‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 136 sur 329 · CHAPITRE DEUXIÈME. 2o · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME. 2o

toutes deux, par le fanatisme des Réformés, dirigées par leurs chefs politiques, autorisées par leurs chefs religieux. Telle est, en résumé, la thèse que Bossuet se propose de soutenir.

Et d'abord, la conjuration d'Amboise a été faite par maxime de conscience' : « Bèze et La Popelinière l'avouent, de Thou le confirme.» C'est en vain qu'on voulut alléguer le prétexte du « bien public ». Tout prouve le contraire.

Ceci, d'abord, que le complot fut décidé à l'occasion des exécutions de « quelques-uns du parti » et surtout de la mort d'Anne du Bourg : l'ordre même dans lequel Bèze rapporte la suite des faits, à cette date, le fait voir clairement ^

Secondement, «ce fut sur l'avis des docteurs'» que l'on se décida d'agir, et que le prince de Condé se crut permis d'accepter la direction du complot. » C'est Bèze encore qui nous l'apprend, et de Thou ajoute que les «théologiens» consultés étaient protestants. Quant aux «jurisconsultes», on n'en a jamais pu nommer un qui fût catholique.

« Une troisième démonstration \ c'est que ces princes du sang», — dont la participation avait été jugée indispensable par les docteurs du parti pour légitimer le soulèvement, — se réduisirent en fin de compte au seul prince de Condé, « protestant déclaré». «Le dessein de la Réforme» était d'être «maîtresse de l'entreprise».

La quatrième ((conviction^» que Bossuet relève contre les Réformés consiste en ce que « cette plus saine partie des Etats » du royaume, dont les docteurs avaient aussi demandé le concours, appartenait presque tout entière à la religion nouvelle.

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