‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 221 sur 329 · L. I, n» xxxi; 1. II, n"» ix et xuv; 1. iv, n" i · texte numérisé non relu

L. I, n» xxxi; 1. II, n"» ix et xuv; 1. iv, n" i

3. « Quia enim jam securum me fecil Sylvtster Schaumbourg et Franciscus a Sickingen ab hominum timoré, succedere oportet daemonum. quoque timorem.» Cité par Ja.nssex, L'Allemagne et la Réforme, t. Il, trad. franc., p. 102, n. 2.

et les excès des Anabaptistes et des Paysans sont imputés au nouvel Evangile par ceux même qui d'abord l'avaient chaleureusement salué'. Luther, quelque robuste que fût sa foi, se prend alors à craindre pour l'avenir de son entreprise. Il doute si Dieu ne souffrirait pas d'être aidé. Yoici justement qu'un bon nombre de hauts seigneurs de l'Empire lui offrent un appui plus glorieux, plus régulier à la fois et plus sûr que n'était naguère le concours des aventuriers de Franconie : — Philippe de Hesse, entre autres, prince jeune, riche, inteUigent et belliqueux-. — De tels auxiliaires compensaient à propos les humanistes qui, vers 1524, se refroidissent et s'éloignent'; fallait-il les décourager?

Mais ces prosélytes nouveaux, dont Luther admet à ce moment la collaboration, n'étaient pas hommes à croire aisément à la vertu triomphatrice de la vérité désarmée. Du jour où les ambitieux et les violents eurent fait accepter leur appui aux apôtres de l'Eglise nouvelle,- ceux-ci durent compter avec des alliés exigeants, qui sans doute n'adhéraient pas à la Réforme pour en laisser la direction entière aux écrivains et aux prêcheurs, ni pour attendre avec eux, mains jointes, l'heure préfixe de la victoire du Verbe.

Sans doute Luther ne céda pas d'abord à leur pression. Il avait peine à renoncer à ce bel idéal d'un triomphe tout pacifique, où le monde eût admiré le renouvellement merveilleux de la conquête innocente du monde par les pêcheurs de Galilée. Si, dès le temps de la diète de Nuremberg de 1524*, il ne répudiait plus déjà les alliances séculières et les protections humaines^, il

1. Kt-HN, t. 1, p. 410 sqq., 414; t. 11, 222, 233; Hoff, p. 153, 208, 2:38, 357, 404; Jansse.n, t. II, p. 97, 99, 100, u. 5; 102, 121, elc.

2. Hist. des Var., ). II, no xlv; Kùstli.v, Luthers Leben, t. I, p. 754 sq.

3. Cf. DôLLiNGER, La Réforme, t. 1, p. 528 sqq. : -( Dispositions des savants, à l'égard de la Kéforme. » Ainsi s"éloigue Conrad .Vluciaous, l'un des plus hardis au début (Alt.mever, Précurseurs de la Réforme, 1, p. 254.)

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