‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 182 sur 329 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Cf. pour Usher et dc Plessîs-Mormay, plus haut, p. 2.37, n. l ; Lydius, Waldensia, ici est co7iservatio verae Ecclesiae demonstrala ex confessionibvs quum Tuboritarum, tum Bohemorum scriptis (Bott. et Dordr., 1616- 1617). — Pour les ouvrages (I'Albertin et de Daillé, v. plus haut, p. 1-4, 50, 51 et notes. — Matthieu de Larroque, Considérafioris sur la nature de l'Église, p. 230, 2i3 sq. ; Histoire de l'Eucharistie (1669), p. 451-465. — Drelixcourt, Du faux visage de l'antiquité (1653), sect. iv; Avertissement aux missionnaires (1654), p. 43 sqq. — Hetzbergils, Ecclesia Watdensiwn lutheranae testis et socia (1656 et 1668), cité par Le.nglet du Fres.voy, Méthod. histor.; — Basxage, Réponse ai/x Méthodes proposées par l'Assemblée du Clergé de 1682, p. 336-340 sqq. — Jcrieu, Système de l'Église, 1. II, ch. i, p. 2-36; Politique du Clergé (1681), p. 188; Hist. du Calvinisme et du Papisme, t. 1, p. 191-198, 219 sqq.; t. II, p. 200, etc.; Préjugés légitimes, p. 9. — Claude, comme l'observe Bossuet [Hist. des V., 1, XV, n» xl), se contente de regarder les Albigeois, Vaudois, Wiciéfites et Hussites comme « la plus illustre partie de l'Église, parce qu'elles en étaient la plus pure, la plus éclairée et la plus généreuse. » Déf. de la Réform., part. III, ch. v. — Cf. Lettres curieuses TOUCHANT LA religion (Cologne, 1682), p. 97-98; G. Flournois, les Entretiens des voyageurs sur la mer, t. I, p. 225; Aubert de V'ersé, L'Avocat des Pro-

!Mais alors l'existence de l'onzièinc livre des Variations ne se trouve-t-elle pas amplement justiBée? Si le Protestantisme en était venu ainsi, au milieu du dix-septième siècle, à englober d'autorité toutes les sectes qui avant lui s'étaient élevées avec quelque succès contre le Catholicisme romain, c'était bien l'attaquer chez lui et dans ses racines que de s'attaquer à ces sectes. Les adversaires de Bossuet ne pouvaient décemment se plaindre qu'une histoire des « églises protestantes » embrassât aussi, dans son plan quelque peu élargi, l'histoire des hérésies antérieures, puisque ces hérésies, selon eux, étaient identiques au Protestantisme. Et les différences de ces sectes entre elles, si l'on parvenait à les prouver, étaient en quelque façon des variations rétrospectives de la Réforme, du moment où la Réforme les adoptait, endossait la solidarité de leurs croyances, et ne souffrait pas qu'on les distinguât d'avec elle-même.

Que Bossuet ait accueilli avec plaisir, qu'il ait même cherché le moyen d'étudier à nouveau cette question des hérésies du Moyen Age, cela est sur. D'abord, parce qu'en histoire comme ailleurs , il a souvent cette curiosité exigeante, cet impérieux besoin de la pleine lumière qui fait les vrais historiens comme les vrais philosophes. Arrivé, dans le récit des péripéties de la Réforme allemande, à l'assemblée de Sendomir', il veut savoir en détail « ce que c'est que ces Vaudois qu'on trouve alors dans la Pologne...» 11 croit qu' « il est» même «bon de connaître ce que c'est en général que les Yaudois.» Et, de même que, dans ses sermons, il remonte volon-

/e.v/rtAi/s (1086), p. 17.3-17 i; Larrey, Réponse à l'Avis aux Réfugiés (1709), p. 99: EvrRETiE.NS DE Philalèthe, t. Il, p. 320; Lettres sincères, t. II. p. 1.36, 145, 176; Allix, Tlie Evaiir/elical Chutches of the Valleys of IHedmont, p. 295; Spo.v, lettre au P. de La Cliaise, citée dans les Remarques d'Arnauld sur une lettre de M. Spon (1681): Dialogue sur les Matières du temps cox- CERXA.NT LA RELIGION (1683), p. 89sqf]., 105; Bavle, Crit. gén. de l'Hist. du Calvinisme, 1. XI (Œuvr. div., éd. de 1727, t. II, p. 50); lettre à Minutoli, de février 1691, ibid., t. IV, p. 651; Graverol, lettre à Jurieu, de 1684, citée par Cliauffepié, DicL, art. Jurieu, rem. QQ, etc. 1. Accord de Sendomir (1570).

tiers, au risque d'interrompre un peu le progrès du discours, des vérités secondaires aux principes qui les expliquent; de même il s'arrête ici pour étudier, à propos des protestants, d'abord ces Vaudois dont ils se réclament, puis les Albigeois avec qui les Vaudois ont été confondus, puis les Bohémiens auxquels ils se sont unis, enfin les Wicléfites dont les Bohémiens sortirent\

De plus, Bossuet avait trop bien compris la direction vers laquelle convergeaient, depuis cinquante ans, tous les efforts de la controverse et l'esprit intérieur qui l'animait^, pour ne pas voir combien il était nécessaire au Catholicisme de ne concéder à personne ce privilège, si précieux aux yeux des peuples, d'une antiquité vénérable et d'une succession constante^. Plus cette théorie des « Réformés avant la Réforme » avait été ardemment soutenue par les meilleurs docteurs du parti, plus volontiers Bossuet devait accepter et porter la discussion sur ce point*.

Mais nous voyons aussi qu'il le pouvait, pour ainsi dire, légalement, et sans sortir en rien des limites naturelles et prévues de sa matière. Il n'avait qu'à prendre droit de l'assimilation complète et absolue que les controversistes protestants s'étaient évertués à établir, et qu'ils

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