L'architecture et la valeur artistique de Bôrô-Boudour
2. Bôrô-Boudour et ses images comparés avec quelques temples de l'Inde en-deça du Gange, surtout avec ceux qu'on trouve ailleurs à Java.
3. Etude comparée du Java actuel et du Java de Bôrô-Boudour, faite dans quelques détails.
4. Quelque chose sur l'époque et les circonstances de la fondation de Bôrô-Boudour, surtout en rapport avec l'ancienne histoire de Java.
Enfin,
B. Un manuscrit in-folio qui se trouve au Musée royal d'antiquités à Leide , de 136 pages, contenant, entre autres fragments, la Description des — ruines connues chez le naturel du pays sous le nom de Borro-Boudôr.
Cet article, dont un peu moins de la moitié est resté inachevé doit expliquer les dessins que M. Cornélius , officier du génie néerlandais a faits en 1814 sur l'ordre du Lieutenant-Gouverneur, Sii* Stamford Eaffles, et (ju'on trouve également au musée d'Antiquités. La description est due à la plume du même officier.
Le manuscrit , tout comme les planches , n'est qu'une copie ou un double de l'original , et a été écrit évidemment par quelqu'un qui connaissait peut-être la langue, mais qui ne connaissait certainement pâs son sujet et qui souvent n'entendait pas ce qu'il écrivait. Il est cependant fort regrettable que la dernière moitié de l'article se soit égarée. Peut-être se retrouvera-t-elle plus tard ou sera-t-il possible un jour d'y suppléer.
Les manuscrits de M. Wilsen, (les n"* B et C) en les combinant avec
l'article imin-imé mentionné sub A, suffiraient pour fournir un texte assez complet pour expliquer les planches. Il n'y aurait qu'à les soumettre à une révision ultérieure et à les compléter dans certains endi-oits pour avoir un ensemble fort intéressant. L'auteur a senti et avoué lui-même que parfois il avait trop lâché la bride à son imagination; il n'avait pas hésité à modifier, à abréger ou à rayer plusieurs passages que distinguait ce défaut; mais il en restait toujours encore qu'il serait bon d'émonder pareillement. Il a même déclaré dans une lettre écrite de Kaboumen en date du 26 Juillet 1857, que ))le manuscrit qu'il a écrit autrefois, ne rend plus exactement son idée". Au moment où il avait écrit ses mémoires , il n'était pas encore assez à la hauteur de la langue néerlandaise pour éviter des défauts de grammaire et de style , mais cette inexpérience ne Tavait pas empêché de s'exprimer partout avec une précision et une clarté qui devaient rendre la tâche du correcteur excessivement facile. On n'avait qu'à lii*e ses ouvrages pour constater que lui tout le premier avait bien compris et bien expliqué l'idée générale de l'édifice, et surtout que lui le premier avait trouvé le fil conducteur dans ce dédale d'innombrables bas-reliefs. C'était lui qui avait fait parler les artistes de Bôrô- Boudour en expliquant comment ils avaient parlé à leurs compatriotes et à leurs coreligionnaires. Le lecteur se rappelle que, plus haut, à propos du jugement que la Société de Batavia jDorta sur le manuscrit de M. Wilsen, nous avons hésité à reconnaître l'équité de cette critique; qu'il en juge maintenant lui-même et nous dispense ainsi de repondre cette question.
M. Brumund avait pu disposer et avait réellement fait usage des pièces mentionnées sub A et B pour la composition de sa description raisonnéë. Auparavant déjà il avait pu prendre connaissance du manusci-it de M. Wilsen , lorsqu'il avait dû faire un rapport, sur ce travail comme membre du comitédirecteur de la Société de Batavia et qu'il avait donné son avis sur l'op-
portunité de publier le travail en question dans les travaux de la Société. Dans toutes nos délibérations sur le texte j'avais toujours mis en avant, d'accord en cela avec le comité-directeur de l'Institut et d'accord avec le Gouvernement, qu'il faudrait, qui que ce fût qu'on chargerait de faire le texte, rendi-e complètement justice à M. Wilsen et lui réserver l'honneur d'avoir donné le jjremier une explication exacte des bas- reliefs sculptés.
M. Brumund, pour citer un passage de sa lettre au Gouverneur-Général, écrite de Batavia en date du 12 Octobre 1857 , crut pouvoir satisfaire à ce désii' formel du Gouvernement et du comité-directeur de l'Institut, ))en réservant une place au travail de M. Wilsen dans son ouvrage, du moins en le faisant ressortir." Mais une telle méthode ne répondait pas aux intentions du Gouvernement. La méthode de M. Brumund devait nécessairement entraîner des difficultés inévitables, que, d'ailleurs, le savant distingué n'a pas su éviter.
D'abord, M. Brumund n'avait pas reproduit les opinions et les explications de M. Wilsen in extenso; il n'en avait donné qu'un résumé; même n s'était souvent borné à une citation tronquée, détachant certains passages sans rapport avec le contexte. Il est clair que M. Brumund devait être libre de combattre les idées et les conclusions de M. Wilsen partout cù il le jugerait convenable. Cela serait fort utile sans doute; mais comme sa polémique est dirigée au fond contre des citations isolées du travail de M. Wilsen, comme il a été libre de choisir les passages et que sa partie n'a pu juger de l'exactitude de ses citations et de son appréciation des faits, cette critique n'a pu être aussi impartiale qu'on aurait été en droit de le réclamer. Il est probable, d'ailleurs, que M. Wilsen aurait modifié ou rétracté plusieurs de ces idées et de ses expKcations, s'il en avait trouvé l'occasion depuis qu'il avait préparé son manuscrit, c'est-à-dire depuis Novembre 1852 et Août 1853.
Si le travail de M. Brumund n'était pas de nature à fonner à lui seul
un texte indépendant et complet, il devait figurer parmi les documents les plus précieux dont un rédacteur pût disposer. Plusieurs points négligés ou à peine effleurés par M. Wilsen y ont été traités à fond avec beaucoup de talent. Il est dommage que M. Brumund, poussé par le Gouvernement des Indes, ait été obligé de trop se presser pour achever son travail à un moment voulu. Il a avoué d'ailleurs lui-même, ))que, par-ci par-là, une révision calme et prudente pouvait paraître nécessaù'e pour le tond du sujet". Cette précipitation paraît avoir exercé son influence sur la nature du manuscrit, qui, dans certains endi'oits du moins, ne fournit pas un texte convenable, mais plutôt un recueil d'extraits, de notes, d'observations, qui peuvent servir à composer un texte. Plus d'une fois il se trouve des répétitions, même à de courts intervalles; ailleurs on rencontre des citations textuelles d'ouvrages français, anglais et allemands, assez connus et accessibles à tout le monde , dont il aurait jDarfaitement suffi de rappeler l'idée générale. Souvent aussi l'auteur, au lieu de ne donner simplement que les résultats de ses recherches, et d'exposer ses opinions en indiquant brièvement ses ai'guments, a fatigué le lecteur par des exposés larges et lourds de tous ses matériaux et de tous ses procédés. H est un point sur le quel M. Brumund est l'antipode de M. Wilsen ; j'entends parler de l'explication des bas-reliefs. Nous admettons volontiers que l'ingénieux dessinateur ait trop cédé au désir de voir des allégories dans tous les tableaux et de poursuivre le symbole jusque dans les moindres détails; mais M. Brumund tombe dans l'extrême opposé ; il accorde à M. Wilsen que l'artiste a voulu suivre dans une partie de ses bas-reliefs la légende du Bouddha ; mais il s'obstine à ne voir dans tout le reste que «l'arbitraù-e et le caprice". Idée , à vrai dire , qui sent un peu trop le fagot lorsqu'il s'agit d'une oeuvre d'art comme Bôrô-Boudour ! Sera-t-il permis de nier tout rapport entre des tableaux que l'artiste a rangés les uns à la suite des autres , simplement parce que le til qui les relie échappe à nos doigts? N'y a-t-il
pas de la témérité à parler de ))caprice et d'arbitraire" en présence de séries de tableaux dont plusiem-s ont disparu, où l'oeil rencontre à chaque instant des lacunes irréparables, et où les données nous manquent par conséquent pour saisir l'enchaînement des différentes scènes?
La critique que nous venons de faire , a sans doute son importance ; mais elle n'ôte rien au mérite réel du travail de M. Brumund. Il y a là une récolte précieuse de renseignements et de réflexions utiles. J'ajoute que Brumund a rendu pleine justice aux mérites de M. Wilsen. Nous pourrions citer à ce sujet plus d'un éloge qui fait honneur tant à celui qui le reçoit qu'à celui qui le donne.
Il nous reste à dire un mot des rapports que nous avons signalés sub E, conservés au Musée public d'Antiquités à Leide, et auxquels nous n'hésitons pas à attribuer une grande valeur , en dépit de l'inexactitude et des autres défauts qui les déparent. Ces pièces nous renseignent avec beaucoup de précision sur l'état où Bôrô-Boudour se trouvait encore il y a plus d'un demi-siècle; nous y recueillons les vestiges d'un grand nombre de détails qui ont complètement disparu depuis , et dont personne ne se serait douté sans cela. Notons encore, comme un fait particulièrement réjouissant, que le Musée d'Antiquités possède, en dehors des manuscrits dont nous venons de parler, les doubles des dessins architectoniques dont ces manuscrits renferment l'explication. Les plans et les dessins, au nombre de trente-huit, proviennent de M. le professeur Eeinwardt, qui en fit cadeau au Musée; après sa mort ses héritiers eurent l'obligeance de donner la même destination au manuscrit qui contenait la description, et qu'il fut possible ainsi de réunir aux dessins.
J'ai cru devoir ajouter quelques-uns de ces dessins à l'ouvrage, pour autant qu'ils représentent des détails qui n'existaient plus lorsque M. Wilsen aborda sa tâche, ou qu'il n'avait pu mesui-er ou examiner avec la précision requise, par suite de l'état endommagé de plusieurs parties.
Dans sa résolution du 7 Juillet 1860, L. A. n". 120, M. le Ministre d'Etat , Ministre des colonies, s'est rallié à la proposition que je lui fis à ce sujet; je n'ai pas non plus redouté de trop étendre mon mandat en faisant usage d'un dessin au crayon de M. A. Bekking, fait en 1844 et représentant une vue prise de la seconde galerie de Bôrô-Boudour , que l'artiste a eu la bienveillance de mettre à ma disposition. Ce dessin comblait une lacune , car il manquait réellement une esquisse qui pourrait donner une idée exacte de l'état actuel de ces galeries et de leurs dimensions; or, le dessin de M. Bekking y pourvoit mieux que ne le ferait la description la plus détaillée et la jjIus exacte.
Inutile de dire tout exprès que , pas plus que M. M. Wilsen et Brumund , je n'ai négligé de prendre connaissance de ce que d'autres ont écrit auparavant sur Bôrô-Boudour, pour autant que j'ai pu me procui'er leurs ouvrages. Parmi les travaux imprimés je cite les suivants:
Sir Stamford Eaffles , tlie history of Java , (l'histoire de Java.) Lond. 1817. 2 vol. 4" et l'édition postérieure qui a été enrictiie d'un nombre beaucoup plus grand de dessins.
J. Crawfurd, History of tiie Indian archipelago (histoire de l'archipel indien). Edimburg 1820 (3 vol. 8".) Vol. II pages 197—202.
Il a paru de ce livre une traduction hollandaise à Harlem 1823.
Le même: On the ruins of Boro Budor m Java (des ruines de Bôrô- Boudour à Java) avec 7 planches; article écrit en 1817 et publié dans les Transactions of the literary Society of Bombay (Actes de la société littéraire de Bombay). Londi*es 4". Vol. II 1820. pages 154 — 166.
Comparez sui- les travaux de Eaffles et de Crawfurd A. W. von Schlegel, dans un article Java und Bali (Java et Bali), dans son Indische Bibliothek (bibliothèque indienne). Vol. I. pages 399 svv.
A. von Humboldt, Ueher die Kawisprache auf der Insel Java (de la langue Kawi dans l'île de Java) etc. Berl. 1836. Vol. I. 4".
LU
Chr. Lassen, Indische Alterthumskunde. (Antiquités indiennes). Bonn 1847. Vol. IV. pages 511. sw.
L'article mentionné plus haut de F. C. Wilsen, Bôrô-Boudour , publié dans le Tijdschrift voor Indische Taal-, Land- en Volkenkunde (Kevue pour la connaissance des langues , des pays et des peuples des Indes) de la Société de Batavia. 1853. Vol. I, pp. 235—302.
R. Friederich, Eenige aanteekeningen op Wilsen" s stuk over Bôrô- Boedoer , (quelques annotations sur l'article de M. Wilsen sur Bôrô-Boudour) ; même Revue 1853. Vol. II, pp. 1—10.
J. F. Gr. Brumund, Te Bôrô-Boedoer (A Bôrô-Boudoui-) , même Revue 1858. Vol. II, pp. 353—396.
De tempel van Borô-Boedoer in de Résidentie Kadoe (Le temple de Bôrô- Boudour dans le Résidence de Kadou) ; même Revne , Août 1858 , pp. 105 svv.
Valck , Gedachten over de ruinen van de Hindoesche Godsdiensten ivelke op Java gevonden ivorden; (Réflexions sur les ruines des religions hindoues à Java); même Revue, III Année Vol. I, pp. 177 — 203.
Munnich, Eenige hijdragen tôt het onderzoek der oudheden op Java (quelque chose sur l'étude des antiquités de Java), dans le recueil intitulé Indisch Magazijn, deuxième douzaine, pp. 173 svv.
A. Cohen Stuai't, Notice sur sa visite à Bôrô-Boudour dans la Revue de l'Institut royal pour la connaissance des langues, des pays et des peuples des Indes néerlandaises, Vol. I, pp. 76, 77.
F. Junghuhn, De ruinen van Java; korte ontleding der steenen en gedenkstukken , welke de Hindoes op Java hehben achtergelaten (Les ruines de Java; analyse succinte des pierres et des monuments que les Hindous ont laissés à Java; dans la revue dite Tijdschrift van Nederlandsch Indië; Vie Année. Vol. II, pp. 311 — 381.
P. Bleeker, Fragmenten eener reis over Java; (Fragments d'un voyage à Java.) Même Revue, Année 1850, Vol. II, page 223.
LI[t
F. Junghuhn, Java, deszelfs gedaante, bekleeding en inwendige striœtiiur (Java, sa forme, les dehors et l'intérieur de son sol). Amst. 1850. W. R, Baron van Hoëvell, Reis over Java, Madura en Balte (Voyage dans les îles de Java, de Madura et de Bali). Amsterdam 1847.
A. Buddingli, Nederlandsch Oost-Indié (les Tndes orientales des Pays- Bas). Voyages pendant les années 1852 — 1857. Rotterdam 1859.
Le grand atlas de planches que M. C, W. Mieling a commencé à publier en 1852 sous le titre de Javasche Oi(d/iede?i (Antiquités javanaises), mais dont il n'a paru que quelques rares livraisons, donnait dans la première livraison une vue d'une des portes principales de Bôrô-Boudour , dessinée par M. I. Bik.
Nous avons déjà fait mention des Bijdragen tôt de kennis van het Ilindoeïsme (Données pour l'étude de l'Hindouisme) de M. J. F. G. Brumund, publiées dans le XXXIIIième volume des Verhandelingen van het Bataviaasch Gcnootschap van Kunsten en Wetenschappen. (Mémoires de la Société de Batavia des Aris et des sciences). Comparez le Ilième vol. de ces Mémoires pp. 247 svv.
Enfin il y a dans l'ouvi'age de M. J. S. G. Gramberg, intitulé Madjapahit, historisch-roinantisch tafereel uit de geschiedenis van Java, (Madjapahit, scène historico-romantique de l'histoire de Java), la Haye 1868, un chapitre intitulé, de hestorming van Boro-Boedoer (l'assaut de Bôrô-Boudour) Vol. II chap. X jjp. 129 — 145, où se lisent naturellement quelques détails qui se rapportent au monument.
J'ai divisé le texte en cinq parties de dimensions nécessairement différentes. La première partie contient la description de Bôrô-Boudour, de toutes ses parties et de toutes ses décorations à l'exception des bas-reliefs". Pour cette partie du travail j'ai surtout beaucoup profité du recueil de dessins et des manuscrits conservés au Musée d'Antiquités. La seconde partie fournit une descriptioD assez détaillée des bas-reliefs
sar les différentes galeries. Parmi les matériaux qui m'ont servi pour cette partie le manuscrit de M. Wilsen occupe la première place.
La troisième pai-tie contient: P. un chapitre sur le caractère et la destination de Bôrô-Boudour, à propos d'une comparaison établie entre le temple et d'autres édifices sacrés sur le continent et à Java, et 2*^. une étude idIus profonde des nombreuses statues du Bouddha dans les niches des murs d'enceinte et dans les bâtiments à cloche ou Dagobs des terrasses rondes.
Le premier chapitre a presque entièrement été fourni par le manuscrit de M. Brumund; pour le second je me suis servi des travaux de M. M. Brumund et Wilsen et d'autres sources encore.
La quatrième partie traite de l'époque et des circonstances de la fondation et de le décadence de Bôrê-Boudour, en rapport avec l'ancienne histoire de Java. Toute cette partie , à l'exception de la fin , a été empruntée au manuscrit de M. Brumund.
La cinquième et dernière partie envisage Bôrô-Boudour au point de vue de l'art, et fournit ensuite une étude comparée de la culture et des moeurs de l'époque où Bôrô-Boudour a été construit, en rapport avec celles du Java actuel. Pour cette partie je me suis laissé guider principalement par les manuscrits de M. M. Wilsen et Brumund; toutefois, les notes et les réflexions de M. Wilsen ont fourni ici les matériaux les plus nombreux et les plus importants.
J'ai tâché autant que possible de mettre de l'unité, ou de conserver l'unité dans mon travail, du moins dans la forme et dans la manière de présenter les différentes idées; et j'avoue que cette partie de ma tâche n'a pas été la plus facile. Cet amour de l'unité ne m'a pas empêché d'autre part de faire en sorte que la forme ne masquât ou ne défigurât en rien les idées des deux auteurs ; j'ose dire que j'ai respecté leurs droits respec- ^ tifs, et que l'un et l'autre ont pu faire valoir leurs arguments sur tous les points où ils ne sont pas d'accoi-d.
J'abandonne mon travail au jugement du lecteur; il verra jusqu'à c^uel point j'ai mérité la confiance du Gouvernement qui m'a chargé de ce mandat. Je suis trop convaincu que mon travail a ses défauts et qu'on en trouvera par-ci par-là les traces, pour ne pas terminer ma préface par un appel à l'indulgence.
Cet appel porte spécialement sur l'orthographe des noms propres et des mots indiens. Comme je n'entends pas les langues de l'Inde, je n'ai pas eu l'occasion de consulter l'orthographe de l'original, pour* voir si j'avais assez bien rendu la prononciation en caractères latins. J'ai donc cru pouvoir adopter l'oi^thographe que suivent d'ordinaire des auteurs compétents '). Qu'on ne m'en veuille pas trop de ne pas avoir été toujoui's parfaitement conséquent avec moi-même. On pourra s'étonner, par exemple , de trouver partout Bouddha et Bouddhistes avec ddlt, tandis que dans le nom du monument j'ai écrit Boudour avec un simple d ; pour me justifier je dirai que des spécialistes dans ces branches m'ont recommandé cette orthographe pour le dernier mot , parce que , selon eux , elle s'accorde le plus avec l'orthographe javanais.
La traduction française a été faite par M. A. G. van Hamel, pasteur de l'Église Wallonne à Eotterdam.
Leide, 31 Décembre 1872. C. LEEMANS.
1) Comme l'honorable auteur m'avait remis une longue liste des noms-propres et des termes indiens avec l'orthograplie à adopter dans la traduction française, cette réflexion s'applique aussi bien au texte français qu'au texte hollandais. Pour le français on a suivi l'orthographe de M. M. Barthélémy Saint-Hilaire et E. Burnouf. Le traducteur.