Voy. plus haut, p
5. Réfutation du Catéchisme de P. Ferry, Part. I, ch. ii; Part. II, chap. dernier : << En condamnant leur doctrine, l'Église a proscrit celle de Calvin.» — Abrér/c chronologique de l'Histoire moderne, Bibl. .\at., mss. fr. 12837, p. 129 : « Les Vaudois ou les Pauvres de Lyon, hérétiques sortis des Albigeois, s'élèvent sous Pierre Waldo et se divisent en plusieurs sectes.» Cf. Second Se?-monpour la Vêlured'une nouvelle catholique, Oeuvres, éd. Lâchât, t. XI,p, 141.
compte exact de cette question dont il voit l'importance, il se reporte aux sources, il examine, dans les textes primitifs, les origines et les opinions de la secte vaudoise, et il arrive ainsi aux conclusions suivantes :
L'antiquité des Vaudois est une fable. Ils ne remontent pas au-delà de Pierre W aldo. qui vivait à Lyon et qui, vers 1160, vendait tout son bien pour imiter la vie de Jésus-Christ et des Apôtres'. Les récits qui reculent plus haut leur origine sont de fabrication moderne ; les documents vaudois, présumés antérieurs à cette date, sont vraisemblablement supposés ^
Ce nom de « Vaudois », — qui leur vient assurément de leur fondateur, — doit s'appliquer, non pas d'une façon indistincte à tous les groupes d'hérétiques ou de schismatiques, séparés de Rome depuis l'onzième et le douzième siècle^, mais proprement à la seule secte qui, née à Lyon, se répandit principalement dans le midi de la France et le nord de Tltalie. Ce sont les mêmes que l'on nomme aussi Pauvres de Lyon, Léonistes ou Insabhatés.
Ces Vaudois furent très différents des Albigeois. Les auteurs catholiques, à partir de la fin du douzième siècle, quelque opposés qu'ils soient aux Vaudois, quelque zèle qu'ils professent pour la défense de l'Eglise, prennent le soin de les discerner expressément d'avec les hérétiques de Toulouse et d'Albi*. Ceux-ci sont accusés par eux, et très catégoriquement, de Manichéisme; les Vaudois ne le sont jamais. Qu'on ne les appelle pas non plus Poplicains : c'est un nom que le peuple appliquait plutôt aux sectes dualistes, telles que les Pauliciens de Thrace^
Qu'était donc leur doctrine particulière? Bossuet en