‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 148 sur 329 · L. II, nos vu, XIV, XV, xvi, xvii, xix ; I. III, n» ii · texte numérisé non relu

L. II, nos vu, XIV, XV, xvi, xvii, xix ; I. III, n» ii

4. L. II, nos XL, XLu, XLiv, XLv: I. III, n»» ii, vi, viii, ix, lxiii; et surtout à partir du livre IV.

vrtr que, s'il n'avait tenu qu'à lui, le rédacteur de la Concession d'Augsbourg eût « adouci, » encore plus qu'il n'a essayé de le faire, les côtés de la doctrine luthérienne qui répugnaient invinciblement aux traditions catholiques. Il prend pitié de ces intentions inaccomplies, de ces scrupules, de ces contrariétés. Il décide enfin que cet acteur secondaire, qu'il consulte à titre de témoin, mérite bien d'être étudié pour lui-même, et, — lui faisant une place à part, — il lui consacre 'tout un livre.

Les documents ne manquaient pas. Depuis la fin du seizième siècle jusqu'au milieu du dix-septième^ plusieurs éditeurs s'étaient hasardés, non sans courage, à réunir et à publier les lettres retrouvées de Mélanchthon, — parfois, il est vrai, avec les corrections et les coupures que commandait la prudence à l'égard d'un théologien discrédité près des églises officielles d'Allemagne et mal en cour dans toute laRéforme\ — Mais personne, jusqu'en 1688, n'avait songé à tirer parti* de cette correspondance abondante, où, trente ans durant, le docte professeur de Wittenberg mit son journal intime.

Bossuet puise largement à une source encore intacte, et d'après les confessions de Mélanchthon, il reconstitue par le menu* l'histoire presque tragique d'un homme modéré, dont Luther, encore à ses débuts, enchante la bonne

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