‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 100 sur 329 · T. III, p. 119 sqq., 142 sqq · texte numérisé non relu

T. III, p. 119 sqq., 142 sqq

4. .Mémoire imprimé comme les deux autres piècesdéjà reproduites pnr Yarillas, dans le livre de Laurent Baeger (sous le pseudonyme de Da/ihnaeus Arcuarius) ; Kurtze dock unparlhcyiscti- und gewissenhaffle Bntrachtung dess in dem. Natur- und Gutlichen Rechl gpgrtindeten heiligen Ehslnndfs (etc.) 1679. ss. I. — Cf., sur ce livre, Baillet, Déguisements des auteurs, 1690 (dans les Jugements des Savants, 1725. t. V. p. 316), et Clé.sie\t, Bibliothèque curieuse, 1751, l. II, p. 11. — Ce mémoire allemand fut traduit « mot pour mot » par les soins d'Obrecht, afin que Bossuet pût « entrer plus facilement dans le vrai sens de l'auteur. >- 'Lellr- d'0!»recht, du 14 juillet 1687). Sur l'intérêt de cette pièce, voir la lettre du 20 juin, et plus loin, p. 429-442.

tait que les docteurs parisiens avaient, eux aussi, autorisé Henri VIII à considérer comme nul son mariage avec Catherine d'Aragon'. Cette consultation était-elle authentique? C'est ce dont Bossuet s'enquiert à son tour. Par les bons offices de deux de ses amis de Sorbonne, Lefeuvre et Pirot^, il prend connaissance d'abord d'un passage instructif, relatif à cette affaire et égaré dans un ouvrage de droit du jurisconsulte Dumoulin; — puis il consulte ou fait consulter des lettres manuscrites du président Liset, qui fut, en cette occasion, auprès des théologiens de Paris, l'agent diplomatique de François I" et d'Henri YIIl. Ces deux documents nouveaux permettent à Bossuet, sinon de nier l'authenticité de la consultation sorbonique, du moins de contester avec vraisemblance la valeur canonique et morale d'une décision obtenue de la Faculté par brigue et par corruption clandestine^

Pour définir les sentiments et l'attitude de Calvin, lorsque au début du règne de François II les troubles commencèrent en France, Bossuet trouvait fort peu de renseignements dans ce qui était alors publié de la correspondance des Réformateurs. Ici encore, soit directement, soit par intermédiaire, — sa propre correspondance ne nous renseigne pas sur ce point, — il profite des documents inédits que contenait la Bibliothèque du roi. Il tire de la collection des frères Du Puy une lettre de Calvin, adressée au baron des Adrets, où le chef spirituel de la Réforme française croit satisfaire à tout son devoir et dégager sa responsabilité morale en se contentant d'exhorter les gens de guerre à s'abstenir du pillage et de la violence*.

Bossuet procède de la même manière quand il cherche

1. Sur le bruit qu'avait fait cette affaire, voy. Bayle, Nouv. dp la Rép. des Lettres, oct. 1686, art. ix. Notons en passant que ce journal (comme aussi la Bibliothèque universelle de Le Clerc et VHistoire des ouvrages des Savants de B\s\age) se trouvait dans la biblioliièque de Bossuet (n"*' 1453 sqq).

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