, femplH à côté ses. devoirs religieux. L^space autour du temple est un enclos formé par une palissade et planté d'arbres. Unapetit portail conduit à l'intérieur du temple , ^t un portail plus grand f construit dans la partie rentrante de la palissade, conduit du dehors dans le jardin du temple. On se méprendrait fort, en B^fmt au-dessus du portail une espèce de tourelle ou de flèche dans oe qui n'est que le prolongement de la partie rentrante de la : palissade. La suite du prince attend son maître au dehors tandis que quelques-uns de ses serviteurs apportent des offrandes. :^Vl. XU, 52. Un pénitent, dont l'auréole indique la sainteté, quoiqu'il . ne faille pas y voir un Brahmane, se trouve dans sa iBtfaite entre les rochers de la forêt, où les bétes sauvages et ks oiseaux viennent lui rendre hommage. Une pieuse femme de condition lui rend visite avec ses compagnes et ses domestiques; son serviteur, assis près de l'entrée de cette retraite, reçoit dans une attitude respectueuse les femmes approchantes. Une de ces femmes lient un éventail élégant dans la main droite-.

PI; XLII, 54. De même que sur la PI. XL, 50 nous avons vu un prince, de même nous voyons ici une princesse, apport tant son encens dans le temple; les femmes de sa suite apportent des offrandes , composées de mets et de fleurs et sont assises ou dd>out, ainsi que la garde royale, dans l'espace hors du temple.

PL XLIIi, 56. Un couple royal, accompagné de sa suite, dont une partie est armée et dans laquelle se trouvent un cheval et un éléphant, rend visite à un prince qui reçoit ces persom nages illustres, dans sa maison.

PU. XLIV, 58. Un couple royal s'entretient dans une des salles du palais, ou peut-être dans le pendopo près du palais qui ae. trouve à quelque distance. La suite se trouve comme de coutume à côté de l'ediflce.

. PI. XLV, 60. Un couple royal accompagné de sa suite, qui est eomposée d'hommes et de femmes, rend visite h un autre couple loyal qui reçoit le premier dans son palais. Un vieillard et les trois personnages assis à côté de lui semblent appartenir au personnel du palais; dans ce cas le vieillard est peut-être le Poufohita.

toi

Pii XLYI, 6â.. Un oouple de condition très élevée,, assit dans une chambre de sa maison , reçoit des doas de fleura de deux femmes , et fait distribuer en même temps au peuple , lepré* seoté par des hommes et des femmes , des sans remplis de eadeaux.

PI. XL VII , 64. On apporte une foule de «adaaux à une prior oesse qui est assise dans son palais , tandis que à quelque distance le prince de son. côté fait faire par ses serviteurs une distributioo de cadeaux au peuple.

PI XL VIII « 66. Un tableau qui fait assez étrange figure. dans kl série, tant de ceux qui précèdent que de ceux qui suivinU. Une troupe armée, dans laquelle se trouvent un éléphant et un cavalier qui représentent sans doute des corps d'armée, marohe sur un palais ou sur une ville entourée de palissades, avec des mouvements qui trahissent clairement leurs desseins boatitos. Quelques oiseaux s'envolent effrayés de l'étage su^rieur du.pe^ tail, tandis <|u'un homme, appuyé ooatre le mur de oe portail, semble dormir. Nous avons probablement devant nous ane attaque nocturne , dans laquelle le principal personnage , un prince, est porté par un grand nombre de serviteurs sur une litière oo dans une chaise à porteurs.

PL XLIX, 68. Nous croyons découvrir également sur ce tableau deux actioDS qui font suite. Un religieux Bouddhiste oo un Bhikshou et un pénitent Brahmane sont assis dans deux endfioits îsol^ de la forêt entre des rochers, le premier à droite, le second à gauche du spectateur. Ils ont Tair de se rendre i^iproquement visite; le Brahmane s'entretient avec le Blikshoo, tandis que ce dernier, rendant visite au Brahmane, semble otkit à celui ei de l'eau dans une cruche. La différence insignifiante que présentent le costume et les attributs des deux personnages, li*effre pas un trop grand obstacle à cette explication.

PI. L , 70. Un couple royal , assis avec leur enfant dans 1^ pendopo et entouré des femmes de la euite, reçoit la visita d'un autre personnage royal. . .

: PI. LI, 72. Le couple royal , ici encore avec l'enfant, qui a la tète couverte d'un mouchoir dont les bouts s'élèvent des deux cAtés de la

'Ittei est aM» avec sa suite éans une ohambre ouverte » et |*^iitr4t|ent l»feo quelques guerriers; peut-être faut-il voir dans le premier, dont :fe^ siège est plus êiw6 que ceux des autres^ un chef qui a dit Mieu au monde et qui a passé à une vie de méditation solitaire.

PI. LU, 74. Le prince, suivi d'un serviteur distingué qui iporte une couronne dans ses mains, sort de son palais de plai*isaoee, que désigne comme tel un édifice entouré d'une clôture ^ -et va présenter ses hommages à un homme qui appartient probablemetit à la caste des guerriers et qui a passé à Tétat de vetigieui^. Le siège couvert d'un dais et les insignes de la suite 4Nmiée trahissent le rang élevé du pénitent , qui est probablement 4e mtee personnage, avec lequel le prince s'entretient sur le ^féeédent tableau.

' PI. LHI , 76. Deux personnages royaux , assis sur un seul et même trône dans un pendopo , reçoivent la visite d'un jeune rprince , avec lequel ils ont engagé un entretien très animé. Vn des gens qui font partie de la suite de l'étranger, porte sur répaule le crochet qui marque le cornac d'un éléphant. L'élér fdiant Hii-méme se • trouve de l'autre côté du tableau ; il faut ^nc supposer que cet animal a transporté ici un des princes qui sont assis sur le trône.

PI. LIV , 78. Un prince assis dans sa maison de campagne ^auprès dos femmes de sa suite, reçoit des cadeaux qui lui sont ofhtU de la part d'un autre prince. . Une partie de la suite de <ee dernier attend sous le portail de la galerie. Il est difBcile de liréciser le nature de l'objet que nous distinguons sur le toit du portail; peut-être Cet objet n'à*t-il qu'une signification symbolique; par sa' forme il rappelle un peu ces tambours suspendus dont <m se sert aujourd'hui encore dans les temples du Japon.

PI. LV, 80. Un prince, qui n'est pas orné de l'auréole, comme nous Pavons vu sur les derniers tableaux, entre avee «a suite armée dans un coin désert de la forêt; deux religieux Brahmanes s'élèvent dans l'air ou descendent du ciel; Nous croyons devoir opter pour l'ascension ; dans ce cas-là l'homme^ â moitié agenouillé sous l'arbre, ayant les mains jointes, est leur serviteur ou leur disciple.

PL LVl , 82. Le prinœ , accompagné de sa suite , Micpi^ïè i>u visite quelque» paysans qui sont occupés à lier et à empovter leurs gerbes de padi , qu'ils viennent de moissonner. Les gestes du prince semblent marquer une surprise soudaine. Serait*! peut-être le seul parmi tous les assistants, qui remarque les feuilles d*arbre et les gerbes de padi qui sortent des nuages, et verrait-il dans ce phénomène Tauspice d'une riche moissoa?

PL LVII, 84. Si notre manière de voir est juste, nous pouvons admettre de nouveau un certain rapport entre le édenm bas-relief et les deux qui suivent. Le. tableau que nous avons sous les yeux nous montre le prince, assis sur un trône dans un palais, d'où il voit tomber des nues un grand nombre de vête** ments, que la population reçoit avec une joyeuse surprise.

PL LVni, 86. De grands vases, soutenus par les nuages:, remplis de fleurs et, à ce qu'il semble, d'ornements précieux, laissent tomber à terre leur contenu , que le peuple reçoit dans des plats et dans les mains, tandis que quelques-uns offrent de ces objets au prince.

* PL LIX, 88. Si nous allions prendre ce tableau à la lettré', c'est-à-dire si nous nous attachions trop aux formes matérielles , — nous serions de nouveau très embarrassés. Un prince, distingué par l'auréole et suivi d'une garde nombreuse, se rend vers un endroit, d'où une femme emportée par un cheval paraît s'éloigner au grand galop, (à moins que le cheval ne fasse que se cabrer). A en juger d'après le costume etles ornements, elle est une feoime de condition; à côté de la femme se trouve un éléphant, qui se relève (les genoux de ses pattes de derrière touchent encore le sol); derrière la femme se trouvent deux serviteurs, dont l'un porte le parasol; Deux coussins de lotus flottent dans l'air; sur l'un repose une roue, sur l'autre un objet inconnu; tout cela nous confirme dans l'idée que ce tableau est une allégorie.

PL LX, 90. Un prince, accompagné peut-être d'un xte ses

proches parents et entouré de ses femmes, s'entretient avec un

prêtre ou un religieux savant, dont les disciples -attendent hors

du pendopo avec l'éléphant et le cheval. '

PI. LXl, 92. Deux princes qui se sont élevés à l'état. de sain-

ifAéf "Sont Mais dans un pendqn) et s'entretiennent sérieusement, ^his oftté oinq personnages de condition sont assis sur un siège itiôvé^, dans une attitude respectueuse; au-dessus d'eux des fleurs flottent dans l'air. Un peu plus loin deux serviteurs sont assis -près d'un arbre symbolique; de l'autre côté du pendopo se trouyen t plusieurs personnes qui apportent leurs hommages et leurs cadeaux.

-^ PL' LXII, 94. Voici encore un tableau qui paraît étrange parmi les autres. Deux troupes ennemies se livrent un combat; la première est armée d'arcs et de flèches , d'épées et de boucliers., rtandift que Tautre ne possède que les dernières armes; auprès -àé ehacune de ces deux troupes est assis un homme, dont l'épée repose contre son épaule droite; c'est là évidemment le principal personnage , quoique dans la première de ces troupes se trouvent aussi î à droite du spectateur, des personnages d'origine royale., *ou du moins des personnages de condition très élevée (à en juges* par leur coiffure) qui prennent une part active au combat. Les deux hommes assis ressemblent beaucoup aux images Boud* dhistes. Peut^tre la supposition n'est-elle pas trop hasardée, que nous avons ici devant nous un tableau allégorique des disputes des différentes sectes religieuses.

PL LXin, 96. Un prince et sa femme se trouvent dans leur palais et reçoivent des hommages de gens de toute condition.

>PL LXIV, 98. Voici un tableau analogue; il semble seulement *que des gens de condition supérieure viennent joindre leurs hommages aux autres; un de ces hauts personnages est admis dans l'antichambre du palais. A gauche du palais on découvre dans une petite chambre; à travers une porte en Ircrou verte, un>homme À peu> près entièrement nu , ayant les deux mains levées au-dessus ^e> la tête et serrées l'une contre l'autre; peut^tre cet homme est-il un pénitent. A gauche du spectateur se trouve un prince, 'distingué par l'auréole, qui semble se tourner à droite vers une <w plusieurs personnes, que le bas-relief ne pouvait plus repré- ^senter» manque d'espace.

PI. LXVy.lOO. Un couple royal est assis à cdté d'un temple au milieu d'un enclos qui fait partie du sanctuaire;' les deux

WD

{lerseomges sont assis des deux côtés d'un plateau , sur ]je({uel'^t piaoé un vase en forma de globe ; ce vase renferi|[ie sans doute , ou est considéré comme renfermant des reliques d'un Bouddha , auxquelr lès ils rendent .hommage. La suite , dans laquelle il y a des feoir «tes qui apportent des cadeaux , se trouve m dehors.de renceinte.

PI. LXVI^ 102. Un prince distingué par Tauréolè est assis dans sw palais avec une de ses femmes , avec son enfant encore jeune et deux serviteurs; les deux singhas qui se jcabreat ausommet des ootonnes, montrent qu'il appartient à la casie des guerriers ; sa garde se trouve à droite du palais. Une autre partie de la suite est assise de l'autre côté dans un coin du jardin.! tout . près du palais ; ces derniers ont l'air de s'entretenir d'e^ jets d'art qu'apportent quelques ouvriers, tandis que d'autres^sont. occupés à en fabriquer. Un ouvrier se sert d'une o^née pour tailler un morceau de bois; à côté de celui-ci se trouvent dew autres ouvriers, dont l'un tient dans la main un couteau , L'aut#e .un poinçon , ' peut-être un gaujon , et le dernier un petit oiseau ayant une tête d'homme; ce dernier objet est probeblement le produit de leur industrie. Derrière eux se trouvent trois mkitm hommes, dont l'un ^ celui qui tient le milieu, est probaUei^ent le maître de ces ouvriers; un des deux autres va. porter au pal w sur UB plateau deux petits oiseaux achevés et une petite .tai&se. Un . des serviteurs qui se trouvent dans le palais porte dans la main un petit oiseau du même genre, et le prince en tient, un •sur sa main étendue; la figuré du roi, plus encore celle.de sa femme et;de l'enfant, trahissent de l'intérêt et du goût pour ce produit d'un travail artistique.

PI. .LXYII, 104. Un prince dort dans 4in endroit isolé de:la forêt au bord de la mer ou d'une rivière. A côté de lui est asase line femme qui l'a endormi par l'opération tant goûtée aux Indes de ce qu'on appelle piteyite et qui consiste, à presser , à frotter et à masser les muscles. Un géant ou un mauvais esprit surveiUé.à quelque distcinoe le dormeur. A gauche de ce dernier uii hoonne armé d'une épée et une femme s'approchent en volant ^e l'eft* «droit désert ; peut-être leur apparition se rappocte-t-eUe k quelque reongequi oôcupe le dormeur.

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PL LXVItt, 106. Une princesse marche sur Teau, et devant elle sept hommes apparaissent sur un endroit sec de la ptagè. h^ 'plus âgé de ces hommes est accroupi dans Taltitude d'un «nfjEpliant Notia voyons à quelque distance un navire et son équipage, dont il est probable que les suppliants font partie.

PI. LXIX, i08. Une femme de condition est assise dans son palais avec quelques-unes de ses suivantes; quatre autres femmes, ea partie assises en partie debout, se tiennent près de rédifice qui est entouré d'une clôture. Au dehors une grande mmson à deux étages; dans Tétage inférieur se trouvent un grand iMNBibre d'bommas et une femme, tous évidemment dans un état d'ivresse; il y en a même qui sont déjà endormis. Dans )e seeond étage, à droite du spectateur, deux personnages dor- •ment ou bien sont assis dans une attitude qui trahit leurs soucis ; tle l'autre côté se trouvent deux autres personnages , un homme et une femme , dont le premier porte une épée dans sa main gauche ; ees deux personnages viennent d'être déposés par les nuages daiMs cette partie de Fédifice. Dès deux côtés de la maison âeux personnages, vêtus comme les Bhikshous ou^ les disciples de Bouddha, sont assis, chacun sous un arbre. Peut^tre le sens de ce 'dernier détail est-ir allégorique ; peut-être les deux ascètes 4oivenlMls faire ressortir le contraste entre une viô de sobriété et d'abstinence et le libertinage d'un festin. La femme qui se trouve dans le palais, est évidemment absorbée dans de sériéusè$ méditations.

PI. LXX, 110. Un prince orné de l'auréole est assis dans un pendopo avec une de ses femmes et trois de ses donestiques féminins. C'est là qu'il donne audience à une dizaine de persoU'nés de la classe infiérieure, à en juger d'dprès leurs vêtements; il faudra donc voir dans le parasol et dans réyenlail de > plumes de paon qui se trouvent près d'elles, des* cadeaux destinés ad

prîAcé. '

Pk- LXXI, 113. Une princesse, assise sûr son trône, â admis tm grand nombre^ 4^ personnes dans sa présence. Dans: cette société t qui se compose en apparence de gens de' médiocre conn dition ,. se trouvent deux marchands avec une grande potence ,

à laquelle est suspendue une balance dont l'usage se devine. Faut-il voir quelque objet d'art dans Toiseau qui se tient sur un des plateaux de la balance? Ou bien faut-il admettre qu'oo vendait des oiseaux vivants au poids? Nous n'osons noua prononcer sur ce point.

PL LXXII, il 4. Un prince orné de Tauréole et que soa attitude fait connaître comme un personnage qui s'est élevé k un degré de sainteté Bouddhiste, est assis sur un trône reposant avec le pied droit sur un marche-pied, et semble être occupé d'une démonstration; des deux côtés un grand nombre d'auditeurs, parmi lesquels plusieurs princes, l'écoutent dans une attitude respectueuse.

PI. LXXin, 116. Un couple royal, le roi orné de l'auréole, donne audience à une foule de personnes , dont la plupart appartiennent sans doute à un peuple étranger, à en juger par les énormes pendants d'oreille, et reçoivent de celles-ci des hommages et des cadeaux. Peut-être ces hommes sont-ils les ambassadeurs d'un souverain étranger. Il faut donner quelque éloge à l'artiste pour la manière dont il a rendu l'attitude des deux hommes qui portent ensemble un vase très lourd.

PI. LXXIV, 118. Un prince accompagné de sa suite (peutêtre est-ce le même que nous venons de voir sur le dernier basrelief), rend visite à un roi-géant, ou bien se présente dans Tendroit où celui-ci se trouve avec sa suite. Le prince, un sectateur de la vraie doctrine Bouddhiste , .se tient debout avec une expression de calme paisible, tandis que le bras gauche s'appuye contre un support couvert d'un coussin; les fleurs qu'il lient dans ses mains, représentent la vraie doctrine. Le roi-géant paratt être représenté ici lui-même comme un pénitent vivant dans la retraite, et l'autel allumé doit se rapporter alors aux hommages qu'il veut rendre au prince Bouddhiste.

PL LXXV, 120. Un prince Bouddhiste, qui est arrivé à la sainteté, reçoit la visite d'un autre prince Bouddhiste du même rang; ce dernier, accompagné de deux hommes de sa suite, eài assis près de lui sur un trône; le parasol lui sert de dais. Les deux principaux personnages s'entretiennent très vivement. Sept

personnages iHus très rendent Hommage au premier des deux princes. PI. LXXVI, 122. Un prince reçoit dans son palais la visite é'iinè princesse, dont la domestique, la suite et l'éléphant qui Va transportée, se trouvent dehors à droite du palais; la suite du prince se trouve à gauche.

*' 9\. LXXVn, 424. Un couple royal, peut-être le même de 4otil à l'heure, s'est retiré dans un coin désert de la forêt, sur tes bords d'un fleuve. A gauche du spectateur un homme de Iconditioi) s'est agenouillé les mains jointes devant un prince, qui paraK écarter ou refuser quelque chose par un mouvement de hi main gauche, et qui tient dans la main droite un instrument , que nous pourrions comparer à un sceptre de prêtre ou de' magicien. A côté de lui un sauvage , dont les cheveiïx ébourrîfés trahissent l'origine étrangère , est accroupi dans l'attitude ffun serviteur. Nous ne distinguons pas clairement le rapport (Jo'il peut y avoir entre les deux groupes de ce bas-relief.

• PI. LXXVIIl, 426. Un couple royal rend visite à un prince sôint, qui le reçoit dans une salle ouverte de son palais en Compagnie de deux hommes de sa garde; la suite des étrangers attend ses maîtres de l'autre côté de la cour. »'

' Pt. LXXIX, 428. Un couple royal, assis- dans son palais, reçoit les hommages du peuple. . :

PI. LXXX, 430. Un prince, assis dans son palais entre ses dêUx femmes, reçoit toute espèce de cadeaux, parmi lesquels ^ trouve lin tableau, qui représente peut-être un Bouddha.

•PI. LXXXl, 432. Un couple royal assis dans le pendopo, reçoit une grande collection de cadeaux, des mets, des parfurtis etc. renfermés dans des vases qu'on dépose devant «ux.

• PI. LXXXII, 434. Le couple royal reçoit des cadeaux dô olè<|- personnages de condition, auquel leur suite est en train de les remettre.

^'Pl. LXXXIII, 436. Une scène semblable à celle qui précèrde;

nWrîs les principaux personnages qui viennent présenter leurs

biScnmagès , sont au nombre de trois seulement ; la roué qui orné

lé- bâtoft d'un d'entre eux , est le symbole de la bonne loi.

l^Pîi LXXXW-, 438. Le couple royal reçoit de nouveau deâ

9iO

hommages et des cadeaux de cinq personnages de condition et de leur suite.

PI. LXXXV, 440. Ce tableau représente une procession solennelle; le centre de la procession est formé par un homme qu'accompagnent un cortège et une suite de haute condition ; lai" même est assis sur un siège que porte on éléphant, et 3a main tient un grand rouleau. La coiffure et les traits de cet homme rappellent les serviteurs qui portent les cadeaux sur le précédent bas-relief. Peut-être " faut-il songer ici à un riche cadeau , qui , à cause de son prix, est transporté par un éléphant,

PI. LXXXVI, 442. Un prince assis entre deux de ses femmes, donne audience à une société distinguée,

PI. LXXXVII, 444. Un prince assi dans sa salle d'honneur, s'entretient avec un Bodhisattva ou futur Bouddha, Près du vestibule du palais sont assis un grand nombre d'hommes de condition , qui doivent représenter peut-être la suite du Bodhisattva. PI. XGI, 452. Il nous manque trois bas«reliefs entre celui-ci et le dernier; ces trois étaient enfouis ou avaient trop souffert. Le présent bas-relief nous montre de nouveau un couple royal q(ii s'entretient; la suite se trouve des deux côtés du palais, tandis que nous apercevons à droite du speotateqr le grand rouleau, que nous avons vu transporter par un éléphant sur un bas-relief antérieur, n^ 440, PI. LXXXV.

PI. XGII, 454. Un prince s'entretient avec un Bouddha dans un élégant pendopo. Deux hommes très distingués ont l'air de s'être rendus avec leur suite au pendopo, pour présenter leurs hommages au Bouddha.

PL XGIII, 456, Un prince et une princesse, assis chacun dans un palais spécial, s'entretiennent avec d'illustres personnages de leur suite ou leur donnent des ordres; à droite du spectateur trois personnages rendent hommage à un Bouddha dans la retraite de ce dernier au fond de la forêt.

PI XGIV, 458. Un prince et une princesse , assis chacun dans

son propre palais , s'entretiennent avec des personnages de condition.

PI. XGY, 460. Une moitié du bas-relief représente un couple

royal qui s'entretient dans le palais ou Je pendopo 5 T^iutre moitié

représente deux vases en forme de globes, soutenus par un même piédestal I placés sur des coussins et sous un dais. Au-dessus de ces vases, qui sont entourés de guirlandes et qui renferment probablement les reliques d'un Bouddha, sont placés, à ce. qu'il semble, des candélabres allumés. Des deux côtés quelques personnages sont assis dans une attitude respectueuse.

PI. XCVI, 162. Voici encore deux scènes distinctes, réunies sur un même bas-relief. A gauche du spectateur trois personnages de condition présentent leurs hommages à un Bodhisattva ou un Bouddha. A droite plusieurs koulis portent un homme de condition sur une litière vers un temple ou vers un palais; sa suite porte après lui les insignes de sa dignité.

PI. XGVII, 164. Peut-être y a-t-il quelque rapport entre ce tableau et le précédent; ce serait alors aux hommages qu'il a rendus à un Bouddha , qu'pn couple royal , assis dans son pendopo près du palais, doit le privilège d'être témoin de la libéralité du ciel ; en effet , on voit de riches présents , des anneaux et d'autres choses précieuses qui tombent sur le peuple du fond de grands vases renversés placés dans les nuages. Le peuple s'agite avec une grande vivacité pour recueillir ces trésors. Au premier plan nous découvrons une petite barque, dans laquelle plusieurs personnes ont déjà chargé une quantité de présents.

PI. XGVIII, 166. Ce tableau présente des hommages rendus à des reliques de Bouddha, que renferme ici encore un vase en forme de globe, placé sur un coussin de lotus et supporté par un piédestal. Des quatre coins de ce piédestal s'élèvent des flammes qui répandent une bonne odeur. A gauche du vase une femme richement vêtue apporte une offrande de parfums; elle ranime la flamme avec l'éventail qu'elle porte dans la main gauche. , Ses servantes sont agenouillées derrière elle , tandis qu'un peu plus loin d'autres personnes de sa suite frappent des tambourins , peut-être des cymbales. De l'autre côté un Brahmane ou un autre religieux apporte des fruits ou des fleurs, tandis que sa suite composée d'hommes de condition , à côté de laquelle se trouvent des étendards avec des emblèmes symboliques, s'agenouille derrière lui. Deux de ces étendards portent .une

coquille, un des attributs de Yiçnou; nous croyons cependant qu'on aurait tort de vouloir les mettre ici en rapport avec ce dieu.

PI. XGIX, 168. Un prince, accompagné d'un de ses hommes de condition , a quitté son palais pour distribuer des aumônes à quelques paysans et à leurs familles. La coiffure d*un de ces personnages est assez remarquable. L'homme qui se trouve à gauche du spectateur, à moitié assis ou plutôt dans l'attitude de quelqu'un qui tombe, porte sur l'épaule une gerbe de padi attachée à un bâton.

PI. G, 170. Encore des hommages rendus à un vase qui contient les reliques d'un Bouddha , par un prince à droite et par un Brahmane à gauche du vase. Des deux côtés la suite apporte les offrandes.

PI. CI, 172. Ce tableau présente un navire qui semble être plus ou moins en danger, par suite du vent et des vagues qui le, poussent vers le brisant. Un des hommes de l'équipage s'est cramponné à la partie inférieure du gouvernail. Un couple royal , accom- . pagné d'un enfant, se trouve sur le rivage et distribue des dons à deux personnes âgées et à deux jeunes gens, dans lesquels il faut voir peut-être l'équipage qui a réussi à atteindre la terre. On voit à quelque distance une maison bâtie sur pilotis, comme on en trouve encore dans les colonies néerlandaises des Indes orientales.

PI. Cil, 174. Un prince accompagné de sa suite, qui se compose d'hommes et de femmes , se rend vers un temple et est arrivé à la porte de l'enceinte; en dedans de l'enclos et près du temple se trouve un religieux , qui a plié son manteau et l'a posé sur son épaule; à côté de lui se trouve un homme de la suite du prince qui paraît adresser la parole au religieux.

PI. cm, 176. Encore un navire comme sur la PI. CI, n®. 172; ici cependant le navire ne parait pas être en danger. Cinq Brahmanes ou disciples de Brahmanes se trouvent au bord de l'eaù apportant leurs hommages à un Brahmane célèbre qui set assis dans un pendopo.

PI. CIV, 178. Ce tableau est en rapport étroit avec le

Si3

suivant. Un prince et ses compagnons se trouvent dans une forêt solitaire; arrivés près d'un rivage couvert de rochers, ils sont frappés par la musique d'un couple de Gandharvis célestes (des êtres, comme on sait, moitié femmes, moitié oiseaux) dont Tune accompagne le chant de l'autre sur un instrument à cordes.

H. CV, 480. Ce tableau nous présente les mômes personnages; le prince est assis dans une attitude respectueuse entre les rochers tout près des deux Gandharvis, tandis que ses trois compagnons l'attendent à quelque distance.

PI. CVI, 182. Un prince avec deux de ses femmes sous un pendopo près du palais, reçoit la visite d'étrangers, qui sont venus vers lui avec leur suite, montés sur un éléphant et sur deux chevaux.

PI. CVII, 184. Un prince et ses deux femmes reçoivent ici encore un étranger de condition et^ sa suite.

PI. CVIII, 186. Un personnage de condition passe à travers une forêt avec ses compagnons , son Pourohita et sa suite armée ; peut-être va-t-il à la chasse.

PL CIX, 188. Un prince et sa femme se font des confidences dans leur pendopo; la suite se tient à côté du palais. Ce qui est étrange , c'est l'objet en forme de croissant derrière la tête du prince. Nous pouvons difficilement songer ici à un symbole Çivaïstique; d'autre part la forme est trop régulière pour y voir les bouts d'un mouchoir qui enveloppe la tête. Peut-être Tartiste a-t-il voulu sculpter une auréole, et celle-ci n'a-t-elle pas été achevée.

PI. ex, 191. Nous avons ici une seèné qui se trouve assez déplacée parmi les autres. Quelques enfants se baignent on jouent dans une rivière peu profonde; l'urt d'eux s'avance vers un personnage, auquel il tend les bras, tandis que deux autres ont déjà été relevés par leurs mères. Un des enfants porte le mouchoir avec les deux bouts recourbés et relevés derrière la tête. Sur le rivage est un homme qui tourne son corps en dansant, tandis qu'il se trouve à côté de lui un homme armé et un autre homme qui tient le parasol.

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PI. CXI, 492. Une princesse , que l'auréole derrière la tête distingue comme étant une sainte, donne audience dans son palais à un personnage, dont le costume n'indique pas un rang très élevé; il faut pourtant qu'il soit un homme d'une certaine position, à en juger d'après la suite nombreuse qui l'attend sous un hangar en dehors de Tenclos du. palais; peut-être est-il un religieux.

PI. CXII, 494. Un prince Bouddhiste, accompagné de sa suite armée, s'entretient avec un chef des Nâgas, dans un endroit qui paraît être le séjour du dernier; c'est un coin de la forêt près d'un courant, dont les bords sont couverts de fleurs de lotus.

PI. GXIII, 496. Un prince assis avec une de ses femmes dans son palais ou dans son pendopo, s'entretient avec quelques personnes qui sont assises dehors. En dehors du mur d'enceinte qui entoure le jardin de la demeure royale, sont assis sept hommes et femmes, qui font de la musique sur divers instruments sous la direction de leur chef plus âgé.

PL CXIV, 498. Un prince, accompagné de sa suite armée est arrivé dans un bois, au-dessus duquel planent deux esprits célestes portés par les nuages.

PL CXV, 200. Encore un prince assis dans son pendopo près de son palais, donnant audience à un Brahmane de condition , dont le rang distingué est suffisamment indiqué par son siège élevé, par sa suite, par ses insignes et par l'éléphant sur lequel il a fait son voyage.

PL CXYI, 202. Une femme de condition assise dans une salle du palais, s'entretient avec un homme de rang élevé; à droite et à gauche du palais se trouve la suite féminine de la première et la garde armée de son interlocuteur.

PL CXVII , 204. Au milieu du tableau se trouve un Bhikshott , ou plutôt à ce qu'il semble un Bhodisattva ou futur Bouddha , assis dans une forêt sous un hangar légèrement construit ; à droite et a gauche des personnages de distinction lui apportent leurs hommages. A quelque distance une femme de condition, ornée de Tauréole est assise également dans une retraite de la forêt.

PL CXXI, 242. Il manque de nouveau trois bas-reliefs entre

celui*6i et lô précédent; peut-être ont-ils été détruits, peut-être aussi les décombres les ont41s rendus méconnaissables. La plus grande partie du tableau que nous avons sous les yeux s'est également perdue.

PI. GXXII, 214. Ce tableau représente une maison à deux étages; les sept sacs placés sur le toit se rapportent peut-être à la richesse du propriétaire ou doivent le faire connaître comme négociant. A gauche de la maison s'en trouve une autre plus simple; non loin de cette maison on a suspendu du linge, tandis qu'une femme est occupée à peser pour deux hommes des marchandises dans une balance. Un vieillard appuyé sur son bâton, peut-être un religieux mendiant, se trouve à quelque distance derrière elle. De l'autre côté du tableau Un serviteur vient saluer un homme de condition , lui portei^ une commission ou recevoir ses ordres; ce dernier est accompagné d'un homme d'un rang inférieur.

PI. CXXIII, 216. Deux navires naviguent à toutes voiles vers le rivage. L'attention de l'équipage paraît être fort occupée par tin incident quelconque. Nous n'osons dire au juste, ce qu'il faut penser de l'homme qui se tient fortement attaché au beaupré d'un des vaisseaux; est-il tombé à l'eau et essaye-l-il de se sauver, ou bien se trouve-t-il du côté où le vent pousse le navire, et doit-il prévenir une trop forte inclinaison? Nous découvrons sur le rivage un prince qui rencontre trois princesses, dont l'une est accompagnée d'une suivante.

PI. .CXXIV, 218. Un prince, peut-être le même que celui du précédent tableau mais orné de l'auréole, est en conversation avec un grand nombre de femmes, qui sont respectueusement assises dans la forêt, et paraît les enseigner.

PI. CXXV, 220. Le même prince, sans Tauréole toutefois, (peut-être cet ornement a-t-il disparu par quelque endommagement du bas-relief) s'entretient dans une forêt avec un grand nombre de femmes.

Pi. CXXVI, 222. Un prince, accompagné de son serviteur, se trouve dans un endroit désert de la forêt et y reçoit des hommages et des cadeaux d'un grand nombre de femmes. Parmi

celles-ci il s'en trouve une, qui parait attacher de nouveau cheveux défaits ; peut-être a-t-elle déposé quelque ornement qu'elle destinait comme un cadeau au principal personnage.

PI. GXXYII, 224. Un prince, assis sur un trône dans une enceinte entourée d'une palissade, et accompagné de ses six suivantes , s'entretient avec deux d'entre elles qui se trouvent plo^ près de lui que les autres. Deux Gandharvis sont assises à quelque distance sous un arbre symbolique, l'une avec un instrur ment à cordes, l'autre avec une coupe de métal. Près de Ig porte de la palissade est assis un gardien , auquel un personnage de condition adresse la parole; un peu plus loin se trouve un autire personnage de condition debout entre les arbres, tandis qu'avec in main droite il tient une roue sur sa tête; cette roue est proba* blement la roue de la loi ou de la vraie doctrine.

PI. GXXYIII , 226. Un prince assis sur son trône , sous lequ^ se trouve un lion , allusion à la famille des Singhas de la caste des guerriers; à en juger d'après son attitude il s'est élevé à un certain degré de dignité Bouddhiste; à côté de lui se trouve une de ses suivantes. A droite quelques personnages de conditioo différente, à gauche un certain nombre de femmes, qui écoutent toutes son enseignement et qui lui offrent des cadeaux et des hommages.

PI. GXXIX, 228. Un prince se rend à cheval vers une farôt pour y aller à la chasse. Faut-il voir un attribut JÇivaïistique dans la baguette en forme de trident qu'il tient à la ijoain droite, et faut-il attribuer par conséquent à cet objet une signification symbolique? Voilà ce que nous n'oserions affirmer.

PI. GXXX, 230. Un prince, orné de l'auréole, entouré de ses femmes , reçoit chez lui des personnages de condition accon^pâgnés de leur suite.

PI. GXXXl, 232. Un prince sans l'auréole, assis sur un trôû^ dans son pendopo et accompagné de deux suivantes, reçoit de^ cadeaux d'un vieillard et d'une femme qui ce trouve à qôté da ,ce dernier; l'uii et l'autre appartiennent à un rang élevé, ce qui résulte pour nous du grand éventail de plumes de paon,qu'un serviteur élève derrière^ eux. A quelque distance six princô^j

scMit assis, trois à trois, sur une élévation âous deux arbres; trois d'entre eux sont occupés de démonstrations , les autres écoutent respectueusement.

PI. CXXXII , 234. Un prince et sa suite sont en voyage et rracontrent une société de six autres princes , peut-être les mêmes , doQt nous avons fait mention tout à Theure.

Pi. GXXXIII, 236. Un prince, orné de l'auréole, est assis sur son trône; deux femmes de sa suite sont assises à côté de lui dans le pendopo; tout près se trouvent deux autres femmes, Tune t^ant une tige de lotus à la main, l'autre portant un cadeau, peut-être un plat de viandes. A quelque distance sept personnages de condition sont assis dans un pendopo; deux d'entre eax sont occupés à démontrer , les autres écoutent respectueusement.

PI. CXXXIV, 238. Un prince, entouré de huit autres princes, tend son arc avec un mouvement qui trahit l'effort. Devant lui se trouvent quelques-uns de ses serviteurs. • PI. CXXXV, 240. Un prince et une princesse, entourés de leur suite nombreuse, qui apporte toute espèce de cadeaux et d'offirandes, parmi lesquels des fleurs et des fruits, font leurs dévotions devant un grand vase orné en forme de globe, qui est censé renfermer les reliques d'un Bouddha. Ce vase , couvert d'un parasol et soutenu par un coussin de lotus, est placé sous un dais sur un piédestal.

Noos sommes arrivés maintenant au bout de notre seconde tournée, et nous avons pu nous assurer, que les tableaux de la série intérieure ne font pas suite à ceux de la série supérieure. Il est vrai , qu'il aurait été possible d'intercaler quelques-uns des tableaux de la première série entre ceux de la seconde; mais il aurait fallu choisir pour cela exclusivement des tableaux, dont le contenu manque de précision ou s'accorde par hasard avec les SRitres,' c'est-à-dire des tableaux qu'on aurait pu échanger sans difHcalté contre ces derniers. Mais toutes les fois qu^on veut podrsuivre cette tentative, on est arrêté par l'impossibilité d'aller plus loin. Des hommages rendus à des Bouddhas, à des princes et des princesses Bouddhistes , fournissent toujours le sujet principal; mais il n'est pas possible de ramener les diverses scènes

à rhistoire suivie d'un ou de plusieurs personnages. Nous fie trouvons pas môme un (11 qui relie tous les tableaux de la série inférieure, bien qu'il y ait quelques bas-reliefs, disposés les uns après ou non loin des autres, qui se rapportent évidemment à un même événement.

On a soulevé , comme cela se comprend , plus d'une supposition pour mettre de Tunité dans cette suite irrégulière de tableaux. C'est ainsi qu'on s'est demandé, s'il pourrait être permis de voir dans la série inférieure des scènes tirées d'épopées antérieurs au Bouddha, dont la vie est représenté sur la série supérieure; ou bien des événements relatifs aux différents Bouddhas qui ont précédé Çâkyamouni. Il faudrait voir alors des scènes dçs temps du Brahmanisme sur les bas^reliefs qui ornent les parois antérieures des quatre galeries; tandis que les parois postérieures des trois dernières galeries représenteraient la destinée de la doctrine du Bouddha après son entrée dans la Nirvana, l'histoire des dif^ férents synodes et des principaux princes qui ont travaillé à répandre la doctrine du Bouddha, le voyage à Langka etc.

Pour nous, nous ne saurions partager cette opinion par rapport à la série inférieure de la seconde galerie. C'est deux fois seulement que nous rencontrons des Bouddhas proprement dits avec leurs attributs indispensables; ces deux fois les Bouddhas sont tellement près l'un de l'autre, que nous ne pouvons voir en eux qu'un seul et même personnage. Les deux tableaux que nous avons en vue sont Pli. XCII, 154 et XCIII, 156. Il est vrai, que nous trouvons encore un peu plus loin, PI. XCVI, 162, Un prédicateur Bouddhiste, qui ressemble au Bouddha enseignant sous le rapport du costume et de l'attitude, mais qui s'en distingue entièrement par la coiffure. Il faut porter le même jugement sur le prédicateur Bouddhiste de PL XLIX , 68 et de PI. CXXXVII, 144; ce personnage nous paraît être un Bhikshou , un mendiant , un pénitent ou un religieux Bouddhiste , mais non pas un Bouddha en personne , du moin pas un Bouddha parfait. Ces observations suffisent pour nous empêcher de voir ici une histoire des Bouddhas antérieurs , qui , au nombre de trois ont précédé la période du monde , dans laquelle Çâkyamouni est apparu.

II serdit possible dé trouver parmi les scènes de la série inférieure des tableaux, d'événements pris dans les épopées qui chantent les temps antérieurs^ à Çâkyamouni ; mais pour les y trouver il faudrait d'abord connaître ces événements; puis il serait peu probable que ces scènes formassent ici un tout. Il y a du reste encore d'autres hypothèses qui peuvent se faire valoir. C'est ainsi qu'il pourrait paraître assez à propos d'avoir voulu représenter , au-dessoud des scènes tirées de la vie du Bouddha lui-même , les tableaux d'événements tirés de l'histoire de ses ancêtres. Les sujetis, dans ce cas, n'auraient pas manqué à l'artiste; car les traditions faisaient remonter la famille royale des Çâkyas jusque dans un passé très reculé. Ixvacou, le patriarche de la famille, eut 82000 descendants, dont Gayaséna, l'aïeul de Çouddhodana fut le dernier. Probablement les Çâkyas avaient pris leurs prêtres particuliers, leurs Pourohitas, dans la famille de Gôtama, un Rishi du plus ancien temps *); ce qui expliquerait leur usage fréqueiit de ce nom de famille; Bouddha se nommait lui-même Çramana Gaoutama ou l'éremite de la famille des Gôtamides. Nous admettons sans peine que les nombreux membres d'une famille aussi illustre aient pu fournir une foule de sujets au ciseau de Tartiste. Mais comment retrouver ces personnages et leur histoire , lorsque nous n'avons pas appris à les connaître par d'autres sources? De plus, il ne faut pas oublier , que nous rencontrons deux Bouddhas ou plutôt deux fois un Bouddha dans la série inférieure et trois fois un Bouddha-Bhikshou ; or il est assez dif* flcile de placer ce personnage dans les histoires qui sont antéri^' éures à Çâkyamouni. De même il faut avouer que les. hommages rendus partout à des reliques de Bouddha s'accordent assez mal avec une époque à laquelle le Bouddha n'était pas encore né. Gai* il est bien sûr que nous ne pouvons songer ici aux trois Bouddhas antérieurs de la période du monde alors courante; la fainillé des Çâkyas n'était pas de ce temps-là. Si les tableaux renfermaient des scènes appartenant à cette histoire, nous pour*

.1) Voyez Lassen, Indische Altertkumtkunde , II 66, 67.; Barthélémy St« Hiloirei du Bouddhisme p. 81. '

rions nous attendre à trouver exclusivement ou du nioins très souvent les dieux du Brahmanisme et tout ce qui se rapportait à leur culte. Or, toutes les fois que nous trouvons des actes religieux, c'est bien, décidément du Bouddhisme qu'il s'agit. Il est vrai , que le cordon des Brahmanes , dont on revêtait le jaune garçon arrivé à l'adolescence , et qui le distinguait comme parti* San d'une des sectes du Brahmanisme , ne manque pas ici ; mais c'est tout à fait sans méthode que ce cordon paraît avoir été accordé ou refusé aux principaux personnages, comme un oniement dont l'artiste usait selon son bon plaisir. Il y a des personnages , sur lesquels nous nous attendrions positivement à le trouver, par exemple les pénitents Brahmanes représentés PL XXX, 30, ou quelques-uns d'entre eux PI. LXXXVII, 143; XC, 149;XCI, 151 ; XGIi, 153, mais c'est précisément là qu'il manque. Ilnefaut{)ds s'étonner du reste de trouver des situations qui trahissent un Xemps où le Brahmanisme faisait encore valoir son influence , et où ses traces n'avaient pas disparu des usages et des moeurs. Car ces situations subsistaient encore, lorsque Çâkyamouni annonça sa doctrine, et se sont maintenues longtemps après que la grande majorité du peuple avait adopté le Bouddhisme. Il est donc toiQt naturel que nous trouvions souvent sur les bas-reliefs de Bôrô- Boudour, môme sur ceux de la série inférieure, des détails qui nous rappellent les temps du Brahmanisme, bien que les scèÂes qu'ils représentent ne puissent se rapporter qu'à des faits et à des personnes des temps du Bouddhisme. Voici enfin l'hypothèse que nous proposons et qui ne nous parait pas trop invraisemblable : l'artiste, après nous avoir représenté la vie du Bouddha dans la série supérieure, a voulu immortaliser peut-être dans la seconde série quelques événements relatifs à l'histoire des princes , des prêtres et d'autres personnages de condition qui avaient prêché, répandu i ou protégé et favorisé la doctrine de Bouddha, et dont la tradition avait conservé les noms. Cette hypothèse a l'avantage de nous dispenser de chercher un fil, qui relie les divers sujets des tableaux; car dès lors il est inutile de chercher entre les scènes ou les groupes de scènes un autre rapport que celui que fournit l'idée commune du Bouddhisme prêché, répandu ou protégé par

lus divers personnages. L'ignorance où nous sommes à l'égard ie$ traditions qui doivent avoir rapporté ces événements, nous eœpécbe d'expliquer chacun de ces tableaux; une connaissance même incomplète nous fournirait au moins Texplication en gros. Mais rappelons ici , que dans le nombre des bas-reliefs de la série ioférieure, nous en avons trouvé quelques-uns qui traitent indubitdUement des événements analogues. C'est ainsi que les trois bds-réliefs U PL XXXVII, 46 PI. XXXVIII et 130 PI. LXXX nous présentent entre autres un tableau encadré , qu'une ambassade très distinguée offre à un prince. Sur un de ces tableaux nous voyons l'image d'un prince Bouddhiste, sur l'autre celle d'une femme en prière; le troisième ne semble ofirir au spectateur que le. derrière de la toile ou du panneau, ce qui nous empêche de préciser la nature de l'image qui doit s'y trouver, mais ce qui ne fious empêche pas d'y découvrir encore une peinture, qui, de même que les deux portraits, est offert à un roi. Or nous trouvons dans un des Avadânas (c'est ainsi qu'on nomme les recueils de récits ou de traditions concernant le Bouddha) un récit que Burâouf ') nous raconte et qui mérite d'attirer ici notre attentk)o« Roudrâyana, roi de Rôrouka, avait envoyé à Bimbisâra, roi de Râdjagriha, une armure de très grand prix; celui-ci voulait rendre dignement à l'autre sa courtoisie , mais ne savait trop que choisir. Heureusement le Bouddha se trouvait à ce moment dans S0n royaume , et consulté par le roi , il l'avisa de faire peindre sur une toile le portrait du Tathâgata (un des plus grands titres qu'on attribue au Bouddha) c'est-à-dire du Bouddha lui-même, pour le donner à son ami comme la chose la plus précieuse qu'il pût trouver. Bimbisâra suivit ce conseil; Roudrâyana, infirmé d'avance du prix excellent de ce qu'on allait lui offrir, bien qu'il ignorât exactement la nature du cadeau, marcha avec une suite illustre à la rencontre des ambassadeurs, les fit entrer en pompe dans sa capitale , et se convertit à la doctrine du maître, des qu'il eut vu l'image. Maintenant il est vrai que nous ne pouvons pas retrouver tous les détails du récit sur ces tableaux.

1) IfUroductien à t histoire du BwiàhmM p. 340.

Pour ne citer que Tesseotiel, il est bien 8Ûr que le numéro 46, PL XXXVnï ne saurait entrer en ligne de compte, puisque le tableau offert y renferme Tirnage d'une femme, tandis que le portrait que nous trouvons PI. XXX VU , 44 n*est pas le portrait du Tathâgata, à moins que pour une raison quelconque on ait voulu le peindre ici portant en partie son costume royaK II y a cependant un trait qui peut être rappoché du récit en question ; c'est Téléphant qui indique assez , que celui qui envoie le cadeau est un grand personnage et qu'il demeure assez loin. Il nous aurait peut-être ét^ donné de reconnaître la véritable image du Tathâgata sur la PI, LXXX n^ 130, si seulement la toile av^it été tournée vers le spectateur.

Voici un rapprochement d'un autre genre et qui nous pmrait mieux justifié.

Burnouf nous raconte ') quelques fragments d'une tradition qui nous est parvenue dans le Divya avadâva, et qui se rapporte à l'influence exercée par la prédication de Çâkyamouni, pour rendre moins rigoureuse la distinction en castes. Ananda, le cousin et l'ami fidèle de Çâkyamouni, fait une longue promenade dans les champs et y rencontre une jeune fille très jolie , du nom de Prakriti, occupée à puiser de l'eau. Le jeune homme lui demande à boire , et tandis qu'elle satisfait à sa demande , elle s'enflamme d'amour pour lui; elle retourne aussitôt vers sa mère et lui fait part de sa flamme. Celle-ci voulant réaliser le désir ardent de la jeune fille et sachant, que la différence de caste oppose un obstacle insurmontable à une union de sa fille avec Ananda, appelle à son secours les artifices de la sorcellerie et attire ainsi le jeune religieux dans sa demeure, où Prakriti l'attend , portant ses plus beaux et ses plus riches vêtements. Ananda sent qu'il ne peut résister à la tentation et appelle le Bouddha à son secours; celui-ci rompt immédiatement le charme de la sorcière et sauve son cousin. Alors Prakriti prend la résolution d'avouer elle-même à Çâkyamouni l'amour qui la possède ; le

1) Introduction à P histoire du Buddhisme p, SO^t

maître la convertit à une vie de pénitence et de solitude et eHe se feit religieuse.

Eh bien! voila un récit qui nous revient à la ménioire en observant le n^. 32 de la série inférieure, représenté sur la PI. XXXI, Un fils de roi s'y entrelient avec une jeune fille qui , entourée de ses nombreuses compagnes , a puisé de Teau dans un étang; elle se met pieusement à genoux devant le jeune homme et a placé sa cruche d'eau à ses pieds. Il doit paraître assez naturel de retrouver ici Ananda et Prakriti. Le bas-relief suivant, PL XXXII 3i interrompt le rapport que nous croyons trouver entre le n°. 32 et le n«. 36 (PL XXXUI) ; il serait pos^ sible que ce tableau-là renfermât un détail resté inconnu de l'histoire; dans ce cas nous aimerions voir au n^. 36 Ananda, que les charmes magiques de la mère de Prakriti a attiré dans la maison dangereuse, A droite du spectateur se trouve la jeune fille convertie par renseignement de Çâkyamouni et assise comme religieuse dans la suite d'Ananda. Peut-être faut-il voir encore dans le couple royal, que nous représentent quelques-uns des bas-reliefs suivants, Ananda et Prakriti, unis il est vrai, mais seulement pour vivre ensemble selon les préceptes du Bouddha et pour annoncer sa doctrine. Il est vrai encore, que les riches coiffiires des femmes s'accordent mal avec la caste inférieure à laquelle elles appartiennent; cependant les charmes de la mère pourraient expliquer à la rigueur cette anomalie. Il ne faut pas oublier d'ailleurs que la difi'érence de castes fut supprimée pour Prakriti. Le personnage que nous voudrions prendre pour Ananda, porte Tauréole; peut-être parce qu'il a résisté à la tentation, bien qu'il doive ce triomphe plutôt au secours de Çâkyamouni qu'à ses propres forces.

Il y a plusieurs bas-reliefs qui paraissent se rapporter à des voyages par mer. Entre autres les n^. 106 et 108, PIL LXVIII en LXIX; 172 et 176 Pli. CI en CIII; 216 PL GXXIII. Les traditions parlent souvent des aventures curieuses de marchands, que leur commerce appelait en des pays lointains , et de marins-, que les secours du Bouddha ou de ses disciples avaient tirés de plus d'un danger, Voici un de ces

récits ') : Simbala , (lis d^un marcdând appelé SImhâ , ayant entrepris un voyage pour chercher des pierres précieuses, fit naufrage près de Ttie Tâmradvîpa (l'tle Taprobane des Grecs) par suite d'une tempête que les Ràkchasis, de mauvais esprits féminins qui demeuraient dans cette île , avaient déchaînée. Les naufragés se sauvent en nageant et sont assez heureux pour atteindre la plage; c'est là qu'ils sont reçus avec beaucoup de bienveillance par plusieurs belles femmes qui les attirent pour les entraîner par leurs séductions. Ces belles femmes ne sont autres que les Râkchasis, qui n'ont pris ces formes séduisantes que pour dévorer les naufragés, quand elles auront assouvi leurs désirs voluptueux. Simbala , entraîné déjà lui-même , devine encore à temps les projets perfides et avertit d'autres hommes de l'équipage qiii , arrivés après lui sur la plage dangereuse , sont tenus enfermés par les Râkchasis dans une prison.

Ces avertissements restent cependant sans effet. Leur faiblesse les fait succomber, et Simbala, emporté à travers les airs par un cheval surnaturel , arrive seul sain et sauf dans son pays.

Une histoire analogue peut avoir fourni le sujet des deux premiers d'entre les bas-reliefs que nous avons cités tout à l'heure. Le n^. 106, PI. LXVIII représente en effet des naufragés qui tombent à genoux sur la plage devant une belle femme; puis il se pourrait fort bien que les hommes, qui sur le bas-relief suivant , assis dans une salle, s'adonnent à la bonne chère, fussent desr marins succombant devant les séductions du pays étranger. II n'est pas sûr qu'il y ait quelque rapport entre les n^ 472 H. CI et 176 PI. GUI; il n'est pas facile surtout de deviner là nature de ce rapport; les navires se ressemblent assez, mais les personnages difR^rent tout à fait. Au contraire ces derniers semblent être les mêmes sur le bas-relief 216, PI. GXXIII et sur quelques numéros suivants; mais jusqu'ici nous n'avons pas trouvé parmi les récits nombreux de voyages par mer et de naufrages, des histoires que nous croirions pouvoir retrouver ici. Quoiqu'il en soit, il doit toujours être permis d'admettre, que ces bas-reliéfs

1) E. Bofnoaf, Inttodudtùm etc. p. 1^3.

nous représenient les voyages entrepris vers des pays lointains, situés sur les côtes opposées de la mer , pour y porter la doctrine du Bouddha. Pourrions nous retrouver peut-être sur un ou sur plusieurs de ces tableaux l'arrivée d'une telle mission à Java? La forme de la maison du n^ 172, PI. CI, semble favoriser une telle hypothèse; mais il faudra admettre alors, que le couple qui, accompagné d'un enfant, reçoit les marins, soit déjà arrivé à un degré plus élevé de civilisation, que nous n'en osons attribuer aux habitants de cette île avant l'arrivée des missionnaires du continent. Voilà cependant une difficulté qui n'est pas insurmontable après tout. Car il n'est pas nécessaire que le sujet du tableau nous transporte dans la toute première période des missions Bouddhistes dans l'Archipel. Lors de la fondation de Bôrô-Bou* dour la civilisation Indienne et le Bouddhisme étaient arrivés dans l'île de Java à une hauteur déjà remarquable; de plus, à cette même époque les colonies entretenaient des relations très fréquentes avec la mère patrie , ce qui donnait lieu à des voyages , à des aventures et à des rencontres, que la tradition pouvait conserver plus ou moins fidèlement, et qui pouvaient fournir ainsi des sujets très propres pour les bas-reliefs de Bôrô-Boudour. De même tout ce qui se rapportait à la propagande Bouddhiste, aux aventures des missionnaires , à l'histoire des princes et des grands qui avaient favorisé les idées nouvelles ou que d'autres mérites avaient élevés au-dessus de leurs contemporains, pouvait prétendre à rhopneur d'être immortalisé par les sculptures du monument. Tout cela est trop naturel pour que la chose soit improbable. Les bas-reliefs de la série inférieure ne nous fournissent pas une histoire suivie. Nous y trouvons les tableaux d'un grand nombre d'événements divers, représentés sur un nombre plus ou moins grand de bas-reliefs successifs; ces événements peuvent presque tous être classés sous un même chef générd, la prédication et la propagande de la doctrine du Bouddha. Mais voilà aussi la seule idée qui puisse servir de trait d'union entre les différents sujets. Nous sommes souvent très surpris de trouver des tableaux tirés de la vie domestique et journalière mêlés à ces scènes historiques ; voilà par exemple ce que nous trouvons : PI. LVI » 82 , où

les paysans sont occupés de la moisson du padi; PI. LXVl, 102, où des ouvriers travaillent à faire de petits oiseaux en bois; PI. LXXI, li2 et GXXII, 21^, où des marchands pèsent leurs marchandises; ou enfm PI. GX, i90, qui nous représente des jeux d'enfants. Nous croyons y trouver aussi des tableaux de faits importants sous forme allégorique; nous avons surtout en vue PI. LXII, 94, où il est probable que le combat se rapporte à la lutte entre deux sectes hostiles; les armes n'indiquent pas sans doute que la lutte ait été livrée avec des armes réelles; elles ne servent évidemment qu'à indiquer l'ardeur des haines et des disputes.

Nous pourrions vouer maintenant notre attention aux tableanx qui couvrent la paroi antérieure de cette même galerie (la deuxième) , et qui occupent également deux séries superposées; on dirait même au premier abord, que voilà l'ordre le plus simple à. suivre; mais il n'en est pas ainsi. Il est vrai, que pour cette galerie-ci rien ne nous empêcherait d'examiner les bas-reliefs de la paroi antérieure soit avant, soit immédiatement après la paroi postérieure; mais nous ne pourrions décidément pas en faire autant pour les trois galeries suivantes; car là un lien trop étroit semble unir les tableaux des parois postérieures, pour qu'il soit possible d'y faire entrer ceux des parois antérieures. Nous renvoyons donc pour le moment l'inspection des tableaux qui ornent les parois antérieures, pour examiner premièrement ce que nous offrent les parois postérieures des deux galeries suivantes.

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