‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 289 sur 329 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

qiioi(]ue méconnues et calomniées, et qni tenaient haut dans le monde et exposé à tous les yeux ce flambeau, qui ne doit pas s'éteindre, de la vérité qui ne peut pas périr'. En France, disait alors Basnag-e avec tous les controversistes calvinistes, les Albigeois et les Vaudois sont ceux « que les Réformés regardent comme leurs ancêtres et comme ayant fait passer la vérité jusqu'à nous. » — Et cette opinion était aux protestants tellement chère, elle leur paraissait tellement essentielle que si Basnage répond à Bossuet, c'a été principalement, il le déclare, pour venger les Albigeois et les Vaudois. Ce qui l'a ému le plus dans toute VHistowe des Variations, c'est l'onzième livre, qui conteste la « suite manifeste » et l'antique et pure descendance de la Réforme".

Or, après VHistoii^e des Vainations, pense-t-on pareillement sur cet article ? Malgré de certaines divergences, où nous reviendrons plus loin, il parait bien qu'on soit en train de changer de doctrine.

Un des critiques de Bossuet, Pierre Allix, nous en fournit une preuve très significative. Il entreprend l'apologie des Eglises piémontaises et albigeoises, mais notez qu'il a soin de nous prévenir qu'il n'identifie point leur cause avec celle de la Réforme. « Je sais fort bien que notre défense à nous ne dépend pas de la justification de ces anciennes Eglises. Que les Albigeois aient été manichéens, si cela fait plaisir à M. de Meaux : les fondements de la Réformation n'en demeureront pas moins fermes et inébranlables^.» En purgeant leur mémoire des accusations dont on les a chargés, il ne veut que faire acte de justice bénévole, de charité désintéressée; il ne

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