Mo.NTET, Hist. litt. des Vaudois, p
3. Mo.NTET, Hist. lut. des Vaudois, p. 44-46, 49-50 : « Si nous voyons la présence réelle et la Transsubstantiation rejetées par les Vaudois, c'est dans une glose du Pater contenue dans des manuscrits (d'écrits vaudois) du seizième et du dix-septième siècle.» Et il en est de même sur le point de la Satisfaction dans la Pénitence (qui se rattache à la théorie de la Justification). — Cf. Comba, art. cité : « Leurs croyances se meuvent encore dans l'orbite de la tradition catholique, sans même s'inspirer spécialement de la réaction augustinienne... » (Cf. plus haut, p. 249, n. 3). — Les traductions du Nouveau Testament en usage chez les Vaudois ne paraissent pas jusqu'à présent s'être distinguées des traductions en usage chez les catholiques (voy. Montet, Rev.de l'IJist. des Religions, t. XIX, 1889, p. 203 sqq.; S. Berger, Les Bibles provençales et vaudoises, dans la Romania, t. XIII, p. .388-399 : « Comme toutes les autres Bibles en langue vulgaire, la Bible vaudoise est parfaitement orthodoxe.»)
4. Mo.NTET, article cité, p. 215 : « L'importance réformatrice du mouvement vaudois a été singulièrement exagérée... Sans doute Waldez fut poussé par un
Sur cette question des origines, du caractère primitif et des développements ultérieurs de la secte vaudoise, les auteurs les plus modernes ne font donc que reprendre, — en les exprimant avec plus d'assurance et en les complétant à l'aide de documents nouveaux, — les idées que Bossuet a eu le mérite d'énoncer, le premier, avec netteté, de coordonner avec rigueur et de démontrer aussi abondamment que le permettaient les textes alors connus.
Sans avoir aujourd'hui encore le même intérêt de nouveauté, la partie du dixième livre que Bossuet consacre à l'appréciation des troubles intérieiii^s de la France, sous le règne de François II et pendant la minorité de Charles IX, est également propre à faire voir comment il renouvelle les matières qu'il traite par l'attention exacte et judicieuse avec laquelle il les étudie aux sources mêmes.
« Sous les forts règnes de François I" et d'Henri II, les Réformés étaient restés soumis*. » La faiblesse de François II, les encouragements secrets d'Elisabeth leur donnèrent de l'audace, et « ce feu longtemps caché éclata enfin dans la conjuration d'Amboise.» Mais ce ne fut que le prélude. « Durant la minorité de Charles IX, la révolte parut tout entière, » et la première guerre civile éclata. Ces deux entreprises sont l'une comme l'autre imputables au Protestantisme ; elles ont été inspirées,
désir de connaître la Bible, désir qui contenait en germe le protestantisme ; sans doute, tels principes furent plus ou moins ouvertement avancés dans la secte, d'oii le christianisme réformé pouvait sortir. Mais quelles sont les hérésies et les sectes, quels sont les partis qui ne renferment pas à l'état latent les germes de révolutions futures...? Le parti vaudois, bien loin d'avoir préparé la Réformation, fut littéralement englobé par elle.» Mo.ntet, Hist. litt. des Vaudois, p. 177-182 : « La doctrine protestante était en fait une nouveauté pour les Vaudois, avec les traditions dogmatiques, morales et ecclésiastiques desquels elle se trouvait en contradiction.» Cf. ibid., p. 242. 1. L. X, qos XXIV et L.