Le prince, assis sur un char attelé de deux chevaux
se rend avec sa suite vers la forêt où se trouve l'étang.
PL GLXin. B. 58. Le prince , la princesse et huit femmes de leur suite se trouvent dans un palais près de l'étang, où nous retrouvons l'arbre symbolique et deux couples de Gandharvas.
— 59. Groupe se composant d'un homme entre deux femmes, dont l'une porte l'émouchoir, tandis que l'autre l'embrasse en lui mettant le bras droit autour du cou.
PL GLXIV. B. 60. Un prince assis sur son char, que deux chevaux emportent à travers les airs, tandis que sa suite vole à côté de lui; le but du voyage semble être un temple Bouddhiste, couronné de cinq Dagobs en forme de cloche, auprès duquel cinq Bhikshous se sont mis respectueusement à genoux.
— 61. Groupe se composant de trois personnages, dont l'un porte, à ce qu'il semble, l'émouchoir, tandis que l'autre tient une fleur à la main.
PL GLXY. B. 02. Un tableau d'un genre tout à fait différent, et qui nous transporte de nouveau dans le domaine de la fable. Trois buffles (ou carbaus) se trouvent dans un endroit de la forêt tout couvert de fragments de rochers, et sur le fond duquel on aperçoit un courant d'eau à travers l'ouverture d'une porte; un lion qui se cabre de l'autre côté des fragments de rocher, semble adresser la parole à l'un des buffles; un quatrième buffle se trouve à qucLjuo distance derrière le lion.
• — 63. Groupe se composant d'un homme et d'une
femtne; l'homme tient une lige de lotus à la main gauclie. PI. CLXVi. B. 64. Deux Bliikshous apportent des offrandes près d'un temple.
— G5. Groupe se composant de trois personnages, un homme et deux femmes, dont l'une tient un émouchoir h la main.
PI. CLXVII. B. 6(3. Un prince dans son palais; à quelque distance un homme qui danse sur la mesure d'une musique produite par trois tambourins , par deux flûtes et par quelques cymbales.
PI. GLXYIII. B. 67 , a été conservé en partie seulement. Quatre personnages de condition volent dans l'air et semblent se rendre vers
— 68, un temple qui a deux portails et dont le toit est orné de cinq Dagobs en forme de cloche. Deux Bhikshous apportent leur offrande d'encens allumé près d'un de ces portails, tandis que deux paons se sont perchés sur le toit; un homme qui porte un bouquet de fleurs et de plantes s'approche de l'autre portail.
PI. GLXIX. B. 69. Un prince, assis sur son char attelé de deux chevaux et précédé de son cortège armé, rencontre deux (?) Brahmanes.
— 70. Groupe se composant d'un homme et d'une femme; celle-ci porte l'émouchoir ,
PI. GLXX. B. 71 , a été conservé en partie seulement. Un personnage de condition avec sa suite, dans laquelle se trouve un éléphant et son cornac , assis et apportant des hommages.
— 72. Moitié inférieure d'un groupe de trois hommes (?) PI. GLXXI. B. 73—76, manquent.
— 77 , a disparu en grande partie ; le fragment qui a été conservé nous montre trois hommes qui portent chacun une oie sur les bras, et qu'accompagnent quatre autres hommes.
PI. GLXXII. B. 78. Groupe d'un homme et d'une femme.
— 79. Un prince est assis avec deux -de ses femmes dans un pendopo ; près de ces personnages se trouvent trois servantes et deux serviteurs; la moitié du bas-relief a disparu.
PI. GLXXIII. B. 80, Ginq Bhikshous assis dans un pendopo près d'un temple, s'entretiennent avec trois femmes qui se trouvent à genoux à côté d'eux.
PL GLXXIII. B. 81, manque.
PI. GLXXIV. B. 82. Un couple royal reçoit les hommages de trois hommes, que l'autre moitié du bas-relief nous présente apportant leurs hommages et des offrandes d'encens près d'un grand Dagob en forme de cloche.
PI. GLXXV, GLXXVI. B. 83—92, ont disparu.
PI. GLXXVII. B. 93. Un couple royal s'entretient avec deux femmes de condition ; l'autre moitié du bas-relief nous montre un homme qui se dirige respectueusement vers un temple.
PI. GLXXVIII. B. 94. Groupe de deux hommes, dont l'un semble danser.
— 95. Gulte voué à un Dagob par un homme de condition, dont les domestiques apportent des fleurs et des otîrandes d'encens allumé.
PI. GLXXIX. B. 96. Groupe de trois femmes.
— 97. Un prince (?) accompagné de deux de ses femmes, enseigne neuf auditeurs.
PI. GLXXX. B. 98, manque.
— 99. Un prince assis dans son palais avec deux de ses femmes ou de ses servantes (?), fait une démonstration à un autre prince qui s'est assis avec sa suite hors du palais; l'objet de la démonstration est peut-être une fleur de lotus placée devant lui.
PI. GLXXXI. B. 100. Gulte voué à un Dagob, avec une procession de musiciens, qui battent les tambours, qui jouent de la flûte traversière et d'autres flûtes , qui frappent des cymbales etc., tandis que les suivants ou les serviteurs du principal personnage, qui nous est représenté ici, par exception, nu-tête et les cheveux flottants, apportent des offrandes de fout genre, entre autres des fleurs et un cierge.
PI. GLXXXII. B. 104. Groupe de deux femmes dans une attitude d'intimité.
— 102. Un saint prince et sa femme se trouvent ensemble dans leur palais et y attendent la visite d'une femme de condition , qui s'appuie sur l'épaule de sa servante. Non loin de là sept hommes sont assis dans un pendopo et semblent s'entretenir
ensemble; trois hommes armés se trouvent près du pendopo. PI. CLXXXllI. B. 103. Groupe de deux femmes (?).
— i04r. Neuf [)ersonnages de condition sont en route vers un temple où ils vont faire leurs dévotions.
PI. GLXXXIV B. 105. Culte d'un Dagob auquel on olfre de l'encens allumé.
— 106. Un prince assis avec sa femme sur un divan couvert ou dans un pendo[)0 , s'entretient avec un prince qui est venu lui faire visite et avec la suite de ce dernier.
PI. CLXXXV. B. 107. Quelques hommes de condition et leur suite, armés d'arcs et de flèches, se dirigent vers une forêt pour y aller à la chasse ; un chevreuil et trois chevrettes paissent sous les arbres derrière des fragments de rocher.
PI. GLXXXVI. B. 108. Groupe de deux femmes dans une attitude d'intimité; l'une d'elles tient une fleur dans la main gauche.
— 109. Ge tableau semble nous présenter trois fois les mêmes personnages , occupés chaque fois d'une oeuvre différente. Nous avons d'abord une femme de condition , qui est venue visiter un BhikshoLi dans sa retraite et qui s'entretient avec lui; nous voyons ensuite cette femme offrir au Bhikshou une fleur que celui-ci semble refuser; peut-être ce refus se rapporte-t-il à une proposition que lui fait la femme et qu'il repousse comme inconvenante; enfin, mais la certitude absolue nous manque ici par suite de l'état endommagé du bas-relief, le Bhikshou et la femme font leurs dévotion près d'un temple.
PI. GLXXXVII, B. 110. Groupe de deux femmes, dont l'une porte un fruit ou un gâteau de riz dans la main droite.
— 111. Deux actions différentes. D'abord un prince accompagné de sa suite, qui va trouver un autre prince et qui s'entretient avec ce dernier et avec sa femme ; ensuite un de ces deux princes présentant ses hommages et ses offrandes près d'un Dagob en forme de cloche.
PI. GLXXXVIII. B. 112. Groupe de deux femmes, dont l'une tient la tige d'une fleur à la main.
— 113. Un prince, accompagné d'une suite nombreuse, s'est
approché d'un autre prince qui est assis avec deux de ses courtisans dans un ciianip ou dans un jardin de plaisance; le premier des deux princes prend quelque nourriture dans une petite corbeille , placée sur une dalle sous un arbre.
PI. GLXXXIX. B. 11-4. Groupe se composant d'un homme et d'une femme, dans une attitude d'intimité; à côté de l'homme une fleur de lotus sur sa tige.
— 115. Six personnages, assis respectueusement sous l'ombre des arbres , non loin du palais d'un prince Bouddhiste qui est parvenu probablement à un degré de sainteté.
PI. GXG. B. 116. Trois personnages de condition inférieure se tiennent sur les bords d'un courant d'eau et y font leurs dévotions devant un poisson énorme, lequel, suivi d'un petit poisson, passe en nageant à travers les rochers pour arriver au bord ; des fleurs descendent sur les deux poissons.
— 116, manque.
PI. GXG— GXGYI. B. 117—126, manquent.
PI. GXGYII. B. 127, manque.
• — 128, a été conservé en partie. Quelques personnages de condition , assis dans une galerie ou dans un pendopo orné avec goût, apportent des offrandes.
— 129, Sept Bhiksbous, assis dans un pendopo, apportent leurs hommages près d'un temple.
— 130. Un couple royal s'entretient avec trois personnages de condition qui sont venus lui faire visite.
PI. GXGYIII. B. 131. Un couple royal assis sur un divan, s'entretient avec trois hommes de condition inférieure. L'autre moitié du bas-relief nous montre quatre hommes de condition qui s'entretiennent ensemble; les deux tiges de lotus qui montent du sol et que deux d'entre eux touchent de la main, se rapportent évidemment à une connaissance plus profonde des choses divines.
PI. GXGIX. B. 132. Groupe de deux femmes.
— 133. Un Bhikshou assis sur un coussin élevé, prononce un discours et donne son enseignement à dix personnages de condition qui l'écoutent respectueusement.
Pi. GG. B. 134.. Groupe d'un homme et d'une femme assis
dans une attitude qui marque l'intimité; la femme tient une lleur de lotus dans la main droite.
PI. ce B. 135. Un prince assis sur un trône élevé, reçoit la visite et les hommages de deux autres princes et de leur suite , dans laquelle se trouve aussi un éléphant.
PI. CGI. B. 136. Groupe d'un homme et d'une femme; le dessinateur ou le sculpteur a ouhlié d'indiquer les contours des seins de la femme.
• — 137. Quatre couples, hommes et femmes, exécutent des danses , tandis qu'un quatrième homme , mais sans compagne , semble prendre part à la danse pour la diriger ; la musique s'exécute sur un instrument composé de treize haguettes de métal , sur une espèce de tambour et sur une clochette.
PI. GGII. B. 138. Groupe se composant d'un homme de condition et d'une femme, assis dans une attitude qui marque l'intimité.
— 139. Culte voué à un Dagob par des Brahmanes, par une femme de condition et sa suite , qui apportent des couronnes ou des guirlandes et des fleurs, tandis qu'on fait de la musique sur deux tambourins, sur deux cymbales, sur deux flûtes très longues qui se terminent en forme d'entonnoir et sur une coquille qui sert de cor.
PI. GCIII. B. 140. Un couple royal dans son palais; devant eux se trouve un jeune enfant, probablement leur fils, avec sa nourrice et sa suite; le couple royal semble se réjouir do la naissance de cet enfant.
— 141. Le roi, accompagné de sa femme et de son fils, fait avec eux ses dévotions et brûle de l'encens près d'un grand vase placé sous un pcndopo ; le vase est sans doute censé renfermer des reliques d'un Bouddha.
PI. GGIV. B. 142. Quatre personnages, dont l'un touche de la main une tige de lotus qui monte du sol , tandis qu'un autre lient une fleur de lotus à la main , se rendent ensemble vers un temple , à côté duquel un homme de condition inférieure , peut-être un Bhikshou , se met à genoux. Impossible de deviner la nature des objets que le dessinateur a indiqués par de petits points seulement.
PI. CCIV. B. \A3. Groupe se composant d'un prince et d'un homme de condition, qui portent l'un et l'autre une fleur de lotus à la main et qui s'entretiennent ensemble.
PI. GGV. B. \M. Deux princes et deux princesses, entourés de leur suite, écoutent respectueusement les leçons d'un Bhikshou.
— 145. Groupe de deux femmes, dont l'une est une princesse, et qui s'entretiennent ensemble.
PI. GGVI. B. 146. Un prince, devant lequel se trouve la princesse, tenant son jeune fds sur ses genoux; derrière la princesse deux femmes de condition , accompagnées de leur suite , viennent offrir des cadeaux. Un peu plus loin, près du mur d'enceinte d'un temple, se trouve une autre femme de condition; celle-ci se distingue par la lige de lotus qu'elle tient à la main et qu'on voit monter du sol. Devant elle une pluie (?) tombe des nuages sur la terre.
• — 147. Un couple royal assis sur le trône, s'entretient avec deux personnages de condition, assis devant le prince et la princesse.
PI. GGYII. B. 148. Le principal personnage de ce tableau a trop souffert pour que nous puissions préciser la nature de cette scène. Derrière un temple nous voyons un éléphant qui semble monter de l'abîme.
PI. GGVIII. B. 149. Un éléphant, peut-être celui du précédent bas-relief, est l'objet du culte que lui rend une femme agenouillée devant lui; d'autres personnages encore s'associent à ce culte; ce sont des hommes de la classe inférieure assis derrière l'éléphant.
PI. GGIX. B. 150. Groupe composé d'un homme et d'une femme.
— 151 a disparu en grande partie. Quatre hommes de la classe inférieure sont assis à quelque distance d'un temple dans une attitude respectueuse , et apportent des offrandes de fleurs.
PI. GGX. B. 152. Groupe d'un couple dansant (?) , hommes et femmes.
PI. GGXI. B. 153, fort endommagé. Un couple royal (?) reçoit avec son petit enfant les cadeaux de ses sujets.
PI. GGXII. B. 154. Il faut mettre peut-être ce tableau en rappiort avec le tableau suivant.
PI. GGXII. B. 155, culte voué à un I)ai,^ob. L;i [dus grande partie des doux bas-reliefs a disparu.
Pli. GGXIII, GGXIV. B. 15G— 158 ont disparu.
PI. GGXV. B. 159. Groupe d'un géant et d'une femme.
— 160 a presqu'entièrement disparu.
PI. GGXVI. B. 161, 162, ont disparu.
PI. GGXYII. B. 163. La partie supérieure d'un g-roupe de deux femmes et d'un homme (?).
Pli. GGXVIII-GGXXIII. 164—177; tous ces bas-reliefs ont disparu.
PI. GGXXIV. B. 178. Fort endommagé. Un prince et sa femme assis dans un pendopo, s'entretiennent avec sept personnages de condition qui ont pris place dans un autre pendopo.
— 179, a disparu.
PI. GGXXV. B. 180. Ginq hommes de la classe inférieure. Ge tableau a été conservé en partie; peut-être ces hommes font ils leur dévotions devant le Dagob que nous voyons, sur la seconde moitié du tableau, s'élever non loin d'un arbre symbolique, sur un coussin de lotus et sur un piédestal très élevé; le Dagob est orné de trois étendards surmontés de grands boutons sphériques et d'où dépendent de larges rubans. Une pluie de fleurs descend sur le Dagob.
PI. GGXXVI. B. 181. Groupe se composant d'un homme et de deux femmes.
— 182. Ge tableau a disparu en grande partie; le seul objet qu'il soit possible d'y reconnaître encore , est une femme agenouillée devant un temple.
PI. GGXXVII. B. 183—191, ont disparu.
PI. GGXXVIII. B. 192, a disparu.
— 193. D'un côté se trouve un Brahmane assis dans une forêt sur un trône couvert; celui-ci s'entretient avec deux autres assis sous un arbre. De l'autre côté du bas-relief nous voyons une princesse ou une autre femme de condition assise dans un pendopo, tenant l'émouchoir à la main, tandis qu'une suivante se trouve à côté de l'édifice; la princesse reçoit des cadeaux de cinq autres femmes, qui sont peut-être des femmes Brahmanes.
Il est difficile de déterminer la nature des cadeaux; peut-être faut-il y voir des pièces de vêtement qu'on a pliées, ou bien des écharpes.
PI. GCXXIX. B. 194. Groupe se composant d'un géant et de deux femmes; le géant embrasse l'une de ces deux femmes en lui mettant le bras autour du cou.
— 195. Trois Bhikshounis ou servantes du Bouddha sont assises sous une grande galerie près d'un temple, devant un autel d'où s'élève la flamme de l'encens ; ces femmes semblent être l'objet d'hommages et d'offrandes de la part d'une autre Bhikshouni et de cinq femmes de condition qui apportent des offrandes et des cadeaux.
PI. GGXXX. B. 196. Deux femmes, des Bhikshounis comme sur le tableau précédent , qui se trouvent à genoux des deux côtés d'un autel sur lequel on a allumé de l'encens , tiennent chacune un rouleau à la main. Probablement ces rouleaux contenaient-ils un récit religieux ou sacré. Nous serait-il permis de supposer que le texte de ces livres est censé renfermer la description des sujets que le ciseau de l'artiste avait représentés sur les bas-reliefs?
Revenons encore plus spécialement aux groupes de deux et de trois images qui forment régulièrement une séparation entre les divers tableaux ; ces groupes , pour autant qu'ils nous ont été conservés ou qu'il est possible de les reconnaître , nous montrent les sujets suivants: deux hommes, 94; un prince accompagné d'un autre grand personnage, 143; un homme et une femme, 78, 13G, 150; l'homme portant un vase rempli de fleurs, 21; portant la tige de lolus dans la mains gauche, 63; ou la femme tenant l'émouchoir à la main, 40, 47; 70; l'homme et la femme exécutant des danses (?) 152; ou bien dans une attitude d'intimité, 29, 134, 138; un géant, un sauvageon Râkchasa avec une femme, 159; deux femmes, 101 ; l'une d'elles tient à la main l'émouchoir, 23, 103; ou un gâteau de riz, 110; ou une fleur, 27. 108, 112, 132; une princesse avec une autre femme de condition, 145; deux femmes qui portent chacune un é mouchoir, 34.
Les group«\s de (rois images se composent de trois hommes (?) 72, 163, 181; doiil l'un porto un émouchoir, l'autre une flour , 61 ; d'un homme avec deux femmes dont l'une porte l'émouchoir , 65, tandis que l'autre met le bras autour du cou de l'homme, 59; d'un géant ou d'un sauvage avec deux femmes, 195. Il n'est pas sûr que le n^. 96 présente un groupe de trois femmes.
Nous croyons pouvoir comparer ces groupes à ceux que nous avons trouvés sur la paroi postérieure de la première galerie , et dont nous avons donné une description plus détaillée pages 37, 38, voyez aussi PI. XV. 11 est vrai que sur ces derniers bas-reliefs, ceux de la PI. XV, nous n'avons pas trouvé des groupes de deux personnages ; mais partout où ils nous présentent des groupes de trois , nous constatons le plus parfait accord entre ces derniers bas-reliefs et ceux que nous venons de passer en revue. Le but principal des tableaux a été sans doute , aussi bien sur la première galerie que sur la paroi antérieure de la seconde , (le lecteur se rappelle que ce sont là les deux parois du même mur d'enceinte) de nous représenter les hommes en général , des princes et des grands aussi bien que des hommes de condition inférieure, oui jusqu'aux tribus sauvages, jusqu'aux géants et aux adorateurs de serpents (PI. XV. 7) , comme des adorateurs du Bouddha , pieux , éclairés , heureux et pacifiques. Les fleurs et les tiges de lotus que plusieurs d'entre eux tiennent à la main , se rapportent à la connaissance de la vraie doctrine qu'ils ont obtenue ; leur bonheur paraît chez plusieurs dans l'attitude d'intimité avec leurs épouses , que nous avons constatée sur quelques tableaux ; cet état bienheureux est même tombé en partage aux habitants incultes et sauvages de la terre, qui se sont laissés convertir par la doctrine du Bouddha et ramener à de meilleures doctrines et à des moeurs plus douces.
Pour ce qui est des grands tableaux , nous avons déjà mentionné l'opjnion de M. Wilsen. Il indique l'idée générale de ces bas-reliefs comme la lutte du bien et du mal dans la période anté-Bouddhiste ; il y retrouve les différentes incarnations, c'està-dire l'apparition des dieux sous forme humaine et leur naissance dans le but de sauver l'humanité dégénérée. Nous avons
rencontré en effet sur quelques bas-reliefs de cette série inférieure des tableaux du même genre , des princes avec leurs jeunes enfants , des fêtes pour célébrer la naissance de ces derniers : PL GGIII. B. 140; GGVl. B. 146, 153. Mais pourquoi ne pourrait-on pas s'en tenir ici à l'explication la plus simple et la plus ordinaire? Pourquoi faut-il trouver autre chose dans ces tableaux que la naissance et les actions de princes qui se sont distingués par une vie pieuse et par le zèle qu'ils ont déployé dans l'oeuvre de la propagande Bouddhiste? Nous n'osons pas mettre nos bas-reliefs en rapport avec les avatâras de Viçnou , surtout parce que nous sommes forcés d'ignorer le contenu de tant de bas-reliefs qui ont disparu ou qu'il n'a plus été possible de déterrer et de reproduire par le dessin. Il faut bien tenir compte , d'abord, de la manière étrange et peu conforme à la tradition, dont quelques-unes de ces incarnations auraient été représentées. Mais lors même qu'on ne voudrait pas faire entrer cette anomalie en ligne de compte , il suffirait toujours encore de fixer notre attention sur une autre particularité: c'est la grande distance qui sépare les uns des autres les tableaux de ce genre, au point qu'ils ont même leur place dans des séries différentes; il y a là déjà un obstacle insurmontable à l'idée de M. Wilsen. Il nous est impossible , par exemple , de trouver un rapport étroit entre le tableau de l'adoration d'un poisson, PI. GXG. B. 116, et la Matsya-avatâra ou l'apparition de Viçnou sous forme de poisson; tout ce que nous voyons ici, ce sont quelques hommes qui témoignent leur respect à un énorme poisson , accompagné d'un petit poisson de la même espèce. Le bas-relief A. 193 de la série supérieure, PI. GLXXXII, nous montre un navire, mais nous ne saurions y retrouver le navire dans lequel Viçnou, devenu poisson , sauve les créatures et les graines des plantes qui sont restées, et les transporte à travers le déluge vers les montagnes du nord. Nous voyons, il est vrai, un grand nombre de naufragés se sauver sur le dos d'une tortue: A. 192, 194, 195, PU. GLXXXII et GLXXXIII, mais nous ne saurions trouver le moindre rapport entre cette scène et la Kourma avatâra de Viçnou , ou son incarnation sous la forme d'une tortue. La tradition
concernant cette seconde incarnation de Viçnou ne renferme pas la moindre trace d'un sauvetage de ce genre. Elle dit seulement que Viçnou , transformé en tortue , portait la terre sur son écaille , tandis que les dieux se servaient de cet animal pour baratter l'océan de lait.
Nous avons déjà dit que M. Wilsen est revenu plus tard de la manière dont il avait interprété plusieurs bas-reliefs dans ses travaux manuscripts. Il a déclaré lui-même qu'il lui était devenu impossible de maintenir son opinion sur plus d'un point,, depuis qu'il avait pu prendre connaissance de nouvelles sources el qu'il avait examiné les détails de plus près. Nous croyons pouvoir appliquer également cette déclaration à ce qu'il avait dit des basreliefs de la série inférieure ; mais nous ne résistons pas au plaisir de citer à ce propos une page de son manuscript. Voici la manière dont il résume son interprétation de ces bas-reliefs:
ffLe discours des Brahmanes commence par des exercices de chant et de danse. Prêtons l'oreille à ces paroles qui coulent de leurs lèvres comme du miel pour être accueillies avec empressement et avec bonheur par l'auditoire. Car le chant qu'ils entonnent est d'origine supérieure et provient des dieux eux-mêmes.
//Le Brahmane chante l'histoire des hommes; il les décrit tels qu'ils ont vécu au commencement , labourant la terre dans la sueur de leur visage; il raconte comment les meilleurs d'entre eux se sont pénétrés de pieux sentiments , comment ils se sont retirés dans la forêt solitaire pour y mener une vie de contemplation sous l'inspiration des dieux ; comment ils ont acquis ainsi la connaissance plus profonde des causes et des effets de tous les phénomènes dont ils parlaient dans leurs écrits.
//Il chante les hommes qui ont su s'élever au-dessus de leurs semblables par la vertu et par les forces physiques, et que les dieux ont pris à cause de cela sous leur garde spéciale.
//Il chante les dieux eux-mêmes, et raconte comment ils vivent dans leur cieux et comment ils descendent sur la terre pour vivre parmi les humains, revêtus d'une forme humaine ou d'une forme animale.
//Il chante la nature physique et la vie de l'esprit; il chante
la faiblesse de la première et la force de l'autre; il chante les changements qui se produisent dans l'étal des hommes , les créations nouvelles , la pauvreté et la richesse , le bonheur et le malheur du genre humain.
//Il chante les animaux, comme les représentants des passions humaines.
//Il chante Viçnou , qui a pris la forme d'un poisson ; l'éléphant le représentant du monde , sur lequel s'élève le temple de la divini^.
//Il chante les saints hommes et les saintes femmes qui se sont retirés du monde; les sages, les penseurs, les Bouddhas, les pieux cénacles etc., et termine en disant: //voilà la parole divine ! voilà mon discours , je l'ai écrit sur la feuille lissée de lontar! En voilà le contenu; voilà ce qui est écrit!""
Nous avons voulu mettre sous les yeux de nos lecteurs cette description poétique, qu'on doit à la plume de l'éminent artiste et de l'écrivain habile. Malgré l'admiration que nous éprouvons pour le talent de M. Wilsen , nous ne saurions partager ses vues , et nous aimons mieux nous en tenir à l'opinion que nous avons déjà émise plus haut et que nous voulons résumer encore brièvement. Le contenu des tableaux nous paraît avoir été emprunté aux traditions concernant les Bouddhas et leur doctrine , les princes et les saints qui l'ont pratiquée , protégée et répandue , qui ont augmenté le prestige du culte de Bouddha par leurs cadeaux et leurs offrandes , et qui ont fait preuve de leur attachement au maître , en vouant un culte aux lieux où reposaient ses reliques sacrées, aux édifices qui ont été construits au-dessus de ces restes, et aux arbres symboliques qui devaient conserver la mémoire du grand acte par lequel le maître avait passé à l'état de perfection suprême.
Passons maintenant à la galerie suivante, et arrêtons-nous un moment devant les bas-reliefs qui y ont été conservés en entier ou en partie.