‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 290 sur 329 · Voy. plus haut, p. 234-239, et surtout p · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, p. 234-239, et surtout p

2. Hifit. de la R<;1. des Ér/l. Réf., édit. de 1690, t. I, p. 15 sqq.; édit. de 1725, préface et conclusion; Hist. de l'Église (1699), préface et conclusion. Cf. Bayle, Ci'it. de VHist. du Calvmisme, 1. ^i.

3. «/ know well enoiiffh tliat the slrenrjlh of our defenve does not depi'ud on the juslifyhKj of those Churches. Let the Alhif/enses hâve been Ma/iirhees, as the liishop is pleased lo call them : the grounds of the Reformation ivill vemain jvst and firm. » Ancinnt churches of Piedmont, Préface.

prétend que payer une dette de reconnaissance à des ennemis acharnés et infortunés de l'Eglise romaine, de qui les efforls et les souffrances ont ouvert et aplani la voie à des révolutionnaires plus heureux. Quelques frais d'érudition qu'il ait faits pour établir l'origine apostolique des Albigeois et des Vaudois, leur perpétuelle succession, et, sur plusieurs points, leur conformité avec les symboles protestants, Allix semble se défier lui-même du résultat de ses recherches, et il prend, à tout hasard, la précaution de dégager par avance la Réforme d'une filiation qui pourrait être ou douteuse ou compromettante.

De même et bientôt après lui, nous voyons d'autres écrivains calvinistes abandonner la solidarité, tant vantée autrefois, du Protestantisme avec les sectes dissidentes du Moyen âge. — « Les Albigeois et les Vaudois », reconnaît l'un d'eux en 1701, «s'accordaient», il est vrai, «à détester la tyrannie des papes», mais «ils n'étaient pas d'accord entre eux sur les dogmes'.» — Le ministre Lenfant, en 1710, va jusqu'à imputer à Bossuet d'avoir inventé la légende d'après laquelle les Vaudois seraient les aïeux des Calvinistes : à l'entendre, c'est « le célèbre M. Bossuet qui a avancé, dans son histoire des prétendues variations de l'Eglise protestante, que les Réformés se glorifiaient d'être les successeurs des Vaudois".» Et ce qu'il ajoute est bien notable : « Les Réformés n'ont pas besoin de se chercher des origines et des titres, puisque, comme le disait saint Ignace en parlant des chrétiens orthodoxes de son temps, ils ont leurs archives dans l'Evangile. » — Enfin le désaveu se retrouve, vers la même date, avec plus de précision et d'autorité, sous la plume du savant Isaac de Beausobre : il ne voit, tout au plus, dans les sociétés religieuses séparées de l'Eglise romaine au Moyen âge, que des essak de réformation, et non, comme on le disait jadis, des exemplaires antérieurs

1. Lcllres à MM. les Prélats de l'Eglise gallicane, par M. J. (La Haye, nOO), p. 67.

2. Préservatif contre la réunion arec l'E/jUse romaine, t. I, p. 7.

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